Mélanges historiques : études éparses et inédites de Benjamin Sulte

Title varies Vol. 14 has imprint: Montréal, E. Garand v.4. George-Étienne Cartier -- v.6. Les forges Saint-Maurice -- v.8. Le régiment de Carignan -...

32 downloads 192 Views 10MB Size
t

t^?«
'J^t^n,cu^?^^

THE CARSWELL COMPANY LIMITED

3 9007 0278 2762 5

Date Due

U3

r

jforôes

Saint */lftaurice

(Droits réservés, Canada,

1920)

MELANGES Historiques VOLUME

6

Ôaii^t'S/ 1 laurice PAR

BENJAMIN SULTE ^M»^^^^^^^^^^^^^

ANNOTÉES ET PUBLIÉES PAR GÉRARD MALCHELOfSE

G.

DUOHAïaME, 36ia, xoie

libraire-édibem;

Notre-Dame, ouest,

MONTREAL. 1920

FC

ses S94 191B V.6

SCOTT LES FORGES SAEVT-MAURICE TEES

Vue

1850

Edifices de 1738prise de la rivière Saint-Maurice. Le cours d'eau qui se haut, la "grande maison". déverse à gauqhe n'est pas visible. Sur le rivage, en bas, sont 4es anciennes forges. 1870.

En

(Extrait de "Maple Leaf," avril 1853).

préface: Les Forges Saint-Maurice n'existent plus. que d£s vestiges de leur fresque solitaire.

De

vi^e

les "vieilles

des environs, n'y trouvent que les

tre

les

les

du peuple

déconibres de la "grande

restes craulants d'un haut-fourneau,

une cheminée de fonderie, fréquentent eneore

devenu

Forges", attirés par

légendes qu'elles ont laissées dans la mémoire

maison" en ruine,

ne reste

nos jours, de rares touristes qui soup-

çonnent ce que durent être les

Il

d'autrefois, et ce lieu est

la

chapelle

bien conservée que

"habitants" de la région voisine, qua-

ou cinq maisons, un moulin à farine, mms rien du joyeux naguère si renommé, ni de la remarquable population

village d'il

y a cent, cent cinquante ans. C'était pourtant le siège d'une industrie métallurgique

florissante, restée sans analogie

dans

l'hist&ire

sation française, qui a duré plus d'un siècle.

de

La

la coloni-

plupari de

nos oeuvres historiques, certains livres spéciaux contiennent plus d'une mention de ces Forges Saint-Maurice, mais écrivains n'en ont parlé qu'en passant.

Depuis que

le

les

jeui

des facteurs économiques a refroidi leurs hauts-fourneaux, elles

sont rentrées dans

l'oubli;

le

mystère enveloppe uni

PEEPACE

6

passé riche de souvenirs, tout

un monde dont Vignotancà

nous empêcherait de comprendre ce qu'est devenue une tégorie

d'hommes

curieuses de notre pays

parmi

choses qui compte

et de

les

On

tout ce qui provient des Forges.

:

ignore même, aujourd'hui, que

les

cct^

plus

Forges ne furent point une

colonie canadienne, mais qu'elles étaient formées par des artisans de la

Bourgogne

qui, jusqu'à 1850, conservèrent leurs

habitudes particulières et offraient un contraste des plus,

curieux avec l'ensemble des coutumes du Canada.

Etablissement unique création fut

lorsque

le

monde à

un immense

bienfait pour

monopole cessa

part.

en son genre

privilégié,

et

pays.

C'était

d'exister.

M. Benjamin

le

Il

sa

succomba

une chose, un

Suite qui a séjourné aux For-

ges dans sa prime jeunesse, soit aux environs de 1850-60, les

a vues dans toute leur activité,

et

nous l'avons

entendqjt,

de la grande forge qu'il espérait bien vivre cent

du ruisseau ans. Ce qui

commencé jeune à

recueillir des

dire qu'il avait tant

bu de

l'eau chargée de fer

est plus certain, c'est qu'il a

Les premières pa-

renseignements sur ces lieux historiques.

ges de ce livre datent de 1869, leur auteur ayant cru bon d'écrire ses impressions sur le plus ancien de nos foyers

tallurgiques alors

Mais

lentir.

mêm&

cette

Archives fédérales. naisse si bien ?

où M. Suite logeaient

1903, et

il

au

En

histoire

des Forges

est au^si

Faut-il s'étonner que

tirée

M. Suite

les

des

con-

guise de réponse, nous dirons qu'au temps

était député-ministre de la milice, les

Archives

sou^-sol des bureaux de ce ministère.

Jusqu'en

a donc eu la bonne fortwne de

les

consulter au fur

à mesure qu'elles nou^ arrivaient d'Europe ou

De 1883

mé-

qu^ son activité commençait à ra-

d'ailleurs.

à 1887, Joseph Marmette, notre romancier, alors

attaché au service des Archives, retrouve en France une bon-

PREFACE ne partie des papiers provenant de l'administration des For^ ges; il nous les fait parvenir; M. Suite les salue avec bonheur

La

s'empresse d'en faire l'analyse.

et

nuscrits ayant trait

aux

plupart des

ma^

célèbres Forges^ et rapportés che»

nous avec une foule d'autres par Marmette, ce sont tout bonr' nement la correspondance du conseil de la marine et des colonies, des états

de comptes, des bordereaux de paie, des quit-

somme

tances, des inventaires, en

peu propres à émerveiller il

pas

le

des pièces de comptabilité

Mais

vulgaire.

l'historien n'a-t-

secret de rendre éloquents tous ces "chiffons âé

le

En les examinant de près, il se, rend compte que chacun d'eux contient des renseignements d'une valeur considé-

papier^' ?

rable sur tout ce qui caractérise une époque donnée,

Orâce à ces documents on peut se faire une idée de l'importance qu'avait l'industrie du fer dans un pays neuf, à une

époque où

l'on serait porté à croire qu'il n'en existait

Nous devons à M. examen est le

Suite quelque chose de plus que cet

critique des vieux papiers des Forges.

couvrit,

comme par

hasard, dans

du le

lieu,

données

généalogiques dont

ce substantiel appoint,

région

que l'auteur dé'

greffe des notaires. IaiI

seul n'a encore fait usage de ce cahier;

la

Plus précieux

registre paroissial des Forges, contenant les actes 'de

naissances, mariages et sépultures

Par

aucune.

bénéficie

il

le

en a extrait des présent

des Trois-Rivières retraceront ici leurs origines

demeurées jusqu'à présent obscures. tion/naire généalogique" ,

Mgr

Car l'auteur du "Dio^

Cyprien Tanguay, n'a pas

connaissance de ce registre paroissial des Forges. d'anitres

ouvrage.

nombre de familles provenant de

informations

M. Suite

cours de ses recherches !

Il n'est

n'a^t-il

eit

Et que

pas rencontrées au

pas possible de désirer da^

PREFACE

8

vantage: il

homme

vième

le

en possède tous

les

a vu

la

splendeur des Forges et

papiers anciens.

Cette monographie des Forges Saint-Maurice est une

chronique neuve de notre histoire. spécial que

Elle a de plus ce trait

fer a été la seule industrie permise au

le

sous

le

régime français.

que

le

souverain y

La

voyait

lu

de se procurer à

possibilité

meilleur compte, plus facilement et plus vite,

guerre qu'il eût fallu, sans qui regarde

matériel de

le

expédier de France.

cela,,

Canadiens,

les

Canada

raison que l'auteur en donne est

En

ce

en retirèrent bien d'autres

ils

bénéfices tels que poêles, marmites, outils et les mille articles

en fer dont

ils

avaient été privés ou qu'ils payaient gros

prix avant l'installation de ces usines.

Il est à

remarquer aussi que l'éfàblissement, conduit à royale, déboursait plus qu'il

Sous

le

qui faisait fort bien l'affaire

drapeau britannique,

furent accordées à bail à des compagnies liers

manière

ne rapportait, mais fournissait

la colonie selon ses besoins, ce

des "habitants".

propos de la

et à

les

Forgea

des particiù-

qui ne redoutaient pas la concurrence et "leur grande

vie" se continua durant

Cette

étude

Historiques."

entre

un

siècle encore.

naturellement dans

les

"Mélanges

Elle est plus longue que les autres mais non

Son caractère est plutôt général que local, attendu que tout le Canada y est intéressé et c'est un sujet fort peu connu. Les éditeurs des "Mélanges Histori-' ques" ont la certitude de présenter aux lecteurs, avec ce moins à sa place

volume



le

ici.

sixième de

la série

— un

travail qui n'est

aitri

cunement inférieur mix précédents. Gérard 18 mai, 1929.

MALCHELOSSE.

Plan de l'établissemeni des Forges Saint-Mauric

miniers

s'

étendant dans

les terres

Les Forges Saint-Maurice LA FAMILLE POULIN, Marin Terrier

dit le sieur

16U-1675

de Francheville

et de

Kepen-

tigny, né en 1619, an xilliage de Grandmesnil, canton actuel de

aux environs de

Saint-^Pierre-sur-Dives,

Québec en 1638.

était à

lui accorde

au

même

un

On

le qualifie

de

la

1647,

terrain

endroit,

il

aux Trois-Eivières ;

le

26

est rparrain d'une petite

juillet 1646,

Attikamègue.

de miles, ce qui veut dire qu'il formait partie

garde armée du magasin de il

Normandie,

OLosieux,

Le 14 août 1644, M. de Montmagny

traite.

épousa Jeanne Jallaut, née en 1624,

Le fille

3 septembre

de Moïse et

de Marie iLapointe ou Lepeintre, de Fontenay-le-Comte, au

Leur premier enfant, baptisé aux Trois-Rivières

Poifou.

14

le

en 1676; sa carrière est bien connue comme secrétaire de Mgr de Laval et surtout judllet 1649, fut oi^donné prêtre

pour avoir guidé les

le

combat de

la Eivière-Ouelle qui repoussa

Anglais de cette paroisse en 1690

;

il

mourut à Montréal en

1713(1).

A

la bataille

de

la banlieue des Trois-Rivières, le

19 août

1652, Marin Terrier de Francheville fut pris et brûlé par les

Iroquois(2).

.Le

15 octobre suivant, sa veuve faisait baptiser

leur fils Jacques dont l'existence ne nous est pas autrement

connue.

Marin Terrier ee

faisait appeler Francheville.

1. Son nom était Francheville. L'abbé J.-B.-A. Allaire donne nn© courte biographie de lui dans le Clergé Canndien-

français.

Voir le réoit de ce combat à la page 22 du voiluine 5 2. de« Mélangea historiqueê.

LES FORGES SAINT-MAUEICE

10

Le 13 décembre

1649,

aux

Maurice

Trois-Eivières,

Pouliii(3)' est parrain d'une petite Sauvagesse dont se

nomme

le

père

Esababikisiteh.

Cette .année 16-19, qui était la quinzième depuis la fondation des Trois-Rivières,

'la

population blanche, fixe, s'élevait

à cent âmes, dont vingt-huit ménages.

Beauport

Québec n'en avait

Montréal ne dépassait pas cinquante habitants.

guère plus.

et les autres endroits autour de

Québec atteignaient

à peine quatre cents âmes en tout. Voici un acte qui

mérite

d'être

cité^ textuellement

:

"Anno Domini 1651, 9e septem. Ego Leonardus Garreau societatis Jesu sacerdos tribus factis de more denunciationibus intev missarum solemniter in Sacello B.V. ad Iria Flumina interrogavi et mutus intrisque consensu habito per verba de ï)reseiiti conjunsci solemniter in matrimonium Mauritium Poulain, filium Petre Poulain et

de Villébadain in Normania; defuncti domini

De

Boucher, Dominus

Au

Godefroy."

vant (4)

devant



Anne Plloumelle, ex-parooeia et Joannam Jalloo, viduam

Testus ad fuere Dominua Dominus du Hérisson, Domimis

Prancheville.

Lapoterie,

contrat de mariage passé le 6 décembre sui-

Séverin

Ameau,,

on

voit

les

signatures

de Jeanne Cre^àer, épouse de Pierre Boucher, gouverneur,

Jean Madry, chirurgien Lemaître

et caporal de la garnison, François

dit le Picard, soldat, sa

femme Judith Rigault(5),

Oharles Gautier sieur de Boischardin, soldat, 'René Eobineau sieur de Béoancour, sa ^Charles d^Ailleboust et

D'après

les

femme Marie Leneuf de Le Gardeur, Juchereau et

recensements, Maurice Pou'lin serait né en

3.

On

4.

Après

5.

Elle avait une superbe écriture.

écrirait parfois Poulain. le

la Poterie,

autres.

mariage, c'était un fait très rare

!

LES FOKGBS SAINT-MAUKICE

11

1620 ou 1622 et Jeanne Jaliaut en 1621, 1624, 1625.

Il était

de Villebadain, en Normandie, département dé l'Orne aujourd'hui.

Sa mère, Anne Houmelle,

n'est pas le père

Mgr Tanguay

Maurice lui-même.

Le

se

père avait dû mourir en France. "Anno Domini 1655, 4° maii.

societatis

lui.

roi,

Ce mais

trompe sur ce point (6).

Ego Leonardus Garreau,

Jesu sacerdos, solemniter baptizavi infantem recens

natum parentibus Mauritio Poulain

mus

Tenue aTec

était

de Maurice qui fut procureur du

et

Anna Ploumelle

patri-

;

fuere Michaed Leneuf dominus du Hérisson et domina

Nomen

Margarita Le Gardeur. qui suit:

Anne Ploumelle

de Maurice Poulin.

mère

et

non pas

femme

la

Marguerite Le Gardeur était la femme

de Jacques Leneuf de Garreau fut

Notons ce

inf antis Michael."

était la

la Poterie.

tué, l'année suivante,

Disons aussi que par

le

les Iroquois,

Père

sur la

rivière Ottawa.

Le 29 juilet 1655, au baptême de Joseph Desrosiers, est miarraine. Le 28 mars 1656, au baptême de Jeanne Pépin, "Anna Ploumelle^' est marraine. Ceci prouve que la mère de Maurice Poulin était venue au Canada avec lui; je n'ai trouvé aucune trace du père(7). Le 21 décembre 1655, "Mauritiua Poulain dictus lafon-

Anne Ploumelle

taine" est parrain de Marguerite Bertault.

Le

1657, Maurice Poulin remplace Jean Sauvaget

reur fiscal des Trois-Rivièree. cité avec ce titre.

ce lieu.

Au

Le 10

registre

janvier 1663,

comme

procu-

11 novembre 1660,

au des Audiences de 1657 on

Pierre Boucher siégeant jplacé

Le

12 septembre

comme

juge.

il

siège

En

1658,

il

tribunail

est

de

voit encoro il

est

rem-

par Maurice Poulin et Jean Sauvaget.

Dictionnaire généalogique, vol. 1, p. 496. Il ne faut pas oublier que Mgr Tangiiey oonfond I» ? père avec le file. 6. 7.

LES FOKGES SATN'T-ilAUEICE

12

•'Jean-Baptiste Poulin, né

15 janvier 1657, père

le

Mau-

Poulin dit Lafontâine, mère Jeanne Plomnelle, a

rice

même

été

Le parrain a été Michel Godefroy sieur de Lintot, la marraine Anne femme de Des Groseillieis/' La mère de l'enfant se nommait Jeanne Jallaut. Anne Ploumelle était 'la mère de IVIaurice Poulin. La marraine était Marguerite Havet, femme de Mébaptisé le

jour par moi, Paul Eagueneau.

dard Chouart des Groseilliers. "ÂJ3J10

Domini 1658,

die

Ego Eenatus mfantem recens

10 Augusti,

Menard, societatis Jesu, 'baptizavi solemniter natum, parentibus domino Lafontaine

et

Joanna Houmelle.

nomen Le Père

Patrini fuere dominus Leneuf et Comicella Denis,

Catharina."

Il

faut encore

Ménard mourut deux ans

ici

des erplications.

Jeanne Jallaut. Pouilin et Poterie,

Leneuf de

rine

Anne Ploumelle

non pas sa femme.

gouverneur des la

du lac Supérieur. La mère de l'enfant était

plus tard au sud

Lafontaine c'est Maurice Poulin.

était la

Parrain

:

T rois-Rivières.

Poterie,

femme de

mère de Maurice

Jacques Leneuf de

la

Marraine: CathePierre Denys de la

Eonde. L'enfant épousa, en 1675, Joseph G^efroy de VieuxPont, des Trois-Eivières.

"Anno Domini 1660, Ego Renatus Menard vices agens parochi, die 9° Aprilis, baptizavi solemniter in sacello nostro puellum codie natam parentibus domini Lafontaine Poulain Joanna Ploumelle; patrini dominus de Xormanville et

et

domina de

da Poterie ;

nomen

Margarita.*'

Ploumelle signifie Jeanne Jallaut.

Ici encore

montre avec quelle négligence on tenait les registres. guerite se maria en 1683, avec François Lemaûtre.

Le 19 novembre passé

le

Jeanne

Oette erreur qui se répète

1661, par devant Séverin

Mar-

Ameau

fut

contrat de mariage de Pierre Larue avec Jeanne

LES FORGES SAINT-MAURICE Godin.

Témoins: De la Fontaine, Le c'est Maurice Poulin.

13

Massé Besnier.

Pelé,

Lafontaine

En

1663, Maurice Poulin

commença

ee faire accoMer une terre en seigneurie

des démarches pour le

long de la rivière

des Trois-Rivières, à l'endroit où furent établies les forges, soixante-six ans plus tard.

On

seigneurie parce que

supprimait des iCent-Associés et

prenait possession

le roi

du Canada.

plusieurs autres personnes, le

n-'accordait plus de terres

Poulin devait attendre,

moment où

en

comme

l'administration

reprendrait les affaires des terres.

Par une décision du 17 novembre 1663, le Conseil Souerain de Québec nomme Pierre Bouclier juge royal aux Trois-Rivières, Maurice Poulin sieur de la Fontaine procu-

reur ILe 6

du

roi,

et Séverin

septembre suivant,

Ameau, greMier du même tribunal. le Conseil accorde "au sieur de la

Fontaine Poullain" oent cinquante francs de à cause de sa charge de procureur

du

roi.

sa:laire

par année

Jje S^S janvier 1665,

on ordonne "de payer au sieux Maurice Poulain, procureur du roi aui Trois-Rivières la somme de deux oent vingt-cinq francs pour une année

et

demie de ses appointements qui écheoiront

en mars prochain."

En

1660

le

franc de vingt sous valait

largement une piastre de notre monnaie

une affaire qui

se passa

D'anrès

actuelle.

en 1664, on voit que Poulin faisait

commerce avec les Sauvages. Le 25 septembre 1664. "Joanna Jalaux uxor Procuratoris Régis" est marraine de Claude Jutras. Le 82 mars 1665 "Joanna JaLaus uxor dole

înini de Lafontaine" est

marraine de Marguerite Beaudry.

Le 31 mai 16&6 "Maurice Poulain"

Maurice

est parrain de

Bénard.

Recensements des Trois-Rivières en 1666 lin sieur

:

Maurice Pou-

de la Fontaine, 46 ans, procureur du

roi,

Jaiaux, 42 ans, sa femme, veuve de Repentigny.

Jeanne

îkifanta:

LES FOBGESSAINT-MAUEICE

14



Pierre de Eepentigny, 14 ans; Michel Ponilin, 9 ans; JeanBaptiste Pou'lin, 7 ans; Catherine Poiilin, 6 ans; Marguerite Poulin,

Domestique Michel Simon, 32

4 ans.

:

ajis,

marié

en Prance. lin,

Recensements des Trois-Rivières en 1667: Maurice Pou45 ans; Jeanne Jalaux, 43 ans; 8 bêtes à cornes, 48 arEnfants

pents de terre en culture.

:

Pierre Prancheville, 18

ans; Michel Poulin, 12 ans; Jean-Baptiste Poulin, 10 ans;

Catherine Poulin, 9 ans; Mai^erite Poulin, 7 ans. tique

:

iLe

.

.

.

.

Champagne, 30

10 janvier 1668, l'intendant Talon écrit à Maurice

Pouilin lui permettant de faire travailler sur

au bord de ouest.

Domes-

ans.

la rivière

C'est le terrain

gues années plus tard.

nom

des Trois-Eivières,

où furent

La

terre

une terre

du

côté

située

du sud-

établies les forges de lon-

de Maurice Poulin donna

le

de Maurice Maurice devînt le Saint-Maurice. Le 9 octobre 1670 Maurice Poulin

à la rivière, ou, si l'on veut, la rivière à

rice Cardin.

C^est le dernier acte

est parrain de Maude notre personnage que je

Il a dû mourir trois ans après cette date, car le mars 1674, au baptême de Eené Mou et de Moras, le parrain est Louis Grodefroy de NormanriMe "procureur du roi".

connaisse.

1er

Dès 1668,

ce

xoi; de plus,

même il

était

Godefroy avait agi comme procureur du procureur fiscal depuis

le

27 septembre

Sa commission de procureur du roi ne fut signée par Nul doute que Maurice iLouis XIV que le 1er mai 1677. Poulin mourut dans sa charge de procureur du roi avant le ler mars 1674 et assez mal rétribué pour ses services. Du 22 mars au 2 septembre 1674, le comte de Frontenac oonoéda des terres en Canada aux personnes suivantes; je copie les noms tels que je les trouve: Guyon, Desaintours, 1666.

De

Chavigny, OLeparc, Jobin, D'Héry, Lerouge, Roberge, de

LES FORGES SAINT-iMAURICE

la

15

Durantaye, Duboz, Jaret, Godefroy, Denis, Jollot, Poulin.

Le Moyne,

Saurel, Salvay(8).

Ces concessions furent sanc-

tionnées par le roi, à Saint-Germain-en-Laye, près de Paris, le

10 mai 1675 et enregistrées définitivement à Québec

ce

document

me

30

paraissent être ceux de Jeanne Jallaut et de

son mari Maurice Pouilin.

En

Jeanne Jallaut aurait agi pour en invoquant

les services

ce cas,

terrain

De la

quelle terre s'agit-il

?

rue Saint-François-

de Maurice Poulin ont possédés par héri-

tage, après 1708, date de

8. Conseil riaux, p. 27.

de 1674,

un

de son défunt mari et sa qualité

Probablement des emplacements de les fils

dès l'été

se faire accorder

de veuve chargée de quatre enfants. Xavier que

le

Les noms de "Jollot, Poulin" qui figurent dans

septembre.

*la

Souverain,

mort de Jeanne

vol,

1,

p.

Jallaut.

1002;

Titres

setgneu'

LES FORGES SAINT-MAUMCE

16

II

LES MINES DE FER, Le

du Canada

sol

mait ni diamant, ni coup de

favorable à ragriculture ne renfer-

si

ni argent, mais

or,

notamment en

'Choses,

1668-1675

il

en beau-

était riche

fer qui est

un

article de pre-

mière nécessité.

en 1621 vante

du

la nature

trouve de riches mines de

Vers 1650,

sol

fer,

les colons

du Canada

et dit qu'on

y

de plomb et de cuivre.

du Cap-de-la-Madeleine commen-

çaient à attaquer le sol avec la charrue.

Ils

devaient ren-

Dix ans plus tard on découvrit même chose à Batiscan. La Mère de l'Incarnation en

contrer la

XIII

requête des colons de Québec adressée à Louis

Une

parle,

le

minerai de

nommer

sans

mentionne

le fer que

fer.

Pierre Boucher, en

l'endroit.

Ton peut

1663,

tirer des environs des Trois-

Eivières.

L'intendant Talon, en 1666,

fit

examiner un dépôt de

fer qu'on lui avait signalé à la Baie-Saint-Paul.

de 1669,

les titres

On

partir

des terres accordées en seigneuries portent

l'obligation de déclarer les sance.

A

alla jusqu^au

mines dont on aurait connais-

fond du

lac

Supérieur explorer

les

gisements de cuivre, mais sans pouvoir en tirer parti.

La mention

fréquente d'ouvriers arquebusiers et

tail-

du temps

s'ex-

landiers que l'on rencontre dans les papiers

même de la colonie. Les premiers métiers Canadiens exercèrent furent ceux de charpentier, me-

plique par l'état

que

les

nuisier, travailleurs

fabrique ou

en

bois,

répare les outils

surtout, était

une

et l'industrie

de

fer.

de l'artisan qui

L'entretien des armes,

nécessité de tous les jours; cet art exigeait

LES FORGES SAI^T-MAURICE

17

des aptitudes et des connaissances spéciales chez ceux qui s'y

Arquebusiers,

livraient.

forgerons, taillandiers,

serruriers,

c'étaient là des métiers élevés 'par les circonstances à la

Les taillandiers s'occupaient des ou-

teur (l'une profession.

On

tranchants.

tils

hau-

n'était

pas pressé de mettre de côté^

hors d'usage, un instrument dont la manufacture n'existait.

pas dans

le ipays

Tout de même,

;

on

la

le

réparait jusqu'à la limite du possible..

matière qui entrait dans cette opération-

Tenait de France: fer, plomb, cuivre, étain. Les clous étaient

confectionnés au marteau, tant bien que mal.

de bois s'obtenait facilement pour la forge. de terre



il



si

Voici les les

l'on en faisait



usage

était déjà l'objet d'un certain

noms

venait

Le charbon Le charbon

du Cap-Breton

commerce.

des ouvriers en fer que j'ai relevés dans

archives des Trois-Rivières autour de l'année 1660

Barthélémy

et

Christophe

Croteau,

Jérôme Langlois, Michel Moreau, Jacques

:

Urbain

Beaudry,

Joviel,

Jean Ba-

deaux, Jacques Loiseau dit Grandinière, Michel Rochereau,

Barthélémy Bertault, Jean, Poisson, Lbais Martin, Jeain Bousquet, Jacques Ménard, Pierre Potevin, Jean Holard et

Jean de Noyon, qui dessinait une

clef .pour sa signature.

C'est beaucoup plus qu'on ne soupçonnerait,

vu que la du gouvernement des Trois-Rivières ne dépaspas quatre cents âmes. Il va de soi que chacun de ces

population sait

hommes

avait plus d'une corde à son arc et trouvait

d'employer son temps de

(îi

moyen

verses manières lorsque la forge

chômait.

En travailler

de doter

du

1668, Talon sollicitait le ministre Colbert de faire

aux mines qui avaient été explorées en Canada la

roi avait

et

colonie d'ateliers métallurgiques dont le service

autant besoin que

les particuliers,

mais on ne

LES FOEGBS SAIXT-AIAUEICE

18

l'écouta que d'une oreille distraite (1).

août 1670, Talon, revenant de France, débarquait à

Le 18 Québec.

amenait probablement

Il

le sieur

de la Potardière,

un expert en matière de mines, à qui l'on fit voir des échantillons que M. de Courcelle s'était procurés du voisinage de Champlain et du Cap-de-la-Madeleine. C-e fer était en sable, autrement dit en grains. Il y en avait aussi par masses, qui devait provenir du rang Saint-Félix actuel, seigneurie du Cap. La Potardière visita les lieux, puis retourna en France où

un rapport

fit

il

disant qu'il était impossible de

désirer meilleur fer et en plus grande abondance. sus,

de

Colbert écrivit à Talon

la situation de toute l'affaire et ajoutant

Potardière

mine de Boin que sort-e

retournera

y

après ah'oir

fer qu'il a apportée

Là-des-

(11 février 1671) se félicitant

et,

fait

lorsqu'il

:

'le sieur de la

l'épreuve

de la

y sera arrivé, le

vous devez principalement avoir est de faire en

que aussitôt que cette mine sera

par elle-même.

Dans

les

suites,

si

établie, elle

subsiste

l'on trouve qu'elle

soit

bonne que nous l'espérons, l'on pourra y faire passer des ouvriers pour la fonte des canons." Voilà l'esprit du aussi

tem'ps: la guerre.

Au

cours des années 1671-72 on travailla aux mines en

question par ordre du gouverneur de Courcelle et de

tendant Talon.

Le comte de Frontenac, qui

les

Hn-

remplaça

tous deux en septembre 1672, visita les mines et écrivit à Colbert,

le 2

bonne.

Je

compte plus

novembre: "Celle dont on vous a parié est

l'ai

très-

moi-même pour vous en rendre un j'ai été ran qu'on en ait découvert une

été voir

exact, et

autre contre celle du Cap-de-la-Madeleine, qui est beaucoup

Talon comE>a.rait le fer de la rivière du Gouffre (Baie1. Saint-Paul) au meilleur métal de France. Cette mine avait été étudiée par M. de la Tesserie.

i

LES FOEGES SAINT-MAUHICE plus riche et plus abondante,

19

qu'on aura de la peine à

-et

Cham-

épuiser parce qu'il y a quatre lieues de côt^, depuis

Tous

plain jusqu'au Cap, qui en sont toutes pleines.

les

marquent assez, leurs eaux étant J'ai eu même la curiosité d'en toutes pleines de rouille. vouloir boire et j'ai trouvé qu^elles sentent le fer à pleine bouche. Les mineurs que j'y ai menés et qui y travaillent ruisseaujx qui

en coulent

le

actuellement rendent la chose assurée, de sort^ que, êtes

dans

derie,

il

est certain

si

vous

des forges et une fon-

la résolution de faire faire

qu'on ne manquera pas de matière.

Il

y a six monceaux de mine tirés au Cap-de-la- Madeleine qui î)ourront suffire, suivant le rapport et le procès-verbal du

mineur que

je

vous envoie, à deux fontes de trois ou quatre

La

mois chacune.

question sera de savoir l'endroit où l'on

placera la forge parce que, selon

mon

coup mieux sur la rivière Pépin, qui Champlain, que sur

la rivière

ont déjà un moulin tout la

sens, elle serait beauest sur le territoire

du Cap où

fait, lequel,

les

de

Pères Jésuites

à la vérité, en rendrait

construction plus facile; mais la mettant sur la première

rivière, elle se trouverait entre les

deux mines

rait faire venir plus aisément la matière

et l'on

du Cap

plain, parce que cela est en descendant le fleuve,

remonter de Champlain au Cap, outre que

à

pour-

Cham-

que de la

mine du de Champlain, étant assurément plus abondanteqae l'autre, la plus grande partie de matière se tirera de ce

faire

la

territoire

oôté-là.

dite

Quand vous

comme

forge,

serez déterminé à faire travailler à la

les

gens que vous enverrez seront sans

verront

si la rivière dont je parle a assez de chute pour y placer les roues et si l'on n'y pourra pas joindre d'autres ruisseaux qui en sont très proches, comme celui de Hertel qui est assez considé-

doute habiles, d'eau,

s'il

ils

y aura

rable, ainsi

que

le

assez

chef dea mineure, qui vient d'arriver et à

LES FORGES SAI^'T-^L\URICE

20

qui

donné charge de remonter jusqu'à deux

j'avais

dans

Pépin, m'assure que l'on peut faire très faci-

la rivière

Il est certain que, si l'on établit

lement.

lieues

une

fois ces forges,

apporteront de très grands avantages non seulement

elles

par

fer excellent qui s'y fera

le

mation du bois qui par

nombre de gens

le

mais encore par

facilitera le

les

si

et

consommation des

ploitation qui contribueraient aussi à la

desquels,

consom-

terres,

faudra employer pour leur ex-

qu'il

vivres et denrées que nous

la

défrichement des

commençons

habitants n'ont

d'avoir de trop et

le débit, il est à

craindre qu'ils

négligent la culture des terres, ne trouvant point à vendre leur blé,

et

la

hardes dont

ils

plupart n'ayant que cela pour acheter les

ont besoin.*'

L'endroit où le

aujourd'hui



le

minerai de fer était

le

plus abondant,

plus pur et le moins difficile à exploiter est les

Vieilles



la terre

au temps de de Couroelle

^mais

pensait pas encore. et

Forges

et

le site

appelé

de Maurice Poulin

de Frontenac on n'y

D'ailleurs la côte

du Cap, Champlain

Batiscan offrait des avantages pour

le

possédait pas encore, tandis qu'il y avait

transport par le

T rois-Rivières

fleuve que la rive sud de la rivière des

ne

un chemin du Cap

à Batiscan.

Le

principal dépôt de minerai dans cette dernière direc-

tion est à quatre milles de la rivière et à une douzaine de

du Saint-La*urent, au rang Saint-Félix, seigneurie du Cap, où les terres sont basses et entrecoupées de tour-

milles

bières, ce

élevé dière,

plus est

qui les rend plus difficiles à fouiller que le sol

du Cap

et

de Champlain.

Au5si,

Talon,

La Potar-

de Courcedle et Frontenac croj'aient-ils avoir trouvé près

du

fleuve

les

meilleurs

gisements.

comme pavé de masses ou gâteaux de

découvre en abondance jusque dans

Saint-Félix

minerai.

les tourbières.

On

en

Les dé-

XjBs

forges SAINT^MAURICE

81

pots s'étenident vers Saint-Malo situé à quarante arpents

environ un mille du Saint-Maurice.

fleuTe et à

remonte cette dernière rivière plus fournissent

indique

du

aussi

fer et toujours

que

la

région

les terres

qui la bordent

de qualité supérieure. des

Vieilles

du

Plus oq

Tout

Forges, sur une

bonne distance, à droite et à gauche, du nord au une nappe d'huile de charbon (2).

said

à peu

près, recouvre

Les espérances que Talon et Frontenac nourrissaient à cet égard

ne devaient pas

se réaliser

de

sitôt,

d'autres excellents projets conçus par eux.

XIV

en-

dans sa politique de conquête en Europe et se fatigué du Canada. Il ne paraît nulle part que Ton

alors

trait

disait

ait fait est,

non plus que

Louis

quelque chose de stable pour utiliser notre

dit-on,

fait dépenser

2.

aucun argent à

qui

la couronne.

Notes prises par l'auteur sur

la préface.

fer,

supérieur à celui de la Suède et qui n'aurait

les

lieux,

en 1869.

Voir

LES FOEGES SAINT-MAUEICE

22

III

LA FAMILLE POULIN. — LA RIVIERE SAINTMAURICE — MINES DE FER DU CAP. 1676-1689

Par ime ordonnance du 25 mai 1676 on enjoignit aux concessionnaires de seigneuries de faire valider leurs titres sans retard, faute de quoi ceux-ci ne seraient plus d'aucune

La veuve de Maurice Poulin

valeur. "satisfaire

se

mit en devoir de

à cet ordre en demandant une patente définitive de

la concession située

sur la rivière en haut de ia bourgade des

Trois-Rivières (1).

Le 14 août

1676, l'intendant Duchesneau,

étant

aux

Trois-Eivières, prend connaissance de la promesse écrite par

Talon en 1668

et considérant

que Maurice Poulin avait

fait

beaucoup de déserts et de bâtiments sur la terre en question ; que sa veuve avait continué ces travaux; que même ils avaient concédé une partie de cette propriété, et voulant que la famille

Poulin ne

ce bien,

accorde à la veuve, Jeanne Jallaut, l'étendue d'une

il

soit

pas inquiétée dans la possession de

lieue de front sur la rivière des Trois-Rivières,

ouest, avec

deux

du

côté sud-

lieues de profondeur dans les terres, à pren-

dre partie au-dessus et partie au-'dessous du lieu où sont les dits travaux, iceux compris,

avec droit de ipêehe sur la

dite rivière vis-à-vis la dite lieue de front, à titre de fief, justice et seigneurie. L'acte ajoute que l'on a égard aux travaux de défrichement sus-nommés et aux services rendus

par

du

le

défunt ^lauxice Poulin dans la charge de procureup

roi sans

aucun

salaire

pendant plusieurs années.

ers 1.

Titres seigneuriaux, p. 154.

LES FORGES SAINT-MAUEICE

La profondeur

de deux lieues empiétait sur la conces-

sion de la banlieue en date de 1649, mais avait été négligée totalement par les à qui appartenait le titre de ce fief,

que

les

Leneuf

il

comme et les

celle-ci

Godefroy

fut décidé par la suite

deux lieues promises à Jeanne Jallaut

lui resteiaient,

Lagny

obtint,

Jean-Baptiste 1677,

23

pri\'ilège

le

du Canada.

de

d'exploiter

Il n'est

des

Brigandières

pendant \dngt ans

les

pas fait mention par la suite

en

mines s'il

a

Quant aux mines du Cap et de Cliam,plain après les travaux faibles et mal dirigés dont j'ai parlé, on les abandonna complètement. Le 14 janvier 1680, au baptême d'Etienne Turcot, la poussé plus loin cette entreprise.

se nomme "Marie-Madeleine, fille de Jacques Le Marchand demeurant à Saint-Eloy près de Champlain". J'ai d'aboM pensé, en voyant cet acte, que Saint-Eloi étant le

marraine

patron des forgerons, on pouvait supposer qu'il y avait dana ce village des gens employés aux mines de fer, mais il n'en est rien.

Dès 1603, Champlain

écrivait qu'il s'était arrêté

nommée Saint-Eloi". 'C'est en face de l'église de Batiscan. Le nom s'est étendu au hameau commencé à "une

île

vers 1670 sur la terre ferme.

Michel Poulin,

fils

Yoilà tout.

de feu Maurice, ayant contrevenu

aux ordonnances en "allant chercher à faire la traite avec les Sauvages vers la mer du Nord," fut arrêté le 12 janvier 1680 et condamné -à deux mille francs d'amende dont moitié pour le roi et moitié payable aux paiivres de PHôtel-Dien de Québec (2). La mer du Nord c'est la baie James. Voici ce que l'on trouve au recensement des Trois-Rivières

en 1681

:

"Jeanne Jalaut, 60 ans, 3

tornes, 40 arpents de terre en valeur.

2.

Conseil Souverain, vol.

II,

p.

359.

fusils,

7 bêtes-à-

Enfants: Michel, 26

LES FORGES SAINT-iL\UKICE

24

Jean

ans,

Domestiques: Jeanne Fau-

Marguerite 20.

25,

cher 12, Louise Faucher 11.

maria en 1683 avec Marie Jutras, née aux Ce Michel se qualifiait de "sieur Trois-Eivières en 1660. Jean ou Jean(le Saint-Maurice" et il signait "Poulain"'. Marguerite se maBaptiste épousa en 1696 Louise Oressé. Michel

se

ria en 1683 avec François Lemaître.

therine, née

Une

autre

fille,

Ca-

en 1658, avait épousé en 16T5 Joseph Godefroy

Nous avons

de Vieux-Pont.

tous les enfants de

ici

Mau-

rice Poulin.

Par un

acte devant Séverin

Jeanne Jallaut cède

et à ses trois autres enfants.

entre ces derniers, et

Il s'en suit

Le

Clément

Jean-Baptiste, né

le

19 janvier 1683,

Michel

fils

des arrangements

30 avril Jean-Baptiste donne à Mi-

le

chel quittance générale.

Lemaître donne

Ameau,

Saint-Mauric-e à son

le fief

le

28

novembre 1690, François

quittance (3).

15 janvier 1657, prend

le

surnom

de Courval dans un acte du 27 novembre 1685, et dans uh autre

du

9

novembre

tomme "monsieur

En

1689.

de Courval,

1692,

marchand

il

Après son mariage avec Louise Cressé

res".

est

aux il

mentionné Trois-Riviè-

signa "Pou-

lain Courval- Cressé".

En

1687, fut

inhumé aux Trois-Eivières "Isaac Cadelé,

âgé de soixante ans, qui avait demeuré neuf ana chez monsieur Poulain."

Le marquis de Denonville qui venait

comme

d'arriver

gouverneur général écrivait au ministre des colonies,

novembre 1685, disant: "Je 3.

Conseil

Supérieur, vol.

suis persuadé qu'il

III,

p.

882.

le

13

y a auprès

Masères,

Comtnis-

tione, p. ei4. Nous ne Toyons pas ce que Joseph Godefroy fi^ deuns cet arraiigreinent qui avait pour résultat de donner la seignevirie à Michel.

LES FORGES SAINT-MAURICE des Trois-RiYières "une

mine à

faire des forgea admirables.

Je voudrais bien, Monseigneur, avoir

tendu

ici

un homme

d'un

et capable de faire les projets

assez en-

établissement,

tel

qui serait au roi une chose très utile et à tout sieur

25

le

pays.

Mon-

Talon peut rendre compte comment Monseigneur de

Colbert Fa fait éprouver et qu'elle s'est trouvée parfaitement

bonne.

J'en envoyé quelque peu à Monsieur

vous en rende compte.

qu'il la voie et

ruisseau dans le voisinage."

Il s'agit

Il

Amould pour

y a un

du Oap

assez gros

et de

Cham-

non pas de la seigneurie de Poulin. Le 10 novembre 1686, Denonville s'adresse de nouveau au ministre: ''J'ai envoyé visiter, encore une fois, cette année, la mine de fer qui est auprès des Trois-Rivières. Je plain,

y en a bien au delà de ce qu'il en faut pour que l'on en manque j-amaia. L'affaire principale là-

L^is bien sûr qu'il

dessus est

le

hiver, et c'est

ruisseau nécessaire ipour qu'il puisse servir en

en cela que

pour voir ce qui

L'an passé

l'on aura besoin d'un habile

se pourrait

faire

homme

pour cet établissement.

envoyé un échantillon en France, mais

j'ai

les

maîtres de forges, qui l'ont trouvée très belle et abondante,

en voudraient avoir quinze ou vingt barriques pour en faire une épreuve, pour connaître la qualité du fer. Il faudra faire en sorte, Fan prochain, de les satisfaire. Si notre compagnie

du Nord

réussissait, je

faire faire cette entreprise".

ne

serais pas

en peine de leur

La compagnie formée

à Qué-

bec pour ramasser des pelleteries au nord (baie d'Hudson)

ne réussit guère et ne s'occupa nullement des mines de fer. Le 11 mai 1687 il est expliqué que le ministre des colonies

donnera toute «jui

facilité

au directeur des forges de Bretagne

passe au Canada pour examiner les moyens de mettre en

valeur les mines qui

nomme Hameau.

y ont été

dôcouviertes.

Celui-ci

se

LES FOEGES SAINT-îklAUEICE

26

L'intendant Bochart de Champigny prend la plume à

son tour visiter il

le

11 novembre 1687: "'Le sieur

Hameau

venu

est

nos mines de fer des environs des Trois- Rivières mais

a été trop peu de temps pour y avoir pu visiter les avanque l'on pourrait tirer des dites mines. Nous joi-

tages

gnons à cette ses pensées.

un mémoire

lettre

ne

Il

grand avantage pour

très

maisons du feu par

de ce qu'il a trouvé et de

peut pas faire qu'une forge ne fut un

ise

les

pays, cela sauverait bien des

le

à grand

poêles que nous aurions

marché, et donnerait à travailler à bien des paysans qui ne

En

font rien pendant tout l'hiver." tion d'une comipagnie que tation des mines. était à

Hameau

En

C'est tout.

1689

il

men-

est fait

a formée pour l'exploi-

1707, le fondeur

Hameau

Nantes en Bretagne (4).

Le 8 mars 1688

le roi fait

réponse que

Hameau

a tra-

novembre suivant Champigny annonce au ministre que Hameau passe en France pour faire

T aillé trop hâtivement.

rapport sur

le

Le

6

disant que

fer,

dépense à encourir.

le

charroi sera la principale

Silence de trois ans; puis, le 10

mai

1691, -Champigny attire l'attention du comte Louis de Pontchartrain, successeur de Seignelay, sur cette partie des affaires

du Canada:

"Il se trouve des

de la colonie, qui ont été examinées

mines de

fer

au milieu

y a tïois ans par le sieur Hameau, maître de forges, envoyé exprès par Mon* seigneur

le

il

marquis de Seignelay en 1687.

Il

a

fait con-

naître qu'on en pouvait espérer toutes sortes d'avantages.

Si

on voulait

un

établir des forges

grand bien pour

le

pour y

travailler ce serait

pays, considérant le besoin que l'on a

d'avoir des poêles pour chauffer toutes les maisons, et la

grande quantité de fer qui 4.

se

Archives canadietmes, 1899,

consomme en p. 207, 209.

toutes

sortes

LES FORGES SAINT-MAUEICE d'ouvrages.

Mais

la

dépense pour

ces établissements ne se peut faire

87

commencement de toTia sans le secours du roi." le

L'âtre des cheminées chauffait lea maisons.

En

1676,

un marchand du nom de Charles Bazire avait vendu à Pierre Niel, de Québec, un poêle de cent trente francs, qui fut monté par Nicolas Gauvreau moyennant

la

somme

de seize

francs (5), ce qui représente $150, de notre monnaie. poêle ordinaire ne devait pas coûter être

un four

si

cher.

de boulanger ou de pâtissier.

Un

C'était peut-

Néanmoins, on

verra,

en 1800, qufun poêle à deux ponts se vendait au

moins

$20., ce qui

valait $50.

sinon $60. de notre cours

actuel (6).

5.

Conseil Souverain, vol.

Aux

II, p. 27.

archives judiciaires de Montréal, nous avons lu un document de 1760 parlant d'un poêle "avec trépied et tuyau vendu cent quarante livres". 6.

LES FOKGES SAIXT-^L\UEICE

28

IV



L'EGLISE DES RECOLLETS. LES FIEFS SAINTELA BANMARGUERITE ET SAINT-MAURICE. LIEUE. PROCES DE BRACONNAGE. ARPEN-

— —



TAGE DES FIEFS. — JUSTICE ACCOMMODANTE. — MINES DE FER. — PROJET DE FONDERIE. 1693-1710

Marin de Repentigny possédait



le terrain

est l'église

des Réeollets, aujourd'hui église anglaise, encoignure nord-est des

me* Xotre-Dame

6on

fils,

l'abbé Pierre

don à Jeanne

En

et Saint-François-XaTÏer.

Jallaut, sa mère, remariée à

169?, Michel Poulin

cette date

II le laissa

de Eepentigny-Francheville, qui en

à

fit

Maurice Poulin,

possédait ce terrain et c'est vers

que furent construits

le cloître et l'église

des Pères

aujourd'hui aux Trois-

Eécollets teds qu'on les voit encore Eivières.

Les mots:

fief et seigneurie

contrent pour la première titre

La

du

fois,

de "Saint-^Maurice" se renà

ma

connaissance, dans le

Sainte-Marguerite qui est

fief

famille Poulin axait adopté le

ca seigneurie et

'les

nom

du 27

juillet 1691.

de Saint-Maurice pour

autorités le reconnurent lorsque l'occasion

c'en présenta.

Des habitants de

du

bois

de

compte du

la

ville

avaient d'habitude de prendre

chauffage au loin sur droit des propriétaires.

les

coteaux sans tenir

L'automne de 1693, Mi-

chel Poulin voulut mettre fin à cette pratique en poursui-

vant Etienne Yéron de Grandmesnii rable des délinquants, mais iprocès

comme

le

eut le déplaisir

par sentence du 14 décembre dont

Le 22 il

il

il

plus considé-

de perdre son

appela aussitôt.

février 1694, ^lichel Poulin décéda à Québec

devait se trouver par occasion.

La

veuve se

fit



représenter

LES FOKGES SAINT-MAUEICE âu Conseil Souverain de Québec par que

avril suivant alors

la c-ause

29

l'huissier Prieur, le 26

fut entendue de nouveau et le

jugement du tribunal des Trois-Eivières renversé.

L'huis-

Hubert comparaissant pour Etienne Véron déclara

sier

qu'il

n'avait jamais prétendu couper 'des arbres sur les terres

Saint-Maurice

fief

de bois

que

la

saisi

et

consent à ce que

il

par Poulin

aille

procédure en reste

gement

et

ordonne que

vront payer à

là.

les

madame

un

tiers

à la veuve de celui-ci

Le Conseil approuve

du

de corde

poumi

cet arran-

habitants des Trois-Eivières de-

Poulin (Marie Jutras)

le bois qu'ils

one enlevé de sa terre depuis décembre dernier, à raison de huit sous la corde, et

il

leur est fait défense de récidiver, à

peine de confiscation, frais, etc(l).

A

demande de Marie Jutras, veuve de Michel Poulin, De la Joue avait mesuré "la terre de SaintMaurice", mais Jacques Dubois, propriétaire du fief Saintela

d'arpenteur

Marguerite, refusa de reconnaître cette action, et porta faire en justice. iLe

Sur

ce, le

29 novembre 1695,

l'af-

juge Jean

le

Chasseur décida que l'arpentage en question était nul et

que madame Poulin ferait mesurer la terre par un arpenteur juré, "à prendre une demie lieue au-dessous de son désert, icelui compris, le long

de la rivière dite des Trois-Eivières,

par une ligne qui courera du sud-est au nord-ouest; à la

profondeur des deux

lieues,

il

courant du nord-est au sud-ouest...

Comme

terre Sainte-Marguerite sera arpentée sur

de vent,

regarde

le

la

tout à

commun

et,

quant

sera tiré une autre ligne

les

aussi

que la

mêmes rhumhs

frais entre les iparties,

profondeur des dites terres seulement

;

en

ce

qui

et averti-

ront du dit arpentage les habitants de la ville à cause de leur

(Commune, 1.

et le sieur

de Vieux-Pont à cause de sa terre (la

Conseil Souverain, vol. III, p. 882.

LES FOBGBS SAENT-MAUEICE

30

banlieue) dont leure terres

Tout

sines."

non encore arpentées sont

Toi-

cela étant fait 1© juge ordonnait qu'on lui

apporterait les titres des propriétés, les actes d'arpentage, afin de mettre l'affaire en bonne et due forme pour

etc.,

Madame Poulin

venir.

l'a-

n'accepta pas la sentence et voulut

rouvrir le débat, ce qui lui fut accordé, mais le 19 janvier 1695,

Le Chasseur

la débouta et eUe eut à payer les frais de

cour se montant à la somme modeste de cinq

On

Jement cinq sous.

de transport ou de logement.

pour couvrir

le

Oui, seuIl

n'y

Pas non plus de dépense

avait point d'avocat dans le pays.

être

sous.

ne faisait pas ipayer la justice.

Alors, les cinq sous devaient

coût des écritures

:

encre et papier seule-

ment. Kjq

10 février 1695,

Jacques Dubois qu'elle

madame

irait

Poulin faisait signifier à

en appel devant

le Conseil

Sou-

verain de Québec et c'est là que, le 22 août suivant, elle fut

condamnée à suivre les décisions de Le Chasseur et "aux dépens de l'appel, taxés à quinze sous, non compris l'expédition

du présent arrêt amende" (2).

et signification d'icelui, et, de grâce, sans

iSous le régime français l'administration de la justice était à

peu près gratuite

et toute

"en bon père de famille".

Bacqueville de la Potherie, qui visita les Trois-Eivières

en 1701, nous a

laissé cette curieuse

phrase

:

"Champlain

est

considérable par des mines de fer dont on a reconnu autrefois la

bonté".

Cette richesse naturelle n'étant pas encore ex-

ploitée, l'écrivain veut dire qu'elle attirait l'attention



ce

qui ne suffisait pas pour rendre la seigneurie de Champilain considérable, mais plutôt sujette à considération pour aiir.

2.

Conseil Souverain, vol. III, p. 1051.

3.V'^«-

LES FORGES SAINT-MAURICE Le gouverneur une mine de

31

de Brouillan, en 1702, disait avoir trouvé

Le

fer à la baie Sainte-Marie, en Acadie.

en accorda l'exploitation pour pouvait faire

pauvre

le

Le marquis

la

homme

roi lui

durée de six ans, mais que

de cet éléphant

!

de Crisasy, gouverneur des Trois^Rivières,

au ministre des colonies, en 1704, et lui expotrouve en abondance aux environs de cette La réponse fut que l'on pourrait aviser à l'exporter en

faisait rapport

sait

que

TiMe.

le fer se

France.

y a des indices que

Il

le

gouverneur insista sur ce

sujet puisque, le 30 juin 1707, le ministre écrivait qu'il fallait

ajourner l'affaire jusqu'à sista et,

(le

d'examiner

la

fNTéanmoins, ^Crisasy per-

Raudot

question de l'établissement d'une fonderie aux

Le 11 novembre 1707, Raudot

Trois-Rivières. réussir

la paix.

6 juin 1708, le ministre priait l'intendant

dans

la construction des vaisseaux

faut que le chanvre

soit

Rivières soit exploité.

plus

commun

et

écrit

que pour

de fort tonnage,

que

le

il

fer des Trois-

La correspondance des gouverneurs

et

des intendanits avec Versailles abonde toujours en projets qui

ne

se réalisent

jamais ou bien rarement.

à l'égard des colonies consistait à ne rien traite

du

En

La

politique

faire,

du

roi

sauf pour la

castor.

juin 1708, le ministre des colonies fait savoir à Cri-

sasy que Raudot examinera le projet d'étaMir une fonderie

aux Trois-Rivières.

Notons cette année la mort de Jeanne

Jallaut.

Gédéon de Catalogne, ingénieur du

roi,

écrit

dans son

rapport de 1709: "La seigneurie (Pointe-du-Lac)' qui fait la

fermeture du lac Saint-Pierre du côté du nord-ouest appartient

au sieur de Tonnancour, lieutenant-général

minel de

la juridiction royale

d'habitants.

des Trois-Rivières.

Les terres n'y sont pas bonnes.

civil et cri-

Il

y a peu

C'est sur cette

seigneurie que les mines de fer commencent, en descendant

.

LEÎS

32

le fleuve

ville est

FORGES SAINT-MAURICE

ee trouve des

mines de

fer.

trouve des mines de fer.

y a

Un

jusqu'à Olxamplain."

sur une hauteur de sable

.

.

.

Les devantures du

.

peu plus loin .

.

dans

Au Cap

.

Sur

aussi des mines de fer.

prairies MarsoJlet

.

.

le fief

de

les

il

dit:

la

Lapierre (au C^p)

Dans quelques

i'I

Madeileine on il

endroits des

(Champlain) on trouve des mines de fief

"La

(profondeurs

Champlain sont sablonneuses

f er

et

.

.

rem-

*' mines de f er Jusiqu'ici nous n'avions aucune mention de minerai de fer eur les terrains de la famille Poulin le long du Saint-Maurice

plies de

"Dans

lies

.

.

.

profondeurs" cela veut dire

Saint-Maurioe.

le

domaine ou

fief

LES FORGES SAINT-MAURICE

33

Y LA FAMILLE POULIN,

Au dance

1710-1725.

il y a dans la corresponmentions relatives au désir que les

cours des années 1710-15,

officielle p^lusieurs

Trifluviens ressentaient de développer l'agriculture dans le (district et

de voir les autorités se mettre à l'oeuvre pour ex-

Le gouverneur

ploiter des gisements de fer.

Gralifet(l) re-

vient plus d'une fois sur ces deujx sujets. ILe

mé le

24 mai 1714, Eené Godefroy de Tonnancour

est

nom-

juge aux TroLs-Eivières, remplaçant Le Chasseur décédé 1er septembre 1712, et Jean-Baptiste Poulin de Courval

devient procureur du

roi,

au

même

tribunal.

Le 17 novembre 1720, aux T rois-Rivières, dans son de

madame veuve

Je contrat de

Norman ville, Godefroy,

de Maurice Pou'lin.

Marie Jutras.

dame

était aussi offi-

'Catherine Poulin, fille

Ce Pierre Poulin (2)'

était fils de

Michel

La première personne mentionnée comme

témoin est dame Marie-Anne Pierre Lemaître.

majeur de feu Joseph

de Vieux-Pont, qui

écu}'er, sieur

du nom d'une

mai-

mariage de Louis 'Godefroy, écuyer, sieur de officier des troupes, fils

cier des troupes, et de défunte

et de

la

Lemaître, Pierre Poulin, notaire, dresse

Cette

Ohesnay

femme

(Chéné)

veuve de

signait parfois "Lottinville'*

seigneurie que son père avait possédée à la côte

de Beaupré et ses enfants,

fils

de Lemaître, se sont partagés

entre Lemaître et Lottinville par la suite.

Au 1.

contrat ci-dessus on voit les témoins suivants: de

Sur Galifet voir

76-80. 2.

n

signait Poulin.

les

Mélanges historiques,

vol.

V, pages

LES FOEGES SAIXT-MAUEICE la

part de Xormanville, Joseph Godefroy, écuyer, sieur de

Vieux-Pont, officier des troupes épouse;

Jeanne Véron, son épouse; épouse

^

du

sieur iLongval

du marié;

soeure

dame

Françoise

A'^éron,

Jean-Baptiste Godefroy, écuyer, et

sieur

le

et

;

demoiselle Joseph te Godefroy, frères

sieur de Saint-Paul, ondle

Jean-Amador Godefroy,

du marié;

écuyer,

demoiselle Eenée Gode-

Le Boulanger,

froy, veuve de Pierre

dame

Godefroy,

demoiselle Charlotte

sieur

le

son

sieur de Saint-Pierre,

tante du marié; le sieur Je^n-Baptiste Poulin sieur de Cour-

du

val, conseiller

son procureur en la juridiction des

roi et

dame Madeleine Forestier, son épouse, du marié du côté maternel messire Eené Godeavec

Trois-Piivières,

étant oncle

;

froy, écuyer, seigneur de

Tonnancour, conseiller du

tenant-général

des

L'Hermitte,

(juge)

Trois-Eivières

roi et lieu-

Louis, lieutenant de roi en cette

et

^"ille

Chevalier, son épouse

gouverneur, avec

le sieur

;

Jacques Her-

écuyer, sieur de Cournoyer, lieutenant dans

tel,

pes

;

selle

avec

Jacques

messire

chevalier de l'ordre militaire de Saint-

éc-uyer,

dame Marie

;

les

dame Marguerite Godefroy, son épouse

;

trou-

demoi-

Geneviève Godefroy, veuve d'Augustin Galimard, écuyer,

sieur de

Champlain

;

le

Père

Hyacinthe Pellefresne, supé-

rieur des Eécollets de cette ville, y faisant fonctions curia-

dame Marie Jutras, veuve du marié; demoiselle Charlotte

les; le sieur Jean-Baptiste Jutras;

du

sieur Michel Poulin, oncle

et

demoiselle Marguerite

du marié. De

la

Le Boulanger, cousines germaines

part de la mariée:

avec Claire Duguay, son épouse;

le

les

sieur Louis Lemaître

demoiselles Madeleine,

Louise et Charlotte (Lemaître, frère et soeurs de

Le contrat

la

mariée.

communauté de biens, cliacun payant La mariée apporte une maison et em-

prescrit

ses dettes antérieures.

placement "en cette

ville

qu'elle reçut de sa mère.

sur

le

bord de la place" (d^Armes)

Le marié

douaire sa future de mille

LES FORGES SAINT-MAURICE

'Les signatures

francs.

en présence de Michel

donnent

se

écuyer, sieur de Moras, officier

Mouet,

35

dans

les troupes, et

de

Olaude Crevier, tous deux demeurant aux Trois-Eivières. Signatures

:

N'Ormanville, Marguerite L»emaître, Marie-

Anne Chenay, L'Hermitte, Marie Chevalier-L'Hermîtte, Hyacinthe Pellefresne, Amador Godefroy, Godefroy, Courval, G. de Vieuxpont, Marie Jutras, Marie-Madeleine Forestier-Courval, G.

de Tonnancour, Cournoyer, Marie de Godefroy, Fran-

Véron-Godef roy, Jeanne Véron, Madeleine

çoise

maître, Jutras, Marguerite et Charlotte

Le-

et .Louise

Le Boulanger, Moras, Ce

Charlotte Lemaître, Claude Perrier, P. Pouilin, notaire. dernier était greffier de

la

cour de justice

et,

comme

tel, il

enregistre le présent acte le 30 décembre 1720.

Les Godefroy, rajs,

les

les

lUIIermitte,

Hertel, de noblesse canadienne, les les

Galimard,

de noblesse

Mo

de France,

avaient droit au titre d'écuyer qui était alors fort en honneur.

Galimard, de plain et

il

la

Champagne,

se faisait a,ppeler sieur

de

Cham-

faut dire qu'il y avait en France plusieurs localités

qui portaient ce nom, mais Galimard n'était pour rien dans notre seigneurie de Champlain. :Le

terme de "lieutenant de roi" (pas du

officier qui sert de doublure

mitte se trouvait à remplir sence

les

au gouverneur.

roi) signifie

un

Ainsi, L'Her-

fonctions de gouverneur en l'ab-

Charles Lemoine de Longueuil(3).

d^e

3. Le "lieutenant de roi" était donc un j^ersonnag'e qui remplaçait le giouverneur lorsque celui-ci manquait. Assez souvent il servait de frein pour arrêter la marche des plus haut» fonctionnaires, gouverneurs compris, car il était porteur de pleins pouvoirs secrets qu'il ne faisait connaître qu'en temps et lieu. C'est le rég"ian« de Louis XIV pur, avec tous ses défauta. Montréal, Québec et les Trois-Rivières avaient des ''lieutenants de roi" il n'en fut plus mention sous le régime angilais. {Bulletin des recherches historiques, 1907 ,p. 191.) ;

LES FOEGES SAIXT-JLVUEICE

36

Du

mariage de Michel Poulin avec Marie Jutras étaient aux Trois-RiTières, cinq garçons qui ne doivent pas être oubliés dans cette étude: Pierre, né en 1684, marié vers 1718

nés,

à MadeleinenLouise Le Boulanger, de Saint-Pierre ;

il

fut

mar-

cliand, notaire, greffier; sépulture après 1735.

Michel, né en 1688, ordonné prêtre en 1713; décédé en

nom

de

François, né en 1692, marié à Thérèse de Couagnes.

H

1760, étant

doyen des chanoines.

le

Il portait le

Courrai. Jean-Ba,ptiste, né en 1690, pas

portait le

nom

de Francheville.

connu

Il n'eut

d^ailleurs.

pas d'enfant et mou-

rut vers 1733. Louis, dit Courrai.

Paraît avoir vécu à Terrebonne.

Je^n-Baptiste Poulin de Courval, né en 1657, était subs-

aux Trois-Rivières en 1709. Le proCe dernier étant nommé juge en 171-4 la charge de procureur du roi passa à Courval qui la conserva jusqu'à sa mort survenue le 16 février 1727. Par son mariage avec Mlle Cressé il était seigneur de Xicolet.

titut

du procureur du

roi

cureur du roi était René Godef roy de Tonnancour.

Le 4 avril mage "^pour le

1725, Pierre Poulin, notaire, rend foi et fief

Saint-Maurice situé dans

la

hom-

rivière des

Trois-Rivières", appartenant à lui et deux de ses frères, saYoir Pierre, notaire, substitut du procureur chel, curé de

cheville,

Tarennes, un quart.

marchand

à Montréal,

un

mention de Jean-Baptiste, baptisé

du

roi, la moitié.

:

Mi-

François Poulin de Franquart. le

Il n'est

pas fait

15 août 1690, ni de

Louis.

Pierre Poulin appuie son titre de propriétaire avec se3

Vers 1698-1700 il y avait à Plaisance, Terreneure, l'ingénieur L'Hermitte qui nous a laissé de bons dessins des lieux.

LES FORGES SAINThMAUEICE du 14 août 1676 que

flenx frères sur l'acte

37

Il déclare

j'ai cité.

a pas d'habitant dans la censive mais que

qu'il n'y

domaine

le

de front sur toute la profondeur, avec maison de pièces sur pièces, de 30 x 25 pieds, une grange de 40 X 20 pieds, une étable de 25 x 20 pieds de pieux debout. est établi

Il

ya

de

"vingt arpents

aussi quarante arpents de terre labourable.

Maurice Poulin, placement de vingt échangea pour

l'ancêtre, avait

pereilile

étendue avec été

Pépin

d'un

et formait partie

les

jylus

fils

fils

un emMichel

Pères Kécollets.

Ce

grand morceau concédé par

gouverneur d'Ailleboust au dit Pépin,

17^5, Pierre Poulin,

ville

donné aux Pères par Guillaume

nouveau terrain avait le

eu dans la

en superficie que son

toises

le 6

juin 1650.

de Michel, déclara que

île

En

lot ainsi

obtenu des Eécollets contenait vingt-deux pieds et demi de front

SU.T la

rue Notre-Dame avec vingt toises de profondeur

sur la rue Saint-François-Xavier, tenant au nord-est à cette dernière rue, au sud-ouest au sieur de iLongval, par devant les dites

Jean

rues et par derrière aux sieurs Jacques

Duguay(4)

Pierre Poulin ajoute qu'il y a sur la rue iSaint-François-Xavier vingt-neuf toises de front sur quinze

et

'Leolerc.

de profondeur, concédées à Michel, son père, par Frontenac et €hampigny, le 22 septembre 1693, sur desquels Guillaume

Pépin a cédé au sieur Mouet de Moras vingt-trois pieds rue INotre-Dame sur quarante de profondeur et que Moras y a bâti, rue Notre-Dame, une maison de pièces sur pièces de trente-

deux sur vingt-cinq mais on peut

pieds.

Ce texte ne

me

paraît pas clair

localiser assez correctement ces

deux ou

trois

lopins de terre.

Dans sa

déclaration

du

5 avril 1725, Pierre Poulin dit

que, le 14 août 1644, le titre d'une terre de quarante arpents

4.

Ou

Dugaié, ou Duguet, anciennes épedlations.

LES FOKGES SAINT-MAUEICE

38

en superficie fut aocoi^dé par M. de iMontmagny

et ratifié

Compagnie de la Nouvelle-France le 29 mars 1649, en faveur de Marin de Repentigny sieur de Francheville, lequel laissa cette propriété à sa veuve, Jeanne Jaliaut, qui la passa à son second mari Maurice Poulin. En 1725, cette terre renfermait vingt arpents labourables, le reste en bois debout par

la

et fredoches.

chacun un

Le

Pelé,

Pierre, Michel et François Poulin, frères, ont

tiers

du

tout.

Les voisins sont: au sud-est Pierre

au nord-ouest Pierre Boucher,

rivière des Trois-Rivières.

et,

par devant,

la

LES FORGES S.UNT-MA1IRICE

39

VI

FRANÇOIS POULIN DE FR AN CHEVILLE OBTIENT PERMISSION D'EXPLOITER LES MINES DE FER. 1726-1730.

Le Père Charlevoix de 1721

:

"On ne compte

eonnes dans la

dit

dans son Journal sous

date

des Trois-Rivières, mais elle a dans son

ville

voisinage de quoi enrichir une grande

mines de fer

la

guère que sept ou huit cents per-

Ce sont des

ville.

abondantes qu'on fera valoir quand on

trèâ

voudra."

Le 11 avril 1724 le roi fait écrire au gouverneur du Canada qu'il a examiné le mémoire de M. de Eessous sur l'établissement de forges au

ne supportera


Canada;

il

n'y objecte pas, mais

la dépense de l'expérimentation qu'il faut

Le 25

faire à cet égard.

avril

1726 on voit par

le livre

de

Masères, Commissions, p. 215, qu'il y eut un procès-verbal d^arpentage pour délimiter les fief« Saint-Maurice et Sainte-

Marguerite.

Du

mariage de Michel Poulin à Marie Jutras

en 1692, François, qui prit

le

nom

venir du premier mari de sa grand'mère.

en 1718 Thérèse de Couagnes. tôt

était né,

de Francheville en souIl

avait épousé

Voici un mémoire ou plu-

une supplique en date du mois d'octobre 1729 que le destinait au comte de Maurepas, ministre de

signataire

Louis

XV,

et qu'il

envoya d'abord au gouverneur Beauhar-

nois pour être transmise à Versailles: "François Poulin de Francheville, négociant à Montréal, représente très respec-

tueusement qu'il

se

trouve

dains

la

seigneurie

Maurice, à une lieue des Trois-Rivières, dont

il

de

Saint-

est proiprié-



LES FORGES SAIXT-iL\UIlICE

40

taire, et

aus environs, des mines de

fer qui paraissent abon-

dantes et dont l'exploitation serait

dnn

avantage considé-

consume une grande quantité de construction des bâtiments de mer que poux

rable à la colonie,



il

se

tant pour la beaucoup d'autres ouvrages qui y sont toujours chers par la nécessité où Ton est de les tirer de la France." De la ville aux Forges, par terre, il y a un peu plus de fer.

deux

lieues,

mais Francheville parle de

côté de la ville; puis faire

la limite

du

s'il

plaisait à

cause, la concession

fief

du

continue: ''Le remontrant offre de

avances nécessaires pour l'exploitation

les

mines,

il

Sa Majesté

des

dites

lui accorder et à ses ayants

pendant vingt ans des mines de fer qui

pourront se trouver dans l'étendue du pays qui en dépend et

y compris

la seigneurie

d'Yamachiche et y compris

la sei-

gneurie du Cap de la Madeleine, aux conditions suivantes:

"Que

le

remontrant pourra

pendant

autre,

le

temps de

seul,

à l'exclusion de tout

la dite concession, et

en vertu

ouvrir et exploiter toutes les mines de fer qui se

d'icelle,

trouveront dans l'étendue du pays ci-dessus désigné; qu'il

pourra seul faire fabriquer des fers provenant des exploitations des dites mines, toute sorte d'ouvrages de fer et

en

commerce.

faire

"Qu'il lui sera permis d'ouvrir dans l'étendue de la dite

concession toutes les terres où et

les

il

se trouvera des

exploiter sans que les propriétaires

mines de fer

des dites terres

puissent y rien prétendre, en remboursant seulement par lui

aux

dits propriétaires les prix des terres cultivées et

leur, suivant l'estimation qui sis

par

en sera

les dits propriétaires et

d'office,

par

le

faite

en va-

par experts choi-

remontrant ou nommés

sans être tenu à aucun remboursement pour l'ou-

verture et exploitation des terres non cultivées. "Qu'il lui sera permis de faire les prises et retenues



LES FORGES SAINT-MAURICE

d'eaux nécessaires à ses travaux dans

41

endroits les plua

les

commodes.

"A

charge par

la

mines dans

remontrant de faire ouvrir

le

deux ans du jour que

les

Canada

sera remise en

les dites

la dite concession lui

et continuer ensuite les dites

mines

sans interruption â peine de nullité de la dite concession.

"La proposition du remontrant peut

être utile à la co-

lonie en y procurant l'abondance d'une matière nécessaire à

un

prix inférieur à celui qu'elle coûte en la faisant venir de

France. "Il prend la liberté d'en sive.

Il

est propriétaire

demander

la

de la terre où la mine de fer se

trouve être la plus abondante, et quand

dans

les

terres

voisines

concession exclu-

il

il

s'en trouverait

ne serait pas raisonnable que

d'autres viennent établir de semblables travaux après qu'il

aurait risqué

le

premier des avances considérables pour eet

établissement.

"Il espère, Monseigneur, que Votre

Grandeur aura

la

bonté de lui accorder la concession qu'il demande, quoique les dites

mines niaient pas encore été reconnues.

aucun intérêt à demander cette concession pas sûr qu'il y parait des mines et au cas que ces mines de fer ne fussent pas assez abondantes pour soutenir les frais de l'exploitation la concession devient nulle "Il n'aurait

s'il n'était

d'elle-même. "Il continuera ses voeux pour la prospérité et santé de

Votre Grandeur.

MM.

de

(Signé)

Beauhamois

et

FEANCHEVniLE."

Hocquart transmirent

cette

pièce au ministre en l'accompagnant de la lettre suivante:

Québec, 28 octobre 1729.

"Monseigneur,

un mémoire du

—Nous

avons l'honneur de vous adresser

sieur Francheville, négociant de

Montréal,

LES FORGES SAINT-iLA-UEICE

42

et

de

propriétaire

Il

expose

trouve dans cette seigneurie et aui environs des

se

qu'il

seigneurie Saint-Maurice.

la

mines de

fer

assez

abondantes pour l'engager à en entresi vous voulez bien, Monseigneur, en

prendre l'exploitation

accorder la concession et

le

privilège pendant vingt ans. Les

conditions qu'il fait ne sont ni onéreuses au roi ni aux particuliers et

il

en résulterait au contraire un avantage consi-

dérable à la colonie le

succès que

qui

ciant,

Ton

aisé

est

son projet

si

a,

comme

il

l'espère, tout

doit attendre de l'intelligence de ce négo-

qui trouvera des associés pour con-

et

courir avec lui dans cette entreprise.

Le

roi

ne
risque et Sa Majesté trouvera par la suite 3on avantage spar les

dont

fers

elle

pourra avoir besoin "oomt la construction

des vaisseaux, ou poux d'autres ouvrages, à bien meilleur

compte qu'en France. ''Nous estimons. Monseigneur, que vous pouvez lui accorder la concession et

donner

la

le

privilège qu'il 'demande,

ou nous

permission de la lui accorder, sauf votre appro-

bation, et attribuer au sieur

Hocquart

la

connaissance des

i-ontestations qui pourraient naître entre le dit Francheville et les particuliers qui

seront dans l'obligation de céder des

portions de terre cultivée pour cette exploitation.

mes,

Nous som-

etc.

(Signé) Gilles

Canada,

BEAUHARNOIS, HOCQUART". nommé

Hocquart,

commissaire-ordonnateur

allait partir

de France lorsque,

marine

et des colonies lui

conseil de la

d'Aigremont rapportait

qu'il

le

donna

avis

que M.

n'y avait rien de certain sur

l'abondance et la qualité du fer des Trois-Rivière^ et priait

d'étudier la question puis de lui en envoyer

moire complet.

Hocquart

au

19 avril 1729, le

était

donc arrivé

il

le

un méconnaissant un

LES FORGES SAIXT-MAUEICE

peu

l'taf faire

des mines en question et

il

43



avait

se rensei-

gner tant soit peu puisque, le 28 octobre, on le voit se prononcer favorablement en faveur de la demande de Francheville;

néanmoins, dans une

lettre séparée, il écrit

au minis-

aux Trois-Rivières j'examinerai les tre: "Quand mines et j'aurai l'honneur de vous donner sur cette matière je passerai

]es

éclaircissements que vous souhaitez."

Le 25 mars 1730

le roi

signait

François Poulin de Francheville

le

un brevet

privilège de "faire ou-

approfondir à son profit

vrir, fouiller et

accoi«dant à

les

mines de fer de

sa seigneurie de Saint-Maurice, à ses frais et dépens, pen-

dant vingt ans

.

.

.

dans l'étendue des terrains qui sont de-

puis et compris la seigneurie d'Yamachiche, jusques et compris la seigneurie

du Cap de

la Madeleine,

en lui permettant

de faire construire les forges, fourneaux et autres ouvrages qu'il

conviendra, à compter

du jour

de l'ouverture des dites

mines, qu'il sera tenu de faire dans l'espace de deux années

prochaines du jour de l'enregistrement du présent brevet au Conseil Supérieur de Québec...

sans que les propriétaires

des terres sur lesquelles les dites mines seront ouvertes y puissent rien prétendre, à la charge de leur rembourser seu-

lement

le

prix des terres qui seront cultivées, suivant Festi-

mation qui en sera les

faite

par experts convenus entre lui et

dits propriétaires, et sans qu'il soit tenu

à aucun rem-

boursement pour l'ouverture et exploitation des dites mines eur les terres qui n'auront point été cultivées; lui a permis aussi

Sa Majesté de

faire les prises retenues d'eau nécessai-

res à la dite exploitation,

dans

rains qui se trouveront les plus

denmiser pareillement

les

les endroits et

sur les ter-

commodes, à condition

propriétaires

quilles les dites prises et retenues

des terres sur

d"inles-

d'eau seront faites sans

LES FORGES SAINT-MAUKICE

44

que

dit sieur de

le

Francheville soit tenu de payeT à Sa

Majesté aucune finance, ni indemnité pour quelque cause ni 60U3 quelque prétexte que ce soit

don

et

.

.

.

La

colonie appartenait à la

et

,

remise du droit de dixième à

Sa Majesté

lui fait

elle appartenant^*.

compagnie des Indes, comme

exploitation commerciale, et les mines relevaient de l'Etat,

mais

le

qu'il

abandonnait

roi

pouvait trancher dans ses

monoipole aussi bien

le

propres prétentions sur les dépôts de

fer que la nature avait

semés dans

le

domaine de Maurice

Poulin. Ici, je

trouve mention d'un fief

nommé

Préville que le

22 mars 1730, pour agrandir la seigneurie de Saint-Maurice. Ne serait-ce pas

roi

aurait accordé à

la terre

Francheville

qui avait appartenu à

le

Marin

Terrier, en ville?

»

LES FORGES SAINT-MAUEICE gi

III

I

45



-

.1

I

II»

.1

I

VII

OUVRIERS ET INSPECTEURS DE FRANCE.—EAUX MINERALES. — DECES DE FRANfJEEVILLE. — COMPAGNIE DES FORGES. — INCENDIE DE MONTREAL. — OUVRIERS EXPERTS ENVOYES DE FRANCE. — LE ROI SUBVENTIONNE LES FOR<}ES. — NOUVELLE COMPAGNIE FORMEE. 1731-1736

XIV

y avait un ministre à la tête dç chaque département des affaires publiques, où rien ne se dé-

Sous Louis

il

En

cependant à Finsu du monarque.

cidait

1715,

le

du royaume bien persuadé que

d'Orléans prit la régence

duc lea

ministres tenteraient d'écha'pper à son contrôle; c'est pour-

quoi

un

créa

il

conseil

de plusieurs

ministère, anéantissant par ce s'en rapportant

moyen

membres pour chaque la volonté

d'un seul et

au voeu de la majorité des conseillers.

Le

Canada releva, comme autrefois, du département conjoint de la marine et des colonies, qui avait désormais un conseil pour

XV

le diriger

prenant

au lieu d'un ministre.

la direction

continua

le

En 1723, le roi Louis nouveau système.

Le président du conseil de la marine et des colonies à M. de Beauharnois, gouverneur, le 24 avril 1731, qu'il n'a pas jugé à propos de faire u^age du placet de la

écrit

fille

du

sieur de Courval,

mais

qu'elle ressemble

s'il

est vrai

lys

forment son moignon.

qu'il sera bien aise de savoir

au

roi et

puisqu'il passe deux fois l'an

Nous n'avons

trois fleurs

le

3

de

de le vérifier

aux Trois-Eivières.

de Louise-Charlotte, baptisée

s'agit-il

que

Il lui sera facile

Peut-être

juillet

1699.

rien trouvé de plus sur ce sujet.

Le

président du conseil de la marine et des colonies

écrit, le

27 avril 1731 à M. de Beauharnois (1), intendant à

1.

Frère de notre
LES FORGES SAINT-M'AURICE

46

Eoehefort, lui disant de donner passage à deux ouvriers que

M. de Francheville attend au Canada pour travailler aux mines de fer, A ce sujet, le roi fait savoir sous la date du 1732, qu'il regrette d'apprendre que les fondeurs

1er avril

de fer sont arrivés trop tard aux Trois-Kivières l'année pré-

cédente pour connaître à fond les mines.

Il

est

que l'arrivée en question avait eu lieu vers

le

tem;ps où le

probable

froid et la neige rendent les exploitations impossibles.

Dans

l'âtre

de la cheminée

Forges

maison'"' des

j'ai

vu un

en

relief

avec

et portant trois

millésime ''1732".

le

1733 Hocquart

visita la ville, le

mines du

Saint-Maurice.

fief

ou plaque de

'^contre-^coeur"

fond de cheminée coulée en fonte ordinaire fleurs de lys

"grande

salon de la

doi

L'été de

€ap-de-la-Madeleine et

La plaque en

question

les

fut

probablement coulée en sa présence.

Par une note

dictée

à Marly chez

27 janvier

le roi, le

1733, on voit que la recherche des terrains miniers aux environs

des

Trois-Rivières

d'eaux minérales.

avait

Expliquons

découvrir des

fait

ceci

Michel Sarrazin, né à Nuits, en Bourgogne,

tembre 1659, Québec,

le

était

nommé

sources

:

le

5 sep-

chirurgien-major des troupes, à

12 novembre 1686.

Il

exerça sa profession de

chirurgien et de médecin "avec beaucoup de capacité et de succès" puis, en 1694,

il

passa en France et y resta trois

ans pour perfectionner âes études. le titre

de médecin

du

roi et, le

médecin en chef du Canada. été fait

Il

revint en 1697 avec

14 mai 1699, on

Peu après on apprit

membre correspondant de l'Académie des

à cause de ses travaux sur l'histoire naturelle

En

1707,

bec

le



le

il

devenait

membre

parlement canadien.

France car, dans l'une de

du: Conseil

il

Sciences

du Canada.

Supérieur de Qué-

Il fit ensuite

ses lettres,

nomma

qu'il avait

un voyage en

dit que,

en 1709,

il

LES FORGES SAINT-MAURICE

47

passa trois mois à Forges, village de la haute Normandie, au pays de Brai, où il étudia les eaux minérales qui, depuiâ

renommée par

plus d'un siècle, jouissaient d'une grande le

Sa carrière renferme trop

royaume.

pour être racontée

Dans une

'de

tout

choses importantes

ici.

lettre

du 10 octobre 1732 Sarrazin

écrit qu'il

a passé quelques mois au Cap-de-la-Madeleine pour examiner des sources éloignées du fleuve de quatre cents pas et se pro-

nonce très favorablement sur leur compte.

Ces eaux,

dit-il,

ne renferment aucun élément vitriolique et "elles ont une frappante analogie avec

les

Cap

les

eaux de Forges.

Parmi

onze

les

y en a cinq qui sortent de terre éloignées unes des autres de la distance d''environ deux pieds. La

sources du

il

quatrième, qui s'échappe entre la troisième et la cinquième, fournit une eau des plus pures, très saine et fort bonne à

aucune façon à la nature des quatre Ce mémoire fut communiqué à M. Ohicoyneau, premier médecin du roi. Sarrazin mourut à Québec le 7

boire, qui ne participe en

autres".

septembre 1734.

Une les

société se forma, le 16 janvier 1733,

mines de fer de

pour exploiter

Saint-Maurice:

la seigneurie de

Francheville, Pierre Poulin, Ignace Gamelin,

la

vtuve

marchand de

Montréal, et François-Etienne Cugnet.

François Poulin de Francheville venait de mourir.

Sa

veuve, Thérèse de Couagnes, née à Montréal en 1697, se mit

à la tête d'une organisation nouvelle pour continuer les tra-

vaux du

fer,

Lonnu, était

Pierre Poulin, son beau-frère, qui nous est

membre de cette société. un mot d'explication.

Les deux autres asso-

ciés méritent

Michel Gamelin se maria aux Trois-Rivières en 1663 arec Marguerite Crevier; leur

fils

Ignace épousa à Batiscan,

en 1693, Marguerite Lemoine; leur

fils

Ignace, né en 1698,

LES FORGES SAINT-MAUEICE

48

maria à Montréal, en 1731, avec Marie-Louise Dufrost de Jemerais; il fut marchand à Montréal et actionnaire des

se la

forges Saint-Maurice.

en 1752.

Il vivait encore

François-Etienne Cugnet, venu de France

me

Louise-Madeleine

Du

enfant à Québec en 1720.

avec sa fem-

Sautoy, fait baptiser son premier

Lui

et ses

deux

ont été des

fils

personnages importants.

Le 21 ville, lui

avril 1733, le roi ignorant le décès de

Franche-

accorde dix mille francs pour l'aider dans son en-

treprise.

Le 10 novem'bre

1732, à Montréal, devant

le

pailleur, François Poulin de Francheville avait

un an un nommé Louis travailler à la mine de autres ouvrages,

Bélislle,

notaire Le-

engagé pouï

demeurant à Montréal, pour

fer, à la

charpente des bâtiments et

aux forges Saint-Maurice.

Poulin a dû

mourir peu après cette dato(2).

Le 10

iavril

madame veuve

1734, à Montréal, une négresse esclave de

de Francheville mit le feu à la maison de

cette dernière et quarante-cinq résidences furent brûlées.

La

demeure de madame de Francheville était située au bord du fleuve. Marie-Josette-Angélique, la négresse, fut pendue. Elle avait un complice Claude Thibault, aussi condamné à la potence, mais il s'était échappé.

Le 13 et

qu'il Tecevra avec

dans

du conseil de la marine de Beauhamois et Hocquart

avril 1734, le président

des colonies écrit à

les forges

MM.

plai^r quelques barrée de fer fabriquée*

du sieur de Francheville.

On

ne savait pas

encore à Versailles que Francheville était décédé.

Le président du

conseil

écrit le 11 janvier 1735, à

2.

Note de M.

de

la

marine et de® colonies

M. de Beauhamois, intendant à

E.-Z. Massiootte.

LES FOKGES -SAINT-MAUKICE Eochefort, que

"]\I.

commenoement de

de Francherille est décédé à Montréal au l'aimée dernière," et que ses associés se

proposent de continuer son établissement. fabriqué

est,

49

prétendent-ils, de qualité au

Le fer qu'ib ont moins égale à celui

du Berry. On examinera celui qu'ils ont envoyé; M. de Beauhamois recevra le modèle qu'ils ont fait dresser de leurétablissement (3). Le même jour, le conseil prie M. Tassin de chercher deux maîtres de forges, ou

même deux

bon»

forgerons pour être employés dans les mines de fer du Ca-

nada.

Les négociations pour obtenir

les services

de forges occupèrent toute l'année 1735. conseil de la

Olivier de Vezain qui offre d^aller

gratification cet

Beauhamois

homme

et

il

demande à le

qu'il

iLe

19 avril

il

fait savoir

n'approuve pas 'Tendroit

mines de fer de Batiscan".

Olivier quels appointements

quel genre de passage

informe

au Canada diriger l'exil demande quelle

Le 22 mara,

exigera.

Hocquart

choisi (pour les forges des

mai

février, le

marine s'adresse à M. Tassin au sujet du sieur

ploitation des mines de fer.

à

d'un directeur

Le 22

iSur

mer.

il

Le

5

lui faut et

Le 10 du même

mois,

il

gouverneur et l'intendant de la difficulté qu'il

un maître de forges expérimenté Canada "pour diriger l'exploitation

rencontre pour se procurer qui accepte de servir au

des mines de fer de Batiscan".

Vezain a enfin accepté

la tâche

Il

mais

ajoute que Olivier qu''il

ditions très onéreuses; aussi, dès que l'ouvrage sera en voie,

il

faudra

le laisser

Le 23 octobre cheville,

Pierre

de

a imposé des con-

bonne

retourner en France.

1735, Thérèse de «Couagnes, veuve Fran-

Poulin,

marchand, Ignace Gamelin, mar-

Ce modèle n'est pas connu, non plus que les plans des> 3. établissements des forges qui furent faits en France par des architectes experts.

LES FORGES SAINT-MAURICE

50

çhand de Montréal, François-Etienne 'Ctignet, directeur du domaine d'Occident (Cana'da, traite) cèdent au roi la seigneurie de Saint-Maurice avec les édifices érigés pour les travaux des mines, ainsi que le privilège d'exploitation. Je voir,

crois

dans

de

Le

nom

que

le

pour ces mines de

Le de

fer



paraît

avis à

sieur Olivier. se

M, Tassin de plus

Il dit

former une société

fer.

du conseil de M. Sagon que l'entreprise

7 janvier 1736, le président

et 'deg colonies écrit à

rances,

me

23 avril 1737.

donne

conseil

heureux de voir

conseil serait

Il

de

de Saint-Maurice improipre-

roi accepta cette reddition le

Le 27 décembre 1735, le qu'il a reçu un mémoire du

terre

la

Préville accordé

fief

en 1730.

Francheville le

pas de

s'agit

seulement du

m'ais

donc que l'on a employé ment.

ne

qu'il

l'acte,

Maurice Poulin François Poulin

marine

la

des mines

auprès des Trois-Eivières donnait de bonnes espé-

malgré

naire est mort. forges de la

les

fautes commises,

On

lorsque le concession-

a envoyé sur les lieux

Champagne dont

un maître de

rapport est des plus favo-

le

rables quant à la qualité, l'abondance

du fer

et les

moyens

Le

conseil de la

marine

et des colonies dé-

sirerait avoir l'avis

de M. Sagon

et celui

du bureau du com-

d'exploitation.

merce sur

les

avantages et désavantages que donnerait cette

exploitation au P'Oint de vue des intérêts

A

Beauhamois

et

ide la

France.

à Hocquart, le conseil écrit,

le

14

mars 1736,

que, des trois propositions qu'ils ont faites pour

l'entreprise

des

mines de fer des Trois-Rivières, on

s'est

nrrêté à la dernière, savoir: celle de faire des avances à la

compagnie, comptant bien que ces cette année, selon le projet

Le

conseil

donne

les

du

avis, le 10

Simonnet, maître de forges de

la

travaux seront

comme ry

sieur Olivier.

mai 1736, que le nommé Champagne, passe au Ca-

LES FORGES SAINT-^UUEICE

Il

pour conduire

aida

51

travaux des forges des Trois-Rivières,

les

de concert avec Olivier, ou seul en cas de besoin.

Il

amène

quatre ouvriers et part à condition d'avoir un intérêt égal

Le 22 du même mois,

siix autres intéressés.

Simonnet

ajoute que

il

et Olivier devraient en sus recevoir quelques ap-

pointements.

Le 15 mai 1736,

conseil dit qu'on fera

le

de 36,000 francs cette année pour

On

Rivières. ble

les

cession

mines de fer des Trois-

a donné ordre d'envoyer quelqu'un de capa-

pour conduire l'exploitation.

8ur les biens.

une avance

Madame

On

prendra hypothèque

de Francheville et ses associés feront

de leur privilège à la nouvelle compagnie.

'Cette

nouvelle compagnie était l'oeuvre de Cugnet qui venait d'acheter des héritiers Poulin la seigneurie de Saint- Maurice.

Vers

de juin 1736, Hocquart se rendit sut

la fin

les

lieux pour choisir les endroits les plus convenables à l'em-

placement des chaussées et de

Le gros ruisseau

la forge.

qui descend en cascades jusqu'à la rivière s'imposait le site

de l'établissement, vu

qu'il offrait

comme

en abondance d'ex-

cellente eau à boire et à laver le minerai et donnait des forces

motrices pour tous

mit

les

besoins.

L'automne suivant on

se

Hocquart, intendant du Canada, devait na-

à l'oeuvre.

turellement surveiller

les

ouvrages que

le

roi

subvention-

nait.

La Mère Marie

Duplessis de Sainte-Hélène écrivait,

14 octobre 1736, que plus de cent

mines que

l'on a

hommes

découvertes en 'Canada.

sont occupés aux Ils sont sous la

conduite d un directeur bien entendu envoyé par

Le 15 octobre 1736, Pierre Poulin, Boulanger

et

le

chanoine Michel

sa

le

le roi.

femme Louise Le

Poulin vendent la

'^sei-

gneurie de Saint-Maurice, mesurant une lieue de front sur

deux

lieues de

profondeur, concédée à Maurice Poulin en



LES FORGES SAINT-MAUEICE

52

1668, ratifiée en faveur de sa veuTe en 1676, commençant

aux confins de

la rivière des Trois-Eivières."

Les acheteurs sont François-Etienne François

de Vezain, Jacques

Olivier

La

seigneurie appartenant aux héritiers

la

Fond en descendant

Cugnet.

Simonnet

Pierre-

et

Ignace

Gamelin, moyennant six mille francs dont on n*exige pas principal mais seulement

un

intérêt annuel

le

de trois cents

francs.

Ce

même

jour,

la

veuve

de

Franoheville

une

signe

renonciation du privilège qu'avait son mari pour exploiter la

mine du Ville,

A

fief.

partir de ce

moment,

veuve de Franche-

la

Pierre et Michel Poulin, Gamelin et Ougnet ne préten-

dent plus à aucun avantage accorde par

le roi

ce

et, poun-

;

Cugnet, Gamelin, Simonnet, de Vezain les achetait moyennant "une somme d'argent convenue. Thomas-Jacques Tasche'qui

est

des droits de propriété, la nouvelle com
reau entrait

comme cinquième membre dans

compagnie, mais de propriété sur

il

cette dernière

ne paraît pas avoir participé aux droits

la terre.

L'acte spécifie que la rente de trois cents francs par an-

née sera payable associés de



du

partir de la possession

Francheville.

fief

par

ler|

Cet effet rétroactif est de plus

constaté en disant que le 1er janvier 1737

il

sera

dû de

ce

chef sept cent cinquante francs à la veuve de Francheville

donc

à partir

du 1er

Les papiers,

juillet 1734.

titres, etc..

concernant

par Pierre Poulin à Cugnet. dans

le

la ville

fief,

furent remis

de Québec, le 27

Le 18 octobre 1736, Ougnet, Gamelin, de Vezain, Simonnet et Taschereau signent un reçu

décembre 1736. Olivier

conjoint, se reconnaissant responsables de la

mille francs varsée par le roi en 1733.

dent responsables des fonds que

le

De

somme

plus,

de dix

ils se

roi a fait absorber

ren-

dans

LES FORGES SAINT-MAURICE

53

rexécution des travaux et s'élevant à quarante^eux mille neuf cents francs.

Du

mariage de Hugues Olivier, seigneur de Sivinac ou Sienne ou Lyonne, en Bassigny, Champagne, capitaine d'artillerie,

du

pensionnaire

roi,

de Louise Leroux, dame

et

d^Ingolicour, diocèse de Toulle, Lorraine, HEVaniçois

sieur

OlÏA'ier,

de

Vezain

(il

était

sign>ait

né PiarreOlivier

de

Vezain), dont la présence aux Trois-RiTières est constatée

comme parrain de Louise, On le qualifia de directeur

le 9 juillet 1736,

gien Alavoine.

fille

du chirur-

des forges po'ir

le roi.

Simonnet

Jacques

sieuir

de l'Abergemont,

était

de

'Dompierre, diocèse de Langres, Franche-^Comté et Bourgogne, pays de forges et de fonderies de fer, Migr Tanguay(4). dit

que cet

doute

de

homme

aux Trois-Rivières en 1728. J'en

était

fort, c'est peut-être 1738.

On

le

trouve

comme

maître

forges, en 1730, à Villecomte dans la région de Langres,

selon les recherches d'un

dans

ce travail.

nées plus loin.

la

Bourgogne qui m'a aidé

Les forges de l'Abergemont sont mention-

En

Foissy et axait un

çon était d'âge à

ami de

1736, fils,

il

était

veuf de M'arie Foissey ou

Jean-Baptiste, en France.

Ce gar-

se marier.

Thomas-Jacques Taschereau, sieur de Sapaillé, né yers 1680 à Tours, arriva en 1726 dans la colonie avec M. de Beauharnois et iClaude-Thomas Dupuy, intendant, dont il était le secrétaire. Il se maria en 1728 avec Claire Fleury de la Gorgendière, de

remarquable par

Québec.

les talents

Leur descendance a toujours et les

membres.

4.

Dictîomnaîre généalogique,

été

hautes fonctions de ses

vol. VIT, p. 195.

LES FORGES SAIXT-^L\UEICE

54

YIII

ON EXVOIE DES OUVRIERS DE FRANCE — LA NOUVELLE COMPAGNIE EST RECONNUE.—LE FIEF SAINT-ETIENNE. — CONSTRUCTION DU CHATEAU ET DES HAUTS-FOURNEAUX.—LES SUBVENTIONS OU PRETS DU ROI. — ON ALLUME LE FOURNEAU. — PAS ENCORE DE GROS MARTEAU. — SI MONNET ET SON FILS. — LE FONCTIONNEMENT DES FORGES LAISSE A DESIRER. — PROJET DE FORGES A TERRE.



BONNE.

NOUVEAUX

EDIFICES,

1737-1739.

Le président du conseil de la marine et des colonies mars 1737, à madaime la comtesse de Granqu^il n'a pas été prescTit au sieur Simonnet de prendre

explique, le 22 cey,

des ouvriers pour les forges des Trois-Ei%'ières dans les for-

ges de son mari plutôt que dans d'autres.

Le 13 mai suiM. de la Croix ses instruct"ons a'j sujet de l'embarquement de Simonnet et de ses ouvriers pour les mines de fer des Trois-Eivières, sur le Jason, commanvant, le conseil donne à

dant DuQuesnel.

Ce navire apporta en France deux

de plantes du Canada pour

Le 22

avril

1737,

le

le

jardin du

roi.

approuva

roi

Beauharnois et de Hocquart qui

caisses

la

proposition

est d'accepter la

de

remise du

privilège faite par la veuve de Francheville et par les sieurs

Poulin, Gamelin et Cugnet (acte du 23 octobre 1735) et ac-oorde à Cugnet, Taschereau,

melin, la permission de faire

dans l'étendue de pays qui

se

il

de Vezain, Simonnet et GaTouverture des mines de fer trouve depuis et compris

la

seigneurie d'Yamachiche jusque et compris la seigneurie du

LES FOEGES SAINT-MAURICE Cap-de-la-Madeleine, et de

le

faire

55

fouiller et travailler

à

leur profit, et d'y faire construire les forges, fourneaux et

autres ouvrages qu'il conviendra, pendant l'espace de vingt

années consécutives à conupter du jour que

allumé

et

chargé pour la première

qui en sera dressé par la

compagnie

le

fois,

le

fourneau sera

selon le procès-verbal

De

juge des Trois-Rivières.

ipeut tirer le mioierai des terres dégà

plus

en culture,

mais à charge d'en passer par expertise pour tout dommage

En

causé aux habitants.

outre, la

compagnie peut

faire de3

prises d^eau, à condition d'indemniser, à dire d'experts, cha-

que propriétaire pas

même

privilège

lésé.

La compagnie ne

paie rien au roi,

l'impôt du dixième. Tout procès naissant de ce

doit être

jugé sommairement et sans

par

frais,

l'intendant de la Xouvelle-France, avec droit d'appel au roi.

Le

roi

avance à

la

compagnie cent mille francs, y compris

quarante-deux mille sept cent seize sous

francs

quatre-vingt-dix

et

neuf deniers, déjà reçus, et dix mille francs avan-

cés à Francheville et dont on décharge sa veuve et Poulin.

Le remboursement

de ces cent mille francs se fera en trois

années, soit en fers ou en argent, au gré du roi,

commen-

çant en 1739.

La compagnie

est

tenue de rembourser à la veuve Fran-

cheville et à Poulin les dépenses par eux faites, en raison

de la société du

16 janvier 1733, et de passer contrat de

constitution de trois cents francs de rente, achetable à tou-

jours et à principal de six mille francs pour le prix de la

Cet arrêt fut enregistré à Québec

seigneurie.

le

26 août

1737.

Le

12 septembre

agrandissent le

le

préambule:

1737,

Beauharnois

et

Hocquart

territoire des Forges par un acte dont voici

"Afin de

se pronii^er la

cessaires pour l'exploitation des forges,

quantité des bois né-

on a acquis des

héri-

LES FOKGES SAINT-MAUEICE

66

Poulin la terre et seigneurie de Saint-Maurice, croyant y trouver les bois suffisants pour la construction des dites forges, mais on a reconnu que les incendies q^ii arrivent f.^étiers

qnemment en

une grande partie des bois du fief Saintdes pays qui en sont voisins, en sorte que les boia ce pays ont ruiné

lant de la seigneurie de iSaint-Maurice que

Etienne et

qui sont restés sur la dite seigneurie de iSaint-Maurice ne

pourraient suffire pour la consommation annuelle des dites forges ,et les intéressés de la compagnie demeu/reront forcés

d'acheter dans les seigneuries voisines des bois que les pro-

ne manqueront pas de leur survendre dans la

priétaires

nécessité

où on

les verra

d'en acheter

aux conditions qu'on

leur imposera, ou d^a.bandonner leur entreprise et de perdre

totalement

les

sommes

considérables qu'ils y ont avancées.''

En conséquence, ce même jour, 12 septembre 1737, le gouverneur et l'intendant concèdent aux intéressés 'de la compagnie des forges de fer du lOanada établies à Saint-Maurice, le fief

Saint-Etienne qui avait été réuni au domaine royal

le

6 avril précédent, et les terres qui sont depuis le fief Saint-

Etienne, à prendre Tes

le

front sur la rivière des Trois-Eiviè<

en remontant jusqu'à une

Gabelle, ci-devant lieues

dit

le

lieue au-dessus

du saut de

de profondeur, pour être incorporée au

Maurice, acheté eeule et

même

'des héritiers

seigneurie.

Les intéressés ne sont pas obligés

mines de

les

ge leur est déjà accordé par

le roi

du dixième sur

XV

ce produit. le

Saint-

fief

Poulin et en faire ensemble une

de déclarer au gouvernement

par [Louis

la

saut de la Yérendrye, sur deuï

fer,

car ce

privilè-.

qui a renoncé à Timpôt

L'acte en question fut approuvé

13 avrii 1740 et enregistré à Québec

le

21

novembre suivant (1). 1. Ceci fut forges, conservée

donné auprès une requête des intéressés aux archives judiciaires de Québec.

au:|

LES FORGES SAIXT-]\L\UEICE

Ce

fief

57

Saint-Etienne qui est d'augmentation

nom

seigneurie de Saint-Maurice doit son aussi le fief Saint-Etienne

de

de

la

comme

à Cugnet,

un peu

la rivière Chaudière,

au-dessus de la pointe Lévis.

Une ordonnance de Beauharnois

et

Hocquart, en date

du 16 septemibre 1737, fait défense aujx ouvriers engagés en France pour travailler aux forges Saint-Maurice de le

de

service

compagnie sans

cette

la

laisser

permission écrite du

eieuT Olivier de Vezain, directeur des dites forges, ou en son

absence du sieur Simonnet.

Ces ouvriers avaient été engagés

en France l'année précédente par Simonnet et des avances

Le maître-fondeur venait de

leur avaient été faites.

déserter,

de là cette ordonnance.

Le 12

octobre 1737, l'intendant Hocquart annonce au

ministre des colonies que le nouvel étalblissement est dans sa perfection en tant que les bâtisses sont concernées

fourneau sera allumé

le

15

du même mois,

;

que

le

et que les har-

nois et l'outillage de la forge seront bientôt prêts à faire dii fer.



grande maison de pierre

C'est alors que fut construite la

château

le

On

— qui

subsiste encore, en

écrit de Versailles le

un amas de

ruine.

29 avril 1738 que Duchesne,

Canada Saintaux forges On pourrait l'employer

ouvrier entendu dans la fabrication des fers, passe en

pour

s'y établir.

Maurice, suggère

Le

6

le ministre.

mai 1738,

le conseil

de

la

marine

fait des observations sur le rapport qu'ont

Beauharnois

et

Hocquart concernant

et des colonies

soumis

les forges.

MM.

Il dit

de

qu'on

pourrait croire, tout d'abord, qu'il y a lieu d'être satisfait,

mais un examen approfondi

ménager rable.

les fonds.

Et ce qui

y a eu beaucoup mis fort peu en peine de

fait voir qu'il

de mauvaise économie et qu'on

s'est

Cela donne une impression très défavoest

moins

justifiable encore c'est qu'on a

LES FORGES SAINT-MAURICE

58

mis

le roi d'ans la nécessité

som-me convenue avec dix mille francs; on

compagnie, et

voilià

La

de faire de nouvelles avances.

le sieur

de Francheville n'était que de

portée à cent mille pour la nouvelle

l'a

qu'une nouvelle avance

ide

quatre-vingt-

deux mille six cent qTiarante-deux francs devient nécessaire. Elle sera accordée, mais

ment pourra

des barres de fer qui ont té dite "fer

Berry;

faut stipuler que

il

rembourse-

le

être exigé partie en fer partie en argent.

de roche" qui

Deux

essayées se trouvent de la quali-

été'

est

la troisième est égale

un peu

^nféirieure à celle

en qualité à ce dernier

fer.

de Il

6era inutile de proposer d'autres avances.

L« président du

conseil

écrit à Beauharnois, le 13

du Canada

forges

de la marine et des colonies

mai 1738, que

s'étant engagée

la

compagnie des

de livrer en 1739 quatre

cent milliers de fer pour les arsenaux de la marine, à dix

francs par millier au-dessous du prix de France,

envoyer Il

les spécifications

il

faudrait

de ce dont on a besoin en ce genre.

ajoute que l'usine de Saint-Maurice ne fabrique pas en-

core les fers de fonderie, ni les fers ronds.

Pour

ise

conformer à

l'arrêt

du

roi

22

dii:

Fafard de .Laframboise,

Ixraisi-Jean-tBaptiiste

aivril

1737,

subistitut

procureur du roi aux Trois-Eivières, "tenant

le

du

siège rue

Saint-Pierre", et Olivier de Vezain "intéressé et directeur preposlé

ont requis

à la icondTiite des Forges",

Pressé de se transporter aux Forges, et arrivé

aux Forges

le

7 octobre 1738,

il

le

mis au fourneau

Sur

le

île

le

même

jour

un

retourne aux Trois-

acte constatant la date

ée l'allumage du fourneau, pour que le tout connaissance du roi et de son conseil (2). 2.

Ce documeiit

par

feu avait été

20 août précédent, entre onze heures et

ce, Pressé, greffier et notaire,

lîivières et dres'&e

greffier

lui fut déclaré

Jean-Baptiste Délorme, maître-fondeur, que

midi.

le

dit Pressé étant

est

soit porté à la

conservé aux archives judiciaires de

LES FORGES SAIXT-MAURICE Le

commande pour

ayant envoyé une

roi

on repondit

fers de 'divers genres,

le

22 avril

obtenir des

15 octobre 1738 que

martinet ou gros marteau n'était pas encore

Le

59

le

établi.

1738, Jacques Simonnet est parrain aux

Trois-Rivières d'un enfant du baron Joamiès, habitant 'du lieu, et

pour

on

de directeur des forges Saint-Maurice

le qualifie

Le 17 novembre suivant, même

le roi.

dame Geneviève Boucher, veuve Le

sieur de Chambly.

lieu,

é'pouse

il

de Charles Hertel, écuyer,

registre de la paroisse dit: "Jacques

Simonnet, écuyer, sieur de

la

Bergemont

intéressé dans

forges Saint-Maurice, veuf de Marie Foissey et

fils

Baptiste Simonnet, conseiller et secrétaire du roi et de

de

Elisaibeth Bériault,

Langres'".

fils

son père en Canada. écrit à Yersîailles,

il

est

de Jacques iSimonnet, n'avait pas

un ordre du 21

y a

Il

qui accorde à ce garçon

rejoindre son père."

Le

le

avril

passage "pour

parrain d'Angélique,

fille

de Jean Aubry, des For-

Il

Le 14 mars 1739, on paroisse 'des Trois-Rivières

kinongé vulgairement

dit

suivri

1739,

décembre 1739, aux Trois-Riviè-

7

y a apparence qu'il était marié, car en 1742, baptiser un fils aux Trois-Rivières.

ges.

dame

de Dorapierre, diocèse de

Simonnet mourut aux Trois-Rivières en 1747.

Jean-Baptiste,

res,

la paroisse

il-es

de Jean-

lit :

au registre de

l'acte suivant

"iSépoilture d'un

Lacharité

il

homme

fit

la

de Mas-

(Laspron?) qui misé-

rablement fut hier écrasé aux forges Saint-Maurice sous une voûte de mine."

Le président du écrit à

MM.

conseil de la

de Beauharnois

et

marine

Hocquart,

le

et

des colonies

21 avril 1739,

Il a été imprimé dans le Bulletin deg recherches historiques, p. 287, septeonbre 1917. C'est de ce moment ou à peu près que le lieu prit le nom de "village des Forges".

Québec.

LES FORGES SAINT-iNLA-UEICE

60

fâché

d "apprendre

qu'il

est

dans

le travail -des

toiis

les

contretemps survenus

forges de Saint-AIaurice, qui ne peuvent

être attribués qu'à l'ignorance

ou à

la

mauvaise

foi

tre-fondeur, et qu'on a bien fait de le chasser.

cependant pas

que

le

lui

imputer tout

le

sieur Oliyier se soit encore

mal.

Il est

trompé

suir

du maî-

II ne faut

surprenant la

quantité

d'eau nécessaire pour faire fonctionner sans interruption les

deux chaufferies.

Le projet de

faire conduire

de nouvelles

eaux au ruisseau Saint-Maurice serait t^op dispendieux.

Il

semblerait plus simple de fixer la roue de la chaufferie d'en bas de manière à la faire tourner par dessous. 'Tout est conduit par les ordres venus de Versailles, com-

me

si le

roi était en possession des forges, 'mais c'est à cause

des subTentions en argent qu'il avait accordées à la compa-

Le maître-fondeur chassé me

gnie Cugnet.

paraît avoir été

remplacé en 1738 par Jean-Baptiste Délorme qui était un excellent ouvrier et qui resta en charge par la suite.

Le

1er

mai 1739,

le roi dit

que Levasseur passe au Ca-

nada avec sa famille dans le but de diriger la construction d'un navire pour le compte du roi. Il emploiera le fer du Saint-Maurice. Le roi approuve le parti que MM. de Beau* hamois et Hocquart ont pris d'empêcher l'exploitation de fer que l'abbé Lepage a commencée dans la seigneurie de Terrebonne, car il faut au moins attendre que l'entreprise du Saint-Maurice ait parfaitement réussi.

Dans son Cours Ferland

dit que,

d'histoire

du Canada {S), M.

près de la première à Saint-Maurice. faite sur les représentations

remarquer 3.

à

du

M. Hocquart qu'on

Valume

l'abbé

en 1739, une seconde forge fut construite

II, p. 449.

"Cette addition fut

sieur de Léry qui avait fait avait bâti

une maison trop

r*rrJ>if

^^

LES FORGES SAINT-iLA^URICE

62

belle

pour

les

suffirait pas

employés des forges; qu'une seule forge ne

pour employer leurs hommes.

Les associés en

construisirent une seconde qui les mit en état de fabriquer six cent mille livres de fer par année.

bois étaient

en abondance dans

le

Comme

la

mine

et le

voisinage des forges, les

dépenses journalières ne s'élevaient guère au-dessus de cent vingt-cinq francs par jour, tandis que les 'revenus étaient considérables, car

ils

vendaient

le

fer de vingt à vingt-un

francs le cent livres." (4)

aux forges Saint-Maurice, une grande balance portant l'inscription que voici: "17... Cugnet et Compagnie''. Cette pièce doit être de 1740 ou à peu près J'ai vu, en 1869,

car dès 1743, Cugnet n'était plus des Forges.

Une des hautes-forges avait xme chaussée en boL» 4. et l'autre en pierre. On a découvert dernièrement à six pieds sous terre, près de l'emplacement d'une ancienne forge, un trottoir en pierric qui a dû servir à ces fins il y a un siècle passé.

LES FORGES SAINT-MAURICE

63

IX

LES FAMILLES DES FOBOES,

1737-17^0

Les tra'vaux des Forges ayant été commenoés par des Canadiens

qui

charbonniers,

s'étaient

improvisés

etc., il fallut faire

métier,

comme nous

dents.

II

s'agit

fondeurs,

vu dans

l'avons

marteleurs,

venir de France des gens les

du

précé-

chapitres

maintenant de nous faire connaître ces

ouvriers et je dois mentionner

M. Emile Demaizière,

ici

rece-

veur de l'enregistrement à Mâcon, Bourgogne, qui a fait des

Le

recherches sur les familles que je lui signalais.

registre

des Forges et ceux des Trois-EiWères m'ont servi de base.

M. Demaizières a retrouvé

les traces

que

Xous

mentionnées.

je lui ai

de toutes

les

familles

lui de^'ons tous des

remer-

ciements.

Le

homme

mai 1738 fut inhumé aux Trois-Rivières un fils d'Antoine, mar-

16

des Forges appelé Antoine Petit,

chand bourgeois à Dufresne, diocèse de Dijon, en Bourgogne. Il avait dû arriver en 1737, peut-être auparavant. L'enidroit

me

paraît être

Duesmes qui comptait en 1909

environ 260 halbitants, canton d'Aiguay-le-jDuc,

ment

de

Côte

Châtillon-sur-Seine,

Fre?ne plutôt, car en 1730 on et c'est dans le

même

d'Or,

arrondisse-

Bourgogne, ou

iparle des forges

de cet endroit

voisinage.

Pierre-François Michelin et sa

femme

Claire Filet, parais-

sent être arrivés de France en 1737, sinon avant cette date,

avec leur

fille

janvier 1738,

il

Louise, âgée de quatre ou cinq ans. est dit ouvrier

aux Forges dans

l'acte

Le 20 de bap-

tême de leur fils, Pierre-Henri, dont le parrain fut PierreHenri Lalouette ou Lanouette et la marraine Aimée Gadard. Je retrouve ce Lalouette en 1744 comme chauffeur aux

LES FORGES SAESTT-MAUEICE

64

Forges. iCette année-là

y a

aiissi il

le

baptême de Mcolas,

fils

de Pierre-François Michelin (1) et de Claire Filet. François Godard et sa femme Gabrielle Yiard, de Eoehefort, diocèse de Dijon^ Bourgogne, étaient aux Forges en 1737 avec quatre enfants: Marie-Anne, qui épousa Michel Chaillé

même

cette

année

Anne, mariée

;

1739; François, qui épousa

l^Iarie

Jean Dautel

avec

en

d'Yamachiche, en

Biais,

1743, et Claude, marié en 1750 avec Agathe Couturier dit Il faut lire à présent

Labonté.

:

Eochefort-sur-Brevon, locaUtô

de 268 habitants (en 1909), canton d'Aiguay-le-Duc, arrondissement de Châtillon-sur-Seine, Côte d*Or. Il y avait et il y a encore des forges en oe lieu. François Godard était, en Î737, maître-niarteleur aux forges Saint-Maurice.

Je suppose que Chariles Godard, chauffeur aux Forges en 1748, et sa

femme Ursule

Alary, qui figurent au registre des

Forges, sont venus avec François Godard en 1737. Je ne vois

pas qu'ils aient eu des enfants.

Jean Dautel,

fils

de Jean-Claude et d'Anne Gravelon,

paroisse Sainte-Sienne, diocèse de Dijon, Bourgogne, maître-

chauffeur aux Forges, épouse,

le 2

mai 1739, Anne,

François Godard, maître-marteleur aux Forges. sents

X. Champagne, Pierre Marchand

:

Quintal, récollet, qui célèbre le mariage.

fille

de

Sont pré-

Augustin

et le frère

y a dans l'arrondissement de Dijon à présent, Sainte-Sienne, sans aucune personne du

nom

de Dautel, mais non loin de là on rencontre

Sainte- Sienne-sur-Yingeanne

d'Autel ou Dautel.

femme 1.

sur

De 1740

font baîptiser sept

en 1743

ÎSTicolas

Michelm



vivent

à 1758, notre

filles et trois

plusieurs

familles

Jean Dautel

et sa

Je vois

aussi

garçons.

Dautel au registre des Forges (2).

un chasseur

très adroit et l'on a raconté ou moins exagérées. Probablement un frère ou cousin de Jean Dautel.

était

lui des lég-eaides plus 2.

Il

LES FORGES SAINT-MAUEICE

65

Michel Chaillé, né en Canada, marié aux Trois-Eivières en 1737, ayec Marie-Anne, était chauffeur

fille

de François Grodard, des Forges,

En

de marteleuT,

un ouTrier

1751,

Jean-François Chaillé

et,

cette

Trotocheau, aussi des Forges. Cihaillé,

ea

1744, on de qualifie

nommait

des Forges se

même année, il épousa Suzanne En 1754 fut inhumé Joseph

C'est Jean-François ci-dessus et

âgé de quarante ans.

femme

En

dans cet établissement.

qui ont été assassinés à la Pointe-du-Iiac, le 20

octobre 1779, par des soldats américains en maraude.

François Marquet dit Périgord, natif de 'Chapelle-Bous-

En

quet en Périgord, s'était marié à Québec en 1706. oe

ménage

était

aux Trois-Ririères.

1731,

Cinq de leurs enfants

figurent dans les forges Saint-iMaurice à partir de 1737 où je

En

rencontre Louise mariée à Pierre Deschenaux.

De 1743

Catherine épouse Pierre Chaillot.

A

Périgord travaille aux Forges. Louise Périgord lAlexis

Marquet

est

la Pointe-du-Lac,

en 1749,

En

mariée à François Dufresne.

dit Périgord,

1739,

à 1747, Pierre

1771,

né en 1731 aux Trois^RiTières,

inarié en 1758 avec Thérèse Lafontaine, a des terres à la banlieue des Trois-Eivières.

Pierre 'Chaillot, lard,

de

fils

de François et de Claudine Grail-

Suerre-sur-Saône,

diocèse

de

Bourgogne,

Dijon,

épouse aux Trois-Ririères, le 20 avril 1739, Marie-Catherine

Marquet

dit Périgord,

Canadienne.

Il est dit

forges Saint-Maurice depuis quelque temps.

gustin Quintal célèbre cette union.

de Joseph Aubr>'

comme

témoin.

en l'absence du frère Quintal,

II

Le

le frère

Il est dit

frère

Au-

y a la signature 30 septembre 1742,

Bernard Bullet

l'inhumation du corps de Pierre Chaillot "dans des Forges".

ouvrier aux

Le

le

fait

cimetière

âgé de vingt-huit à trente ans, faiseur

LES FOEGES SAINT-^IAUEICE

66

de charbon, écrasé par

un arbre dans

sa

cabane de charbon-

nier (3).

Pierre Hastain dit Marineau, né à Beauport, marié en

1731 avec Catherine-Gertrude Lecompte de la Vimaudière, née à Montréal, était forgeron et

lie

25 octobre 1737, à l'enter-

rement d'un de ses enfants aux Trois-EiTières, tant (ouvrier) des Forges. avec 'Geneviève Martin tier

sa

il

est dit habi-

Son frère Louis, marié en 1734

surnommée La douceur, était charreLe 26 janner 1738, il fait baptiser

aux Forges en 1737.

fille

En

Françoise-Madeleine, aux Trois-Kivières.

ce dernier

ménage

était encore

1748,

aux Forges.

Pierre Martin, dont l'origine ne nous est pas connue, s'était marié, vers

1732, avec Marie-Catherine Chaillé, née

au Cap-Santé en 1710. Ce ménage s'établit aux forges SaintMaurice avec deux enfants vers 1737 et y vécut longtemps. Il

y avait un

nommé

Lacom'be qui louait de

fabrique

la

des Trois-Rivières un emplacement dans la commune, en 1730.

Je rencontre un Lacombe «e mariant aux Forges avec une femme du nom de Lachance en 1744. Enfin, Marie Grenier et son mari Jean-Baptiste-Gabrieil Lacombe figurent aux Forges de 1748 à 1758, sans que je sache rien de plus sur ces personnes.

Gabriel Desmaisons, né en 1707,

fils

de Joseph et de

Madeleine Desroches, paroisse Saint-Séverin, au Poitou,

employé aux Forges. Le 15 Isabelle

Dehornay

çon qui

s'est

marié

avril 1737, à Bécancour,

dit Laneuville.

à

Ce ménage a

il

laissé

était

épousa

un

gar-

Bécancour en 1757. Desmaisons mourut

Cet accident semble avoir eu lieu le 2 juillet car, dès le 3 on fit un procès-verbal de l'affaire où l'on mentionne François Thomas, des Forges, qui périt avec Pierre Chaillot. Une fille posthume de ce dernier naquit le 7 novembrie suivant. 3.

juillet,

LES FORGES SAINT-MAUEICE

hydropique

le

1T42

fé\Tier

'-^O

67

Samte-ATme-de-la-Pérade,

à

60US les soins du docteur Plilem.

Jean-Baptiste Délorme dit Deslauriers,

fils

de Hubert et

d'Etiennette Suenau (décédés avant 1737), de la paroisse de

Tréchâteaux, diocèse de Dijon, eu oBurgo^rne, arriva au com-

mencement de

l'été

de 1738, selon les apparences, pour pren-

dre la charge de maître-fondeur et

il

eut une carrière hono-

rable dans son état, jouissant toujours de la considération da ses concitoyens.

Trois^ChàteaiLS ou mieux Tréchât^niiu: et

non pas Préchâteaux,

à présent Tel-€hâtel. wii^j^ie de

est

905 habitants (en l^OO), ca^zton

ment de Dijon, Côte

janvier 1739,

aux Trois-

Jean-Baptiste Délorme épousa Charlotte-Monique,

Eivières, fille

d'Is-sur-Telle^, a^vroidisse-

Le 31

d'Or.

du défunt François Sauvage,

Françoise Mouet de Moras.

officier des troupes, et de

François Sauvage était sergent,

marié aux Trois-Rivières en 1716 et décédé dans cette en 1736. Il était très considéré, Pierre Marchand,

fils

ville

de Valentin et de Claudine Albrant

(décédés avant 1738) paroisse de Pierjus, diocèse de Besançon, en

Franche^omté, arriva

aussi en

1738 comme chauf-

feur des hauts-fourneaux, et fut, avec Délorme, l'ouvrier le plus notable des Forges.

commune

Aujourd'hui, Pierjus est réuni à la

de Beaujeux sous

le

nom

canton de Fresnes-Saint-Maunnies,

de Beaujeux-Pierrejux,

Haute-Saône, non loin

de Seveux, d'où venait François Caisse mentionné ci-après.

Le 13 novemibre 1740, aux

Trois-Rivières,

Charlotte Sauvage, soeur de

madame

iil

épousa Marie-

Jean-Baptiste Délorme

mentionnée ci-dessus. François

avant 1738) diocèse

comme

Caisse et

dit

Dragon,

fils

d'Etienne

(décédé

de Miehelle Mougin, paroisse de Saint^Feu,

de Besançon, en

Franche- Comté,

arriva

en

1738,

maître-charron et fut avec Délorme et Marchand

un

LES FOEGES SAIXT-MAHRICE

68

ouTTi^r important Trois-Eivière5,

il

des

Forges.

est parrain de

Saint-Feu, ou mieux Seveux est

Le 16 octobre 1739, aux Sfeue ou un village de 729 habitants

François Beaupré.

(en 1909) canton de Fresnes-Saint-Maunnies, Haute-Saône, encore aujourd'hui

du

diocèse de Besançon.

Il y a là des Ce n'est pas loin de Pierjus d'où venait Pierre Marchand. Le 20 novembre 1740, il épousa aux Trois-Rivières, Louise-Françoise Sauvage, soeur de mesdames Délorme et Marchand. Joseph Aubry, fils d'Etienne et de Jeanne Fleuret, de la paroisse iSaint-Brouin-les-Moines, diocèse de Dijon, en Boutt gogne. On dit à présent Saint-Broingt-les-Moines, c'est une localité de 1,460 habitants (en 1909), commune du canton de

forges d'une très grande importance.

Recey-sur-Ource, arrondissement de Châtillon-sur-Seine, Côte d'Or, chef-lieu, Dijon.

J"ai

une vue moderne de

baptême d'un

J'ai ausei l'acte de

frère de ce

cet endroit.

Joseph Aubry

sous la date de 1716, avec la signature du père Etienne.

Joseph n'était pas marié 1738.

Il

lorsqu'il

aux

arriva

Forges en

épousa Josephte Chèvrefils en 1742.

Jean Aubry, natif de Châlons, diocèse de Langres, en Elle et sa femme étaient aux Forges en 1738. nommait Antoinette, née en 1700, fille de Nicolas Guéry de Jeanne Piloiô, du même Châlons. Ils amenaient trois

Bourgogne, se et

enfants:

Marguerite,

Simon, Jacques.

Matiguerite

épousa

en 1751, à Yamachiche, Pierre Pineau; Simon épousa en Jacques épousa 1748, aux Trois-Rivières, Marie Beaudet ;

en 1749, aux Trois-Rivières, Antoinette Beaudet soeur de Marie.

Jean Aubry avait

la

charge de maître-charbonnier,

c'est-à-dire qu'il dirigeait la fabrication

pour

les

hauts-fourneaux.

pas été identifié par a faites pour moi

.

du charbon de

bois

Châlons, lieu de sa naissance, n'a

les recherches

Je pense que

que

mon ami

de Bourgogne

c'est Châtillon-sur-Seine,

d'où

LES FORGES SAINT^MAURICE

venait Joseph Au-bry.

on

Au

mariage de Simon,

Anbry mourut

écrit Deschalons.

69-.

fils

de Jean,

vers 1745.

Nicolas Chaput, de la Pointe-aux-Trembles de Monteut

réal,

un

Jean-Baptiste, né en 1706, qui se maria

fils,

avec Nicole Guéry et

ils

eurent deux

filles

Suzanne, qui

:

épousa Antoine Hérard, aux Trois-Rivières,

le

9

novembre

1738, et Denise mariée aux Trois-Rivières avec Jean-Nicolas

Robichon,

le

13 mai 1741,

Je note que, au mariage de Su-

zanne, sa mère Nicole Guéry ou Guenin, ou Gueny, est dite native de la paroisse de Clialonée (4), diocèse de Langres. Il

Le

me

paraît que la famille devait être aux Forges dès 1738.

registre des Forges

Sa femme

viaillait.

en 1746 et 1748 dit que Chaput y traGuéry fut inhumée aux Trois-.

iNicole

Rivières en 1749.

Nicolas lOhampagne, né vers 1704,

fils

de Nicolas et

de Jeanne Buisson (Duisson, Luisson) paroisse de Dansevoir, diocèse

^e Langres,

au mariage de Jean

était

mai 1739, par conséquent

le 2

dans

la colonie.

figure souvent

On le qualifie comme parrain.

Il

Dansevoir

Belle écriture. c'est

une com-^

canton d^A.rc-en-Barrois, arrondissement de Chau-

mont, Haute-Marne.

Liangres

Haute-Marne.

aux

L'année suivante,

FoiTges.

(ancienne

En

aussi dans la

le

1746,

il

Champagne)

est

est contremaître

18 septembre,

il

épousa

fille

de Maurice Béria.u et de Catherine Boisme-

la ville

de Québec, mais cette famille demeure alors

Elisabeth,

nu, de

moins

de commis aux Forges.

renferme de nos jours (1909)' 761 habitants;

mune du

Daritel,

datait de 1738 au

il

aux Forges.

Mgr

beth à Québec,

le

Tan,guay (5)

fait naître leur fille Elisa-

11 mars 1751, mais c'est en 1750.

Cham-

4. (C« doit être Châlons où il y avait des Guéry dans ce cas. elle doit être parente d'Antoinette Gnéry, ci-haut anentionnée. ;

5.

Dictionnaire généalogiqtœ,

vol. II, p. 611.

LES FORCTES SAIXT-MAURICE

70

pagne avait

été

inhumé aux Trois-Rinères

26 décem.'bre

le

1749.

Edouard Hambleton,

de Jean et de Judith Daul,

fils

de Dublin, Irlande, marié avec Esther Cook, Teuve de Pierre ProYost,

Londres,

de

Angleterre,

aux Forges dès 1738 puisque

le

était

maître-chauffeur

23 arril 1739

font bapti-

ils

Le parrain fut Claude Périchon et la marraine Anne Godard. Le 20 mars 1741 fut inhumé Nicolas qui était né la veille. Le 2 arril suivant on enterre Marie-Joseph, fils des mêmes mais dont l'âge n'eet pas indiqué. Aux Trois-Eivières, le 4 novembre 1742, Hambleton se remaria avec Marguerite Duruau née dans ser leur fils Claude-Edouard.

En

cette ville en 1714.

union naquirent

1743

1745 fut baptisé Pierre qui avec

Josette

et

1744, deux enfants de cette

Le 19 août

furent inhumés peu après.

et

se

maria au Détroit en 1773,

Claude-Edouard,

Petit.

né en

1739,

nous

échappe.

Le 29

avril 1738, le président

et des colonies fait savoir à

que

MM.

du conseil de

la

marine

de Beauharnois et Hocquart

nomimé Duohesne, ouvrier entendu dans la fabrication des fers, passe au Canada pour s'y établir et il conseille de l'employer à la compagnie des forges Saint-Maurice. Je n'ai aucune autre trace de cet homme. Extrait du registre des baptêmes, mariages et sépulle

tures de l'église et paroisse de

née 1712:

'TLi'an

1712,

le

Colmier-le-Haut, pour l'an-

13 janvier, je sousigné, Maurice

iSéjoumant, prêtre curé de Colmier-le-Haut, l'église

dot

et

du de

dit lieu,

Laurent Girardot,

fils

Jeanne Bourgeois, laboureurs

Préfontaine, né

le

12.

Son parrain a

fih de défunt François Poullot laboureurs, demeurant à

et

Chambain,

été

ai

baptisé en

de Claude Girar(cultivateurs)

à

Laurent Poullot

de Marguerite Isselin, et

sa marraine

Etien-

LES FORGES S^UXT-MAURICE

71

Pamy et d'Anne Isselin, laAuquel baptême étaient présents Laurent Eoy, recteur d'école, et François Clément, maréParny

nette

fille

de Didier

boureurs à Préfontaine.

du

chal

(ferrant

ou yétérinaire)

avec

nous."

Coubnier est dans

Champagne. canton

C'est (en 1909)

une

dit

signé

Langree,

257 habitants,

localité de

Haute-

de Langres,

arrondissement

d'Auberive,

qui ont

lieu,

diocèse de

le

Le nom de Girardot n'existe guère plus à Coulmierle-Haut, mais on le retrouve en très grand nombre dans la Marne.

vallée

de

l'Anjou

et

principalement dans

les

villages

de

Le 9

Ohameray, Eochetaillée et Saint-Loup novembre 1738, Laurent Girardot épouise aux Trois-Eivières Anne Trotocheau, fille de Louis et d'Anne Eaffa)^ des forges de l'Anjou.

Saint-Maurice.

Ce ménage a vécu aux Forges,

et

on

voit les

enfants aux Trois-Eivières, à la Pointe-du-Lac, ailleurs aussi.

Louis Tourtochaux (devenu Tertochau et Trotocheau)

né en 1686, paroisse de Taux, diocèse de Dijon, Bourgogne, était marié avec Anne Eaffay. Ce ménage a dû arriver de France en 1737 ou 1738, avec trois enfante: Anne, Suzanne, Louis.

Ce dernier devait

Saules est un lieu de

au berceau (6). Vaux-

être encore

527 habitants

(en 1909),

Sainte-Seine-1' Abbaye, arrondissement de Dijon. à 1715 on y a trouvé, par les registres,

chaud

et

un Pierre Tortauchaud.

A

canton

De 1700

un Claude Tortonon loin

Francheville,

de là, il y avait des forges en 1701 et une famille Tortochaud. iCes localités sont dans la Côte d'Or. Le 25 septembre

1720, à Vaux, *'fut bapticé Louis,

tochaux,

"manoumer"

fils

(qui travaille à la journée)

rant à Cinq-Fonds, et de Françoise Guyot.**

même 6.

de Jean Tour-

demeu-

Il était

né ce

jour et a eu pour parrain 'Tjouis Baunis, laboureur

C'est ce Louis qui continua la lignée.

LES FORGES (SAINT-MAURICE

72

à Cinq-Fonds

et

pour marraine Françoise Charmée, manou-

même

vrière à Chéneroilks, de la

tot,

Tribolet,

déclarant ne

Ce Louis

Duthu, Petitot, Dereipas, prêtre.

n'est pas le Louis qui vint

Le

paroisse/'

Claude Tourteauchaux, Peti-

(Signatures)

savoir signer.

au Canada.

novembre 1738, aux Trois-Rivières, Anne,

9

fille

Vaux

de Louis Trotocheau et d'Anne Raffay, "paroisse de

diocèse de Dijon, à présent de la paroisse des Trois-Eivières",

Laurent Girardot des forges Saint-Maurice.

épouse

Soizanne se maria à la Pointe-du-Lac, en 1751, avec Jean-

François Chaillé (7), déjà mentionné; sassinés en

femime

1779, en

et leur fille,

elle et lui

même temps que

furent as-

Louis Pothier, sa

par des maraudeurs américains.

Louis,

qui a fondé la famille actuelle des Trotocheau, se maria aux Trois-Rivières en 1763, avec

Françoise- Véronique

goin, née dans cette place en

1740,

suivante et

il

éipousa

en 1766,

Bour-

mourut l'année

Elle

à Nicolet, Louise Trudel,

qui parait être née en 1732 à Saint- Augustin, district de

Québec.

Quant

à Louis, le père Trotocheau,

aux Trois-Rivières en 1763. Pierre Hérard, fils de Vincent

et

il

fut

inhumé

de Catherine Dubas-

employé aux novembre 1738, Suzanne, fiUe de Jean Chaput et de Nicole Guenin, ou Guéry, déjà mentionnés. Il est dit au registre que Nicole Guenin était de la paroisse de Chalonée (?) aussi du diocèse de Langres, ce que Mgr Tanguay ne connaît pas. Elle devait être ton, paroisse

d'Aulnoy, diocèse de Langres,

forges Saint-Maurice, épouse,

parente de la toinette tii
femme

ide

le 9

Jean Aubry qui

se

nommait An-

Guenin ou Guéry ou Gueny, et venait de Châlons, Les Chaput étaient de la Pointe-'aiix-

de Langres.

7. Pas Caillé, comme tdous l'avons déjà vu ailleurs. Caillé sont xuxe autre famille étrangère aux Chaillé.

Lea

LES FOKGES SAINT-3i£AUIlICE Trembles de Montréal. Suzanne

était soeur

de

A

Nicolaa Robichon, mentionnée plus loin,

7at

madame Jean-

Aulnoy-d^Arbot

on n*a trouvé aucune trace du nom d'Hérard dans gistres de

1700 à 1740.

Haute-Marne.

'Cest

les re-

un canton d^Auberive dans

la

y a Ormoy-sur-Aufre, canton de ChâteauYillain, aussi Haute-Marne, dans le voisinage de DanseToir,



Hérard

Il

l'on pourrait faire des recherches.

femme

et ea

De 1744

firent baptiser quatre enfants.

étant débédé, sa veuve se remaria en

à 1758,

Hérard

1759 avec Antoine

Tara ou Thara, des Forges. Pierre Labonne ou Labône, fils de Serbert et de Madeleine Berrousse ou Berton(8) paroisse Dnchesne, diocèaede Moulin, en Bourbonnais, demeurant aux forges SaintMaurice, épouse, fille

le

27 juillet 1739, Madeleine de Nevers,

de François et de Madeleine Fiché, famille canadienne.

Le

frère Augustin Quintal, missionnaire des Forges, célébra

le

mariage en présence du sieur de Cressé, qui signe "Cras-

De 1740

se" tout court.

cinq enfants.

à 1752, ce ménage a fait baptiser

Cressé, c'est Poulin déjà mentionne.

François de Nevers dit Boisvert, d'une famille de Sainte-

Croix de Lotbinière, était marié avec Madeleine Fiché

Dupré, de

la

ce ménage se trouvait aux Forges.

année, leur

dit

Pointe-aux -Trembles de Québec, et en 1739,

fille

Le 27

Madeleine épousa Pierre

juillet

de cette

Labonne, aussi

des Forges.

Louis-Michel Houde, natif de Lotbinière, était employé aux Forges. Le 7 avril 1739, il épousa à Bécancour, Geneviève Lemay. De 1740 à 1753 ils firent baptiser cinq enfants En 1760^ aux Trois-Rivières, Bécancour et Lotbinière.

Houde 6.

était veuf,

Mgr

'

TangTiay, Dictionnaire généalogique,

vol.

V, p.

M.

LES FORGES SAIXT-MAUEICE

74

né à Lotbinière en

Grenier,

iFrariçoiâ-Boiiaventure

1727 Marguerite de Nevers dit Boisvert,

1700, épousa en

On

née au Canada.

trouve ce ménage

aux forges Saint-

Maurice de 1738 à 1751. Pierre Dasylva

né à Québec en 1715,

Portugais,

dit

charretier aux Forges, est parrain en ce lieu, le 3 août 1738,

de Pierre,

"fils

de Bonaventure Grenier et de Marguerite

Le 12 janvier

Nevers, habitants des Forges."

épouse Ursule,

Bayard

fille

de François Dupuis

Lamontagne

dit

Jean-Baptiste,

fils

cette ville,

le

il

de Miarguerite

(9),

de François Dupuis et de Margueri-

Bayand dit Lamontagne, des

te

et

suivant,

25 octobre

Trois-E.ivières, épousa

1739, iCatherine,

fille

dans

de Jean-

iFrançois Constantineau et de Louise Mat, aussi des Trois-

Pierre Bouvet, témoin.

Rivières.

tal célébra le mariage.



il

Dupuis

I^

frère

Augustin Quin-

était charretier

aux Forges,

a toujours vécu par la suite, ainsi que son frère An-

toine.

Antoine Dupuis, frère du précédent,

aux Forges. le

Etant veuf,

il

se

était aussi enployé

remaria aux Trois-Rivières

10 septembre 17-11, avec Ursule,

fille

de Pierre Alary,

'Canadien.

Brigitte-Exupère, soeur de ces deux Dupuis, épousa le 9

mai 1740, Elie Manceau

registre

donne à

la

mariée

dit Lajoio. le

P^n cette occasion, le

surnom de

Jolicoeur.

Pierre Bouvet, né à Québec en 1715, épouse aux TroisRivières

le

7 janvier 1741, Catherine Bériau dit Lamarche,

d^une famille des Forges.

9.

était

Il

était

maître-taillandier aux

Dasylva était encor,e aux Forg'es en 1748. Cette famille au pays depuis 1^80 ou environ et laissa une nombreuse

descendance.

LES FOEGES SAINT-iNLAUKICE

En

Forges depuis 1738 au moins.

1739,

Jean-Baptiste Dupuis, des Forges.

.de

ménage

fit

il

75

signe au mariage

De 1741

à 1759, ce

baptiser sept enfants.

Pierre Alary, natif de Lotbinière, employé aux- Forges, se

maria en 1739 avec Marguerite Houide, de

Saint-Nicolas,

près

Au

Québfsc.

registre

la paroisse

de

Fégli-se

de deS

du 25 mars 1740, est inscrit le baptême de Pierre, fils de Pierre Alary et de Marguerite Houde. La marraine est Angélique Houde. L'acte ajoute Trois-Eivières, sous la date

que

cérémonie a eu lien dans

la

c'est la

la chapelle (Saint-Maurice,

première mention de cette chapelle.

Jean-Baptiste Bériau, né à Québec en 1712, se maria

aux Trois-Edvières, Il était forgeron

le 8 février

1739, avec Catherine Picard.

aux forges Saint-Maurice.

Sa soeur Eli-

Champagne Son autre eoeur Catherine-Louise,

sabeth, née en 1726, à Qué^bec, épousa Xicolas

contremaître des Forges.

née en 1722 â Québec, se maria avec Pierre BouTet, maître-

aux Forges.

Leur frère Joseph-Marie, épousa Tous ces mariages furent célébrés aux Trois-Rivières et aux Forges. Simon Boin ou Bouin dit Dufresne, né à Lorette en 1717, marié aux Trois-Rivières le 8 février 1739 avec Cataillandier

Josephte Beaudry en 1748.

therine Pineau dit Laperle,

occupé aux Forgeg en 1738.

Canadienne, paraît avoir été

Vers 1749, on

le

retrouve à la

Pointe^du-Lac. François-tPierre Beaupré, fils de Philippe et de Judith

Saunier, paroisse Sainte-iCroix, s'était

vil'le de Metz, en: Lorraine, marié à Québec en 1725 avec Thérèse Mercier et en

1738 ce ménage est aux Forges avec cinq enfants. Beaupré est maître-serrurier.

iLe 16 octobre 1739, ils font baptiser leur

sixième enfant dont tionné.

le

parrain est François Caisse déjà men-

Quatre jours après, au registre de la paroisse dee

76

LES FOKGBS SAINT-MAURICE

Trois-Eivières

on

voit l'acte de sépultiire de "Pierre Beaupré,

maître-serrurier des Forges, frappé hier d'un coup mortel qui

cependant

lui a

laissé le

temps de recevoir l'absolution

et le

sacrement de l'Extrême-'Onction."

Le 23 novembre

suivant, la cour de justice étant assem-

blée se composait de Louis- Jean Poulin sieur de Ck)urval

Oourval) seigneur de Mcolet,

(signe

chef

du gouvernement

f roy de

^conseiller

du

roi,

(il

juge-en-

des Troi's-Eivières ; Louis- Joseph G-ode-

Tonnancour agissant comme procureur du

roi

;

Jean-

Baptiste Fafard de la Framboise, substitut du procureur du

Le

roi.

sieur

Simonnet Lefébvre

acouise

Jean Brissard

dit

de Coumoyer, d'avoir

'Saint-Jean, soldat de la compagnie

nommé Beaupré

et, comme on ne ipouvait s'assurer de du coujpable, la sentence porte qu'il est condamné •à être pendu en effigie et jeté à la voirie. Le sieur Alexis Fafard de Francheville appe'Ile de ce jugement de\'ant le ConLe 2^3 janvier 1741, à Québec, la seil supérieur de Québec.

tué le

la personne

veuve Beaupré épousait Marc Lelièvre. Sylvain Chabanac dit Berry, soldat de la compagnie de ILongueuil,

Monay,

fils

diocèse

de Pierre et de Marie Guérinne, paroisse de

de

Bourges

en

France", épouse aux Trois-Eivières,

Dehomay

Berry, le

"dans

l'ancienne

24 août 1739, Geneviève

dit Laneuville, native de Sainte-Croix de Lotbi-

nière et "les deux époux habitent les Forges/' ajoute le frère

Je n'ai pas pu faire Monay, par un ami de cette région de la France qui a vainement fait des reohercjhea •à ce sujet. En 1760, la veuve de Chabanac (pas d'enfant) se remarie avec Jean Lisieux, venu de l'Angoumois et qui deAugustin Quintal qui célèbre

le

mariage.

identifier l'endroit appelé ci-dessus

meurait aux Trois-Rivières depuis 1726. Elie

1715,

fils

Manceau ou Moussin ou Limousin

dit Lajoie,

né en

de Pierre et de Madeleine Hibout ou Héliot, de la

LES FORGES SAIXT-iL\UEICE

77

paroisse SaintHSurin de Bordeaux, était soldat dans les trou-

pes de la colonie. Ije 9 mai 1740, aux Trois-Ei\'ières,

Brigitte-Enipère Dnpuis dont avec elle aux Forges.

Lajoie,

é^pousa

comme on

le nommait le iplua Sa descendance existe

emplo}'é aux Forges.

souvent, était

il

deux frères demeuraient

les

encore.

Jean Mantenet, natif de Xesle, diocèse de 'Langres en Champagne, était fils de Jean et de Biaise Baquet. Aujourd'hui c'est N^esle-^t-îklassoult, une localité de 404 habitants en 1909, canton de ÎLaignes, arrondissement de ChâtiUon-sur-

On

8eine, Côte d'Or. famillee

a constaté que vers 1730

Mantenet à Nesle.

Mantenet

même en

forges Saint-Maurice en 1738 ou vier 1739,

cour.

il

Antoinette Ouéry, des Forges,

7

le

de Jean Aubry

décembre 1739,

Simonnet, lesquels signent avec

Quintal

jan-

baptiser huit enfants.

raine est demoiselle Angélique Perrault et

tin

Le 12

1737.

épousa Madeleine-Françoise Béohard à Bécan-

De 1740 à 1753, ce ménage fit Au baptême d*Angéliique, fille

Baptiste

y avait des employé aux

il

était

"^missionnaire

née à Québec en

1

724, était

et

de

mar-

parrain Jean-

le

Frère Augus-

le

des Forges.''

la

Cette marraine,

de François Perrault et de

fille

Suzanne Page de Carcy (décédée à Québec en 1733). Ses frères et soeurs, au nombre de six, vivaient peut-être à Québec en tous cas, le père François, marchand forain, se tenait ;

dans

la région

François fils

de

des Trois-Rivières.

Thomas

François

Kouen, Normandie, Rivières lorsque, fille

des défunts

dit

Tranchemontagne, né en 1706,

de 'Catherine Kibard,

et

en

était sergent

1734,

il

de-la-Madeleine où eut lieu

La le

et

du

diocèse

de

garnison des Trois-

la

épousa

Aubin Maudoux

de Saint-François-du-Lac.

de

Madeleine-Catherine,

Madeleine Provencher

mariée mariage.

demeurait au Cap-

En

1740, ce nié-

LES FORGES SAINT-MAURICE

78

nage était aux Forges où Thomas traTaillait à la fabrication du charbon de bois. Il signe nettement sur un témoignage en Son fils François, né aux 1757: François Thomas (10). Trois-Eivières en 1735, s'établit à l'île Dupas a-près son

mariage avec Pétronille Le Boulanger dit Saint-Pierre de lui sont descendus

Adam

Ignace fils

(signait

Adam

tout court) était le petit-

de Jean, notaire à la côte de Lauzon, et

On

Baptiste, de Batiscan.

avec sa

femme

et

Tranchemontagne de Berthier.

les

le voit

fils

de Jean-

aux Forges en octobre 1740,

Françoise Baribault dit Beaupré.

mariés à Batiscan en 1736 et en 1749 on

les

Ils s'étaient

retrouve à Ba-

tiscan.

Nicolas Mergé, que je vois aux Trois-Eivières en 1741,

puis chauffeur aux Forges en 1744, m'échappe après cette dernière date.

Jean-Xicolas Eobichon, né à

le

2 août 1714

de suite à

fut baptisé

Edreville,

C'est dans la Côte d'Or, Bourgogne.

nommait Nicolas Valantin;

Mou^é,

localité

plus tard,

et la

marraine,

vers

Le père de

mère Marie Dubois. où

la

était

là.

Parrain: Jean

famille Eobichon

Jean-Nicolas

de

l'enfant se

Marie Maçon, tous deux de

voisine

1737.

(pas 1700)

Xerigny, près

Saint-

demeurait

marteleur aux

forges de Courtinon, dans le voisinage de Saint-Mouzé, en

1738.

Le

2 janvier 1740,

Vezain pour

trois

années

il

et

s'engagea au sieur OliAier de le

service de

Canada, à raison de mille francs par an.

deux forges au Après ces trois

10. Nous croyons plutôt maintenant que c'est son fils François, alors âgé de vingl-deux ans, qui sig^a ce témoignage. Car, aux archives judiciaires de Québec, nous avons vn un document (No. 1286) où il est dit que François Thomas, père, fut tué

aux Forges en

1742.

LES FORGES SAIXT-MAURICE

79

mère auront leur passage gratuit pour rentrer

ans, lui et sa

en France.

Dans

le

cours de cette année 1740, Jean-Nicolas et sa

Le 13 mai,

mère sont aux forges Saint-Maurice. Denise Cfhaput, Canadienne, dont tionnée

La

Ils

ici.

ont éleYé six ou

la famille

est

il

épouse

déjà

men-

enfants.

©eipt

population du Canad'a venait de l'ouest de la Fran-

ce, et surtout de la partie agricole

Les ou-

de ces contrées.

vriers des Forges se sont recrutés dans l'ouest de la France,

uniquement dans

hameaux qui entouraient

les

répandu dans

est le plus

autour

le

Trois-Rivières.

des

sol

mines de

les

C'est le fer en grain qui

fer et les usines métallurgiques.

de

la

comme

Bourgogne,

Les forges

de

Bourgogne et

Franche-Comté forment un groupe industriel très ancien, les méthodes qu'on y survait en 1730 ne dataient guère de plus de cinquante ans; elles provenaient de la Suède où mais

Colbert avait envoyé des ouvriers pour les initier aux prati-

ques des Suédois réputés le ^

martelage du

fer.

les plus

experts dans la fonderie,

Courtépée dans sa Description du[

duché de Bourgogne, parle des forges de ce pays en 1777:

"Dans de Vauvey, Eissarois,

lOolombe,

environs de Châtillon-sur-Seine,

les

.

et

celles

.

même

essence, de qualité aigre, excepté celles

de Chameçon et de Rochefort, dont

dur

y a

VucoUes, Liguerolles, Gurgy, Cour-l'Evêque, Sainte" 'Tjcs fers qui sortent de ces forges sont etc.

presque d'une

doux.

il

Villote, Cihameçon, Rochefort, Ampilly, Voulain,

'Celui

de

Liguerolles,

plus cassant.

donnent des

fera

de

les fers

Gurgy

et

sont bons et fort Villote

est plus Les forges de Villars et de Marcy

la meilleure qualité et passent

pour les Les forges de l'Abergemont, Compasseur, Villecomte, Diénay, sont

premiers de la Bourgogne.

Moloy,

Courtinon,

aussi en réputation de fer fin.

Elles ont assez d'afflouage

LES FORGES SAINT-MAUKICE

80

et

de

excepté celle de rAbergemont et de Diénay

bois,

n'ont que

le

cours d'eau, mais elles consomment

qmlitéa de mines que

les autres et

qiii

mêmes

les

n« manquent pas de

boiô,

étant à portée d'acheter ceux qui les avoisinent en quantité. ''La foTge de Pelleray, à

fournit d'assez bons fers, mais

deux il

lieues de Sainte-Seine,

y a peu de bois et

les

mines

sont trop éloignées; on en vient souvent prendre jusqu'au

L'on fabrique de bons fers marchand et fondeen quantité dans la forge de Tréchâteaux, qui dépend de direction de Dijon, quoique située dans la généralité de

Val-Suzon. rie

la

Oiamipagne.

On

y peut fabriquer quatre cent milliers de même qu'à Marcy, Moloy, Ville-

fer par an, sans chômage, de

comte,

Courtinon,

;Compas6eur

et

Buffon.

dans chacune desquelles on peut fier par an sans accident."

Toutes

du

autres donnent moitié moins, excepté celles

Charollais,

faire trois cents milliers

Tarsul, c'es t Courtinon et aussi iComipresseur

les

dd

Tarsul ou Diénay annexe de Villecomte sur l'Ignon. Depuis Pelleray jusqu'à Diénay, plusieurs forges et fourneaux :

Compasseur.

euT rignon, qui tombe dans la Telle à Tréchâteaux qui est

"une

belle forge".

voisin était

des

en

forges

Marcy

activité avant 1687.

ses forges

Dansevoir est

est sur la Telle.

d'Arc-en-Barrois.

en 1435 et en 1619.

Quant

Pdleray sur l'Ignon à Bèze,

on

parlait de

Celles de Fontenelle furent

construites en 1629 et en 1658.

Les forges de Lenglay, canton de Becey, furent à Froidvent en

1508.

Elles appartiennent

iMontiigny-sur-Au'be posséda des forges en

établies

aux Chartreux. 1202;

Gissez-sur-Ouche datent de 1211, 1413 et 1601.

celles

de

LES FOEGES SAINT-MAURICE

81

X LE FIEF SAINT-ETIENNE EST AJOUTE AU DOMAINE DES FORGES. — DIFFICULTES FINANCIERES DE fJUGNET. — LES FORGES SONT MAL ADMINISTREES. — FIN DE LA COMPAGNIE CUGNET.

— 1740-17

Jf£.

Par des actes des 6 et 13 avril 1740, le roi confirme l'acte du 12 septembre 1737 qui accorde à "la oomipagriie des forges de fer du Canada" une étendue de terre additionnelle de deux lieues

de largeur sur

trois lieues de

profondeur atppelée

le fief

Saint-Etienne et des terres qui sont au nord-ouest depuis ce fief

Saint-Etienne à prendre, le front, sur la rivière des

Trois-Kivières en remontant jusqu'à une lieue au-'dessus

du

saut de la Gabelle sur deux lieues de profondeur, pour être le dit fief

Saint-Etienne et

les terres

qui sont au-dessus in-

corporé au fief Saint-Maurice.

En même

temps

en conseil décide que

le roi

la

réclama-

du domaine d'Occident en «Capas applicable aux forges Saint-

tion soumise par les fermiers

nada contre Cugnet Maurice.

n'est

Cugnet(l), agent des fermiers en question, se

Toit dans l'impossibilité de régler ses comptes avec eux

mais

né en 1688, a dû arriver au pays ne figure pas au recensement de Québec en 1716. En mai 1724, Cugnet est nommé agent du domaine d'Occident en Canada. Son magasin était dans la rue Sous-le-Fort. On le qualifie aussi de fermier du domaine du Labrador, premier conseiller au Conseil Sui>érieur de Québec (1733) et receveur général du doonaine du roi. De 1727 à 1732, il commerça avec Gatineau sur la laine des boeufs ilûinois. Mais cette entreprise tomba aussitôt. 1.

Cugnet

vers 1719, car

dit Provençal, il

LES FORGES SAINT-MAUEICE

82

cela n'affecte nullement les forges qui sont affaire quoique le sieur

du

ajoute le président

Cugnet y

remboursé

le

De

plua,

'Conseil, le roi est le principal créan-

compagnie des forges

cier de la

une toute autre

soit intéressé.

premier

y

s'il

et,

à ce

titre,

avait prise

devrait être

contre

les

dites

forges.

Aux mêmes

mai

dates d'avril et encore en

suivant,

on

compagnie des Forges de quatre ans pour le remboursement des

écrit de Versailles qu'il est accordé à la

un nouveau

délai

avances faites par

le roi et

que

les fers des forges

employés au service public seront vendus au

roi à

qui seront

une réduc-

tion de dix pour cent sur le prix de France.

Une

note de Versailles montre qu'on avait engagé des

ouvriers dans le

du

2 mai.

OLe

royaume pour les forges Saint-Maurice. C'est jour, on fait savoir au gouverneur Beau-

même

harnois que le

iC'onseil

vaux du

de

isieur

a reçu le rapport concernant les tra-

Léry, ingénieur, dans la construction des

édifices des forges.

Dix

jours plus tard, le Conseil se plaint

de oe que cet établissement marche mal et frère

du sieur

Olivier, directeur des forges,

il

ajoute que le

va partir pour

le

iCanada. iLle

29 miai on donne avis au sieur Olivier de Vezain

qu'il est impossible de

procurer à sa comipagnie l'exemption

des droits de marque de fers pour les produits qu'elle enverra

en France. Cugnet, malgré ses talents, courait trop de lièvres à la fois, ce

qui l'obligeait à négliger les forges.

pouvaient fait

que

le

le

Ses associés ne

suppléer et encore moins prendre sa place.

Le

souverain aidait de ses deniers, sous forme de prêt,

l'entreprise des fers

du Canada nous étonne puisque

cipe colonial, entendu

voulait dire

:

la colonie

le prin-

selon le sens français de ce temps,

pour

'le

bénéfice de la France et cela

LES FOKGES SAINT-MAURICE

On ne nous

uniquement.

permettait ni commerce ni fabrique

A

afin de ne pas gêner le royaume.

amena

fluence qui

le roi

qui donc attribuer l'in-

son conseil à assister Poulin-

et

Francheville, puis la société Cugnet ?

Je

.dirai

et H'ocquart en attendant que l'on connaisse

jamais on

cartes, si

Le cas

découvre.

le

part du gouverneur et de l'intendant,

si

ils

étaient des

on leur avait

écrits quel

hommes

laissé les

:

Beauharnois

le

dessous des

peu près unique roi, mais de la nommés, c'est autre

est à

dans notre histoire, en tant que faveur

chose:

83

ici

du

de 1840 ces vivants de 1740, et

mains

libres,

nous ©avons par leurs

€lanada progressif nous aurions eu en peu d'an-

nées.

Le 7 septembre 1740, Hocquart donne instruction au si'Gur

de Boisclerc, un fonctionnaire connu, d'aller avec Cressé.

Simonnet

fils

et

Déry

visiter la

minière de la Pointe-du-Lac.

Il est fait

mention d'une forge haute

aux Forges

qu'il faudra

le sieur

examiner

et d'une forge basse

et sur ce point

ou d'autre»

Perrault fournira des renseignements(2).

Notons que le 21 novembre au Conseil Supérieur de Québec furent enregistrés les documents du mois d'avril concernant

le fief

Saint-Etienne.

aux Forges Jacques Laviolette verger, de la Lie

3

Cette année 1740, sont établis. et sa

femme Marguerite Du-

Pointe-Lévis.

aux Forges, Michel Lemay, né en

février 1741,

1689 au Cap-Santé,

et sa

femme, Geneviève Marotte (Marot)

née en 1701 à la Pointe-aux-Trembles de Québec, font baptiser Charlotte,

née à Bécancour.

C'était

binière qui avait séjourné à Bécancour.

un ménage de LotIls avaient

quatre

enfants dont l'aîné était d'avant 1730.

imprimé dans

le Bulletin des recherches procès-verbal de cette visite fut fait par Maurice Déry en octobre suivant. 2. Cet ordre a été historiques, 1917, p. 287.

I>e

LES FORGES SAINT-MAURICE

84

iLe

12 mai 1741 on promulgue aux Forges une défense

de payer les ouvriers en marchandises. Cette année, la com« pagnie des Forges demajide à être mise en poss€>ssion d'un terrain qui se trou'vait com^pris dans les limites de la seigneurie

du Cap-de-la-Madeleine,

c'est-à-dire sur

la

du Saint-Maurice en arrière du Cap où étaient ILe président

du

rive

gauche

les habitants.

'Conseil ipour les colonies écrivait à

Ho^

le 12 mai 1741 qu'il y avait tout lieu de craindre que Forges ne répondent pas aux espérances qu'on en avait

quart les

conçues.

Ce

n'est pourtant pas

bonne en elle-même, mais sidérément.

que l'entreprise ne

soit point

fonds y ont été dépensés inconLe plus fâcheux est le risque qu'on court pour les

que le roi a faites. Le roi ne peut entreprendre pour son compte une telle exploitation, car les difficultés de la régie la rendrait sûrement onéreuse, et il serait à peu près impossible de former une nouvelle compagnie a/près cet insuc-

les avances

En

•^cès.

-qu'il

'des

vue de cette catastrophe,

conviendra de faire quand

il

elle se

faut mûrir d'avance ce produira.

Avec l'année 1742 nous sommes dans la crise financière Forges, mais avant que d'en parler voyons les affaires de

Ougnet. «culier

Le ministre des

colonies, voulant mettre oe parti-

en état de rétablir son

de neuf années,

les

tiquia, Michipicoton et

des pelleteries, à

de ces fermes

la

crédit, lui offre,

pour

la

durée

fermes (monopoles) de Nipigon, Kaminis-

Témiscaming où

il

pourrait ramasser

charge de payer au roi la rente ordinaire

non pas d'un seul coup mais par versements. Quant au Nipigon, comme Eamesay occupe ce poste, il faudra attendre un an. Kaministiet aussi les dettes des Forges,

quia est vacant;

le profit ne rapportera que la rente au roi, à moins que oe poste ne soit occupé que par le même homme des trois autres. A Témiscaming il y a le sieur Déry qui paye

5,600 francs.

Gatineau, des Trois-Eivières, à Michipicoton,

.

LES FORGES SAI^^-MAlIRICE et son bail durera encore trois ans;

il

85

paye 3,750 francs. Tout

Cugnet refuse l'offre du ministre. En ce qui domaine de la ferme occidentale ou Canada, Cugnet

ceci considéré,

regarde

le

doit 63,302 francs et

il

maine de Tadoussac dont

il

lui

le

offre de l^acquitter sur le doa la ferme

ou monopole depuis

21 août 1737 et qui va jusqu^à 1746.

On

«par ses fourrures et

Mais

France.

la

ce

Le Canada ne

Toit ici le système colonial français.

comptait que

de

demande que

Il

étendu jusqu'à 1755.

bail soit

était

tout distribué

roi.

Sur

commerce

ce

uniquement

'pour le profit

n'était pas libre puisqu'il

en monopoles qui payaient

au

rente

ces revenus, le trésor royal prenait de quoi ren-

contrer les petits salaires

du gouTemeur, de

ses secrétaires,

la solde des troupes entretenues dans la colonie, la construc-

tion et l'entretien des édifices publics, enfin les dépenses de

Les douanes rapportaient

l'administration. les

peu vu que

En

population agrico^le ne comptait pas dans ce calcul

léalité, la

parce qu'elle ne rapportait rien au

ques étant prohibées,

royaume, castor.

Une et

très

habitants s'habillaient eux-mêmes de pied en cap.

Les industries publi-

Tout pour

n'y avait rien à tirer de ce chef.

il

Pas

seule

roi.

pour ne pas nuire aux fabriques du

moindre considération pour

la

idée,

étroite,

pito^^able,

les

oppressive.

le

Canadiens.

Hocquart

Beauharnois auraient bien voulu faire autrement, mais.

.

Cugnet, Simonnet père, de Vezain, Gamelin et Tasdhe-

reau formaient la compagnie des Forges.

noms de Poulin ou

Francheville.

de Cugnet d'accepter

les

ravant



c'est

des Forges.

En

Je n'y vois plus 174:2,

fermes de l'ouest

après

le

les

refus

— ou même aupa-

C'ugnet seul qui est poursuivi pour les dettes

Tout

ce qu'il .possède est saisi (3).

Il est loin

Ménage, cheval, voitures, etc. CependaTit, la procédure en resta là et le roi accorda un délai à Cugnet. En 1745, lui, Gamelin -et Taschercau demandent d'être déchargés de leurs 3.

LES FORGES SAINT-MAURICE

86

de pouvoir satisfaire

ses créanciers.

On

ne connaît aucun bien

à ses associes.

dû par Cugnet au Domaine

Il est .à

&

Marine

la

63,302 francs 5,704

Colonies (farine)

marchands

71,035

aux ouvriers, etc

7,349

à des

ÎLe 15

mars 1743, on dépose un état de compte

— — — et

par

sentence arbitrale du 1er septembre on voit

que

compagnie des Forges devait

la

....

139,185 francs

sommes dues aux marchands de France

sur les

et de Québec,

au moins

6,000

aux ouvriers, fournisseurs, porteurs de billets de Vezain, Perrault et Simonnet fils .

Total

.

7,349

— —

152,534 francs

dettes ou avances du roi pour les Forg^es, qu'ils n'avaient pu encore régiler. Le 12 mai de cette même année, le Conseil informe Cugnet, Gamélin et Taschereau que leur demande sera considérée plus tard. Cugnet avait alors la ferme de trois postes de traite. En juin 1745, il demande à Hocquart le renouvellement de son bail de la ferme de Tadoussac au prix de 6,000 francs en y joignant la baie de Kitchecliatsoin. En mars 1747, (^ugnet obtient ]X)ur quatre ans l'affermage des postes de Témiseaming, Michipicoton et Kaiministiquia. au prix de 7,500 francs par an. Peu après un nouveau malheur s'abat sur Cugnet le navire La Gironde, qui était chargé de cent barriques d'huile à son compte, se perd sur les côtes de la Bretagne en passant de Brest à Rochefort. :

juiillet 1752, le président du conseil de la marine Bigot que les effets laissés par Cugnet, décédé peu avant, sont plus que suffisants pour payer ce qu'il doit au roi et à ses autres créanciers. Le 8 juin 1753, la veuve de Cugnet obtient une gratification du roi de cent livres.

Le

écrit

à

7

I^S FORGES SAINT J^AURICE

La compagnie

étant divisée en vingt parts dont Cngnet

en possédait quatre, dette et

87

devait supporter 34,320 francs de la

il

Gamdin, .Simonnet

père, de

Vezain et Taschereau

le

reste, soit 118,2'14 francs.

Tandis que tout cela écrivait, les

se passait

dans

la colonie, le ministre

27 février et 27 avril 1742, que rien n'avait encore

M. Hocquart pour assurer Afin de ne pas suspendre le travail,

été déterminé sur les propositions de l'exploitation des forges.

M. Hocquart

ce qui provoquerait la dispersion des ouvriers,

pourvoira aux lapprovisionnements strictement nécessaires pour seulement.

le travail journalier

situation des forges

esit

Le ministre

fort embarrassante.

Il

déclare que la

ne voit que deux

moyens d'en sortir créer une nouvelle compagnie ou exploiter au nom du roi. iCeci est 'le grand mot lâché. Nous ne devons (plus dire que le roi prit les Forges à son compte en 1737, non, :

il

ne

fit alors

que prêter de

Francheville seul.

du même genre à le Conseil

prise

la

l'argent,

comme

il

avait fait envers

accorda deux ou trois autres secours

Il

compagnie iCugnet,

puis,

en

avril 1742,

songea à sortir de l'impasse en absorbant l'entre-

au nom du roi. Pour du Canada.

le

moment,

il

fallait attendre

des

nouvelles

*

*

*

Le 9 décembre 1739 fut baptisée Angélique, fille de Jean Aubry et d'Antoinette Guéry, des Forges, déjà mentionnés. Aubry est maître-faiseur de charbon. Angélique se maria en 1757, aux Trois-Eivières, avec François Grenier.

Le 29 mai des Forges. ISTevers,

1742, premier acte enregistré de la chapelle

C'est le

baptême de Louis,

déjà mentionné.

mentionné.

Marraine

déjà mentionnés;

elle

:

Parrain

:

fils

Pierre

de François de

Marineau, déjà

Marie Sauvage, femme de Marchand, signe avec le frère Augustin Quintal.

LES FOBGBS SAINT-MAUKICE

88

Le 17 juin 1742, (des

aiLx

Trois-Eivières, Joseph

Aubry,

Forges, cLéjà mentioimé, épouse Josephte, née à Montréal

en 1717, fille de Louia Ohèvrefile et de Geneviève Paillé, Les témoins sont Jean Auibry, trois Irères de la mariée, Pierre Lalonette, chainffeur déjà mentionné et Jeoffroy, pas connu d^ailleurs. Le prêtre est Aiigustin Quintal Jean-Urbain Martel de Belleville, né à Québec en 1708, était aux Forges comme employé. Le 9 septembre 1742 il est présent à Tinhumation de Michel, enfant de Jean-Prangois Eobichon, areo le docteur Alavoine, des Trois-Elvières,

et le frère

Bernard BuUet, prêtre récoHet, qui

officie.

1742 à 1747, et plus tard. Martel est aux Forges. Cette année 1742, au registre des Forges, on voit

noms

D© les

de Pierre Marchand, chauffeur, Périgord, Girardeau,

Nicolas (Champagne, commis, Nicolas Dautel.

LES FORGES SAINT-MAUEICE

89

XI.

LE ROI PREND POSSESSION DES FORGES. — LA FAMILLE POULIN. — CHAPELLE DES FORGES. — MENTION DE DIVERSES PERSONNES. — ON COULE DES BOMBES (BOUILLOIRES), DES CANONS, DES MORTIERS; ON FAIT DU FER EN BARRES, AUSSI DE L'ACIER. Par un arrêt du 1er mai 1743, et les terres y

1743-1748.

le roi

réunit les Forges

appartenant (Saint-Maurice et Saint-Etienne)

au domaine et propriétés de

la couronne,

prenant en main et

pour son compte l'exploitation des mines et des usines, de la même manière que le tout avait appartenu à la deuxième comipagnie (Cugnet) après la vente à

Poulin et autres,

de payer à Poulin

on ne

lui

elle faite

trois

rembourse

cents francs de rente annuelle

le principal

cent.

€et arrêt a dû parvenir à Québec 1743,

Dès

lors

tout passa

fin

"vers la

à

l'autorité

du mois royale.

Ougnet, de Vezain, Simonnet, Taschereau et Gramelin facèrent.

comme

Pommereau, des

Gilles

Trois-Rivières,

C'est lui qui

trésorier-payeur.

héritiers Poulin,

de 1743 à 1764.

paya

la

et le

du

s'ef-

agissait

rente aux

D'après ce que

on oublia de signifier officiellement à Cugnet

J'ai

1er

vu

la décision

mai 1743, mais il en connaissait la teneur 23 février 1744, on lui communiqua cet arrêt selon

royale

si

qui est de six mille francs

—ce qui met Fintérêt à cinq pour de juin

par Pierre

15 octobre 1736, y compris Tobligation

le



les

formes. L'esiploitation

devait comprendre désormais les mines

du Cap-de-la-Madeleine

et

d'Yamachiche,

Isaac Weld, qui

LES FOKGES SAINT-MAUKICE

90

yisita les Forges en 1796, se fit expliquer bien des choses.

découvert une mine aux Trois-Eivières à

Il dit: '^On avait

la surface de la terre et de la plus grande abondance.

n'y

d'abord que des travaux faibles et

fit

mal

dirigés.

On

Un

maître-de-forge, arrivé d'Europe en 1739, les augmenta, les

La

perfectionna.

même

exporta

colonie ne connut iplus d'autres fers.

quelques essais, mais on s'arrêta

On Cette

là.

négligence était d'autant .plus funeete qu'à cette époque on avait pris la résolution de former une

Le

,da.

était facile

par

mais

les

nombreuses

le fleuve et les

La cour

jettent. jet,

marine dans

flottage des bois pour la construction des

fit bâtir

le

Cana-

navires

rivières qui s'y

à Québec des ateliers pour cet ob-

travaux tombèrent aux mains de personnes qui

n'avaient que leurs intérêts particuliers en vue et rien ne prospéra. Si

Les choses étaient ainsi en 1747."

Weld ne

se

trompe pas,

la période de

1743 à 1747

sous le régime du roi n'aurait guère valu mieux que celle de

Cugnet de 1737 à 1742 (1). Voici des notes sur la famille Poulin qui trouvent leuT place à la date où nous le roi

1.

mai

nomme

Par une

1745,

sommes

arrivés: le 26 avril 1736,

Courval-Xicolet exempt ou expert de la lettre

ma-

du conseil de

nous voyons que

la marine datée du 12 les recettes de l'année fiscale 1744-

1745, égalent îles dépenses; le stock en marehandises se monte à 50.432 livres, ce qui représente un profit. Le 7 mars 1746, la même correspondance nous informe que du 1er octobre 1741 au 1er janvier 1745, .les recettes ont été de 254.473 francs et les dépenses se chiffrent à la même somme ou à peu près. Après avoir déduit les dettes de l'ancienne compagnie aux ouvriers, ]1 resterait une avance de 42.846 livres depuis que rexploitation est faite pour le compte du roi, mais il fallait rembourser la main d'oeuvre. De plus, les négociations avec M. FJeur et M. de Sérilly, de Rochefort, pour obtenir des ouvriers, de 1745 à 1748, mangent le profit. En 1745, l'on fit bien des déboursés poiir obtenir un maître-fondeur expérimenté

"pour remplacer

ce
trop âgé qui dirige les Forges".

LES FORGES SAINT-MAURICE

91

réchaussée du Canada, iposte rendu vacant par

François

(

?)

Foucault.

décès de

le

Ce Courval-Nicolet devait

être fils

de J.-B. Poulin et de Louise Cressé.

Au

mois

à

d'^avril,

Versailles,

une note est écrite disant roi aux Trois-Rivières,

que Poulin de Courval, procureur du

néglige de payer 22,354 francs qu'il doit à Gendron, jeune

marchand de

Paris, ipour achat de marchandises.

était Louis-Jean, fils

Une

de J.-B. Poulin

et

note officielle du 21 avril 1739 porte que, en sa qualité

de procureur du

roi,

il

est à

présumer que Poulin de Courval

a acquis des connaissances légales et qu'on

pour par

Celui-ci

de Louise Cressé.

la

la

voyons en 1740 "lieutenant-général",

En

En

mort de Godefroy de Tonnancour.

district.

doit le choisir

charge de juge des Trois-Eivières, laissée vacante

Il était

soit

'Celui-ci est

le

juge en chef du

du roi. femme Anne

Claude, frère du précédent.

au mariage de Lahonne, des Forges, ''Cressé", et en

nous

seigneur de Xicolet et conseiller

1741, je rencontre Crcesé-Cburval et sa

Lefehvre.

effet,

1744 "C.

il

y a

la

Ensuite,

iCressé".

"Cressé maître et directeur des forges."

En

1739,

signature de

même

année:

C'est le seigneur de

Nicolet. il y a Bernardin de Baron, prêtre mission-

Ati registre des Forges, en 1744,

Gannes, missionnaire, puis Denis

Le 7 août, le en l'absence du Père Bernardin. Clément Lefebvre signa pour la première fois comme Il s'agit du baptême de exerçant les fonctions curiales.

naire,

frère

Louise, née

de parents algonquins.

chapelle des Forges."

construite en

tin

Quintal

la

baptisa "dans la

Je pense que cette chapelle avait été

même temps que

gros de Léry en 1737.

On

Dès

mentionne;

le

d'autres édifices par Chausse-

20 avril 1739

et encore, le

le frère

Augus-

25 mars 1740.

'le

LES FORGES SAXNT-]SL\UEICE

92

lieu '"dans la chapelle de Saint-

baptême de Pierre Alary a Maurice." (2).

Même

année 1744,

registre,

Lacombe

y a

il

et sa

femme

Lachance, Michel Chaillé, marteleur, de Belleville, employé',

Godard, Biais, Bériau, forgerons; Marguerite de Vieux-Pont, Cham-pagne,

Grondin et

sa

et sa

femme

commis; François Chevalier,

Brassard,

J.-B.

François de Xevers,

Marie Dubeau veuTe Cardinal, Jean

femme Geneviève

Oaellette, Pierre

Chevalier pareillement.

sont inconnus.

Michelin

Cardinal et Marie Dubeau

Claire Filet.

Grondin

et sa

me

fem-

étaient établis aui me, de iSainte-Anne-de-la-Pocatière, et y demeurèrent constamment par la suite.

Forges en 1743

Marie

Bélisle,

qui

devait être parente ou la

aux

était

Forges

femme de "maître

en

Bélisle"',

1743,

engagé

par Poulin de Francheville en 1732; Bélisle est mentionné

aux Forges en 1748

En

1745,

des Forges.

je

et

1749

vois le

C"est Pierre

et fait prêtre réc-ollet

;

il

était

nom

de

marié avec Anne Messier. ''T)e

Louche" au

registre

Delouche, ne à Québec en 1720

en 1743.

En

1747, le frère Clément

Lefebvre reparaît, puis en 1748, Barnabe Cordier, Lefebvre, Valérien Gaufin, Luc HendrLx.

Jean-André Duma5, boulanger, né en 1718 à Pile d'Ormarié à Québec en 1740 avec Geneviève Chabot, et

léans,

2. On a déjà dit que cette chapelle avait d'abord été construite en bois rond, puis améliorée peu après. On y ajouta une sacristie en pierre, de 20 x 20 pieds qui était encore bien conservée en 1860. Elle était vis-à-vis l'aile de la "grande maison": la chapelle était au nord-ouest. Vers 1763, la petite chapelle fut abandonnée. Elle resta \-ide durant quelque temps, puis eUe Berrit de hanorar aux voitures jusqu'à la fin du dix-huitième siècle alors qu'elle fut démolie. La messe se fit dans la "grande maison" durant assez longtemps, jiisqu'à ce qu'on y fit élever la chapelle dont nous donnons la photographie. Malgré sa reconstruction, c'est encore le modèle de la première chapelle, aveo

une aUonee.

LES FORGES SAIXT-AIAUEICE

leur

Joseph arrivèrent aux Forges en 1744 et y demeu-

filfi

rèrent quatre années, après quoi

En

et de Josephte ChèTrefils, âgé



allèrent à File d'Orléans.

ils

1745, au registre de la chapelle des Forges

mai, l'acte de sépulture de Joseph,

le 7

fils

de deux ans

avec permission, aux Trois-Eivièree

Le 2 melles.

95

février 1745, J,-B.

Dupuis

il

y

a,

de Joseph Aubry

et six jours,

inhu-

(3)-

fait baptiser des ju-

Les noms euivants sont au registre de

Forges: Pierre Bouvet, maître-taillandier,

la chapelle des

Brossard,

J.-B.

f-ommis du sieur Perrault, Joseph Aubry, maître-c-harbonnier.

Au

registre des Trois-Rivières en

1745, on voit l'acte

de sépulture de François Perrault, négociant, âgé de soixanteéept ans,

inhumé dans

le

cimetière

des pauvres.

veut pas dire qu'il était ruiné de fortune, car ses

dans une situation fort à

Nous

l'aise.

les

Cela,

fils

ne

étaient

trouverons aux

Forges.

Aux en 1695,

Trois-Rivières, le 10 août 1745, Julien Duval, fils



de Nicolas et de Jeanne Degoie, paroisse Saint-

Germain, diocèse

d'Angers,

Guéry, veuve de Jean

à la Pointe-du-Lac, où ces janvier 1750.

en

Anjou,

épousa

Antoinette

Ce ménage vécut deux personnes moururent en

Aubr}"-, des

Forges.

Pas de descendance.

Jean-Baptiste Morier, né à Sainte-Foy, près Québec,

en 1717, marié à Québec en 1738 avec Marie-Anne Lamothe dit Laramée, était charretier aux Forges en 1745 et jusqu'à 1758 au moins.

En

1745,

Pierre Mercier,

serrurier,

est

aux Forges.

Il a dû exister Il y avait un cimetière aux Forges. 3. Il s'étendait le long du Saint-MAurice, à dès 1738 ou 1739.

l'endroit

où était

le

grand jardin, en 1870.

LES FOEGS SAIXT-:NL\UEICE

94

parent de Thérèse Mercier, mariée avec François-

Etait-il

Pierre Beaupré qui fut tué aux Forges en 1739

Le

20 décembre

lundi,

174:5,

?

au tribunal des Trois-

Eivières, eet entendue la cause d'Etienne Cantenet, sableur

aux forges Saint-Maurice, accusé d'avoir tué Pierre Guyon Goujot, aux Forges, et vu que le meurtrier se dérobe à la on

g'ustice,

juges ,et

le

conidanme à être pendu en

Parmi

effigie.

les

y a Eouillard Saint-'Cyr, juge prévôt de Batiscan,

il

François Le Boulanger Saint-Pierre, procureur-fiscal de

la

La

du 'Cap-de-la-Madeleine.

seigneurie

signature

de

"Caron, greffier" termine la pièce, ce qui veut dire Joseph Caron, notaire, huissier du Conseil Supérieur, demeurant à

Québec avant 1744 où

Au

il

devint greffier des Trois-Eivières.

registre des Forges, en 174G,

il

y a J.-B. Délorme,

maître-fondeur, Pierre Dasylva, charretier; Xicolas Chaput,

Nicolas Champagne, contremaître. dit Périgord, ouvrier;

En

1747, Pierre Marquet

Jean Dumas, boulanger; Pierre La-

bonne, employé; Jacques Perrault, "négociant aux Forges'*.

Le 16 sur voit

le

octobre,

Jean Pigeon,

charretier,

meurt subitement

"premier coteau en s'en retournant, de la

ville.'*

mentionné Joseph Gouvernet, maître-bombardier.

suppose qu'il coulait les bouilloires" rondes

portant

On Je

un

goulot très court qui étaient en usage partout alors com-

me

à présent.

Le 18 septembre, Nicolas Champagne épouse

Elisabeth,

soeur de J.-B. Bériau, forgeron aux Forges, en présence de

Martel de Belleville, de Cressé, directeur des Forges, des sieurs Cugnet, fils; Claude et J.-B. Cressé, fils; J.-B. Perrault, Hertel, iCournoyer, J.-B. Bériau, frères de la mariée,

Pierre Bouvet, son beau-frère. ture

mal

assurée.

net enterré

le

Champagne

signe d'une écri-

Martel devait remplacer Jacques Simon-

21 mai précédent aux Trois-Rivières.

LES FORGES SAINThMAURICE Jean-Urbain Martel de

95

maria à

Belleville ci-dessus èc

Québec, cette année 1747 avec Elisabeth Gatin qui mourut

Le

bientôt après.

registre des Forges le note

"employé par

le roi/^

De

François Perrault et de Suzanne Page étaient nés à

Québec, Jacques, Jean-Baptiste et Louis-François que nous

voyons tous trois aux Forges,

comme marchands,

de 1746.

Jacques, l'aîné,

'Charlotte

Boucher de Bouchenàlle.

En

1748,

le

à partir

se maria à Québec en 1749 avec

registre des Forges

nous donne

les

noms

de J.-B. Dupuis, charretier, et de sa femme Catherine Constantineau, Charles Godard, chauffeur; Madeleine Lamonta-

gne (Bayard), Antoine Dnpuis

et sa

femme Ursule

Alary,

Joseph Gouvernet, maître-bombardier; Jean Dumont, boulanger, et sa femme Geneviève Uhabot; Cressé seigneur de

femme

Nicolet et directeur des Forges; Elie Hérard et sa

Suzanne Chaput; J.-B. Perrault, négociant; Pierre Portufemme Ursule Dupuis;

gais dit Dasylva, charretier, et sa

femme Catherine Bériau; Louis

maître Pierre Bouvet et sa

Hostain dit Marineau, charretier, et sa femme Geneviève Ladouceur; Nicolas Champagne et sa femme Elisabeth Bériau

maître Bélisle

;

violette et

sa

et sa

femme Anne Messier

;

Jacques La-

femme Marguerite Duverger; J.-B. MorUer,

charretier, et sa

femme Anne Laramée.

les Forges sont Clément LefebBarnabe Cordier, Valérien Gaufin, commissaire pro^^n-

Les prêtres desservant Tre,

Luc Hendrix. Le 22 avril 1748, aux

cial, et

Trois-Rivières,

Simon, venu de

France en 1738 avec son père Jean Aubry, fille

de Michel Beaudet

et

éipouse

de Thérèse Proulx, de

la

Marie,

paroisse

de Lotbinière, en présence de Cressé, directeur des Forges,

Joseph Aubry, Pierre Marcliand, Cressé Saint-Maurice.

Le

LES FORGES SAINT-MAUEICE

96

frère Cordier célèbre

en 1716,

le

mariage. Cressé Saint-Maurice, né

Poulin et de Madeleine

était fils de Jean-Baptiste

On le voit cadet dans les trouComme J.-B. Poulin était seigneur

Forestier (seconde noces).

pes à l'âge de treize ans.

de Nicolet et directeur des Forges,

Maurice

la

présence de Saint-

s'exsplique.

Jacques Jahan dit Laviolette, né en 1721 à la PointeLévis, marié le

11 novembre 1745 à Québec avec Marie-

Marguerite Eoberi; dit

De

Maurice. le

Du

Eodeau, Durandeau

et

Duvergé.

1748 à 1756, on retrouve ce ménage aux forges Saint-

Le père de Jacques fut inhumé aux Trois-Rivières Ce Laviolette était aux Forges depuis

14 janvier 1763.

1740.

Antoine-iOlaude Baraillon dit Eaimbaut, contremaître aux Forges à la date du 4 novembre 1748 est ainsi indiqué par Mgr Tanguay. En 1757, Eaimbaut dit Baraillon, Parisien,

né en 1720, enseigne dans

rine Dandonneau, d'une famille

les troupes,

de

épouse Cathe-

C'hamjplain(4).

C'est

tout ce que nous en savons. Cette année 1748, en février, Hocquart visite les For-

ges et continue son voyage jusqu'à Montréal.

Le

chevalier

de Beauharnois réside durant six semaines aux Forges fait couler quatre mortiers

et y de six pouces et deux canons qui

se trouvent tous très bien réussis (5).

écrivait de Versailles

que Pon avait

Le 21 mai

ve des fers fabriqués au martinet, de

bombes du Canada

et

que

4.

Dictionaire généalogique, vol. Il

dans

Tin

bon

au ministre de

état.

l'acier

la

ministre

aussi,

le fer est satisfaisant,

5.

écrivit

le

fait à Eochefort l'épreu-

\T;, p.

et des

non pas

501.

marine que

les Forg^es sont

LES FORGES SAINT-MAUEICE

l'acier

dont

pas selon

A

les

graina sont trop gros.

97

Les bombes ne sont

les règles (6).

date du 25 avril le président du conseil de la écrit à M^f. de la Galissonnière et Hocquart qu'on avait fait l'essai de trois canons fabriqués aux Forges et que la matière a été reconnue propre à faire de l'artiWerie, mais les canons ont été mal fabriqués il ajoute que maître GouVernet n'a pas les connaissances voulues pour une pareille opération, mais que, la paix signée, on verra à y envoyer un maître-fondeur compétent dans cette ligne. Quant laux bombes dont se plaignait le ministre, il est bon d'ajouter qu'elles donnaient entière satisfaction dans tous les ménages caniadiens. Mon grand'père m'a souvent dit que ces "canards" venaient des "Cyclopes". On appelait ainsi autrefois les vieOles forges. 6.

la

marine avait

;

LES FOEGES SAINT^^L\UEICE

98

XII

L'INDUSTRIE DU FER. — OLIVIER DE VEZAIN. -^ VISITE DE PETER KALM AUX FORGES. -^

MARTEL DE BELLE VILLE. — NOMS DES HABU TANTS AU REGISTRE DES FORGES, 1749-1751. Il n'est

fer;

de

la

^ère

d'industrie plus comp'liquée que celle

au point que

c"est

la

du

matière qui coûte un sou en sortant

mine vaut une piastre lorsqu'elle est devenue propre à La dépense que la manipulation entraîne va toute

i'nsage.

au profit des ouvriers.

'Ceux-ci constituent plusieurs branches

de main d'oeuvre qui sont autant de métiers différents

Au

des autres.

les

uns

bas de l'écheMe, c'est-à-dire les opérations pre-

mières, les frais sont minimes; plus on procède pins c'est

dispendieux. I/extraction de l'or nécessite de grands déboursés, mais

une

métal mis au jour

fois le

pleine valeur marchande.

Le

c'est

de

l'or



il

a presque sa

fer tire son mérite de la fabri-

cation.

L'antiquité n"a pas connu l'usage

du

fer,

mais

les

ou-

vriers de cette époque lointaine possédaient le secret d'une

composition métallique qui

s'est

perdu.

outils découverts de nos jours a

d'étain avec

du

L'analyse de quelques

donné une

petite quantité

cuivre, ce qui ne fournit pas la dureté voulue.

Or, la trempe de leurs instruments égalait celle de nos bons aciers puisqu'elle leur permettait d'extraire et de tailler la

pierre la plus serrée, tel que le granit, le porphyre et jusqu'aux

diamants. existait

€e

qui est plus curieux, c'est que l'art en question

en Eg}'pte, au Mexique et au Pérou,

n'avaient aucun rapport ensemble.

même

Il

trois contrées qui

a donc fallu que la

découverte fut faite par trois nations, isolément, sur des

LES FORGES SAIOTT-M/VURICB

99

points du gldbe éloignés les uns des autres de plus de mille lieues.

Dans

le

Saint-Maurice,

premier établissement des forges

en 1737, le minerai se trouTa en grande abondance près de la surface du eol et il ne le cédait en qualité à aucune des veines d'Europe pour

la flexibilité

du

D'abord,

métal.

veines furent mises en oeuvre avec très

en 1739 on

fit

un

venir de France

peu

les différentes

d'habileté,

mais

artisan qui réunissait la

connaissance des différentes branches de manufacture de fer

fondu

et travaillé

à une connaissance suffisante de

l'art d'ex-

ploiter les mines. Il est

connu que

mine à

l'on tirait la

la porte

l'établissement; cela se pratiquait encore en 1867.

même

de

Le gros

ruisseau qui passe en cet endroit est la décharge de savanes

un

remplies de fer; son eau est très claire avec rouille. le

En

rang Saint-Félix

l'était lors

Il y a dix-huit espèces de pouvant être battu, allongé,

très

minces sans

dur".

fort goût de

1737, ce lieu était pavé de minerai de fer,

fer.

mon

comme

séjour en 18G0.

Le nôtre

aplati,

se rompre, ce

Il est facile

de

est "fort et mou'',

étendu et réduit en fih

que ne possède

pa-s le

"fer fort

à travailler à froid et à chaud et convient

surtout à la fabrication des objets qui exige une grande ductilité jointe

de cheval,

La

à beaucoup de résistance,

les jantes et essieux

mine, ai-je déjà

lève le gazon.

comme

de roue,

dit, est

le fil

les fers et clous

de

fer, etc.

presque à fleur de terre.

On

Aussitôt les grains couverts de rouille appa-

raissent, depuis la grosseur d'un pois jusqu'à celle d'une fève,

mêlés au sable à peu près par moitié. à quinze pouces.

varie de six

Cette épaisseur est remuée à la pelle et la

séparation des grains se fait au

On

La couche

moyen d'un

treilli ordinaire.

porte ensuite le minerai au lavage qui se fait dans une

daUe de deux pieds de largeur formant im canal à pente

LES FORGES SAINT-MAURICE

100

où passe une branche du gros ruisseau des

inclinée

De

là la ''mine

pure"

forgea.

envoyée à la fonte.

est

une grande affaire qu'un haut-fourneau.

Il est-

bâti de pierre dure et revêtu par dedans de briques

réfrac-

C'est

Une

taires.

allumé

fois

il

brûle durant deux ou trois ans à

toute ardeur, dimanches et fêtes, jours et nuits, et lorsqu'il mjanifeste

un

une

défaut,

faiblesse,

on

le laisse éteindre, il est

Qui n'a pas vu

démoli et un autre construit à sa place.

monstre en activité ne saurait croire ce

Eegardez par

masse

se

a d'effrayant.. la,

jaune rouge, puis blanche, puis cra-

liquide, couleur

moisie qui

qu'il

qui sont au bas et vous verrez

les lunettes

le

tord dans

le

feu que tourmente une soufflerie de-

tempête.

Bans verse de

le

haut de

construction est placé

la

temps en temps dans

le

gouffre

le

chargeur qui

contenu d'un panier

le

rempli de minerai, de sable, de fondant et de charbon de boia

pour nourrir

Lorsque

le feu.

'la

quantité de fer en fusion

atteint la hauteur voulue, les ouvriers pratiquent

ture par laquelle

le

préparées à l'avance dans

un

refroidir à l'abri de

le

nom

on

le casse

l'air.

ramène

sable mouillé que l'on

avec de longues grattes pour recouvrir

blayer,

une ouver-

liquide se précipite et coule vers des rigolea

le

Lorsque vient

métal et le

le laisser

temps de

le dé-

à coups de masse par tronçons qui prennent

Dans

de "gueuses".

merce pour couler des transformé en barres,

cet état,

poêles,

etc.,

il

est livrable

au com-

des marmites ou pour être-

au moyen du martelage.

pas besoin de réfléchir longtemps

si

l'on veut se rendre

Il n'est

compte

de la variété d'industries dans lesquelles entre le fer.

Aux

forges Saint-Maurice cette limite était restreinte et je ne crois,

pas qu'on ait jamais dépassé, du temps des Français, la production des ustensiles qui nécessitent

le

moins

Toutefois, cela comtportait sept ou huit branches

d'outillage.

du métier

LES FORGES SAINT-MAUEICE ayant chacune à sa tête un d'avoir sous la

main de

homme

lOÏ

même

expert; c'est

tels artisans

Supposons

dizaine d'années en perdant beaucoup d'argent. la

mine mal

faute

que l'on tâtonna une

lavée, le ciharbon imparfait, le

fourneau défec-

tueux, les "charges" irrégulièrement servies, la gueuse est

mauvaise et

c'est

à recommencer.

Ensuite,

moulage des

le

chaudrons étant inégal ou fautif sous quelque rap-

poêles, des

port, À en résulte des pertes de toutes sortes, tant pour la main d'oeuvre que pour la vente. La création d'un tel

établissement,

des plus

vu l'ensemble des choses dans

On

difficiles.

la colonie, était

avait beau s'en tenir

aux ouvrages

qui sont au bas de l'échelle dans l'exploitation de ces produits, les obstacles restaient

La

nombreux

et parfois formidables.

disparition d'un seul ouvrier, ipar suite de décès ou autre-

ment, paralysait tout

les

une forge ou fabrique de

avait tant de peine, sans

Et

naires.

les aciers

ne pouvaient pas

dont

manquaient, car

spécialistes

Et comment

.pays n'en fournissait pas.

ple,

C'était bien pis, dans les

le système.

commencements, lorsque

fers

profit,

ajouter, par

le

exem-

ronds lorsque déjà on

à faire les barres

la tremipe est

ordi-

de toute importance,

sortir de la fonderie

ou des

ateliers qui

martellent sans polissage les pièces destinées aux charrons et

aux autres constructions.

Je

me demande

si

l'on faisait

des clous autrement que pour les besoins strictement locaux. Enfin, ce qui paraît bien certain, c'est que

marmites doiction

A pente

et le fer

en barres constituaient

les

poêles,

la principale

les

pro-

de l'éta'blis6ement(l). Faide du gros ruisseau qui saute en descendant la

des

forges pour tomber

dans

le

Saint-Maurice, on

1. Le 5 mai 1745, on voit dans la correspondanoe du ministre de la marine à Ilocquart, que les Forgées fournissent dee clous à la France. De nouvelles commandes sont données.

LES FORGES SAINT-MAURICE

102

du hautdu marteau méque je sache. La

obtenait des forces motrices pour les souffleries

fourneau, celles de la fonderie et la forge canique.

Il

n'y avait pas de laminoir,

donne les meilleurs résuldu métal s'opère plus lentement qu'avec l'air chaud. La nature du fer de Saint-Maurice est la malléabilité, la soupleôse; il se plie aisément; l'air chaud de la soufflerie était à air froid, ce qui

mais

tats,

soufflerie

Aux un

la fonte

le

rend cassant.

forges 'Saint-Maurice on ramassait, je ne sais où,

causer en petits

pas

le

charbon

«de

hauts-fourneaux. cet élément.

morceaux

pour servir de fondant.

caire particulier

bois qui joue

un

rôle

très

menus un

cal-

Avec cela n'oublions

marquant dans

les

Voici en quoi consiste la production de

Les charbonniers coupent du bois dans

un endroit

l'apportent à la "vente" qui est

rêt,

le

H

certain sable indispensable pour la première coulée.

fallait aussi

la fo-

par

choisi

chef de la bande à cause des conditions que ce travail

exige, et l'on empile les rondins d'après

une méthode, tou-

jours la anême, de manière à former une construction remplie

de vides en tous sens, haute et large

d'un étage ou un étage corce

le ,plus

et

demi.

hermétiquement

Le

comme une maison

tout est recouvert d'é-

possible.

Alors on allume

hommes

le

Les

feu et le bois cuit à l'étouffé durant plusieurs jours.

sont attentifs à suivre les progrès de la tempéra-

ture intérieure sur le bois qui sèche; pour cela on enlève les écorces à tour de rôle, afin de constater l'état des choses; on gouverne le foyer pour qu'il fournisse une chaleur in-

tense sans

communiquer le feu à l'édifice. Lorsque tout il ne reste du bois que le charbon et celui-ci

cuit à point,

léger

comme une plume,

est est

selon le terme adopté.

Le naturaliste suédois Peter Kalm qui Canada en 1749 était aux Trois-Rivières le

visitait le

Bas-

3 août de cette

LES FOKGES SAIXT-MAUEICE

Il partit ce Jour-là à cheval, visita les

année.

de retour en ville avant le coucher du f a^se pas mention de la route, nous savons

soleil.

103

Forges

Bien

et fut

qu'il

ne

qu'elle devait être

rable,

un terrain partout très favomais traversant d'un bout à l'autre une forêt com-

pacte,

sauf de rares

parfaite pour les voitures et sur

ôclaircies

de peu d'étendue sur deux

lieues de parcours (2).

Le minerai,

dit-il, est très

riche et se rencontre en paquets

libres de la grosseur des deux poings.

comme

sont

de

l'ocre,

l'influence

des éponges remplies de trous qui renferment jaune,

terre

du

fer.

argileuse,

diversement colorée par

On

C'est de la terre à peinture.

un grand dépôt

trouve

Ces petites masses

en

à la Pointe-du-Lac, d'où la compa-,

gnie des Forges tirait alors et plus tard beaucoup de minerai de fer.

Ge

minerai, dans les environs des Trois-Eiviè-

n'est pas tout par mottes,

Tes,

comme

le

dit

Kalm, on

le

trouve "en sable" ou grains, sous la mince couche de terre végétable et celle-ci étant levée

mais

il

on

le

ramasse à

la

pelle,

faut le laver au crible pour le séparer de la terre

manque jamais d'y être mêlée. Le minerai est 'mou. On peut l'écraser

qui ne

Il

entre les doigts,

y a des veines de dix-huit pouces d'épaisseur, mais tou-

jours de six pouces pour le moins. sable blanc.

2.

chiche

mêtne 1800.

Tout

Une

légère couche

le district

Elles reposent sur

d'humus

du

les recouvre.

C'est

ouest des Trois-Rivières, depuis

Yama-

la Pointe-du-Lac jusqu'aux chûtes Shawinipran, et plus loin, était couvert d'épaisses forêts. Vers l'année

et

une femme qui

d^'.meuralt

à la

Pointe-du-Lac.

s'étant

du côté du nord, ne retrouva pas son chemin et périt sans secours; l'affaire fit grand bruit a.ux

aventurée dans

le

bois,

alentours des Trois-Pivières et des Forg'es. On pouvait ailora s'égarer facilement dans ces vastes régions couvertes d'arbres, oii le paisible cultivateur engerbe ses blés ou fauche ses foins

de nos jours.

LES FOEGBS SAINT-MAURICE

104

une substance douce, flexible et solide, tenace, souple à moins susceptible de prendre la rouille que bien

l^extrême,

d^autres fers connus et, sous ce rapport, il semble exister une grande différence entre elle et les produits de l'Espagne

en ce qui concerne l'emploi dans la construction des navires.

On

charge ce minerai sur des traîneaux ThiTer, et en été

sur des cliarrettes pour l'amener aux fourneaux;

For-

des

ges.

Avec

le

minerai,

il

tombe dans

le

fourneau une pro-

portion de pierre à chaux broyée que l'on se procure dans les environs des Forges.

Cest le fondant destiné à durcir le doux comme il a été dit. Cette

fer qui est généralement

pierre à chaux est grise.

On

emploie aussi dans

de la marne argileuse (terre à pipe) qui

le

même

se trouve

but

dans

le

voisinage.

he

pays, n'étant qu'une vaste forêt primitive, donne en

abondance quer

le

sapin et autres arbres toujours verts pour fabri-

charbon des forges.

le

Le charbon des hauts-fourneaux

est fait avec le bois des arbres à feuilles

décidues



qui

renaissent tous les ans. Il

y

a,

sous

un même

toit,

deux grandes forges auxquelles

eont adossées deux forges plus petites. "et tout

Les soufflets en bois

reste" ressemblent aux forges suédoises.

Les hautsfourneaux sont près des forges et là encore, c'est une copie de ce que notre voyageur avait vu dans la Suède. Ni lui ni ceux le

qui l'accompagnaient ne savaient que nos ouvriers étaient pfitits-fils

des

hommes que

en Suède apprendre

le

le

les

ministre Colbert avait envoyés

métier.

Dans les Lond^n Documents, YI, que M. Stoddart écrivit au gouverneur

581,

il

y a un rapport

Clinton, de ]S'e-w-York,

sous la date de 1750, disant qu'il y a cinq forges en activité à

Saint-Maurice

et

qu'on lui a fait savoir qu'on y coule des

Li» POEGEB 6AINT-MAUBICE

ce qui est assez curieux

curé l'un de ces canons

un dee moules de

possède

Il ajoute qu'il

canons.

me

il

106-

Il dit plus

semble.

manqué à

la coulée.

ces canons,

On

s'est

il

:

que l'établissement occupe quatre cents traTailleurs

pro-

a assuré

lui .

Ce

lap-

port vaut ce qu'il ipeut valoir.

Parlant des poêles du 8aint-Maurice qui remontaient à 1750, John Lambert disait en 1808 que les plaques mesuraient

deux pouces d'épaisseur. Kalm remarque les procédés suivis aux forges Saint-2klaurice et les déclare identiques à ceux de 'la

Suède.

C'est, entre autres choses, la soufflerie à vent froid

(cold Hast) qui opère la fusion avec lenteur mais

donne un

meilleur fer qui est pJus flexible, moins sec que celui obtenu

par la soufflerie chaude.

Kjalm mentionne des canons, des mortiers de divers

cali-

bres, des chaudrons, des poêles "très répandus dans la colonie",

^e l'on

coule aux Forges

dire peut-être

(

3)

,

du

"fer en barres", ce qui veut

en gueuses ou saumons

:

fer coulé dans le sable

par morceaux pour l'usage des mouleurs et de

de savoir

le

la forge.

Faute

métier, ajoute-t-il, on n'a pas réussi à y faire de

l'acier.

On pas

la

s'accorde à dire que le revenu des Forges ne couvre

dépense et

d'œuvre

ronnantes ne

ment à

le roi

est rare parce s'y

comble

que

les

le déficit

annueL

La main-

habitants des campagnes envi-

prêtent pas, aimant mieux se vouer exclusive-

l'agriculture et c'est la

campagne qui

fait vivre les

Trois-Eivières quoique les Forges aident la ville dans une certaine mesure. s'y

On

a dit à E^alm que la direction des Forges

prenait gauchement pour se procurer des travailleurs.

Ni Kalm, ni les autres visiteurs de ce t«mps, "ne men3. tionnent des fournaises appelées "coquettes" qui devaient êtrC; alors très en vog^e. Après 1800 ou environ, ces fournaises, semblent avoir perdu leur renommée.

LES FORGES SAINT-MAURICE

106

commis

Officiers, conducteurs, surTeillants. employés,

en a quatorze), intendant et sont très bien logés.

(il

y

dans l'abondance

et autres vivent

Lambert, recueillant en 1808

la tradi-

tion locale, dit que plus de quatorze de ces personnes avaient fait leur fortune

aux Forges, de 1740

à 1760,

fortune ne saurait être pris au sérieux. c'est que,

en ce temps-là,

comme

le

mot

est certain

de 1760 à 1850, les gens des

Forges ont toujours vécu largement. -sont écrites sans ordre ni suite.

mais

Ce qui

Je

Les notes de

Kalm

remaniées pour

les ai

le

mieux. Terminons par nos propres remarques.

Les "gens des

forges'"

ont conservé jusque vers 1850

une foule d'habitudes traditionnelles. Ainsi, les ordres

l'on

communique

autour du haut-fourneau par des sonneries exécu-

de tôle suspendues et frappées à coups

tées sur des feuilles

de gourdins.

Pas de

cris,

aucun appel vocal mais

trois sons,

plus ou moins^ parfois cinq, espacés d'une certaine manière et ,tout le

monde comprend. Le masque d'amiante sur la du corps protégé par une armeture de gros

figure, le devant

cuir, quelques-uns surveillent la fonte

en ébullition.

Ceux

qui travaillent plus près du fourneau ne portent qu'un simple 'Caleçon (4).

Des

outils de tailles gigantesques sont

suspendus

Ceci nous rappelle que le Dr X.-E. Dionne mous avait à ce sujet nne note des plus curieuses. Vers 1750, les habitants des Foro-es avaient Thabitude de travailler en simple chemise, vsans "culottes"', pendant Tété, pour évit^er la grande chaleur de la saison jointe à celle de la forge, et que les missionnaires, surpris de voir violer les règles de la bienséance, avaient dû condamner cette mauvaise habitude. Il ne semble pas que la chose se soit aggravée, car le Dr Dionne ,n'a rien trouvé de plus sur cette affaire. Mais ce que l'on connaît de certain, c'était .le défaut des "gens des Forges" de trop sacrer, de se quereller et de se dire parfois des injures, ce qui ne veut pas dire qu'ils étaient de mauvaises moeurs au contraire, cette population était très morale et diirant les vingt-trois années de la tenure du registre des Forges, il n'y a pas une seule naissance illégitime. 4.

communiqué

;

LES FORGES SAINT-MAUEICE au centre de

la

voûte par de minces chaînes de

met en branle

gne s'exécute

immense '•'gentilhomme"

s'attaque à la

bouche inférieure du fourneau, l'ouvre en un clin la

Ce eont

faut voir avec quelle précision la beso-

il

Un

!

fer.

"gentHliomme", le "prince", et lorsqu'on

la "demoiselle", le les

107

d'oeil et

matière en fusion, blanche, avec des teintes orangées, se

met à descendre dans

les

avenues préparées pour la recevoir.

L'édifice est comiplètement ouvert sur trois côtfe; cependant,

chaleur y est intense. Tout ment de faire jouer à distance

la

monde

le

sort jusqu'au

mo-

longues grattes qui vonii

les

recouvrir la fonte déjà brunissante, car en ce

moment

elle

n'est pas encore "gris de fer".

A

ce travail on est vite

de la fonderie", mais

comme de

les

sortir

"gens des

le

sali,

forges"'.

d'une boîte".

surtout ceux de la forge et

ruisseau est là et rien n'est propre

Les femmes ont "toutes

l'air

Quand

Leurs maieons reluisent.

à*,

la santé générale, on .peut dire que personne ne meurt aux Forges parce que l'on y boit de l'eau qui coule sur des lits de

Le sang

fer.

est merveilleusement beau, tous les individua

sont forts et souples, pleins de gaieté, aiment fiers,

ah

!

très

à pic sut leur dignité

car dès 1850 les traditions se perdaient; rester

beaucoup aujourd'hui.

Je

me

Dou^all ayant proposé de remiplacer

{pour nos pères

est

il



et

ne doit pas en

les feuilles

religion, voyez-vous

bon pour nous,

vie

rappelle que

des cloches et des tuibes acoustiques, ce fut

on ne change pas de

la

Je parle de longtemps,

!

etc.

;

M, Mc-

de tôle par

un scandale;

ce qui était bon

Je suppose que

le téléphone est à présent installé dans toutes les parties

des usines

actuelles-

vague souvenir et

Le 14

Les traditions ne sont plus qu'un

je reste peut-être le seul à les rappeler.. * * *

juin 1749, aux Trois-Rivières, mariage de Pierre-

LES FORGES SAXNT-ALA.UEICE

108

François Olivier de Yezain •"grand- voyer de la province de la Louisiane et le

premier envoyé par

le roi

forges et fourneaux de Saint-Maurice dont

mier

directeur.*'

pour établir il

a été

les

pre-

le

épouse Marie- Josephte Duplessis-Ga-

Il

tineau, fille de Jean-Baptiste, bourgeois des Trois-Eivières,

lieutenant de milice,

de demoiselle Charlotte Le Bou-

et

langer-

Jean-Baptiste

du

Gatineau, près dTamachiche.

fief

Josephte

Duplessis-Gatineau

se fit ac-eorder

était

En

seigneur

1750,

Marie-

une augmentation de cette terre et

en 1765, par son testament devant Dielle, aux

T rois-Rivières,

cousine-germaine Marie-MadeCette dernière, en 1768, ipassa le tout "à

elle légua tous ses biens à sa

Duplessis..

leine ses

neveux

Vezain"

et nièces, enfants de

en 1771,

et,

isieur

le

monsieur maître Olivier de

Jacques Perrault "procureur

de Pierre-François Olivier de Vezain, au

nom

et

comme

teur de ses enfants mineure donataires de demoiselle

vend

leine Duplessis",

à François Lemaître

Au

la dite

augmentation du

Duhaime

de Nicolet

Eobichon

et directeur

et sa

Jacques,

Il

des

fief Gratineau

(5).

registre des Forges, en 1749, le frère

est le seul prêtre agissant.

tu-

Made-

y a

Luc Hendrix

"Monsieur Cressé, seigneur

Forges'*.

Aussi Jean-Nicolaa

femme Denise Chaput.

fils

de Jean Aubry, arrivé en 1738, épouse en

1749, Antoinette Beaudet, Canadienne; nous connaissons de ce

tel

ménage trois enfants. Le 7 juin 1750, aux

Trois-Eivières, Jean-Urbain

de Belleville "directeur des forges

Mar-

Saint-Maurice" est

parrain de Charlotte Manseau dit Lajoie, des Forges.

Le 11

juin, registre des Forges,

teur des Forges, 5.

^donne

est

les Bases de VEistoire documeuts concernant ces fiefs.

R. Bellemare. toiis les

Jean La Tuilière, direc-

parrain d'un enfant d'Antoine Milot, d'Yamachiche,

LES FORGES SAINT-^L\URICE

contremaître, et d'Ainable Boisjoli.

Le

Louise Ilertel de Eouville. 'Claude Amiot)

fait

Marraine:

frère

demoiselle

Hyacinthe

(Louis-

Antoine Milot, dont

baptême.

le

109

le

père était marchand à Montréal, venait de se marier à Lavaltrie avec

Amable Griveau

dit Boisjoli. Jusqu'à 1758 au aux Forges, Milot étant toujours contremaître. En 1756, Milot se remaria avec Marie Biais, veuve de François Godard, déjà mentionnés.

moins ce ménage

est resté

Le 20 septembre

1750,

le

frère Valérien

Gauiin. com-

missaire provincial desservant par intérim "la paroisse des

Forges", fait un baptême. dessert par intérim (6).

Peu

après, Denis Baron, prêtre,

Ensuite Hyacinthe Amiot.

Marie Dubeau, veuve Cardinal, qui figure au registre ,des

Forges en

me

17-44,

femme Dubeau jusqu'à

et

1761 où

Bibeau. il

alla

même qui épousa Mgr Tanguay(7) nomime la

paraît être la

Jean-Baptiste Ferron en 1750.

Ce ménage demeura aux Forges (8) s'établir

à

yamachiche(9)

et

la

descendance y est encore. Joseph Aubry, arrivé en 1738, é^ant décédé, sa veuve Josepht^ Chèvrefils se remaria le 21 septembre 1750 avec Antoine L'afond, à la Baie-du-Febvre, et ce

toujours en ce dernier

ménage demeura

lien.

Luc Imbleau (origine inconnue), employé aux Formaria vers 1750 avec Geneviève Contant, née à Cham-

ges, se

plain en 1729.

Le

Jusqu'à 1759, ce ménage fait baptiser cinq

La descendance

enfants.

registre

de

est encore

la chapelle des

parmi nous.

Forges donne en 1751

les

6. Le Pèr« Denis Baron (ou Barras) était à la Pointedu-Lac depuis 1744. probablement, et en 1751, il fut curé à rile^ux-Coudres. 7. Dictionnaire généalogique, vol. IV, p. 21. 8. Avec alors deux enfants. 9.

.\vec trois enfants.

LES FORGES SAINT-MAURICE

110

noms de

SalTien Boucher, prêtre récollet,

Amiot, Pierre Marchand

femme

sa

et

le frère

Hyacinthe

(second mariage),

femme Marie femme Louise-Catherine André de Leigne, Pierre Desfossés et ^ femme Angélique Contant, Jean Mantenet et sa femme Madeleine Béchard, Gertrude Frigon, Jean-Baptiste Perron et sa

Dubeau, André de Roupille

Marie-iLouise

Frigon,

et

sa

François

Alary,

Chaillé,

Grenier,

Beaudoin, Lafrance, Lamère, Boisvert, Pierre Charette, Antoine Dupuis, Antoine Milot, contremaître.

Délorme

se

Jean-Baptiste

remaria en 1751 avec Louise Frigon dont la

soeur avait épousé Pierre Marchand.

Ces mariages ont eu

lieu à Batiscan.

Les Beaudoin, ancienne famille de Champlain, ont envoyé de leurs branches dans tout

des Trois-Eiviè'

le district

Celui que nous avons ci-dessus était Gervais Beaudoin,

res.

né en 1715, marié en 1746 avec Angélique Dubois dit La--

De 1747 à

france.

binière

;

après cela

1750,

ils

ils

étaient à Sainte-'Croix de Lot-

demeurent aux Forges.

Pierre Charette a vécu aux Forges et sa descendance y On ne connaît pas son origine. Peut-

était encore en 1850. être était-il

un Choret, de

Sainte-'Croix de Lotbinière.

Ce devait

Pierre Desfossés n'a pas d'origine connue. être

le

surnom- d'une famille canadienne des environs de paraît s'être marié vers 1750 avec Angélique

Nicolet.

Il

Contant.

La descendance

s'est fixée

Jean-Baptiste Ferron Perron, né en 1718, paroisse

fils

Saint-Léonard

me

aux Trois-Rivières.

être

le

même

que Jean

de René et de Julienne Traillé,

dite

en basse Normandie, qui,

Loup

devait

Chapelle, diocèse

le 6 juillet 1750,

à

d'Avranche,

la Eivière-du-

(en haut) épousa Isabelle Bibaud, Canadienne, et qui

paraît être la

Forges.

même aue "Marie

La descendance de

ce

Dubé*' du

ménage

reon.qfre

se retrouve à

deâ

Yama-

LES FORGES SAINT-MAURICE

111

chiche et aux Trois-Rivières.

Jean-Baptiste Dubois dit Lafranco, Thérèse Lafrance,

Angélique Dubois dit Lafrance, frère et soeurs, sont aux Forges en 1751, venant de Saint-Antoine-de-Tilly.

Jean-

Baptiste, né à Saint-Antoine en 1720, s'était marié en 1741

avec Charlotte Houde, cousine de Louis-Michel 1758, ce

ménage paraît

Beaudoin avait épousé Angélique Dubois vient

d'être

Rapidion de

mentionnée. l'île

Notons que,

Hou de. Vers

être retourné à Saint- Antoine. Gervais dit

Lachance qui

Lamère, ci-dessus, est peut-être

de Montréal (10). le

20 août 1751, à Québec, fut inhumé

la compagnie des Sa femmie, Louise-Madeleine du Sautoy, lui surviElle fut inhumée à Beau|X)rt en 1783.

François-Etienne Cugnet, l'ancien chef de Forges. vait.

Joseph-Etienne,

fils

de

Cugnet, fut

nommé

procureur

général en cour et conseil supérieur le 2 novembre 1760 par le

nouveau

réo^ime.

y avait aux Forges, de 1738 à

IT&O, des gens du lieu diocèse de Dijon. Le 16 mai 1738 fut inhumé aux Trois-Rivières Antoine Petit, fils d'Antoine, maxchand bourgeois à Dufresne. 10.

Il

nommé Dufresne(?),

Le 15 avril 17S0, le Conseil de la marine écrit à Hocquart disant que le rai a accordé le passage au sieur Gauchereau, qui a servi plusieurs années aux Forges, et qui veut retoui'ner en France.

LES FORGES 6ArNT-KAURICB

112

xin VISITE DE FRANQUET. Voici

les

noms de ceni

chapelle des Forges en 1752

:

an

qui figurent

registre de la

Panneton qui signe an mariage ;

André Corbin,

femme Marie

Grenier; Louia

d'Etienne Laroche avec Charlotte Jean-Baptiste Lacombe et sa

1752.

Pépin

Voligny, commis des Forges; Terreau, Luc Imbleau, Joseph

Deschenaux

Jean-Baptiste

Boiyin,

et

sa

femme Marie-

Josephte Contant, Jean-François Chrétien et Marie Sarrazin.

•Charles-Etiemie Laroche, né à Québec, forgeron aux for-

ges Saint-Maurice, se maria dans ce dernier lieu, en 1752,

avec Chariotte Pépin, en présence de Jean-Baptiste Lacombe,

femme Marie

Jean -Baptiste Desohenaux, sa femme, André Corbin, Louis Voli^y, comimis aux Forges, sa

Grenier,

Luc Imbleau, Terreau, Joseph et

Boivin, Jean-François Chrétien

Marie Sarrazin. Antoine Terreau, d'origine inconnue, marié à Françoise

Foulon, Canadienne, vivait aux Trois-Rivières.

ménage

En 1724

ce

Joseph qui se maria dans la (même ville le avec Madeleine Beaudoin et il leur naquit

fit baptiser

14 février 175.2

qua,tre enfants jusqu'à

1757 où la femme décède.

Terreau

continua de travailler aux Forges.

Le

7 janvier 1754, messire Brassard, curé de Nioolet,

de passage aux Forges, baptise Joseph, Descihenaux, 'Contant.

fant;

charretier,

Parrain

marraine:

:

Jean

Thérèse

et

de

sa

fils

femme

Deschenaux, Lafrance.

de Jean-Baptiste Marie-Josephte

grand-père de l'en-

Le

frère

Augustin

Quintal signe l'acte en place du frère Hyacinthe Amiot, absent jusqu'au 27 mars suivant, noais

le

baptême avait

été

LES FOEjGES SAINT-MAURICE fait (par

M. Brassard, curé de

et de son giiand-père le

113^^

Nicolet, qui tenait de son père

eumom

de Desclienau:x,

Notons aussi

que vers 1757, le bedeau de l'église des Trois-Rivières noamnait Jean-Baptiste Deschenaui, de la même famille. Tîiéodore Penneton, d'une

famille

canadienne,

se

-vivait

Sa femme se nommait Louise Gouin. Il temporairement employé de son métier à^

aux Trois-Rivières. paraît aYoir été

menuisier aux Forges.

André Corbin, né à Québec, le

En

ville.

1748,

On

nique Baby. il

se

maria avec Louise

Petit,.

16 juillet 1731, aux Trois-Rivières, et s'établit dans cette

assiste

il

se remaria

le qualifie

au même endroit avec Véro-

de maître-forgeron.

à un mariage aux Forges.

syndic de la

commune

En

Cinq ans plus tard,

1752, il

est

des Trois-Rivières.

Jacques Chrétien, appelé le sourd, de Hle d'Orléans, était aux Troie-Rivières en 1721 où fut baptisé son fils JeanFrançois, lequel se maria au même endroit en 1749, avec Marie-Anne de Noyon. Ce dernier travaillait aux Forges en 1752 et en 1757. Bn 1750, je vois Louis-François Perrault, déjà mentionné, négociant aux Forges. Le 3 août 1750, il se maria, À Montréal, avec Josette Baby et demeura à Québec par la suite, ainsi que eon frère Jacques qui était commerçant aux Forges

en 1747.

Un

autre frère, Jean-Baptiste, doit être celui dont

parle Franquet en 1752 lorsqu'il mentionne

pourvu du monopole des

vÏTres, boissons et

un marchand

marchandises des

Forges.

L'ingénieur Franquet va nous occuper à son tour en parlant des Forges qu'il a visitées sur la fin de juillet 1752: *'M. Bigot, intendant de la Nouvelle-France, résidant à Québec, m'avait rice,

recommandé de

visiter les forges

en ajoutant que l'établissement

de Saint-Mau-

était considérable et

que

LES FORGES SAINT->L\UEICE

114

je serais bien aise de les avoir vues

pour être en état d'en

rendre eom-pte, et qu'eu séjournant aux Trois-Eivières Je pourrais m'y rendre en moins de deux heures, à quoi consenti qui

des Trois-Eivières)

M. Eigaud (gouverneur

je prévins

Sorti

eut la complaisance de dire qu'il m'ac<;ompagnerait. des Trois-Bivières à o heures du matin avec

MM,

Rigaud,

Tonnancour et tous mes compagnons de voyage que M. de Eouville, directeur des dites forges, arrivé de la veille en ville m'engager

ipour

"En

à ce petit voyage,

sortant de la

le

ville,

y avait

chemin

invités. est

beau, large et

sablonneux; il y a une maison bâtie dans son milieu qui masque le coup d'oeil de son avenue environ à cent toises

L'on monte à droite une petite hauteur d'où l'on

au^elà.

traverse une plaine, ensuite

Ce

•aux dites forges.

de tous

est dépouillé •reste

que du

taillis et

un

bois et l'on arrive à sa sortie

bois est brûlé en partie; d'ai'lleurs

propres à la charpente;

les arbres

du sapinage.

Vu

il

n'y

il

dans la traversée plu-

sieurs tourtres et perdrix et quelques éclaircies de prairies.

A

du chemin, pour descendre à Saint-Maurice, lieu où sont les dites forges du roi, est une rampe qui conduit à un ruisseau que l'on traverse sur un pont de bois, d'où Après les cérémonies l'on se rend au logement du directeur. •du premier accueil de lui, de sa femme et des autres eml'extrémité

ployés,

on se met en devoir de parcourir

porta d'abord sur le ruisseau

;

il

l'endroit.

On

se

descend des hauteurs des

bois, est traversé de trois digues jusqu'à

son confluent, qui

La première

digue soutient les

forment autant de chutes.

eaux pour

le

est la 'Seconde, tinet.

service de la forge située au-dessous.

où ces mêmes eaux appuyées

Plus bas

eaux pour

font aller

est la troisième qui retient

l'utilité

d'un semblable martinet.

seau va se confondre dans

la rivière

Au-delà

un mar-

de nouveau les

De

là,

Saint-Maurice.

ce ruis-

A

cha-

S

LES FOKCES SAINT-:MAURICE cune des retenues

est

11

une décharge aux eaux pour évale superflu au service des dites

cuer lors des grandes crues, forges.

"La forge

et les

deux martinets qui font

éta/blisisement sont situés

l'objet de cet

à la rive gauche de ce ruisseau,

I/on estime, en égard à l'abondance de ses eaux, à leur force occasionnée par la raideur de leur pente, qu'on pour-

deux

rait établir

droite, et

autres

même un

isemblables

martinets

à sa

rive

troisième entre la dernière digue et la

dite rivière.

"Les bâtiments affectés au logement des ouvriers sont

même

situés sur le ils

côté des forges mais

un peu

éloignés;-

sont plantés ça et là sans aucune symétrie ni rapport de

l'un à l'autre;

chacun a son logement

isolé et particulier, de une quantité de maisons, ainsi que de couverts et appentis pour magasins aux forges, au charbon et aux fers, et d'écurie pour les chevaux, dont l'entretien par économie doit oonistituer une grande dépense. '^Le principal bâtiment est celui du directeur. Quoique grand, il ne suffit point à tous les emp'loyés qui ont droit Il en coûterait moins au roi si tous les autres d'y loger. étaient rassemblés de même, néanmoins distribués en logements différents, tant pour la commodité de chacun que pour

manière

qu'il

Paisance

du

y a

service.

"Entré ensuite dans

me

fit la galanterie

la

forge affectée à la gueuse, on

de couler

un lingot d'environ quinze

pieds de longueur sur six et quatre pouces de grosseur.

Il

quand la matière est prête ou ne fait qu'enfoncer une espèce de tampon et, pour lors, elle coule dans un canal formé entre deux petites digues de sable. Ajprôs cette opération, on me montra les poêles dessinés sur du sable, prêts à être coulés. Dans. n'y a pas grande cérémonie à cela

;

LES FORGES SAINT-MAUEICE

116

l'instant, l'un des ouvriers fut

prendre une cuillerée pleine

de matière et

doucement dabord, dans

la renversa, bien

les

creux du dessin et ensuite jusqu'à hauteur des bords, de

manière que

le

formé.

poêles se font par parties;

'Ces

pour un seul

;

dessous étant en bosse

elles -sont coulées

relief

le il

se

trouve

faut six pièces

sur des dimensions

si

qu'étant montées elles se joignent parfaitement.

cises

même

«plaques .pour les cheminées se font de

Leurs moules, à l'un et à

l'autre, se font sur

que

pré-

Les

le5 poêles.

ime table posée

bien horizontalement et élevée de trois à quatre pieds de hauteur, de façon que l'ouvrier n'est point gêné

à

les

tra-

Tailler.

"L^on nr invita ensuite de passer daus un •où étaient (plusieurs

très

moules de

ou^Tages arrondis.

Ils

pots,

petit réduit

de marmites et d'au;

sont d'une construction diffé-

rente des autres; ce sont des figures cubiques, carrées, en

tous sens, construites en hois en forme de châssis, contenues •aux angles par des équerres de fer et revêtues en maçonne-

merie d'une brique d'épaisseur.

On en

coula

On

anent de trois espèces en notre présence.

comme aux

ouvrages précédents, fluer

moules mais l'on doit aisément Tépand dans •désire.

Il

•ces sortes

l'intérieur

pour

se

la

la

le

matière dans

figurer

former

dans

mo-

ne voit point,

comme figure

elle

que

les

s'y

l'on

n'y a d'autre attention à prendre à la fabrique de

d'ouvrages que d'avoir une cuillère assez grande pour

contenir la matière nécessaire à la formation de chacun, ou «i elle

ne suffisait point d'en tenir une autre toute prête pour

continuer la liaison.

"A

la sortie de la forge, entré

ensuite dans l'autre. rentes (grosseurs.

avec

la

même

Il

On

dans un des martinets,

n'y fait que du fer battu de diffé-

m'a paru que les ouvriers le travaillent France et. dans chacun de ces

célérité qu'en

LES FORGES SAINTnMAURICE

117

cérémonie de frotter les souaux étrangers ipour avoir de quoi boire (1). Cet établissement est considérable. Il y a au moins cent vingt i>ersontrois endroits, ils observent la

liers

nes qui y sont attachées.

On

ne brûle dans

les

fourneaux

que du charbon de bois que l'on fabrique à une distance un

peu éloignée de il

l'endroit.

Œja

mine

Ci-devant on la tirait sur

nette.

est bonne, belle et assez

les lieux

mais aujourd'hui

faut l'aller .prendre à deux ou trois lieues au loin.

"La

régie de ces forges se fait par économie (2).

sentir de

dépense,



s'il

désintéressé,

qu'en 'égard à n'y a pas il

multij^licité

la

un homme

à

'la

des

On

un

de

tête entendu, droit et

peut s'y commettre bien des abus.

autres employés, le roi y entretient

doit

objets

récollet

à

Entre

titre d'au-

mônier(3). "iLe fer est estimé au-dessus

de celui d'Espagne.

débite à Québec dans les miagasinis

du

cinq à trente francs le cent pesant, et

euT

le registre

de la

vente

il

roi, il

m'a

n'y était

Il se

au prix de vingtété assuré

que

porté qu'à douze

francs dix sous.

"Si l'on veut une plus .grande connaissance de ces for-

1. Les ouixiens des Forg'es allant en ville à pied (pour assister à la dnesse du dimanche) portaient à la main leurs chaussures cirées avec de la mine et ne les mettaient qu'à la

descente du grand coteau où commence la rue des Forg-es. Très Boigm-eux de leur toilette, ils avaient des habits propres et bien taillés, des chaj>eaaix frais, du linge imtmaculé et l'on connaissait à cette t-enue les "gens des Forges". Il en était encore ainsi vers 1850. 2.

Le contraire de

l'aiferanage.

Jusqu'à 1763. Dès lors, la yjaroisse des Forgea fut visitée par le curé des Trois-Rivières jusqu'à ISfrO; de 1860 jusqu'en 1903, un des prêtres du séminaire f\it chargé de la desserte régulière des Forges. Depuis 1903, la mission est desservie par un prêtre de ré>'êché. 8.

LES FORGES SAINT-AtAUEICE

118

le mémoire envoyé à la cour(4). On y forme du paiement des ouvriers et les fonctions des employés. On ne saurait ici rien ajouter de plus, sinon que de répéter que le privilège pour le débit des marchandises

ge&,

n'y a qu'à lire

il

Terra

la

coûte au

pour son logement, son

roi,

ses gages, plus de mille écus, et que

à l'enchère,

il

m'a

été assuré que

son luminaire et

bois,

l'on mettait ce poste

si

Sa Majesté, au

lieu d'être

tenue à cette dépense, en tirerait cent pistoles tou*

"Après avoir

les ans.

y a de remarquable à cet établissement, dont Fendroit montagneux, quoique défrivisité tout ce qu'il

un

ché, conserve encore

partîmes vers

chemin que

les

res descendu chez la

cinq heures

faisant, sur la

très onéreuse

air sauvage, rabbâtimes chez

où nous dinâmes splendidement

Eouville, directeur,

au

du

forme de

roi.

A

soir,

la,

madame Rigaud

fîmes

le

-dites

en

régie qui ne saurait être

et

de

là soupe, avec toute

On

estime, des Trois-

Forges, trois lieues, néanmoins nous en

voyage en cinq quarts d'heure (5).

"Les Forges sont régies aujourd'hui pour roi par l'abandon qu'en ont fait les sieurs

le

compte du

Cugnet

et

com-

Les principaux employés sont: un directeur, un

pagnie. caissier,

un commis

.pour le détail,

un marchand, pourvu du

privilège exclusif de débiter les vivres, boissons et dises

et

discourant beaucoup,

notre arrivée aux Trois-Riviè-

compagnie, chez M, de Tonnancour.

EÏTières aux

M, de

quelconques,

et

un

armurier.

marchan-

Les ouvriers y sont

payés généralement, par la rareté d'en trouver, à des prix exorbitants, les uns à raison d'un prix par quintal de fer,

d'autres par des appointements fixes pour toute l'année, et

Franquet doit

voiiloir p>arler sans doute des rapports l'administration des Forg'es envo^'ait en France, Sinon, le méanoire en question n'est pas encore connu. 5. Par la rivière Saint-Ma.urice, trois lieues par terre» sept milles. 4.

ajuauels que

;

LES FORGES SAIXT-MAUEICE

119

quelques-oms à différents prix par mois d'hiver et d'été,

mais tous sont

logés, chauffés et voitures au dépens du roi. ''Indépendamment de ces ouvriers domiciliés, en sont

d'autres qu'on est obligé d'attirer de la

garnison des Trois-Rivières dans

le

campagne ou de

fort

du

la

Les

travail.

premiers résistent d'y aller sous prétexte qu'ils ont leurs

ou use quelques

terres à cultiver,

obliger;

de là

arrive

il

canton pour aller

s'établir ailleurs

On

qu'on exige d'eux. ceux-c-i,

sentant

le

fois de violence

qu'ils

se retourne

pour

les

y

préfèrent

abandonner

que de

soumettre à ce

du

se

côté des soldats

le

mais

besoin qu'on a d'eux, ne se prêtent qu'à

des prix fort chers qu'on leur refuse (6), d'où

il

arrive que les

ouvrages languissent et qu'il en influe un grand préjudice

au

roi.

"Il est aisé de convenir que tous ces employés et ouvriers seule.

sont d'une dépense considérable.

La

fabrique

Elle

n'eist

pas la

du charbon, l'achat des fourrages

et

avoines, l'emplette des chevaux, les voitures, les harnais, leur entretien, et les charrois de la

mine de

fer et des denrées la

font monter, à quelque chose près, au profit qu'on eu retire.

De

c-e

détail,

bien des abus

l'on doit sentir

— d'autant que

que cette régie peut entraîner le

directeur n'a pas l'autorité

absolue, que le caissier la partage et que chacun rend com^pte

En 1750, on manquait d'ouvriers anx Forg-es. Le 19 Conseil de la marine ré{X)nd à Big'ot qu'il n'a pas jug-é à pro[>os de destiner une compaj^ie de soldats pour les travaux urgents, mais en 1753. la cour remarque qu'il serait temps de trouver une compa^rnie de soldats pour travailler quelques mois aux ouvrag-es secondaires des Forces. 6.

ma-i. le

former une nouvelle il est question de se charsror de l'exploitation des Forges, Puisque l'exploitation laisse enfiin un excédent sur les dépenses, il est évident qu'une société particulière y trouverait de plua grands bénéfices. On ne put former aucune société et la chose langniit ainsi. Cette nxêime année compagnie en état de

LES EOEOES SAINT-MAURICE

120

à M. rinteoidaiit (Bigot) directement ou à sous-délégué de

k

partie qui lui est confiée et que le préposé à la fourniture

des Tivres est entretenu aux frais du roi et se croit indépendant.

"Moyens proposés pour maintenir le bon ordre, dimila dépen&e et augmenter la fabrique du fer "1° Ce serait de c-onimettre un directeur intelligent, dont Fautorité absolue, subordonnée néanmoins à M. l'intendant,

nuer

:

s^étendît eux tous les employés et ouvriers quelconques;

que

tous lui obéissent, rendiseent compte et fussent subordonnés.

"2° ainsi

Que

que

charbon fut

le

les achats

fait

de fourrages

ployés chargés des détails tinsent

par des marchés convenus,

Que

et d'avoine.

un

les

em-

registre journalier de

leur dépense pour la confronter au besoin à celle rapportée

de chacune des parties au compte général,

et

de



pouvoir

juger de la conduite d'un chacun. "3°

Qu'on

attirât de

France un maître-ouvrier entendu

et expert en toutes sortes d'ouvrages, soit pour

la

conduite

en réparation, que d'autres en augmentation

de ceux dont cet établissement est susceptible, tant par l'abondance des eaux du ruisseau que par les emplacements favorables à à faire,

des martinets que présente sa rive droite.

"4° faut de

Qu'indépendamment des ouvriers forgerons nécessité envoyer de

qu'il

France pour renouveler ceux

d'aujourd'hui qui, sous prétexte que

le

terme de leur enga-

gement est expiré, y font la loi pour le travail, on en fit venir une cinquantaine d'autres de tous métiers, pour travailler soue les ordres et sous 1^ yeux du précédent."

En

Franquet dit que Eouville est directeur des Forges et qu'il n'y entend rien ; il y a une forge et deux résumé,

LES FORGES 6AINT-MAURICE

181

martinets qui sont des établissements distincts; cent vingt pers>onnes sont attachées à l'ensemble des usines; on y fait tout

le

charbon nécessaire ;

lieues des Forges; le roi

mônier.

la

mine

est située à

un

y entretient

deux ou

trois

récollet à titre d'au-

L'établissement est mal conduit et la dépense est

excessive.

Une

note de

1754

montre

les

1 directeur

100 francs,

60 francs.

Ceux-ci devaient jouer

1 fournisseur

salaires

des

Forges

:

100 francs, 3 hommes

du "tour du

biîton" car

y avait de plus 20 chefs de familles à 400 francs et 133 personnes de toute Le franc valait alors 90 centins description à 400 francs.

ces chiffres sont ridiculement bas.

II

de 1930 (7).

Mcme plu.s aujourd'hui, en oomparaison du coût élevé 7. de la vie. L'argent actuel représente le sixième de la valeur de la monnaie de 1750-60.

LES FORGES SAINT-iL.\UEICE

123

XIV

— FETES DES FORGES. — — CHARBON DE TERRE MENLES PERRAULT. TIONNE. — FIN DE LA DOMINATION FRANÇAISE. — 1753-1760.

NOMS DE FAMILLE.

Jje registre

les

noms

Grosbois,

Charles

Catherine

selle

de

suivants

la eha-pelle des :

Forges renferme en 1753

mademoiselle

Dugré,

Charlotte-Françoise

Jean-Baptiste

de

mademoi-

Pratte,

Antoine-Claude Lepron&te, notaire

Moras,

femme Anne Gonhanlt. En 1754, ^Si^ieolet. Le frère Amiot apparaît

des Trois-Eivières, et sa

M. Brassard, curé de 27 mars après une absence de quelques mois.

le

encore

Charles

Beserre employé coanme

Il

y a

aux Manseau Le sieuT sa femme

charpentier

Forges, Josette Eocheleau, Jean-Baptiste Morin ou dit Lajoie et sa

Hoire

est

femme Brigitte-Exupère

mentionné.

Théodore

Du,puis.

Panneton

et

Louise Gouin(l).

Le 19 septembre, inliumation d"un enfant d'un mois, né de dame Louise-Gabrielle de

Croisille et

de Jean-Jacques

de Saint- Martin, officier dans les troupes. Jean-Ba»ptiste Pratte, né à Québec en 1710, marié

aux

Trois-Eivières en 1735 avec Claire Bouton, a par la suite

toujours demeuré dans cette dernière

ville.

Charles Dugré, né à Québec en 172-8, marié aux TroisBivières en 1752 avec iSuzanne Poitevin, a fondé la branche

de sa famille aux Trois-Eivières où elle existe encore. 1. Cette année 1753, il y avait aux Forges un nommé Jacqiies-Philippe Dalpliins qui. en 1752, subit un procès criminel pour avoir volé deux haches aux Forges.

LES FOEXÎES S.VINT-MAUKICE Ciharles

fixa

Deserre,

cbarpentier,

de

était

123

Il

(Sorel.

se

aux Trois-Rivière^. Jean-Jacques

Jean-Baptiste

Gorge, de

et

sieur

de

iSaint-Martin,

Flaseur,

Gabrielle

paroisse

de

fils

d''Anien,

diocèse de Vienne en Dauphiné, était officier dans les gar-

Anien est aujourd'hui une localité de 600 habitants environ, canton de Bousillon, arrondissement

nisons du Canada.

En

de Vienne, Isère. fille

de Charles

1751, Gorge épousa Louise-Gabrielle,

Le Gardeur de

Croisille, lieutenant

Marie-Anne Bobineau qui gneurie de Bécancour (Z). troupes, et de

En

signe

récollet,

un

frère

le

le

8

Je vois

le

Pontbriand examine

le

registre

Forges, le 1er juillet 1755 et y trace ces lignes

approuvé dans

le

qu'il sera fait

un

état des

ornements

du casuel de

la dite

la bénédiction

Saint-Eloi, les

le

produit des quêtes

les vespres et

du Très Saint Sacrement

de la Translation

honorer leur patron et

les

et

x\yant été informé qu^on

église.

forgerons ont choisi

des

"Vu

et de tout ce qui 'sera

chante en cette paroisse la grande messe,

donne

:

Xous avons ordonné

cours de nos visites.

fourni à l'église de Saint-Maurice par

que

sei-

de Fabien Badeaux.

Monseigneur de

et

les

la

de baptême

acte

Hyacinthe Amiot.

octobre, ensuite vient le père

dans

apporta

1755, au registre de la chapelle des Forges,

Hippolyte Collet,

nom

lui

et

les

les

qu'on

jours de

de Saint-Thibault, parce

deux premiers jours pour

charbonniers

le

troisième; qu'il

arrivait que, sous le prétexte de les fêter, pour ainsi dire so-

ienniser plusieurs

scandaleux,

iloin

du

Aallage

<&&

laissaient (aller?) à des excès

de sanctifier ces jours, nous chargeons le

missionnaire d'avertir les habitants de la paroisse que

si,

dans

2. Celle-ci mourut en 1761. Saint-Martin fut l'ami intime de Laterrière que nous verrons plus loin.

LES FOEGES SAIXT-iL\UEICE

124

nous apprenons qu'on tombe dans les mêmes dérég^lements nous défendrons de faire dans ces jours aucune cérémonie extraordinaire. Xous chargeons le dit missionnaire la suite,

de nous avertir toutes

Sera

années

les

s'il

y a eu des scandales.

présente lue et publiée au prône de la grande messe

la

dimandie

pnx-hain.'"'

Le 26 octobre 1756, "a été bénie par le Eévérend Père Augustin Quintal, la doche de cette paroisse, laquelle a été nommée, par Mr. Claude Cressé et dame Louise André de

du nom de

Eouville,

Lotiise." (3).

Béchard, veu^-e de Jean Mantenet,

Madeleine-Françoise

des Forges, se remarie cette année avec ÎXicolas Lapérouse.

Ce ménage

se fixa à

Québec où La,pérouse mourut un

an

plue tard.

En les

1756, au registre de la chapelle des Forges on voit

noms

suivants:

d'infanterie, et sa

Charles

femme

Falaise

de Cannes, lieutenant

Marguerite- Angélique Yillier; c'est

l'inhumation de leur enfant âgé de six semaines.

François Godard, arrivé en 1737, étant décédé, sa veuve,

Marie

Biais,

épouse Pierre Milot aux Trois-Rivières

le

9

février 1756.

Au l'acte

registre de la chapelle des Forges,

en 1757,

On voit aussi les noms de Jean-François Chrétien femme Marie-Anne de Xoyon.

médecin. de sa

se voit

d'une sépulture d'enfant ondoA'é par Charles Alavoine,

Cette

année

mourut

Marie

Ihibois,

mère

de"

et

Jean*

Fille de Pierre André de Leigne, juge à Québec, et de 3. Claudine Fremin.

C'est la file aux aventures De Souville, son mari, avait le 16 février 1747, pour faire la police des Forges, et prononcer les sentences des diffénends qui naîtraient entre les eanployés (voir le Bulletin des recherches historique», 19t)6, p. 137 et suivant/es). !

été

nommé

LES FORGES SAINT-MAURICE

On

Nicolas Eobichon.

An même

registre, le

la sépulture

forges

du

Aux

Comme

me T rois-Rivières.

mais cette date

28 septembre 1757,

y a mention de

il

de Pierre Becquet, né en 1697, "gardien aux

roi".

Trois-Eivières, le

Perrault,

tiste

la dit née en 1667

L'acte est au registre des

paraît exagérée.

125

déjà

12 septembre

mentionné,

épousa

1757,

Jean-Bap-

Marie

Lemaître.

demeure aux Forges les bancs sont puibliés dans les deux places. Le frère François €arpentier signe au registre de

il

la paroisse

des Forges

le

18 avril 1757.

Le 26 août 1758, au même registre, il y a l'acte d'inhumation de Marguerite-Josette, âgée de deux mois, enfant de Joseph Boucher, écuyer, sieur de Niver^dlle et de dame Josette Chatelin.

.

Au rostre des

Trois-Eivières,

le

17 janvier 1758, Pierre

Philippe "directeur des forges Saint- Maurice",

fils de Pierre Marie Feuillet, paroisse Segonsac, élection de Cognac en Saintonge, épouse Madeleine Chatelin, soeur de madame

et de

de NiverviUe(4).

Le

février

5

La femme mourut en 1762 1759,

sergent des troupes,

épouse

fils

aux Forges,

âgée de 21 ans.

Antoine Thara (5),

de Hyacinthe et d'Anne Mangin,

Suzanne Chaput, veuve Hérard,

des

Forges,

déjà

mentionnés.

Dans un mémoire de

une mine de charbon de terre dont on ne se sert en Canada que pour les forges du roi.'* Il s'agit des mines du Cap-Breton, sans doute, puisque le Bas-^Canada ne renferme aucun dépôt de ce charbon. Si on utilisait un charbon de terre à SaintMaurice ce derait être dans les forges. La fonte du minerai 4.

Mgr Tanguay,

5.

Il

sigfne

Tara.

l'année 1758 on lit: "Il y a

Dictionn
LES FORGES

126

S.\INT-:>Li. .

charbon de bois

était meilleure avec le

EICE

et aussi la coulée des

poêles. Il

faut dire

que nous sommes au plus fort de la guerre

ici

de iSept Ans et que peau britannique.

Aux

Canada va bientôt passer sous

le

approches de la

de Saunders et de Wolfe,

flotte

femme Char-

de 1759, Jacques Perrault "Faîne" et sa

l^été

lotte de Boucherville, partirent de

Québec pour se réfugier

Trois-Eivières avec leurs huit enfants.

aujx:

suivant,

ils

dra-

le

Le 10

octobre

firent baptiser Josette qui, en 1787, épousa Pierre-

Louis Brassard, bien connu comme juge et qui mourut aux Trois-Eivières en 1802.

Dans une

1760, on voit que Perrault est aux

A

1764 on

partir de

les

lettre

du mois de

Louis-

retrouve tous à Québec.

François Perrault, frère de Jacques ci-dessus, avec sa

T rois-Rivières

Josette Baby, réfugiés aussi aux tiser des enfants les 8

juiilet

Forges avec sa famille.

mai 1759, 18 juin 1760

femme

y firent bapdécembre

et 25

1761.

Madame 1762.

Perrault fut inhumée dans ce lieu

Son mari, ruiné par

la

le

2-1

avril

guerre et la perte de la mon-

naie de carte, passa en France dans le dessein de se faire

indemniser, puis, vers 1766, alla s'établir aux Illinois où ses enfants

Son

le

fils,

rejoignirent en 1772 ; il y mourut l'année suivante. Joseph-François, né en 1753, fut remarquable par

ses voyages

de commerce aux lUinois, ses écrits en faveur

de l'agriculture

et

de l'instruction publique et aussi par son

Histoire du {Canada, la première d'une plume canadienne.

Jean-Baptiste Perrault, un autre frère de Jacques

ci-

dessus marié à Marie Lemaître, était marguillier aux TroisEivières en 1764.

dans sa maison.

hommage pour

Le bureau de

la

monnaie de carte

Seize ans plus tard,

le fief

il

était

fait acte de foi et

Boucher au-dessus des Trois-Eivières,

LES FORGES SAINT-MAURICE dans

la banlieue.

La

127

dernière mention de lui que je con-

où il siège comme juge de paix du district des Trois-Eivières. Son fils Jean-Ba.ptiste, né Ters 1760, se fixa à Michillimakinac. On a de lui des mémoires impornaisse est de 1797

tants sur "les pays d'en haut"' qu'il avait parcourus en tous sens.

Au

registre de la chapelle des Forges, le 24 juillet 1760,

est baptisé

un

fils

de Charles Mayret (Mai'Uet?).

Celui-ci

était marchand, bailli il Le parrain est Michel Chartier de Lotbinière. Le 27 août suivant, baptême de Louise, fille de Michel Chartier

appartient aux TTois-Eivières où et notaire.

de Lotbinière, capitaine et ingénieur des troupes et de Louise Parrain: Michel Chartier de LotbiOhaussegros de Léry. nière, enseigne d'artillerie.

Marraine

demoiselle Marie Des-

:

chenaux.

En ment

le

ce

moment,

la flotte anglaise remontait très lente-

fleuve depuis

Québec

prenait contact avec les

et

Je pense que M. de Lotbinière était aux Forges depuis plusieurs mois conduisant la fabrication des 'bouches à feu et du matériel de guerre. S'il en était Canadiens des deux

rives.

ainsi, ses fonctions allaient bientôt c-esser avec la fin des hostilités.

Le 8 septembre eut

Dans

l'article

XLIV

il

lieu

capitulation de Montréal.

la

est stipulé

que

les

papiers des Forges

Saint-Maurice passeront en France, excepté ceux cui concernent l'administration du pays. IXous avons maintenant copie de ces documents qui ont été retrouvés dans France, sinon tous du moins en grande

Du

8 septembre 1760

les arcliives

au mois de mai 1763,

resta sous le contrôle des autorités britanniques.

que il

l*on

a appelé, faute de mieux,

n'avait rien d'oppressif

;

au

le

de

'partie. la

colonie C'est ce

régime militaire, mais

contraire,

il

était plus libre

que

LES FORGES a\INT-MAUIlICE

128

le

régime français.

William Pitt aTait ordomié de ne rien

faire .pour inquiéter les habitants d'après le principe la

couronne anglaise gardait •

le

signature de la paix, y trouver genient d'autorité.

on nomma

Ganad-a

un peuple

il

que

faudrait,

satisfait

à

si

la

du dhan-

Les tribunaux français étant disparus,

des officiers

de milice juges du pays et

française ne fut nullement inquiétée pour le

la

langue

moment.

€!«

furent trois années d'un calme surprenant, après un.e guerre

acharnée de sept ans.

tomne de 1762.

La

lutte,

en Europe ne

finit

que

l'au-

Tja

ohapeQle des Forges date de 1738 et a .siiibi (les clianp-ements aiii cmirs des anu'ées. mais d'ans Téfat actuel c'est encore la eonstriiction

liiiines

d-e

1738.

du château ou "eraiide maison"" vue du chemin. Le

.seau

qui cn-ule en arrière

visible.


i'wUfice.

à

droite,

n'est

ruis-

pas

Kilines
t'iit'iiiiiit'-e


li;i

iit-fininu'aii

LES FORGES SAINT-MAUKICE

129

XV NOUVEAU REGIME. — INVENTAIRE DES FORGES. INCENDIE AUX TROIS-RIVIERES.—LES TETESJ)E-BOULE. — TRAITE DE PARIS. — JEAN-NICOLAS ROBICHON.:

1760-1763.

Le nouveau régime, aux forges (Saint-Maurice, commence Le 21 septembre 1760, Josette €haput, veuve de Jean Aubry, épouse Antoine Laiond, et le 39 du même mois Louis Voligny épouse Amabde, fille de Claude par deux mariages.

Blondin, d'une famille de Terrebonne, je

Voligny

était marguillier

€u deux

filles

crois.

aux Trois-Rivières.

En

1780,

Il paraît avoir

dont une mourut au 'berceau et l'autre

se

maria.

Un

recenseonent pris au mois de septembre 1760 (pour

Trois^Eivières et sa banlieue ne mentionne pas les Forges; il

donne: 110 hommes, 89 femmes, 143 garçons, 169

37 hommes engagés, 38 servantes.

Le

1er octobre, J.

Total

:

filles,

586 âmes.

Bruyère, secrétaire du gouverneur

Burton, des Trois-Rivières, écrit à M. Courrai, qui est aux iForges, des instructions .pour la et

il

nomme

Délorme,

régie de cet établissement

Robichon,

Marchand,

H^amblot

(Imbleau), Terreau, Michelin, Bellu (?) (1) dont les services doivent être assurés, afin de n'interrompre ni rien

changer dams

le travail des uisines.

.Ces

hommes

étaient les

chefs des diverses branches ou métiers des forges et il

importait de ne rien déranger

lait les ils

cx)ni&erver,

dans cette

comme

inid-ustrie, il fal-

d'autant plus que n'étant pas Canadiens

pouvaient désirer d'être transportés en France avec

1. Ce doit être Bélisl«. IJ y avait aussi (?), dii Marmette, mais ce doit être Belleau.

un nonuné

lea

Billy

LES FORGES SAINT-MAURICE

130

français

fonctiomiaires

en ce moment sur

et

qui

troulpes

Iles

s'embarquaient

navires anglais pour retourner dans

les

leur patrie. •Bruyère,

un Suisse de langue

de cela pour s'entendre avec

les

française, dhoisi à cause

Canadiens,

comme Gugy

et

en s'adressant à 'Courrai que "sir Jeffrey Amlierst, générai-en-ohef, juge à propos de faire exploiter à loisir la fonte qui est déjà tirée des mines et,

plusieurs autres, ajoute

cet effet,

ipooir

devant

les

voudrait retenir sur

le

même

ouvriers dont vous trouverez les

lies

Le charbon étant un

la présente.

dont

il

forges sont

actueiliement

pied que ci-

noms à

article

la suite

de

indispensable et

mal pourvues,

Son

et

Excellence ayant appris qu'il y a plusieurs fourneaux déjà préparés, les

il

vous plaira d'engager en qualité de journaliers

charbonniers et autres que vous jugerez absolument néces-

saires

pour faire

de cette partie

la cuisson et autres

là.

Vous

tiendrez,

exact des gens que vous emploierez, leurs

travaux

quantité

et de la

Vous prendrez sur vous les soufflets des forges,

le

ouvrages dépendants

plaît, un compte du temps que dureront

s'il

vous

de charbon

qu'ils

feront

soin de faire graisser et relever

en un mot de faire

les petites

répa-

rations qui sont absolument nécessaires pour mettre les for-

ges en état d'exploiter

}:>eu

à

peu

la fonte

dont

il

est

parlé

ci-dessus,''

Le 2

octobre.

Bruyère

écrit à Cour\'al "'inspecteur

aux

Forges", qu'il a reçu la marmite envoyée des forges et qu'il

va faire ordonner

des

vivres

ses

aux sept familles deux domestiques,

Il

demande que

nécessaires

déjà nommées, aussi pour M, Courval, et le dhapelain, pendant sept jours.

l'on

embarque

les poêles qui ont été

billet les

conduira aux Trois-Rivières dans son bateau, par

le

Saint-'Maurice.

promis et que

le :porteur

du

LES FORGES SATNT-MAURICE Le 22

me

Bruyère écrit à Courval, aux Forgea:

octobre,

"Je vous envoyé

barrique de taffia

la

demandez... vous

vriers,

en tenant registre

.

.

.

riez fait le plaisir de

m'en

votre gré aux ou-

Sans doute que personne n^ fer,

parler.

à propos de faire savoir

que vous

(boisson)

la distribuerez à

vous a pas encore demandé de

mal

131

autrement vous m'aune serait peut-être pas

Il

aux ouvriers de Montréal

y en a à vendre, mais vous en ferez ainsi que vous à propos."

Un

Amherst

Une

le

approuvé par

et

10 octobre salivant, se

forge appelée

une chaussée de 70 dite

qu'il

jugerez

inventaire des Forges, signé le 8 septembre 1760

par Hertel de Rouville "directeur" ral

le

lit

comme

la forge haute, bâtie

le

géné-

suit:

en pierre, ayant

pieds, en bois, avec halle et

magasin

;

la

forge ayant les roues et mouvements, double jeu de

soufflets.

On

y trouve

:

1

fléau garni

de ses plateaux et

chaînes, 8 poids de 50 livres, 5 poids de 25 livres, 6

mar-

teaux de fonte pesant 500 livres ipièce, 3 endlumes de fonte pesant 2,000 livres pièce, 3 enclumes maïuvaises, rasses, 3 paires de tenailles à sing^les,

10 heu-

112 paires de tenailles

à chanter, 10 paires de tenailles à coquilles, 4 ringards, 1

auge, 2 crochets à quenses, 1 éciielle à mouiller, 1 rouable, 1 écousse, 1 aviron, 1 pelle,

La

2 masses, 1 m/arteau à mjain.

forge basse, en hois, ayant une cliaussée de pierre

de 80 pieds, aussi avec ses roues et mouvements, double jeu de soufflets, renfermant

:

1 fléau

avec ses plateaux et chaî-

nes, 9 poids de 50 livres, 5 poids de 25 livres, 13 paires

tenailles à forger, 2 paires

de 2,000 deux, 4 1

livres, 2

'pelles

de

de tenailles à cliauffer,

enclumes à maréchal ipesant 500 fer, 1 rouable, 1 écousse, 7

1

de

enclume livres les

poches à couler,

auge, 10 ringards, 4 masses, 1 marteau à main, 2 écuelles

LES FORGES SAINT-ALVURICE

133

à mouiller, 1 aviron.

Um

martinet tenant à

vements

et

soufflets,

la forge l>a.sse,

avec:

marteaux pesant 100

pièce, 8 petits

garni de ses

livres pièce, 9 heurasses

pesant 150 livres pièce, 1 enclume pesant 100

Un

fourneau avec

la

iivres.

moulerie et une halle à charbon,

de 80 X 30 pieds, garni de dooiible

mou-

enclumes pesant 150 livres

3

ses

roues et mouvements, avec

jeu de soufflets en bois, renlermiant: 23 ringards de

fer de différentes longueurs,

2 couars, 2 crochets, 2 esto-

quars, 2 forohets, 8 pelfes, 1 romaine avec son contrepoids et ses agrafes, 1 masse, 2 ler,

marteaux à main, 3 marteaux à mou-

12 modèles en fer pour marmites, 5 pour chaudières, 3

pour coquettes,

1

pour tourtières,

écuèlles, 3 paires de tenailles,

1 .pooir mortiers,

4 modèles en

3

pour

bois pour poêles à

chauffer.

Une

boulangerie avec son four, contenant 1 pétrin, 1

porte de fer 'battu, 1 pelle de fer, 1 fléau avec ses plateaux, 1

rouable de fer, 3 pelles à four en bois, 1 hache, 1 crémaillière, 1

Un

bluteau de 20 pieds de long.

bâtiment servant d'écurie, 110 pieds de long, pièces

sur pièces, ayant 6 compartiments fermant à

ment de

cilef.

Un

bâti-

pièces sur pièces, de 20 pieds en carré, servant de

dépense pour l'avoine; 6 chevaux, 3 harnais de timon, 3 de trait,

3 charrettes avec leurs roues, 2

grandes charrettes, 4

traînes hautes, 4 traînes basses.

Un

'bois de 60 x 30 pieds. Deux hangars de hangar entouré de madriers, 40 x 20 pieds. hangar de 30 x 25 pieds. Un magasin à fer. Une halle

hangar en

40 X 30 pieds.

Un

Un

Une chaussée en bois de 105 pieds de long. hangar servant d'écurie et étable aux animaux des employés, 30 X 25 pieds. Six mai'sons de pièces sur pièces. Dixpour charbon.

Un

eept barraques de pieux servant à loger les ouvriers.

35

LES FORGES SAINT-I^IAURICE

133

poêles à chauffer, avec leurs portes et trépieds servant

aux

ouvriers.

Uine église de pièces sur pièces, 40 x 30 pieds, lattée de-

dans et dehors, enduite de chaux. Uoi calice et la patenne d'argent, 2 ornements pour dire la messe, dont un de toutes couleurs et l'autre noir, 2 aubes, 3 surplis, 1 cloche de 70 livres,

2 chandeliers de cuivre, 1 croix de cuivre (2).

Une maison de

pierre, 82

à chauffer, 3 pelles de

du mobilier

reste

x

5.2

pieds, contenant 4 poêles

fer, 3 paires

de tenailles à feu.

Le

n'est pas mentionné, ce qui fait croire qu'il

appartenait à Hertel de EouTille.

'Cette

maison principale,

solidement construite, est totalement en ruines.

Elle date

de 1740. Ustensiles de la Taillandrie

enclumes de fer battu à table

marteaux à frapper devant, tenailles à forger,

5

tenailles

2 soufflets de cuivre, 2

marteaux à main, 8 paires de

2 tisonniers, 2 trandhets, 6 mandrins, 2

étampes à percer, 2 débouchoirs, de

:

d'acier. 1 estoque, 1 bigorne, 2

1 filière, 1 montoir, 1 paire

à forcer, 1 marteau à brocher, 2 carreaux, 3

doueyeres. Ustensiles ou outils de charpentiers et charrons: o terrières,

1

gouge, 1 couillère pour roues, 3 ciseaux, 4 sceaux,

1 verlope, 1

demi

verlope, 1 galère, 5 haches, 1 herminette, 1

bezague, 2 compas, 1 scie de travers, 1 et sa manivelle,

1

tille

ronde, 1 meule

masse, 1 pallant garni, 1 moulin à scie

est toiit probable que, dans le cours de cette année gouvernement fédéral posera sur cette chapelle, encore fort bien conservée et fréquentée chaque dimanche, une plaque de bronze portant inscription pour rappeler que le fer du SaintMaurioe a foiirni le Canada, durant plus d'un siècle et demi, de tous les articles coulés et forgés dont ce paj-s avait besoin. L'auteur des Forges Saint-Maurice, M. Benjamin Suite, est l'âane dtrig'eanfce de ces déjnooisfrations. canton de la Margelle, Côte d'Or. 2.

1920, le

Il

LES FORGES SAIXT->L\URICE

134

iaTec ses ustensiles, 1

bâtiment sur poteaux, de 40 x 20 pieds,

garni de ses mouvements, 1

scie,

3 crochets, 2

marteaux, 2

pinces, 3 broclies, 1 crochet à tourner les pièces.

3,100 livres de fer en barres de toutes

200


livres de ferraille.

25,000 livres environ, de fonte en bocage. 10,000 livres de fonte, en mauvaises pla
800 bannes de miue rendue au pied du fourneau. 1,200 bannes de mine à

par

la rivière, rama-ssée

300 cordes de bois pour charbon, dans

la

tas.

vente du

nord.

500 barriques de charbon. Bois d'équarrissage pour construire une halle au four-

neau



resté

dans

la forêt

:

79 pièces faisant 2,480 pieds de longueur.

250 pieds de 171

billots

f>etit

bois

pour faîtage

et lien.

de pin pour plancher et madriers de 10 pieds

de longueur. * * *

Le grand

incendie des Txois-Eivières en 1752 avait pré-

cédé de quelques mois la guerre de Sept Ans puis, aussitôt cellle-ci

je le le

terminée, d'autres sinistres se produisirent,

suppose en lisant

l'aiifiche sign^ée

par

le

du moins

colonel Burton

15 octobre 1760, car on ne publie pas de semblables règle-

ments

la veille des incendies,

manifeste deux jours avant désastre.

En

le

tous cas, Burton

quoique leur utilité

commence par

des Trois-Rinères a passée par de "les ravages affreux

dans cette

ville

habitants pour saires

que

les

soit plus

feu que deux heures ajprès le dire que la ville

cruelles épreuves et

que

incendies ont plusieurs fois causés

devraient être des leçons suffisantes à tous ses les

engager à prendre

les

précautions néces-

pour prévenir de pareils malheurs à l'avenir."

cette entrée en matière

il

nomme un ramoneur

Après

officiel qui

LES FORGES SAIXT-iL\URICE

135

fera sa tournée tous les quinze jours et recevra quatre soua

pour chaque cheminée

à simple étage

ou

pour

six sous

celles

à double étage.

Le que le

un

8 juillet 176:2, Haldiniand affiche

"le feu vient encore

4 du présent mois.

de passer par Toute

a employées pour arrêter

pu empêcher que

les

le

la ville

la vigilance et

placard disant

des Trois-Eivières 1

activité

que l'on

progrès de ce terrihle fléau n'ont

flammes n'aient dévoré cinq maisons et fournis qui en dépendaient ainsi

entières, tous les

hangars

que

marchandises et effets qui y étaient renfercelles qui, par leur

les meubles,

Ces maisons sont ipositivement

més.

proximité de

grève,

la

servaient de

retraite

des campagnes lorsque leurs affaires

Les propriétaires sère.

les

attiraient en ville.

et locataires sont rédoiits

Xous somjnes trop persuadés

aux habitants

à

mi-

la dernière

des sentiments d'humanité,

de religion et de compassion qui doivent remplir

le

coeur des

habitants de ce gouvernement envers leurs frères et compatriotes

pour croire

qu'il faille les exciter

tions étudiées.

Xous pensons

que cet accident

est arrivé;

qoi'il

par des représenta-

suffit

de leur annoncer

que plusieurs ipersonnes en souf-

frent; qu'elles ont besoin d'un secours prompt et

nous avons donrué nos instructions à tous milic-e

que

réel, et

que

les capitaines

de

de s'informer, chacun dans leur endroit, des secours

ileur paroisse se

propose d'envoyer aux incendiés, soit en

planches, madriers, bois de charpente, argent ou autrement,

dont

ils

vicaire

nous enverront

la liste

au plus

tôt."

Perrault, (Louis-Joseph Grodefroy de

MM.

le

grand-

Tonnancour

et

''Cressé le père" se chargent de recevoir "vos charités et de

voir qu'elles soient enuployées suiA^nt vos intentions."

Le

8 octobre suivant,

il

que "chacune des maisons de

revient à la charge et prescrit c-ette ville se

samment d "échelles appliquées sur

les

pourvo\TeTa inces-

couvertures en dehors,

LES FORGES SAINT-MAURICE

13«

et d'une autre

pour y monter que l'on gardera dans

l'inté-

rieur des cours ; d'une couple de soeaux et de deux béliers dans

^ à peine

chaxjue grenier des maisons

mende.

.

.

Les

oifficiers

de cinq

de milice verront

.piastres d^a-

ce que cet ordre



soit exécuté (3)."

Le gouverneur Burton

un

affiche

placard, le 7 déoemibre

1761, défendant aux bourgeois et habitants des TroisnEivières

de couper

et enlever

terres dépendantes

du

de

bois de chauffage et autre sur les

la seigneurie de Saint-Maurice, sous

peine d'une piastre d'ameaide [pour chaque charrette ou traîne, et

de (punition arbitraire en cas

Le

'de récidive.

Haldimand, gouverneur des TroisEivières, promulgue une défense, le 19 mai 1763, pour empêcher la chasse siïr les terres de la seigneurie de SaintMaurioe et autres, dépendantes des Forges, aussi dans les environs de la mine derrière la Pointe-du-iLac, sous peine de colonel Frédéric

vingt piastres d'amende pour la première fois et de punition arbitraire

en cas de

récidive.

La

amende applicable moi-

dite

tié lau

dénonciateur et l'autre moitié aux pauvres de la pa-

roisse.

'Cette défenise fut renouvelée le

22

qu'elle n'avait pas effrayé les chasseurs.

une permission de chasse sage

du gouverneur". Pour régulariser

et

est accordée à

contrôler

Boule qui descendaient à la

un

placard, le 28

ville, le

la

juillet 1763,

Le

Voligny "pour

traite

colonel

mai 1763, disant que,

preuve

2 septembre 1763 l'u-

des Têtes-d.e-

Haldimand

fait

aussitôt l'arrivée des

Sauvages, leurs pelleteries doivent être déposées en gros, à l'endroit

du

accoutumé sur

le

sieur de Franioheville.

haut de

la ^côte, vis-à-vis

Le 33 mai 1763,

la,

maison

le colonel

Bur-

3. Sur les premiers moyens préventifs contre les incendies des maisons aux Trois-lviViéres, voir noa Mélanges historiques,

vol. 2, p. 73-83.

LES FORGES SAINT-MAURICE

137

ton défend aux commeTçants d'aller rencontrer

Boule dans

les bois,

ché public de cette viMe ...

les

en gros sur

maison du sieur de Francheville."

la

Têtes-de-

aussitôt après

pelleteries,

l'arrivée des iSauvages, seront déposées vis-à-vis

les

"ce qui les empêcàerait de venir au mar-

le

marché,

Le 18 mai

Haldimand confirme encore ces mesures et se du terme "vis^à-Tis la maison du défunt Francheville".

1764,

Le 20

Bruyère

juillet 1762,

ordre à tous

écrit "un

les

de milice du gonvemement des Trois-HiYièreiS

capitaines

d'enToyer des

hommes

des paroisses)

(le

nombre

est indiqué (pour

Vous

leur ordonnerez d'apporter

avec eux leurs haches et des vivres pour

Yous

tront à bûcher leur bois. GouTA'al,

aux Forges, de qui

travail presse.

chacune

"pour bm-her chacun quinze cordes de bois

aux forges Saint-Maurice.

M.

sert

les ils

le

temps

qu'ils uaet-

enverrez en droiture à

recevront

les ordres.

Donnez vos ordres incessamment,

€e

et avertis-

sez-les qu'ils seront payés."

Xotons

ici

que François Poulin de ,Oourval,

petits-fils

de Maurice Poulin, premier propriétaire du terrain des Forges, était

né en 1725 et

Dupré, Canadienne.

En

s'était

Il

marié en 1751 avec Madeleine

avait pris

du

service dans la marine.

y eut une expédition française contre les Anglais de Terreneuve, sous les ordres de Temay, composée pour la 1762,

il

majeure partie de volontaires des troupes du Canada passés en France l'année 1760. Aussitôt le poste ou ville de SaintJean capturé, Poulin de Courval, alors capitaine de brûlot, fut envoyé en France pour annoncer cette nouvelle.

un homme

très

estimé.

si

satisfait

1759,

du fleuve

il

avait

C''était

commandé

le

sr'était

distingué au

Le duc de Choiseul, premier

ministre, fut

Bienfaisant, dans le bas siège de Québec.

En

et

il

de l'affaire de Terreneuve, qui

main pour conclure

la ipaix, qu'il

lui

fortifiait la

envoya deux navires de ce

LES FORGES SAINT-MAURICE

138

côté sous les ordres de Coorval, mais

de Temay

retraite

et fit voile

pour

ceM-ci arriva après

la France.

Il

la

mourut à

Terrebonne en 1770 ne laissant pas de famille. registre de la paroisse des Forges, le 6 août 1762,

Au y

du

a le mariage

de Pierre

fils

^klarcliand.

du seigneur de Oarufel avec Le frère Hya
il

la fille

dessert

enxMjre à cette date.

Le

1.2

août 1762, aux Forges, baptême de Josetph-Ckude,

de Joseph-Claude Poulin-Cressé^Courval, inspecteur des forges Saint-Maurice et de dame OiUes-Generiève Dumont.

fils

Parrain:

le

sieur Claude PouUn-Cressé-Courval, colonel de

du gouvernement

milice

Louise-Charlotte

:

dame

parrain,

sous-

des Trois^Rivières ; marraine

épouse du dit

Dumont,

constructeur des vaisseaux de Sa Majesté.

Au Paris

le

mois de mai 1763 nous connaissions le traité si^é à 10 fé\Tier précédent et nous savions que le Canada

passait, sans condition, à

texte des capitulations

l'Empire britannique. Cependant,

le

de Québec et de Montréal étant sanc-

tionné par l'Acte des Puissances, nous pouvions être tranquil-

Les forges Saint-Maurice, propriété du

les.

devenaient domaine du roi d'Angleterre et

roi

comme

de France l'industrie

du

fer était indispensable à la colonie son exploitation devait

se

continuer et

prendre

les

développements

nécessaires

à

l'augmentation des besoins du peuple.

A pour

la date

les

du 29 septembre 1763

il

y a un placard

écrit

Forges, défendant aux ouvriers et autres personnes

de se servir du charbon dans leurs

logis, sous

peine de puni-

tion.

Dans

les

instructions données,

le 7

décembre 1763,

}>ar le

roi

George III, au général James Murray, gouverneur en chef

de

la

provinc-e de Québec, le

sujet qui nous occuipe

:

paragraphe 55 est consacré au

"Attendu

qu'il ressort des représenta-

LES FORGES SAINT-MAURICE tiens de notre gouverneur les

139

du mstrict des Trois-RiTières que

forges de Saint-Maurice, dans ce district, sont

grande conséquence pour notre

serrice, c'est notre

qu'aucune partie des terres sur lesquelles été exploitées,

forges,

ou d'où a

ou qui sembleront nécessaires

un

et

d'une /plaisir

les dites forges

été tiré le minerai

établissement, soit pour avoir

bon

ont

employé dans ces

commodes pour

libre accès

cet

au fleuve Saint-

Laurent, soit pour produire Tapprovisionnement nécess
de grains et de foin, ou pour pacager du bétail, ne soit

concédée à aucun particulier; et aussi

(c'est notre plaisir)

qu'un aussi grand territoire que possible, contigu aux dites

ou les entourant, en sus de ce qui pent être néces-saire aux fins susdites, soit résen'é à notre usage, pour être aliéné

forges,

de

la

manière que nous indiquerons ou prescrirons plus tard."

Ce passage

est

janvier 1775,

-lu

répété dans les instructions adressées, le

général Carleton, gouverneur en chef.

chose en 1786 lorsque

le

général Carleton, sous

le

nom

3

Même

de lord

Dorchester, redevint gouverneur en chef du Canada.

Le

1er septembre 1763 je note le décès de Pierre Bouvet,

maître-taillandier

aux Forges.

I"n taillandier fabriquait des

outils tranchants, de^ haches par exemple.

Cette année,

François,

fils

de Gervais Beaudoin, des

Forges, se maria avec Anne-Françoise,

fille

de

Simon Aubry,

pareillement des Forges, et c'est ce François qui continua la lignée de la famille Beaudoin.

Jean-Xicolas Robichon, arrivé en 1738,

Canada

ceseait

d'être

possession

française,

On

en 1761 d'être renvoyé dans son pays. le

sort

de

la colonie n'était pas décidé et

ne pouvaient en ce (probable ealaire.

moment

aussi qu'on

En

176"2

il

lui

se priver

Tomnt que le demandé

avait

lui retprésenta

que

de plus que les Forges

de ses services.

Il eet

proposa de bonnes conditions de

renouvela sa demande et reçut la

même

LES FORGES SAINT-MAURICE

140

réponse.

Uéié de 1763, comme

il

pour partir on

insistait

donna passage sur un bâtiment qui

le

lui

débarqua à Londres avec

sa famiille et de là les autorités françaises le transportèrent

dans son pays

Les déclarations que

natal.

disent "avec sa femone et

sejpt

j'ai

sous les yeux

enfants". I>e ceux-ci je n'en con-

Marie, née en 1746 ; Pierre-Jean, né en 1749; Pierre-Nicolas, né en 1752; Véronique, née en 11755; Louise, née en 1757, et Josette, née en 1760, Mais dans le

nais que six, savoir

:

Mgr Tanguay, il y a Catheinhumée a-ux Trois-Eivières 1763 (sans date) et en née rine,

Dictionnaide généalogique de

mars 1764. AHors

le 2.5

de 1764, quoique

l'été

du Canada

la famille serait partie

pennission écrite soit de

la

l'été

de

1763.

Bt des années

Le 21 septembre

s'écoulèrent.

1781, à

Margelle, Côte d'Or, diocèse de Dijon, en Champagne, fut

inhumé Jean-Nicolas Bobichon

''âgé

de 62 ans" dit l'acte

2 août 1714), ancien fileur en fer (dans une pièce de 1786 on le qualifie de martineur à la Margelle). Etaient présents: son fiis Pierre, forgeron, et son gendre (non,

il

était



le

Louis Viart, forgeron à Moloy. 'Le

17 juin 1786, dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste

de Molary, Côte d'Or,

est

inhumée Denise Ohaput, veuve de

Jean-N"icolaa Robixihon, en iprésence de son

eon gendre Louis Viart.

fils

Pierre et de

La com m une de Molary

canton de la Margelle, contrée où

est dans le

l'on travaille le fer.

En

1786, la famille était placée dans les localités suivantes voi-

Voudu ChâtiUon, Et

sines les unes des autres: Pierre Robichon, forgeron, à iaine^

près

.Ohâtillon-aur^eine.

(Véronique,

doyen cabaretier" à Mauvilliers, près Josette, fenmie de Didier Mageotte,

le

dit

"femme

chapelier à Paris, rue

Saint-tBemard, faubourg iSaint-Amtoine.

De

1791 à 1797, la famille Eobiohon

sollicite

auprès du

LES FORGES SAINT-MAURICE gouYemement de France

d^être placée sur la liste des pensions

accordées aux Acadiens et aux Français circonstances de

141

du Canada que

les

1755 et 1763 ont obligés à retourner en

'France et qui y sont encore en 1791, mais les comités d'investigation et d'examen de ces cas assez

nombreux ne rap-

portent pas en faveur des Robichon qui avaient quitté

Canada

'de

leur propre voilonté,

comme

le

prouvent

les

le

docu-

ments que j'ai vus. Burton et Haldimand avaient insisté pour garder Eobichon au service des Forges où il vivait très bien, ainsi que Délorme, Marchand, Aubry et Caisse qui y éteient restés. En 1787, Marie Robichon, baptisée le 30 septembre 1746, était mariée à Louis Viart, vivait à Molary ou Moloy,

canton de

Un

la Margelle,

fila

Côte d'Or.

de Riobichon était resté aux Forges et sa desoen-

dance existe de nos joui^ aux Trois-Rivière5(4).

4. A la fiiQ de oe chapitre, il serait bon de mentionner le rapport du colonel Burton on dat« du ô avril 1762, sur le gouvernement des Trois-Kivirres. qui donne le recensement suivant des Forges: Il chefs de familles, 11 femmes mariées, 18 hommes non mariés, 23 femmes non mariées, 2 hommes eug'agés, 1 serviteur et 1 servaaite à la grande maison; total: 73. Bruyère ajoute qu'il n'y a pas uu «eul homjme en état de porter les arme«.

LES FORGES SAINT-\L\UEICE

142

XVI

REGLEMENT DE ^COMPTE. — RECENSEMENT DE 17^0.— COMPA GNIE PELISSIER.—LATERRIERE,

— INVASION AME— —

AGENT, PUIS INSPECTEUR.



RICAINE, 1775. LES FORGES, PELISSIER, LATERRIERE. PELISSIER PREND LA FUITE. COMBAT DES TROIS-RIVIERES. LATERRIERE EN CHARGE DES FORGES, 1764-1776.



Le 24

niiars

1764, miessire Perrault, chanoine et grand-

vioaire, visite les Forges, écrit

1763

et

un

un

aete

en date de septembre

autre de mars 1764, puis paraphe les registres

de 1760-62, et ciôture la tenue de ces archives pour

€e

ges.

les

For-

prêtre était frère de Jacques et des autres Perrault

déjà mentionnés dans le présent ouvrage.

Le 4 septembre 1764

Gilles

Pommereau,

trésorier

et

payeur des Forges depuis 1743, jparaît avoir réglé ses comptes entre les

maing des autorités britanniques, ce qui com-

plétait la prise de possession en vertu

du

traité de paix

de

1763. Gilles

dans

Pommereau, que

les affaires

Silly

je crois être

depuis longtemps.

né â Montréal, était

Le 30

arrivant de France pour remplacer

M. de M. d'Aigremont,

avril 1729,

décédé, dans la çous-intendance du Canada, écrivait que l'on faisait

rapport de Montréal au sujet du sieur

Pommereau

qui

s'était engagé à fournir deux mille minots de blé pour la gar-

nison du lieu et qui ne pourra pas remplir son contrat.

personnage paraît avoir vécu

assez

Ce

longtemps aux Trois-

Eivières.

Voici

un

recensemient de 1765 qui a sa place dans la

présente étude:

LES FORGES SAIXT-MAUEICE

Saint-

€ap-'de-la-

Maiirice Madeleine

Maisons

55

143

Trois-

Pointe-d'i-

Yama-

Rivières

Lac

chiche

LES FORGES SAINT-MAURICE

144

EQumet au gouverneur en dans lequel

phe

y a

il

le

Guy

clief

projet suivant

Pélissier, marclianid

le roi

:

un rapport

Carleton,

louera à Christo-

de Québec, Alexandre Dumas, mar-

chand de Québec, Thomae Dunn, de Québec, membre du Conseil exécutif, Benjamin Priée, de Montréal, membre du Conseil exécutif, Colin

Drummond, de

Dumas

Québec,

Saint-

Martin, juge de paix de Montréal, George Alsop, marchand

de Québec, James Johnston, marchand de Québec, et Brook

Watson, marchand de Londres,

terrain où sont les ateliers

le

des Forges et les terres adjacentes bornées norid par la

(banlieue) de

M, de Tonnancour, à

l'est

la seigneurie de Saint-Maurice, à l'ouest lèle à la ligne

comme

au sud par

rivière Saint-Maurice,

par

suit:

les

au

terres

les limites

de

par une ligne paral-

joignant les deux extrémités ouest de la dite

seigneurie de iSaint-M'aurice à la distance de trois lieues d'elle

(2)

avec privilège d'exploiter les mines de toutes sortes,

excepté celles

d'or

et d'argent,

couper du bois et y faire

les

et,

étendue,

sur cette

barrages de cours d'eau pour les

fins de la dite exploitation, et d'utiliser aussi les

seigneuries d'Yiamaohiche et

me

le

porte le bail accordé le

en vertu des ordonnances du

déclarées à la couronne) priétaires



le

roi

le

voisinage (et

de France, doivent être

pourvu qu'on indemnise

de ces terrains de tout dommage qui

tout à raison de la faiMe

sterling, payable

mine? des

du Cap-de-la-Madeleiae, com22 avril 1737 à la compagnie

Cugnet, et autres mines qui seraient dans qui,

d'y

somme

les

pro-

serait causé

annuelle de £18-15-0

par quartiers, en considération des grandes

dépenses que la nouvelle compagnie devra faire pour relever les

Forges. 2.

Le

bail aura

une durée de

Ceci embrasse Saint-Etienne.

seize

ans et

'sera

révo-

LES FOEGES SAINT-MAUKICE

145

dû un an de loyer (3). conforme à ce qui précède, est du 9

cable par la couronne -dès qu'il sera

Le

bail Yéritable,

juin 1767, cependant

dans

d/ré

limitant

leurs,

passe sous silence

il

seigneurerie

les

le droit

du Cap, d'Yamacbiche aux

l'exploitation

fiefs

de s'étenet d'ail-

Saint-Maurice

et

Saint-Etienne.

Dumas ,

un

faisait

gros

lia

çaise tomiba à zéro et, en

il

d "une dette de £33,000

mais sejs affaires monnaie de carte fran-

commerc-e,

commencèrent à décliner lorsque 1769,

ferma boutique en face

sterling.

Pierre de Sales Laterrière, né en 1747 dans le diocèse

Languedoc,

d'Alby,

1766

mille et

même

Alexandre

rière avait étudié

reste

l'a

il

il

fait

'Eorges,

le prit 'la

"Dumas choisie teté,

et

un

art surprenant

comme du

durant une quarantaine d'années.

un

autre de

forma pour

Pelissier,

les

engagea Laterrière à

A'^oici le

mes amis qui

rétablir les

pour en diriger

me

être le

la parenté.

médecine à Paris, et quoique très jeune,

pratiquait avec

d'agent des actionnaires.

se

y avait de

il

à son emploi dès son arrivée. Later-

avoir pris l'ascendant sur

qui

au Canada l'automne de

y eut en 1771 une réforme dans la compagnie Hles mais rien de radical. Alexandre Dumas, qui semble

11

titre

arrivé

avec quelques-uns

Dumas

sanÊ diplôme,

était

en compagnie de gens connaissant sa fa-

et s'y trouvait

texte de Laterrière:

étaient de la

même été mon honnê-

travaux, connaissant

pressèrent d'abandonner encore la médecine pour

commissaire de la compagnie à Québec.

d'airs et nets cent-s louis

compagnie

Forges, et avaient

Les revenus

de cette nouvelle charge pouvaient monter

à trois

par an. Je suis logé à loyer dans une maison appar-

Com-mixxion'^ of Qiiehrc, p. 220; soiwniesion du rapport, S. 311 projet de bail, p. 226. Le document imprimé omet le nom "Pelissier". p.

;

LES FORGES SAIXT-MAURICE

146

tenant à Monsieur Amiot, en faoe du marché de

La basse- vil le,

où je reçois et vendis les produits de mes cyclopes; j'expédie pour Londres les fers en gueusets; je pourvois aux besoins des associés, enfin j'exécute leurs ordres de point en

On

est très content de moi.

les citoyens et

forgerons des

en raison des

villes,

rent bientôt achalandé et fait connaître. dicale m-'aidait

'point.

Les habitants des campagnes,

un peu encore."

Ma

fers,

meu-

profession m)é-

(4).

Masère écrivait en 1771 que

la

compagnie avait dépensé

plus de £4,500 sterling dans les Forges, lesquelles, en 1767,

On y avait fait une au grand bénéfice du pays,

étaient dans une condition déplorable.

grande quantité de très bon mais payant à peine

les

fer,

Le 28 forges

pour

Il

ne dit en

ait subi

des chan-

dépenses encourrues.

aucune façon que la compagnie Pélissier gements de 1767 à 1771.

féHTier 1775, Laterrière part de

Saint-Maurice



il

la oomjpagnie Pélissier.

est

Québec pour

appelé comtoe

les

inspecteur

'^Je touchais, dit-il, cent-vingt-

cinq louis de salaire et j'avais, en outre, un intérêt d'un neu-

vième dans pouvait

le

vailoir,

bénéfice total, de sorte que le tout ensemble

quatre à six cents louis."

Cela représentait

bien trois fois la valeur de l'argent de 19120.

Québec son magasin

et

bureau à un

chand, que Pélissier acceptait. '^'^Arrivé

aux Forges,

je

Il laissait

à

nommé Guenond, mar-

Laterrière continue

rendis conijpte de

:

ma

gestion

4. Mémoires, Québec, l'87i3. Toutes les citations dci reproduites de Laterrière sont tirées du imiême livre.

nomination de Laterriière comme ag^ent des Forgea y avait en cette ^ille un nomaaié Jacques Terroux, marcliamd, qui achetait directement des Forg-es du fer et des poêles qu'il revendait. Aux Trois-Kavières, Haldinoand avait loué d'un noamné F. Léveaque un hang-ar ou mag^asin pour l'eimmagasioage des poêles et autres articles, de 1762 à 1765.

Avant â Québec,

la

il

LES FORGES SAINT-MAURICE au directeur

de

et pris possession

ma

147

nouTelle charge d'ine-

pecteur, avec permission d'exercer la médecine pour assister

même

travaiUeuTS des ateliers et

les

qui voudraient memployer.

blement

ma

réputation, surtout

Pélisisier

le

8

Québec en 1755, d'Ignaee-François Delzenne, ué en 1717 dans la ville iCatherine-Josette, née à

Flandres française, diocèse de Tournay, et qui

'de Lille,

tait

comme médecin."

maria en seconde noces à Bécancour,

se

mars 1775, avec fille

amis du voisinage

les

Je ne tardai pas à établir dou-

s'é-

nmrié à Montréal en 1748 avec Catherine Janson dit

Ce ménage avait alors

Lapalme, Canaldienne.

Laterrière dit de Pélis'sier:

enfants.

honnête

et

libéral,

de

John Wilkee



comme

ou sept

un homme

pensant fort juste, mais grand partisan système de

et de son

les trois

six

"C'était

partant influen-

liberté,

quarts des habitants nés sujets anglais,

en faveur des Anglo-Américains révoltés." Laterrière était pour solu.

Pélissier voulait

le

gouvernement monarchique ab-

une administration reposant put la

volonté 'pofpu'Laire et dépendant de celle-ci, en d'autres termes: notre régime actuel. John Wilkes était, de 1757 à 1775, le grand agitateur de ces idées en Angleterre et il ne perdit

guère de terrain par la suite. taire, journailiste

Colonel de milice, pamphlé-

remarquable, viveur,

homme du monde,

dé-

pensant beaucoup d'argent, membre des Communes, de la Société Royale, maire de Ix)ndres,

homme

courageux, pas démagogue, tombant sous autoritaire, se relevant plus redoutable,

charmeur,

délié,

'les

coups du parti

avait pour admi-

il

rateur la majorité du peuple anglais et tous les philosoiphes et encyclopéidistes

de France.

Cet

homme

a

ouwrt

qui menait aux réformes de 1829-1850. Il va de lissier éftait

de tout coeur

remuaient dans

le

du

voisinage

le

soi

chemin que Pé-

côté des colonies anglaises qui se

du Canada. Ce qui

e«t curieux,

LES FORGES SAINT-^L\CRICE

148

non pa^ en raison de

leurs principes de libertés politiques,

mais uniquement pour faire pièce à T Angleterre. Il en résult-a que Pélissier se compromit et que Laterrière alla beaucoup moins loin. ÎXous verrons cela dans quelques instants.

Les Américains, en marche sur Québec, étant arrivés aux Trois-Rivières, l'automne de 1775, Pélissier s'entendit avec eux et on l'a accusé d'avoir fourni des poêles, des canons, des boulets et autres articles à l'armée de

qui hiverna sur

les

plaines d^ Abraham.

Montgomery

Jusqu'à quel point

Laterrière a-t-il iparticipé à ces productions et à ces envois?



n'est pas la question puisqu'il était

on

le

en sous-ordre, mais

comme impliqué dans

considéra par la suite

ces apé-

rations.

D^ntres

troupes

américaines

Rivières en février 1776.

aux assemiblées

du

aux

arrivèrent

Trois-

Laterrière dit: "Péliœier n'assista

et conseils des

nouveaux venus qu'à

l'arrivée

général Wooster aux Trois-Rivières en quartier d'hiver.

Ces nouveaux venus lui ayant connu de grands talents,

l'en-

gagèrent à aller faire une visite au général Montgomery, à la il

maison d^olland, proche de Québec.

Depuis ce moment,

fut rec'onnu et dénoncé par les espions du général Carleton

comme

acquis aux Américains

et,

par conséquent,

comme

un dangereux ennemi de la Grande-Bretagne. "Vers le mois de mai 1776, le gouverneur Carleton envoya aux Forges

le

capitaine

ou plutôt pour espionner.

Law

Je

le

sa deux mois a vec nous. L*homme

Les rapports C-eci

pour faire faire des rames,

reçus fort poliment. était

bon

Il pas^

et fort obligeant.

qu^il fit furent favorables.'^

Au

mois de

plus,

en mai,

devait avoir lieu durant mars et avril.

mai Laterrière

était prisonnier à Québec.

De

Carleton n'aurait pas eu besoin d'envoyer un

homme

"es-

LES FORGES SAIXT-MAURICE pionnier" les Forges, mais

au mois de mars

149

c'était nécessaire

puisque cette propriété du gouvernement passait pour être

au service de Fennemi. Laterrière ajoute ceci naïvement "Les officiers des €yclopes, tels que moi inspecteur, Picard,



le

teneur de livres, Voligny

le

contremaître, quoique bons

fûmes dénoncés, parce que l'on supposait naturellement que nous buvions le même poison de la rébellion à la même ta-sse,"

sujets et fort innocents, nous

Le

notaire Badeaux, des Trois-Eivières, note à la date

mars 1776 que Pélissier envoie au commandant américain deux milliers de fer 'pour faire des pioches à Fusage du

du

8

eiège de Québec, et

ajoute que

il

le

18

du même

mois, les

Irlandais de la garnison américaine font une sérénade à Del-

Ensuite,

zenne. lissier

le

30 mars,

il

partie

des sympathies que Pé-

manifeste en fa^reur des Américiains.

lissier et

Delzenne soupent avec

personnages,

he

eier est

nomme

Le Le

il

15,

par

Le 14

Arnold dîne aux Forges.

les

avril,

Pé-

général Arnold et autres

le

Le

17, Pélis*-

Américains colonel-général des milices.

18, Pélissier reçoit des lettres des militaires américains. 29,

confère avec le général

Thomas aux

Trois-Riviè-

ree.

Laterrière dit que Pélissier, politiquement, se tenait sur la

résen^e,

mais que, à

l'arrivée

Trois-Eivières, le 28 mars,

Le 1er mai, bes

il

du général Wooster aux

se lia

avec

lui.

dit Badeaux, Pélissier fait couler des

aux Forges(5) "de

bom-

13, 9 et 7 pouces".

5. J.-B. Badeaux, Journal de l'invasion du Canada par les Américains en 1775; les forgerotns dirent que les bombes ne pourraient -pas éclater (faute d'avoir l'outillage voulu à leur parfaite fabrication) et qu'elles ne seront prêtes que cinq semaines plus tard. C« 1er mad il y eut "une bonne bordée de neige", ajoute Badeaux.

LES FOEGES SAIXT-^L\UEICE

lôO

Vers partit

mai

le 5

Laterrière,

muni d'un

de Pélissier,

rencontra

des

vers

Ayant montré au général Wooster

Batiscan et plus haut.

de Pélissier, on

l'écrit

américaines qui retraitaient

troupes

les

et

Eendu à Deechamba^ilt

provisions nécessaires aux Forges. il

billet

pour QuébeiC, allant chercher des marchandises

laissa

le

Wooster, devançant ses hommes,

chemin.

son

continuer

arriva aux Trois-Eivières

troupes ne passèrent dans cette ville que du 9 an

le 7 et ses

Une

15 mai.

fois

à

Québec, Laterrière fut arrêté parce la

recom-

îuandation de Pélissier, mais nous savons que notre

homme

que, dit-il,

il

avait obtenu passage à la faveur

'de

était considéré suspect depuis des semaines déjà.

dit qu'il fut retenu

Laterrière

un mois sur un navire après quoi on

mit à terre près de Deschajnbault Sa captivité n'avait durée que

et

il

le

retourna aux Forges.

trois petites

semaines..

Parlant des propos que l'on tenait sur son compte, Laterrière écrit:

"

— Xe

l'avons-nous pas

bec après la levée

— Oui, mais Palais, à cheval:

Comme lui cria:

il

Qué-

il

fut arrêté et conduit à la

du

grand garde. Maclean

passait sur la Place d'Armes, le général

il

Eh!

la nouvelle

à

à

fut bien servi en arrivant à la porte

bien, vous êtes de cee messieurs des Forges...

Très charmé de vous allez

vu venir effrontément

du blocus?

lia

voir.

Il

y a des gants

et

des souliers à

mode de préparés ici pour vous. En attendant, grand'garde Nous voudrions bien tenir ici .

.

.

Pélissier avec tous."

Plusieurs de ces boulet-s qui étaient enfouis dans le sol il y a une trentaine d'années à une assez grande profondeur dans la côte où se déverse le erros ruisseau "qui ne Le musée du Ség'èle jamais durant l'hiver'', près du moulim. minaire des Trois-Rjvières en possède deux de moyen calibre. f'irent trouvés

LES FORGES SAINT-MAURICE Le 15 mai,

Le

tionnairee.

Badeaux, Péîissier va à Sorel voir

écrit

Aux

Américains.

151

les

Trois-Rivières leurs troupes étaient sta-

18, Péîissier revenait

de son voyage

et, le

21,

donnait de sages avis aux Bostonnais.

Vers tivité,

le

1er juin, Laterrière revenant de sa cx)urte cap-

rencontra Péliss-ier aux Trois-Rivières,

compte de

ses aventurées,

œ qui

rendit

II lui

ne devait leur inspirer con-

"Les Américains étant tous aux Txois-Eivières, y tinrent jusqu'à l'arrivée flotte anglaise et voj'ant l'impossibilité de résister ils

fiance ni à l'un ni à l'autre. rassem'blés

de

la

à Sorel

s^'enfuirent

et les

Bretons reprirent possession des

Avant

Trois-Eivières et s^y fortifièrent, voici pourquoi."

que de continuer avec

le texte

de Laterrière, disons que

Américains s'éboulèrent du côté de Sorel dans

les

les

premiers

jours de juin mais que bientôt on apprit aux Trois-Rivières qu'ils

se proposaient

anglaises,

mais ni

de revenir pour attaquer

troupes

les

la flotte, ni les troupes n'étaient arrivées

commandée par Joseph de Niune longue tranchée entre la ville et la commune pour barrer le chemin aux envahisseurs. Le 7 de Québec.

O-'est

la milice

verville qui creusa

juin, Péîissier s'enfuit parce que,

remarque Laterrière, ayant

eu avis du grand-vicaire Saint-Onge que serait pas

été

si

charmé de

le

le

gouverneur ne

rencontrer nulle part,

"il

en avait

fort épouvanté qu'il était monté' en canot et s'était

mener par deux hommes secrètement à Sorel. Il demeurer tranquille chez lui et à ne pas se montrer; il ne lui aurait rien été fait. Il aima mieux tout fait

.

.

n'avait qu'à

abandonner, miasse,

articles faits sort.

prendre plusieurs mille louis qu'il avait en

deux mille louis d'avances en Il

Carillon,

se

aux Américains, retira

d'abord à

suj les lignes.

A

et

fers, ipoêles et

autres

nous laisser à notre mauvais

iSorel,

puis à Saint-Jean et à

cette dernière place,

il

fit

le

LBS FOEGES SAIXT-:\L\UEICE

152

rôk d^ingénieur longtemps, mais à e'y entendre avec ^ingénieur

en chef,

ne pouvant pas

la fin, il

s'en fut

au Congrès,

qui lui paya les deux mille livres, et pa^sa ensuite en France,

à 'Lyon, où

famille et d'où

avait sa

il

général Haldimand, lorsque

le

il

revint avec

le

général Carleton fut relevé."

Assurément, Laterrière ne savait pas, le 7 juin 1776,

que

la politique

de Carleton était réglée d'avance à l'égard

de ceux qui avaient aidé

ipas

vant vingt-ein'q ans plus tard, lissier s'était

Laterrière

dit

travaillait

résolument avec

tenant

suite

la

les

de son

il

On

effrayé à tort.

dans

— ce qui veut — mais,

les Américaint?.

que ces personnes ne seraient

lignes les

inquiétées

pouvait affirmer que Pévoit,

de plus, par ce que

précédentes

que

Américains.

A'oyons main-

Pélissier

récit.

"Larose, habitant de Machiciie, qui avait joint tonnais,

leur

dire écri-

dans

avait fourré

la

Bos-

les

qu'en cernant

tête

les

britanniques par l'angle des bois et les Forges, à leur insu,

pourraient à coup sûr

ils

les

donnèrent aveuglement dans Bostonnais partit de et

comme

la

le

à

la

de pied ferme

Croix-Migeon,

toute la ville et ses environs.

un matin, mal conduits

et des

hauteur qui

uns après ou

connaissait

et bien retran-

Effectivement,

façon qu'ils furent battus, tués s'en sauva

Ce corps de 4,000

Le général anglais

assuré du succès.

surtout

panneau.

Ils

Pointe-du-Lac, conduit par Larose

leur dessein et les attendait ché,

détruire ou les perdre.

commande

ils

arrivèrent

les autres,

pris

de

telle

presque tous;

il

un certain nombre dans les bois des Forges; pluy moururent car, pendant l'été, mes

sieurs 6*y .perdirent et

chercheurs de minerai

en découvrirent de petits groupes,

morts et pourris. Le lendemain de cette action, Son Excellence

m'envoya l'ordre de faire battre

monde, pour

les

ramasser et

les

traiter

mon

le

bois

par

le

plus

humaine-

FORGES SAINT-MAURICE

LEÎS

ment

Lorsque cet ordre m'arriva, j'en faisaw

possible.

mener,! dans

voitures,

|dix

d'eux-mêmes.

153

soixante

qui s'étaient Tendus

Le lendemain, mes chercheurs

en trouvèrent soixante-dix.

Je

fis

prisonnière et les envoyai aux Trois-Eivières. lence

le

général Carleton, approuiva

néral américain

Smith me remercia

comme dans

voilà

à mes semblables

La domine

et chasseurs

donner à manger à ces

Son Excel-

ma conduite, et le géde mon humanité. Bh !

tous les temps, j'ai cherché à être utile et à faire

mon

devoir."

croix Migeon était sur la hauteux dm coteau qui la

On

commune.

y avait placé de l'artillerie dès

en

l'arrivée des premières trouj>es anglaises et

même temps

des sloops de guerre s'étaient embossés sur le fleuve vis-à-vis

de

la

commune pour

de

la

grande tranchée qui courait du pied de la croix Mi-

geon jusque vers par

les

le

enfiler par leurs boulets tout Pavant

fleuve.

Cette tranchée était défendue

volontaires de Niverville et elle attendait en face

Américains qui venaient à travers la commune, un peu éloignés du fleuve et par conséquent, très exposés au feu du coteau et de 'la tranchée. Le conducteur des Américains était un nommé Gauthier, de la Pointe-dud'elle les

se tenant

Lac, qui eut l'adresse de faire incliner la marche du côté

de Sainte-Marguerite, de manière à faire perdre du temps et à permettre aussi

aux

artilleurs de découvrir cette troupe

qui déboucha sous la gueule des canons. il

a son histoire durant toute

la période

Quant à Larose, de

l'invafiion aimé-

ricaine.

Carleton et un renfort de troupes survinrent

comme

le

combat finissait. Il n'est fait mention d'aucun soldat anLaterrière dit encore glais ou milicien tué ou blessé. 'Tjorsque je vis Son Excellence, elle me demanda:

:



Pélissier est

donc parti?

LES FOEGES SAINT-MAURICE

154

— — Forges

mon

^^Oni,

gouverneur.

Qu'est-ce qui l'a fait quitter ainsi sa famille et les

?

—Autant que

je puis le savoir, c'est

vicaire Saint-Onge, à qui

un

billet

du grand-

paraissait que Votre Excellence

il

avait ordonné de l'avertir de ne pas se trouver eur son passage.

—Cela

ne voulait pas dire de tout abandonner pour

aller rejoindre

ouvertement l'ennemi.

siblement chez lui et m'avait écrit un

était resté

S'il

mot de

pai-

justification,

cela aurait suffi.

— — Tout

craignait

Il

connaît

malice des faux délateurs,

la

dont

il

venin.

le

fâché de sa

aux autres

cela ne lui folie.

Eh

!

un cheveu, mal vous arrive-t-il

eût pas ôté quel

et je suis

à vous, et

officiers des forges?

—Aucun, mon général. obéir à votre premier —^Continuez de soutenir

Nous sommes

prêts

à

vous

ordre.

vité

pour

les besoins

c'est là tout ce

"Je

que

et le

j'exige à présent de vcd5.

remerciai et

le

cet atelier dans toute son acti-

bien de la province, do l'Etat,

le

priai de vouloir continuer à nous

Avant de partir de

protéger.

la ville

des Trois-Eivière?, ce

général et tout son état-major nous honorèrent d'une visite

Forges, et je n'en reçus que des compliments."

(des

Le témoin en

oculaire (6) dit que Carleton visita les Forges

mais ce gouverneur arrivé aux Trois-Eivières

juillet,

Boir

du

8 juin (7)

réaJ

le

20,

était

rendu à Varennes

puis jusqu'à la fin d'octobre

6.

Sangninet.

7.

Le

soir

mfême du combat.

le il

15, s'eet

à

le

Mont-

tenu au

LES FOKGES SAIXT-MAURICE Champlain.

lac

a dû visiter les Forges

Il

le

155

10 juin, aussi-

tôt après son entrevue avec Laterrière,

Voilà Laterrière à

tête

la

des

Forges,

nommé

par

le

gouverneur qui n'avait nullement l'intention de déranger la compagnie dont Pélissier avait eu la direction. Si, comme dit

le

Laterrière,

mars 1776,

Pélissier

commit une

il

avait

sottise

été

de guerre à une armée qui se préparait à lever Québec.

28

jusqu'au

réservé

en promettant du matériel de

le siège

Je crois plutôt que Laterjière s'arrange pour nous

faire penser qu'il n'eut connaissance de rien av-ant les der-

niers jours de mars.

foumeaux, comme

Law aux

Aussitôt après, on alluma les liautsle

il

raconte.

La présence du

Forges coïncide (en mars) avec

rière au sujet des fournitures

œ

aux Américains.

Carleton en savait quelque chose.

capitaine

que dit Later-

Evidemment

Et Laterrière

n'était pas

assez aveugle pour ne rien voir de ce qui se passait devant

aux Forges.

lui

Le 17 elle,

octobre 1776, la Gazette de Québec refuse, dit-

de publier une lettre datée des forges Saint-Maurice

le

10 octobre, parce que cette lettre est maladroite en ce qu'elle

tend à excuser des

hommes

ait accusés tout haut.

bablement à Québec.

En l'I

ce

dit:

politiques

moment

avant qu'on ne

les

Laterrière était pro-

"L^automne, étant

Qué-

allé à

bec pour les affaires de l'établissement, je reçus du capitaine

Law un

excellent accueil, ainsi que

Son

présenta. je

lui

dans

le

fis.

Excellence

Un

public,

fort

me

du Dr Foot, à qui

parut charmé de la

il

visite

me que

préjugé cependant existait toujours

à savoir que j'avais été,

comme

Pélissier,

influencé par les républicains bostonnais, et ce feux préjugé a toujours fourni à

mes jaloux ennemis des moyens de me

nuire auprès des différents gouverneurs.

m'ont pas exactement

fait

du mal, mais

Ces derniers ne je n'en ai

jamais

LES FORGES SAINT-1L\UEICE

156

jpu obtenir •

ni bien ni faveur.

Ma

conacience étant pure,

n'ayant trahi ni voulu trahir d'aucune façon un gouverne-

ment qui me protégeait, je n'étais guère ému de la maumine que d'aucuns me faisaient pour mieux faire leur chemin. Mes approvisionnemente faits à Québec, je revaise

.

montai

.

Forges pour y songer à effectuer, avec toute les préparatifs de 1776 à 1777, partout

aiux

l'activité possible,

deux

fois plus considérables

vendues."

puisque

leô

Forges devaient être

Ces dernières paroles ne sauraient se rapporter

à l'automne de 1776 puisque c'est durant l'automne de 1777 qu^il fut question de

vendre ou d'affermer

au printemps de 1777,

il

était arrivé

les

Forges.

Déjlà,

une procuration de Pé-

lissier

pour disposer de cet établissement, mais non pas en

1776.

Selon

la

le texte

de Laterrière on peut croire aussi que

procuration n'arriva qu'au printemps de

date

me

semble la bonne.

1778

et

cette

LES FOEGES SAINT-iL\UEICE

157

XVII.

LES TROUPES ALLEMANDES. — DESCRIPTION DES FORGES. — FBTES AUX FORGES ET EN VILLE. — LATE PRIERE DIRECTEUR. — DUMAS

PREND L'ADMINISTRATION. La nit

en



principauté de Heêse-Hambourg,

i

777-75.

Ehin, four-

s\ir le

ane 'bonne part des troupes engagées par l'Angleterre, 1775,

et

ordres du général baron de

sous les

placées

Eiedesel qui était de ce pays-là.

En

octobre 1776 Eiedesel prenait des mesures pour ac-

enrer ses quartiers d'hiver aux Trois-Eivières, à la Pointe-

du

tdu-Lac, au Cap-de-la-Madeleine et au sud

escadrons de dragons

Eiedesel demeurèrent dans Frédéric,

commandé

la

par

Deux

flenve.

compagnies du régiment de

troiè

et

Le régiment du prince

ville.

lieutenant-colonel

le

passa rhixer à Yamacàiche et à

Prétorius,

EiTière-du-Loup.

la

comportement de ces troupes leur valut des éloges

Le bon et

des

compliments de toutes parts.

Le 20 janvier 1777, jour de d'Angleterre,

le

la

naissance de la reine

général Eiedesel donna

un dîner de qua-

y eut bal suivi d'un eouper. Les officiers des postes environnants assistaient à cett^ fête. La ville était en l'air; on disait partout que rante couverts, à midi, et

le

soir

il

semblable régalade ne s'était jamais vue dans la localité,

"Le général Bidzel voulut me m'invita à un bal qu'il donna et oii j'allai.

Laterrière en fait mention

connaître et IDîner,

formé

et après, le dies

dames

l'état-major, et de

soir

et

M.

:

venu, dansée et bal.

messieurs de et

Madame

la

viUe,

Ce bal

était

des officiers de

de EMzel à la

tête,

sur îa

LES FORCEES SAINT->L\.URICE

158

pdus haute étiquette" (1).

Le gouvemeoir Carleton était aux Trois-Rivières le 8 mars 1777. Le ^néral Burgogne, arrivant d'Angleterre, dîna, le 15 mai, avec Riedesel, qui se mit en marche le 5 juin à la

du même

suite de son contingent et, vers le 12 velles troupes

d'Allemagne

tour, se dirigeant,

dame de

comme

mari sur

tooima aux Trois-Rivières. d^'août 1777, arriva

au

EUe amenait

ses

mari.

Burgogne

s'étant

Ma-

premières, vers Alhany.

les

aux

Riedesel, arrivée

alla rencontrer son

mois, de nou-

et d'Angleterre survinrent à leur

Trois-Rivières après le 5 juin, la

rivière

Richelieu, puis re-

Elle repartit au

Edward

commencement

14 et y trouva son trois jeunes enfants. Le 17 octobre,

fort

le

rendu avec son armée,

la

famille Riedesel

fut envoyée en Virginie et y resta jusqu'à l'automne de 1780,

sinon plus tard, car

septembre 1781.

ne rentra à Québec qu'au mois de

elle

Madame

de Riedesel a laissé

des

écrits

fort appréciés (2).

Voyons encore ce que à

lieues

trois

Cest un la rivière le

fief

(par de

le

dit Laterrière

Saint-Maurice)

quatre

lieues

carrées,

Xoire et appelé Saint-Maurice.

terrain,

un

sol jaune et sablonneux,

:

'ILes

des

Forges sont

Trois-Rivières.

situé

le

Le pays est

long

de

est plat;

plein de sava-

nes et de brûlés, où se troaive la mine par veines, que l'on appelle

que il

le

mine en grains ou en minerai contienne

galet>,

de couleur

d.u soufre et des

'bleue.

rend en général trente-trois pour cent de pur

fer.

On

ne chauffe

du charbon

les

fourneaux

Quoi-

matières terreuses, et excellent

et les affineries qu'avec

de bois qu'il faut choisir; pour les fourneaux, on

1. Laterrière doit ici faire erreur. Madame de Riedesel n'a pas rencontré son mari aux Trois-Rivières à cette date. Le 20 janvier elle devait être encore à Londres. 2. Sur les batailles de la révolution américaine jusqu'à la défaite de Burg-ogne.

LES FORGES SAINT-MAURICE ne

fait

usage que du charbon de bois dur et franc; pour

que de charbon de bois mou, comme

affineries,

Une

tremble, etc.

quatre

159

ce-nts

que dans

tedle exploitation

les

la pruche, le

nécessitait l'emploi de

à huit cents personnes, tant dans les ateliers mines, et pour les charrois

-es bois, les carrières, les

:

hommes attachés aux fourneaux, deux argueurs de charbon, un fondeur, huit mouleurs et autant de servants, six

six

ihonmies à chaque chaufferie,

quatre menuisiers,

rons,

quiatre chercheurs de

deux argueurs,, quatre charjournaliers,

seize

huit bateliers,

mine, quarante charretiers, et

les autres

comme

mineurs,

charboflniers, faiseurs de chemins, garde-feux, huit

au mou-

employés aux ventes, charbon, dressage, ou lin

à

scier, etc.

Pour

le

soutien de tout ce monde, on possé-

un magasin de marchandises

dait

"'Le directeur avait la

lement.

et de provisions (3).

vue sur

Celui-ci était obligé

tout, l'inspecteur pareil-

de passer, de demi-heure en

'demi-heure, à tous les chantiers, pour voir l'ordre, et

et le

ordonner ce qui

teneur de livres

tout y était dans

Les remarques

était nécessaire.

faisait étaient "journalisées"

qu'il

si

au jour

les enregistrait

et

à

la minute,

dans chacun des comp-

tes qui étaient réglés tous les mois.

"Le fourneau produisait un

profit de 50 louis par jour;

cihaque chaufferie cinquante louis par semaine; la moulerie

cinquante louis par coulage mille louis par taient les

deux

ressés avaient tel

campagne de tiers.

somme de

en

C^était

donc

dix à quinze

'Les frais

le tiers

annuellement à partager.

en empor-

net que les inté-

Ce fut l'appât d'un

gain qui m'attira à reprendre de nouveau une part dans

cette exploitation,

au préjudice de

que ne pouvant pas 3.

que



sept mois.

le

Les ventes sont charbon.

aller

les

conduire

mon les

île,

jusqu'en 1779,

travaux moi-même,

endroits dans la forêt où l'on fabri-

LES FORGES SAIXT->L\UEICE

160

mes espérances furent perdues."

tout y .périclita et Icij

nous remarquons de nouveau

la

confusion des dates

de Later-

et des faits qui se produit souvent dans le récit

Forges en août 1778 et s^établit à Bécan-

Il quitta les

rière.

cour durant

entendre qu'il s'occupait des Forges sur

même

donne à

texte

après s'être fixé

Bécancour jusqu'en 1779, mais

de

l'île

Son

mois d'octobre suivant.

le

va

ceci

être-

expliqué en son temps.

"L^endroit (les Forges) est certainement des plus agréables,

On

continue Laterrière.

maisons bien nettes, bien

beaux jardins et

En

1850,

une

prairies, et

j'ai

vu

les

y voyait environ cent trente aux ouvriers, de bons et

logeaibles

Forges

belle et spacieuse ainsi.

Un

du Saint-Maurice emèelli par

sauvages

maison."

endroit des plus

cette

ville

jpetite

aux demeures brillantes de propreté, 'posant leurs façades dans toutes les directions, isolées les unes des industrielle,

autres par des jardins potagers, des parterres, des fleurs, des fices

chemins

de tous genres,

fourneaux

Maurice

qnii

Traversant

on admire

comme

du

préciipice

hangars, bureaux, écuries, haut?-

au fond duquel

coiile le Saint-

forme un "rapide" superbe un peu plus

le village

le

pour descendre en cascades

bas.

à la rivière,

gros ruisseau d'eau claire qui sert à laver

ila

mine

en passant. Ses ondes rapides m'ont souvent invité à boire j'y ai trouvé oe

Forges

de

imposante maison de pierre, spacieuse,

et la belle,

placée au bord

lits

et sentiers battus, bien aplanis, des édi-

et

goût de fer qui donne au sang des gens des

la vigueur, la santé, ce

feu et ce dégourdi que ne pos-

La hommes

sèdent pas généralement les populations de travailleurs.

démarche,

la gaieté, la

prestance des femmes et des

de ce petit groupe de familles,

l'élasticité

de leurs mouve-

ments, tout cela vient du ruisseau des Forges, de forêt,

de

l'élévation des terrains.

l'air

de

la

LES FORGES SAINT-MAUEICE

161

Revenons au texte de Laterrière: "J'étais si content de moi-même, voyant que tout me riait, que je donnai plusieurs bala et dîners au général Eidzel, en garnison alors aux TroisRivières, avec son état-major et les resipectables citoyens de cet endroit et

appelé

au

le

du

homme

service britannique,

du plus aimaible

et

"Les lité

bals,

de médecin moral

les

me

le

d'une rare éducation sociale

danses dans la cour de l'établissement,

faisait

Les gens étaient bons et

du bien sous

le

ma

qua-

triple rapport phy-

J'y étais donc très heureux, par

et politique.

toutes sortes de causes.

trouvé là

officier français

caractère.

nous amusaient beaucoup. sique,

un

voisinage, ainsi qoi'à

comte Saint-Aulaire, en garnison à Bécancour et

Si

lieu des délices

ce

bonheur eût duré,

j'avais

!

"Les étrangers y venaient de tous les pays par curiosité. Les habitants de la ville des Trois-Rivières et des différentes paroisses fête

du voisinage en

pour eux.

Il était

faisaient autant

retirât personne chez lui sans venir

demander

la

permission;



c'était joie et

de règle qu'aucun des ouvriers ne

si

au bureau en avertir

et

bien qu'il n'arrivait jamais rien

d'indécent ni d'accident sans que nous en eussions connaissance.

Nous

étions informés

danses, de leurs festins.

même

Cette

de leurs bals, de leurs

peuplade vivait ainsi

.petite

heureuse aux Forges.

"Cest dans ce dédale de devoirs

et d'intérêts

divers,

d'agréments et de fatigues, que je passai cinq ans: deux

comme

inspecteur

et,

après la guerre américaine, trois comime

directeur, jusqu'à la vente des Forges à

Encore des erreurs. le

1er mars 1775

comme

juin 1776 et abandonna ipaa

le

M. Gugy."

Laterrière était arrivé aux Forges inspecteur.

Il

devint directeur en

tout le 6 août 1778

cinq ans mais quarante et un mois.

Si

;

cela ne

donne

même, comme

il

.

LES FORGES iS^AINT-AL^UEIOE

162

le

prétend,

s'oocmpa encore des Forges durant les mois

il

d'août, septem'bre et octobre 1778, nous ne dépassons pas qua-

rante-quatre mois, au lieu de soixante mois ou cinq ans. aussi qu'il place

ISTotons

sa période

de directeur "après La

guerre américaine", ce qui ne veut pas dire après 1784, mais

simplement après en juin 1776.

le dé(part

des Américains des Trois-Rivières

'Laterrière dit que, en 1778, à 'la forge basse, il y avait deux marteleurs anglais qui étaient frères et dont la veuve Mon toux faisait le ménage.

"A

part

inquiétudes de

les

sentais croître

mes

la

guerre américaine, je

Quoique notre associé Pélis-

espérances.

emporté tout son or et son argent et un compte des

eier eut

avances faites à l'armée du Congrès, se montant à deux mille louis;

qu'il

n'eût laissé qu'environ six mille

barriques de

minerai, fort peu de fers dans les différents magasins, pres-

que point de ressources pour en parce quïl croyait tout perdu



faire, ni

je

d'autres moyens,

mis toutes mes facultés

dehors et mes amis à l'épreuve pour la campagne qui allait

Je doublai

suivre.

les

magasins de provisions à employer d^'espérances.

le

préparatifs partout et remiplis les et

marchandises pour m'encourager

monde

plus de

D'ailleurs,

possible, car pas de bras pas

comme

je voulais

prouver à la com-

pagnie que je méritais sa confiance, je mis en oeuvre tous

mes

talents,

et

j'eus

le

bonheur de

faire

une

brillante et

campagne, que l'on cite encore tous les ans sous de Première campagne de Laterrière. Dans le cours

(profitable le

nom

de l'hiver suivant, je payai mes dettes. tenait des

travaux.

moyens

Le

coffre-fort con-

suffisants pour pousser vigoureusement les

.

"Ainsi dans

les

que j'eusse oublié

danses et la joie s'acheva l'hiver, sans

les

grands préparatifs d'une campagne

LES FOKGES SALNT-MAUEICB

163

«

Le feu fut mis eu

déjà dit qu'id en fut parlé.

dont

j'ai

avril

au fourneau, et tout l'atelier se trouva occupé, tant

dans je

ne pensai

(plus

à autre chose.

nous oocujpâmes à faire marcher

une

activité

inaccoutumée pour

lors,

Au

printempe de 1778 nous

les

travaux de

la dernière

Le succès fut complet.

société.

Dès

qu'à l'établissement et aux environs.

les bois

li était

l'atelier

avec

cam/pagne de la

Bien triste d'être

obligé de vendre rétablissement lorsque les choses allaient si bien,

mais

tion ne

me

'Le

telles sont les destinées

mot "vente le bail

Ma

hommœ.

posi-

moi-même." du tout

des Forges" n'exprime pas

la

y eut un arrangement pour mains des mêmes associés qu'au-

chose dont parle Laterrière. continuer

des

ipermettait pas d'acheter les Forges

entre les

Il

paravant.

Vers

le

printemps de 1778, remarque Laterrière,

la voie d'Angleterre, "Péliseier envoya

vendre

les

Forges et en remettre

appartenait à M. Feras, son

nullement

sait

de

vendre,

aani,

mais

le

(par

une procuration pour

produit de ce qui lui

à Québec."

Il

ne

s'agis-

seuleanent de régler

Les

comptes. Laterrière persiste à dire que les Forges furent ven-

dues alors que tout resta sous

l'effet

du

bail

de 1767 qui avait

mêmes associés. Ce qui ajoute au malentendu, c'est que notre homme dit: "En conséquence et suivant ses ordres, tout fut vendu à M. Gugy encore à courir jusqu'en 1783 et avec

et le produit

La

vérité est

de

la

que

donner. (ipas

Alors,

vente remis honnêtement à M. Feras."

le bail

et lorsqu'il expira, le

les

de 1767 fut continué intégralement

en 1783, Pélissier n'avait plus d'ordre à gouvernement, reprenant possession, loua

de vente) à Gugy.

à Feras une certaine

Disons de plus que

somme

si

l'on remit

d'argent pour Péliesier, ce ne

pouvait être qu'une part dans les bénéfices des associés et non

pas

le

produit de la vente des Forges.

LES FOKGES SAINT-IMAUEICE

164

Suivons Laterrière plus loin

:

'"Malgré la vent-e des For-

ges et quoique son bon ami Feras lui eut envoyé à Lyon ses fonds restés en Canada et ses deux enfants (du premier mariage), Félissier ne manqua pas de revenir à la paix au Canada, sous la protection du général Haldimand et de me

demander une

révision de compte."

Tout

Entendons-nous.

ceci est embrouillé.

dent que Félissier avait demandé, vers

de régler ses

ses affaires avec les

Forges; que Laterrière rendit

comptes à Feras pour ce qui concernait

Félissier,

ce qui

Il est évi-

printemps de 1778,

le

au reçu de l'argent, ne

se

Félissier,

mais que

trouva pas satisfait en

concernait l'état de sa société et qu'il

demanda

la

permission d'aller au .Canada prendre connaissance de toute Or, ce n'était pas "à la paix", qui ne fut faite

l'affaire.

que longtemps plus tard, mais

l'été

de 1778

de nouveau en paix par suite de

était

oii

Canada

le

Amé-

la retraite des

ricains.

Compliquant toujours que Félissier

pour

le

sommer de

rière partit

la

de Bécancour, un messager

régler leurs comptes"

Les

pour Québec.

ajoute

Laterrière

situation,

lui "envoya, à l'île

faits sont

comptes avaient été réglés è Québec,

et,

sur ce, Later-

6 août 1778,

le

Les

autrement.

en ce

qui regarde les Forges et en octobre Laterrière achète

de Bécancour où

va de suite demeurer.

un messager demandant

envo3'é sur

l'île

tes, je sais

que ce

Le

il

n'était pas des

on

6 août 1778,

avis en date de Québec,

lit le

gestion

des forges

et administrateur".

la Gazette

.

comp-

.

de Québec

un

27 juillet précédent, par lequel

Jean-Fierre Laterrière déclare la

à régler leurs

comptes d'argent.

dans

l'île

Si Félissier lui a

qu'il

a cessé d'appartenir à

Saint-Maurice dont

il

était

Ses comptes étant réglés avec

"géreur le

sieur

Christophe Félissier, ce dernier reste en possession de tout.

LES FORGES SAINT-MAUEICE

165

y coanpris la charge de faire face aux obligations contractées au temps de la société. Cet avis public dit que Laterrière

A^oilà qui est clair.

n'est plus rien

comme

avant

dans

Quant à

les Forges.

mois de juin 1776, à la

le

Pélissier,

tête de la

il

reste,

compa-

gnie des Forges. raison de

J'ai

tomne de 1778. doute, avec

îles

:

jamais revenu.

autres associés,

Forges et

la direction des

ces termes

que Pélissier repartit vers

croire

Il n'est

De

confia à Alexandre

il

c'est ce

Dumas

dont parle Laterrière en

"^^Lorsque ces affaires furent terminées

(et

Diimas prit immédiatement possession) mes remises et

mes comptes rendus à chaque

de Bécancour dont

j'ai

son ami

C'est

M.

faites

intéressé, j'achetai cet île

parlé."

Saint-Martin qui négocia la vente de

l'île

à Laterrière au prix de mille piastres.

que

l'île

Je comprends

appartenait à Saint-Martin et à sa soeur,

formant partie du

l'au-

concert, sans

Bécancour.

fief

Nous avons vu

comme

ce Saint-

Martin aux Forges (4). Si

Dumas, voulant

des Forges, a utilisé

mettre au courant de

se

services

les

de

mois d'août-octobre, rien d'étoamant à que, au mois d'octobre,

aussitôt acheta

l'île

il

OLaterrière ceJa.

Il

ajoute

:

Dumas pour

bail c'est celui

Dumas

et

"Vers la fin

d'octobre tout fut conclu et exécuté en faveur de

dre

les

Laterrière écrit

rendit ses comptes à

de Bécancour.

la gestion

durant

M. AlexanOe

jusqu'à la fin du bail avec le roi."

de 1767 qui devait expirer en 1783.

Ainsi, arrivant sur

l'île

en octobre, Laterrière terminait

Dumas pour la période des dix ou douze semaines comme il avait alors réglé ses comptes avec

ses affaires avec

dernières

Pélissier le 27 juillet précédent. 4.

En

1790,

il

demeurait â

la

Si,

en octobre, Pélissier

Eivière-du-Loup.

lui

LES FORGES SAINT->LA.TJRICE

166

a encore demandé nn règlement de comptes, je persiste à dire que, au il

moment de

retourner en France pour toujours,

voulait se faire rendre autre chose que de l'argent.

Dumas

l'arriTée de celui-ci

montré grand ami de Laterrière depuis en Canada et ce qui suit s'explique par-

faitement surtout

si

s'était

songe que Laterrière avait fort

l'on

bien dirigé les Forges de 1776 à 1778:

"M. Dumas, ne pouvant de sa nouvelle ferme

(sa

tirer

aucun parti avantageux

nouvelle position, car la ferme

datait de 1767) parce qu'il connaissait fort peu cet état, ne

me

laissa plus

Je

Forges.

de

dition que j'irais

de tous

les

de trouver

paix qu'il ne m'eût cédé la moitié dee

n'hésitai pas à accepter ses offres, sous la con-

au printemps de 1779 prendre

travaux. les

deux mille

vente des produits de

il

ne

louis nécessaires

ma

la

conduite

que

s'agissait plus

pour

ma

part.

La

culture, foin, paille, blé, avoine,

mes animaux m'en procura une bonne partie. île et, par là, je formai la somme. Je fis

et de dis

L'acte passé,

mon

Je vencet achat

(des parts de la société des Forges) en janvier et je déviais,

à l'ouverture de la navigation, en mai,

me

rendre aux Forges

pour en prendre possession aux conditions de notre

mon emprisonnement en

mais

acte,

décida autrement."

Visiblement, Laterrière serait devenu associé de la com-

pagnie des Forges en achetant

membres. dit, la

Ce

les

parts de quelqu'un des

Dumas qui lui vendait comme il le Forges. Une observation à faire comment

n'est pas

moitié des

:

l'île

de Bécancour, occupée en octobre, rendait-elle en jan-

vier

une

récolte de foin, paille,

blé,

avoine et autres pro-

ime aussi forte somme que <^lle ici mentionnée? H faudrait croire que Laterrière avait pris possession de l'île dès le printemps de 1778 mais n'était allé y demeurer qu'en octobre. Dans tout ceci nous ne pouduits,

pour former à

la vente

vons faire que d<^ conjecturée.

LES FORGES Sl^INT-MAURICE Parlons puis

bord,

de

manoeuvres secrètes de

Haldimand pour me clergé

Pélisisier

La

du

d'avoir trahi les intérêts



roi

me

d'a-

"J'ignorais

les

générât

le

du

principale partie

avec tous ceux

idées

favorisait les

Laterrière

:

auprès de son ami

faire arrêter.

de ce complot,

était

pK)litique

d'après

l'eamprisonnement,

nous éolaircirons son histoire

167-

dont l'enragé quoiqu'à faux,

taxant,

en faveur des Bastonnais, et

on ne parlait de moi au château Saint-Iiouis que comme d'un traître qui avait fait faire des boulets

pour

du

briser, disait-on, les portes de la ville

et des pétards

de Québec,

l'hi-ver

blocus par les Aiméricains."

Je ne saurais voir Les

la

main de parlent

affaire.

était

du nombre des Français qui

faits

Pélissier dans cette nou-

d'eux-anêmes.

velle

s'étaient

Laterrière

montrés sympa-

thiques à la cause des Américains et en 1779 ces étrangers

redevenaient incommodes.

La guerre

durait encore.

mand

décida de coffrer ces gens inquiétants.

pleiiq.

droit.

déserteur.

Laterrière avait recueilli

Un

autre

homme

se joignit

Haldi-

en avait

Il

le

un

soldat

au premier.

Tous

chez

lui

deux, se voyant en danger d'être découjverts, voulurent ga-

gner

le

Maine, mais on

les arrêta et bientôt

fut envoyé aux prisons de Québec, d'où

il

après Laterrière

ne

sortit

qu'en

1782 (5). :Laterrière vécut après cela

comme médecin

et

il

ise

dis-

tingua dans cette profession qui le mit en voie d'acheter la

Si Laterrière s'est aliéné la haine de Pélissier c'est pour 5. •une question qui ne regrardait jxis les Forgées, mais Pélissier ne l'a pas trop inquiété par la suite. De Rouville détestait ans»!

Laterrièrie parce que celui-ci avait Voligny qui était contremaître.

mis hors des Forges son

fils

LES iX)RGES SAINT-MAURICE

168

seigneurie des Eboulements où

il

termina ses jours et où

demeure encore sa descendance. Son fils Pierre, chirurgien renommé, publia, à Londres, en 1830, A Political and Historical Account of Loiver Canada, un bon ouvrage qui eut son Il mourut en 1834. influence. Marc-Pascal, l'autre fils, aussi chirurgien, fut député de 1834 à 1833 et de 1845 à 1854; membre du Conseil législatif du 5 janvier 1833 au 27 mars 1838; du conseii spécial du 3 avril 1838 au 1er juin salivant; du Conseil législatif du 11 novembre 1856 au 3o octobre 1864 et décéda aux Bboulements le 30 mars 1873. De son mariage avec Eulalie Dénéchaud sont nés Laure qui Virginie mariée à sir épousa Frédéric Braun, Canadien ;

C.-A.-P. Pelletier;

Duchesnay

— et de

Edmond marié

à

Corinne Juchereau-

ces derniers nous avons

M.

le

Laterrière marié à Maria Charlebois qui élèvent

une

fille

aux Ebouleme^nts.

notaire de

un

fils

et

n9

LES F0E<3ES saint-:maueice

XVIII

BAIL DE 1783. — CONRAD GUGY, SES CONTINUATEURS. — MUNRO ET BELL, 1793. — DESCRIPTION DES FORGES, 1796, 1797.— TRAVAUX DE MUNRO ET BELL. — BAIL DE 1800. — PRIX DES ARTICLES. — BAIL DE 1806. — DESfJRIPTION DES FORGES, 1808, 1779-18Ô9. De 1779

à 1783

il

n'y a presque rien à dire des opé-

rations des Forges dirigées par

Le pays

pagnie Pélissier. l'indépendance

ecmme

était

Dumas au nom de la comtranquille. La guerre de

américaine &e continuait et fut considérée

en 1782. Cette année 1782 finie

et jusque 1804, date de sa mort, je John Pullman aux Forges. C^était un homme de l'état de New- York. De 1775 à 1782, il avait tenu une école à

vois

;&îontréal.

Depuis 1770 à peu près et

il

Nathaniel Lloyd, ainsi que

y avait aux Forges Philippe

Thomas Lewis,

arrivés

en-

semble du pays de Galles, et qui ont continué d'être employés

dans

Forges.

les

Thomas Lewis épousa en 1771

Josette Délorme, née aux Forges, et en eut John-Samuel, qui fut maître-mouleur, puis marchand, et Josette et thaniel qui

vécurent aux Forges.

nues tout à

fait

Na-

Ces familles sont deve-

canadiennes et françaises de langue.

John-

Samuel Lewis épousa Thérèse Suite en 1797.

A ges

le

l'approche de l'expiration

(1783)'

bail des For-

gouverneur général voulait avoir de Londres

répondit

le

12

les

ren-

On

lui

décembre 1782 de conserver intactes

les

seignements nécessaires pour guider

terres

du

sa

conduite.

des Forges et de louer de nouveau pour seize ans

l'exploitation des

mines de

fer.

Il

n'est pas fait

mention

LES FORGES SAINT-AL\URICE

.170

du privilège

-c'est-à-dire

ce bail ipouvait

bail de 1767 n'en dit rien non plus, parce que,

Le

couvrir.

du monopole que

en prenant possession du Canada, les autorités britanniques Toute personne ou compagnie mettaient fin à ce régime. pouvait créer, exploiter des fonderies, forges et laminoirs selon le besoin

Le

du commerce, à

ses risques et

avantages.

3 février 1783 le bail des Forges fut accordé

pour

au prix de dix-huit louis quinze shillings sterling par année, à Conrad Gugy, que les Trifluviens et les gens seize ans,

des Forges connaissaient depuis près de vingt ans.

lande, fils aîné

vxe

hollandais.

lieutenance au

dnn

officier militaire

Huguenot de 60e régiment

britannique ipartant sous la

C'était

Suisse de langue française, mais né à la Haye, en Hol-

un

il

le ser-

avait obtenu une

(appelé colonial)

de l'armée

ordres de Wolfe, en 1759, pour

les

De

guerre du Canada.

employé dans

religion,

plus,

il

avait fait des études

d'ingénieur.

Haldimand, succédant

Burton aux Trois^Rivières,



le

Gugy son secrétaire et un en place de Bruyère. Haldimand et Bruyère Dès le 15 mai Suisses de langue française.

1er janvier 1764, avait fait de

juge-avooat étaient

des

1764 Gugy ayant vendu

commission de lieutenant acheta

sa

bientôt de Louis Boucher de Grandpré la partie de la sei-

gneurie d'Yamachiche appelée Grosbois, puis l'autre morceau qui portait

le

nom

de Grandpré.

Le 17 août 1775, Gugy 'devint l'un de Yamachiche où

les

membres.

Il

demjeurait alors

à

Aiméricains pillèrent sa maison en 1776,

lors de leur retraite. était

à la formation du Conseil législatif, ses

Le 4

juin de cette dernière année,

caché aux Forges tandis que

les

il

Américains occupaient

les Trois-Rivières et les environs (1). 1. Gug^' put don<; tirer parti de sa cachette en étudiant le •oomnnerce des Forges, ce qui le décida à les acheter (à fermue).

LES FORGES SAINT-MAURICE placer

en

Loyalistes fuyant la révolution américaine.

Il

Vers 1778

Canada

même

tinta

mais

les

le

171

les

autorités remployèrent pour

d'en établir

un

certain

nombre à Yamachiche

milieu ne convenait nullement à ces classes de per-

sonnes et la colonie ne dura pas longtemps.

commençait à courir du 9 juin 1783 aux mêmes

'Le bail

conditions

que celui de

1767 (2).

Ailsop,

qui

avait

été

de la compagnie Pélissier et formait partie du conseil du gouverneur, s'opposa à ce bail en faveur de le

Gugy parce que

public n'était pas invité à faire des offres.

rarence que

Il

y a ap-

choses marchaient bien aux Forges lorsque

les

Gugy mourut subitement

le

10 avril 1786 (3).

Barthélémy,

son frère cadet, était alors officier dans les Suisses de Louis

XVI, régiment de Sonnenberg, ce qui se passait

ne semble pas avoir connu

et

en Canada, mais en 1792, lui et ses hom-

mes, refusant de servir sous l'Assemblée Nationale, la

France

et vint à Québec,

niachiche, sans s'occuper

du



il

il

recueillit l'héritage

bail des Forges,

du moins

quitta

d'Yaselon

pu en juger. La mort de Gugy n'avait pas annulé le contrat. En 1787, Alexandre Davidson et John Lee furent acceptés à

que

le

j'ai

continuer, mais cette fois

En

cents louis courant. (et peut-être celle de

David Munro courant.

louis

dans

et à

les Forcées

2.

pages

Il



raison de deux mille trois

juin 1793, Davidson passa sa part

Lee) à son frère Greorge Davidson, à

Mathew n'est

Bell,

au prix de quinze cents

pas exact de dire que Bell entra

en 1789, mais à cette date

Victoria, YIII, appendice

;

il

était l'associé

Archives canadiennes, 1892,

-275-2 SO.

D'une sjiicope de coeur survenue à la suite d'une con3. damnation forjnulée par ttiii jury dont il était liii-mêtme l'auteur, n fut inhumé à Montréal le 12 avril. (L'Echo de VOucst, 29 nov. 1912).

LES FORGES SAIXT-MAUKICE

172

des Davidson dans

de

Bell

là.

était

le

commerce de Québec et l'erreur vieat juillet 1769 à Berwick, sur la

né eu

Tweed, frontière de

l'Ecosse.

ans dans la colonie.

En

1789

arriya à l'âge de quinze

Il il

Da-

entrait en société avec

vidson et Lee, marchands de Québec.

Dans

Québec du 4 mars 1794 on mentionne

la société

Gazette de

la

Munro

et

BeU. Cette année 1794 lord Dorchester

proposait de concéder se

contenta de

A

le

l'arrivée

Forges à

Carleton)

(G^uy

Hugh

rinlay(4) mais

nommer auditeur des comptes en du gouverneur Prescott en 1796

gnie des forges

Munro

Batiscan

de

Saint-Maurice qui, sterling.

les

paraît-il,

et Bell,

demanda était

le

il

1795.

compa-

la

des

bail

se

forges

de quatorze cents louis

qui en étaient possesseurs, offri-

rent cinq cent cinquante louis avec promesse de quinze cents

Batiscan parla aussitôt de payer huit

louis d'amélioration.

cents louis sans amélioration.

Bell et

Munro

allèrent jus-

qu'à huit cent cinquante louis et l'emportèrent pour cinq

Tout

années.

prix

du

bail

ceci

montre que

l'on

ne s'en tenait pas au

de 1783.

Le duc de La Rochefoucauld qui

était

alors

dans

le

Ilaut-Canada et recueillait des renseignements du gouverneur Simcoe, s'exprime ainsi: '"'Une fabrique de fer aux Trois-Rivières et une distillerie près Québec, sont les seules

manufactures du Canada; encore sont-elles sur une tite

échelle.

fournir

même

La manufacture le

Bas -Canada.

de

fer

ne

suffit

Elle appartient



très pe-

pas pour des négo-

ciants de Québec et de Montréal qui n'y employent pas les

machines usitées en Angleterre pour un tel travail. La mine se trouve dans les rivières voisines, et en grain sur la surface de la terre et assez riche; elle est connue sous 4.

Archives canadiennes, 1891, pages 87-110.

le

nom

LES FORGES SAINT-MAURICE

Une

de mine de Saint-Maurice.

173

vingtaine d'ouvriers, tous

Canadiens, y sont occoipés; ils forgent (coulent) le fer en S'aunions et en ustensiles de différentes esipèces, outils, marmi-

gagnent

tes, etc... Ils

trois quarts

Ailleurs

sont pas nourris".

de piastre par jour et ne

nous

il

qu'on a découvert

dit

"dernièrement une mine de fer abondante près

Une compagnie

Chipawa, Haut-Oanada.

se

ploiter et veut construire auprès de la chute

cessaire à son travail,

mais

il

creeh de

le

propose de

l'ex-

une usine né-

faut la permission du gou-

verneur, car la mère-patrie veut fournir toutes ses colonies

de

propres manufactures.

ses

monopole qui déjà

core de ce se flatte

Elle lui

n'est

pas corrigée en-

a coiité l'Amérique.

On

pourtant que la permission pourra être accordée."

Lies forges

de Batiscan étaient pour celles de Saint-Mau-

rice et les fabriques d'Angleterre des rivales sérieuses, pour-

on

tant

laissait

les

de Chipawa

tranquilles.

La prétendue compagnie du Vermont, des révo-

c'était la famille Allen,

lutionnaires dangereux qui s'étaient insinués

fiance

du gouverneur Simcoe, un homme

que lord Dorchester contrôlait haut foucauld,

main.

révolutionnaire lui-même, nous cache

Dorchester suivait de mettre

la

dans la con-

assez

les

Allen de

un terme aux

l'oeil.

Il

naïf,

mais

La Rochela

vérité.

eut bientôt fait

concessions de terre que

Simcoe

voulait accorder à ces "brouillons" qui se vantaient

d'an-

nexer certains territoires au Canada, n'osant pas dire qu'ils voulaient annexer le

Canada au Vermont.

Isaac Weld, qui était aux Tois-Rivières en 1797, écrit: ''La

mine de

fer qui est dans le voisinage et qu'on suppo-

sait devoir être la source de sa prospérité est presque épuisée

(5) et 5.

il

ne paraît pas que

Le mot est

exag-éré.

se5 productions aient

Texte français,

p.

59

jamais été (II),

LES FOKGES iSAINT^AUEICE

174

assez considérables pour tenir plus d'ime seule forge cons-

tamment en

pour alimenter, par intervalle seuleIl ajoute: "On ne renpetite fonderie".

activité

ment, une très contre,

depuis Fembouchure

du

Tout ce qui est au-delà

Forges, que quelques habitations. n'est

jusqu'aux

Saint-Maurice

Parlant du bail des For-

connu que des Sauvages".

ges d'après ce qu'on lui en a dit,

il

note que ce contrat

doit expirer en 1800 "et on aura de la difficulté à trouver

quelqu'un pour louer cette usine vu que

Les poêles sont

on leur préfère que

le

minerai s'épuise.

principal article de Saint-Maurice, mais

le

les

d'Angleterre",

poêles

la principale industrie

Après avoir dit

de Sorel est la construction des

remarque que les ferrures et toute la partie en mais que le gréement est fait à Québec. s'accorde pas avec Lambert que nous verrons plus Ceci ne

navires,

il

fer est importée,

loin.

J'ai toujours

entendu dire aux Forges, dans

uesse, que Bell avait fait des efforts

mée de

pour établir

sa fabrique et y était parvenu.

prix en Angleterre.

Ses poêles épais

et

Il

ma

la

jeu-

renom-

remporta des

fondus

au

vent

froid étaient excellents.

Sous Bell et Munro, outre

la

grande baie de Yamachi-

ehe et de la Pointe-du-Lac, on tira, pendant quelques an-

mine de Nicolet, où il y en avait uji bon et socompacte dépôt, tout en face du collège. Les vieux

nées, de la lide,

mineurs en ont gardé

la tradition.

cinq pieds de mine nette

—rare

C'était

une couche de

avantage que la mine nette

car elle ne nécessite pas de lavage.

En

le lieutenant de milice Zacharie Macaulay compagnie des Forges. Il était au Canada depuis 1760 et il vécut longtemps aux Forges.

1797,

exerçait la

En

1798,

le

bail des

Forges qui devait expirer Tannée

LES FORGES SAINT-iL\URICE

fut prolongé jusqu'à

friiivante

que Mathew

Le 17

1800.

C'est

février 1798, George Da\'idson,

du

alors,

je

crois,

Bell prit directement la conduite des affaires.

David Munro

thew Bell représentent au gouvernement session

175

bail qui

se

terminera

le

qu'ils sont

Ma-

et

en pos-

10 juin 1799 et qu'ils

ont fait de grandes améliorations dans l'établissement.

demandent

la continuation

ou

le

Dans un rapport doi 13 du gouverneur Prescott il

remboursement

dépenses.

avril suivant

Conseil

est proiposé

bail le

de

Ils

leurs

soumis au

de faire un

de quatre-vingt-dix-neuf ans, mais ce projet resta sur

papier,

publiques.

1800

et

comme On se

aussi

la

vente du contrat aux enchères

contenta de laisser courir

Robert Shore Milnes,

alors

le

bail jusqu'à

administrateur de la

mars 1801.

province, l'étendit de nouveau jusqu'au 31

Il

y a un acte de Conseil exécutif du 1er mai 1799 disant que 103 Forges sont d'une grande importance et devront pro-

En même

duire plus tard

un

commande que

contrat se prolonge jusqu'au 1er avril 1810.

le

fort revenu.

temps, on re-

compagnie de Batiscan offrit de prendre l'affaire pour deux années à raison de cinq cents louis par an, mais Davidson se déclara prêt à payer ce même prix pour cinq •La

Munro

ans.

louis disant

et

Bell

que

les

allèrent

jusqu'à cinq cent cinquante

cinq années révolues

rendraient ^a

ils

place en bon ordre avec quinze cent^ louis d'amélioration.

L'offre du parti opposé s'élève alors à six cents louis, puis à

huit cents, mais

Munro

et

Bell vont jusqu'à huit cent

cinquante et l'emportent pour cinq ans à dater du 1er avril 1801.

En mai

1805

le

Conseil constate que

Munro

et Bell

ayant toujours bien payé on est satisfait d'eux.

Joseph Bouchette, parlant du renouvellement du

bail

en

question, dit qu'on ajouta des terres au domaine des Forges afin d'employer le bois à la fonderie.

Il

y avait de deux

LES FORGES SANT-MAURICE

176

hommes

cent cinquante à trois cents tres

Les maî-

à l'ouvrage.

contremaîtres étaient des Ecossais et des Anglais;

et

les ouvriers,

des Canadiens.

Il dit

de plus qu'on ouvrit des

carrières de pierre à chaux, de bonnes pierres grises et de

quelques autres espèces de pierre à bâtir, sur

les

bords du

Saint-Maurice, près des chutes des Grès et de la Gabelle,

peu au-dessous de

un

Voilà, je pense, l'origine de la

celle-ci.

pierre qui a servi à la construction de plusieurs édifices

aux

Trois-Rivières, de 1800 à 1830.

dans

Vers 1800, Thomas Coffin paraît avoir été intéressé Mathew Bell et lui étaient les forges de Batiscan.

Mathew

du comté de Saint-Maurice.

députés chajid

Bell,

de Québec", avait épousé aux Trois-Rivières,

septembre 1799, Anne,

fille

"marle

17

de James IVIcKenzie, grand con-

marchand et mouPendant plusieurs an-

nétable des Trois-Rivières, qui était aussi

rut cinq semaines après ce mariage. nées, Bell

commanda une compagnie de

dans, la ville de Québec.

En

1799,

société contre les incendies de cette

En le a:

1804, David

Munro

comté de Saint-Maurice. pente

les terres des

et

En

il

volontaires à cheval était trésorier de la

même

ville.

Michel Caron représentent 1805,

Benjamin L'Ecuyer

Forges.

D'après un supplément de la Gazette de Québec du 20 juin 1799, les fermiers des forges Saint-Maurice annoncent leurs marchandises à douze et

demi par cent de

rabais, sa-

voir: poêles à 55, 75, 80, 85, 90, 100, 120 shellings; autres

poêles de 80 à 130 shellings; plaques de cheminée, 25 shellings.

On

faisait des ouvrages unis

pour

les

moulins, tels

que roues, goujons, etc., aussi le fer en barres, chaudrons, marmites, tourtières, bassins, sacs, moulés, boîtes à roue, enclumes, chenets, pilons (mortiers).

Le

1er

mai 1805,

le

Conseil exécutif mentionne la ra-

LES FORGES SiAINT-MAURICE

177

et du bois sur les terrains des Forges et nouveaux concessionnaires (en 1806)' devront

du minerai

reté

pen=« que

les

somme

payer aux anciens quatre cents louis ou toute autre

Munro

à fixer par arbitrage.-

et Bell

continuent à raison

de huit cent cinquante louis par année.

Les cinq ans expirés, Thomas

Dunn

était administra-

teur de la province, en l'absence de Milnes, et se trouvait

dans un certain embarras à cause des Forges, ayant acheté

pour

dans

ses fils des actions

les fonderies

de Batiscan qui

voulaient avoir de plus les "vieilles forges" c'est-à-dire celles

Saint-Maurice.

de

Le 10

juin

ajourne la vente du bail

1806,

il

demande

qu'on

On

(expirant le lendemain?).

tom'be d'accord à laisser les Forges à

Munro

pour

et Bell

soixante louis par année, jusqu'au 1er octobre suivant.

Je vois une annonce portant que, Woolsey, encanteurs

et

le

11 juin 1806, Burns

(commissaires priseurs) de Québec,

vendront l'exploitation des Forges avec certains morceaux de terre adjacents, pour un bail de vingt ans, à courir da 1er avril 1807.

C'est signé de

du gouverneur.

taire

Herman W.

La vente

Eyland, secré-

fut remise au 1er octobre

1806. Allcock, juge en chef, recommandait de fixer la mise

à prix à huit cent cinquante louis aux enchères.

Arrive

le

Thomas Dunn demande qu'on règle à soixante louis avec Munro et Bell pour une période de vingt ans, mais l'Exécutif fait entendre que Munro et Bell avaient 1er octobre,

probablement écarté par des manoeuvres sourdes compétiteurs et 11

il

annonce

la

autres

les

vente des Forges aux enchères.

faut croire qu'il ne se présenta pas de concurrents puis-

que

le

1er octobre

Munro

et Bell

remportèrent

la

palme au

prix de soixante louis durant vingt et un ans, mais,

comprends

bien,

sujet



rectification,

quant à la

si

je

somme

'

LES FORGES 9AIXT-iL\URICE

178

La rectification resta en suspens jusqu'au 9 ocMunro et Bell payant toujours soixante louis, on porta la somme à cinq cents louis, du 1er octobre

d'argent.

tobre 1810, et alors

1810 au 31 mars 1831 (dépêche de lord Castlereagh) selon les

conditions qui furent publiées dans

La

la

Gazette de Québec.

en mars 1807, survint

législature siégeant,

le

décès

de John Lee, l'un des deux représentants des Trois-Eivières depuis

L'autre

17 92.

Mathew

alors

était

Bell se posa à

la

le

juge

candidature,

Foucher.

L.-iC.

que Thomas

ainsi

Coffin, Pierre Vézina et Ezéchiel Hart; ce dernier fut élu.

H

s*en suivit

beaucoup d'agitation politique (6).

John Lambert, qui dit

que

celles

les

forges

de

aux Trois-Eivières en 1808, le modèle de

était

Batiscan étaient sur

du Saint-Maurice, mais que

cadence et que deux associés

les

affaires sont en dé-

se sont retirés

forges Saint-Maurice ont pour

récemment. "Les

surintendant Zacharie Ma-

J'y suis allé au mois d'août par une très grande

caulay.

chaleur, à cheval, à travers la forêt.

Tous

gens des For-

les

ges ont des jardins. "^•'Le

barils,

ticulier

sable

pour mouler

importé d'Angleterre en

au coût de neuf piastres chacun.

un

C'est

qu'on ne trouve nulle part en Canada.

liommes, quelques

fois

moins

rante chevaux sont employés. 'de bois

est

pour fondre

le

et plus, aussi

sable par-

Trois cents

de trente à qua-

On

ne brûle que du charbon minerai mais les forêts des alentours

fournissent en abondance le sapin blanc et

le

pin nécessaire

pour fabriquer ce produit considéré comme de beaucoup préférable au charbon de terre pour cette industrie. On découvre sans cesse de nouvelles veines de minerai et

les habi-

tants les vendent à très bas prix. 6.

Voir Pages d'histoire du Canada, par B.

Sult-e,

p.

401-

LES FORGES ÔALNT-MAUIIICE 'TJes marteaux,

soufflets,

179

des forges et de la fonderie

mouvement par la force hydraulique. Les ateliers de foTge ne sont que du fer en barres et des socs de charrue. Il y a un i3urintendant et deux commis avec consont mis en

Une

tremaître à la tête de chaque branche.

grande fournaise coule à

routillage de

potasse,

fonderie avec

plaques de poêles, les chaudières

les

moulin, etc

.

.

vu modeler

J'ai

.

des pièces avec beaucoup d'habileté.

et couler

Les ouvriers

sont payés selon la quantité de travail qu'ils exécutent. Les

hommes

se relèvent de six heures en six heures, car l'usine

fonctionne jour et nuit. tent pas

le

A

la fonderie

ceux qui n'alimen-

fourneau font des journées ordinaires.

du

qui coulent et finissent les poêles sont occupés

vant au est

la

soleil

Ceuï

soleil le-

couchant, ce qui, chez ces Canadiens-français

durée usuelle du ttavail journalier, année durante.

On y gagne

ce grand avantage de compenser en été la perte,

de temps des nuits d'hiver.

"La main-d'oeuvre

est principalement canadienne. Quel-

ques Anglais font des modèles et agissent

maîtres ou experts ouvriers.

Un

comme

contre-

grand nombre d'hommes

font du charbon et le charroyent, creusent

le

sol

minerai, ou conduisent les bateaux sur

le

Saint-Maurice

le

jasqu'aux Trois-Eivières.

pour le

les

navires,

•Cette

rivière

n'est

pour avoir

pas profonde

on y emploie des chalands; par endroits

courant est très fort.

"Le fer du Saint-Maurice a la renommée d'être égal, la Suède produit de mieux. Il est extrêmement malléable et ne prend guère la rouille. Les sinon supérieur, à ce que

Canadiens j'ai

un

le

préfèrent à tous les autres fers.

trait à rapporter.

A

ce propos

Les services des Forges, ceux d'à

présent, au début de leur contrat, voulant activer la venta

du

fer

en barres, aolietèrent une quantité de cet

article

en

LES FORGES SAINT-MAUHICE

180

Angleterre, mais de pauvre qualité et la revendirent aussi

bon marché que

le

désiraient les habitants, mais ceux-ci n'en

voulurent pas prendre une seconde cher et

procurer

se

préférant payer plus

fois,

du Saint-Maurice.

le fer

aux Trois-Rivières,

"Monsieoir Graves,

reçoit

les

pro-

duits des Forges et les expédie par le fleuve à Montréal et à

On

Québec, ou les vend aux gens du voisinage.

peu près mille poêles par année. siimpiles

coûtent aux acheteurs trois louis.

jusqu'à

six

Les poêles

louis.

fabrique à

Les plus petits ou poêles

doubles

Les grands vont

avec

fourneau au-

dessus valent de dix à douze louis, selon leur mesurage. L«ea

chaudières à potasse sont de vingt à vingt-cinq louis.

"Munro

et Beil

lage.

A

la fin

ont dépensé beaucoup d'argent à ramas-

minerai

ser des ma-sses de

de leur

renouveler en payant

et

bail,

en améliorations dans

en 1806,

ils

douze cents louis

l'outil-

étaient prêts à le

par année plutôt

que de le voir passer en d'autres mains. Ils ont le mérite de donner du développement à l'exploitation, ce qui est autant à l'avantage de la colonie que favorable à leur bourse.

va sans dire que dérisoire.

la

Jusqu'à

somme 1806

ils

Il

de soixante louis par année est payaient huit cent

cinquante

louis et actuellement, les progrès accomplis, devraient porter 'le

bail plus

haut

qu'il

"Presque tout

y a deux ans. qui entre dans

le fer

la

construction des

navires en Canada vient du Saint-^Maurice et cela date de

vingt ans.

On compte cinq constructeurs un à Montréal, De six à huit navires sortent annuellement :

quatre à Québec.

de ces chantiers.

L'ouvrage

se

poursuit en toute saison, ce

qui fait une circulation de vingt mille louis par douze 'mois.

André Eobiehon, né aux Forges vers 1793, m'a dit en l'église en bois servait vers 1800 de hangar pour les voitures et que la sacristie, en gros murs de pierre, de 1860 que

LES FORGES SAINT-MAUEICE 20 X 20 pieds

était encore solide.

faut lïi'ention.ner

Il

181

"grande vie" que menait

ici la

Bell,

tant à Québec qu'aux Trois-Kivières et aux Forges. Dîners, piques-niques, tel était le

de

promenades, grandes chasses, concerts,

bais,

roulement.

Les

invités venaient de toutes iparts

province, et pas les moindres familles, cela s'entend.

la

Le souvenir en

était vivace

quand

j'étais

Jeune;

la tradition

Eien d'étonmant que ce personnage fas-

locale le conserve.

tueux n'ait pas accumulé de à

la fortune,- mais il a fait vivre grand nombre un de personnes et en a amusé des

l'aise

milliers.

En

1806, Eobert Pulton avait fait na\'iguer sur

son un bateau à vapeur,

le

THud-

Clermoni, et John Molson, de

Montréal, ne tarda pas à construire V Accommodation poui" servir sur le Saint-Laurent entre Montréal et Québec.

Il se

machines de son navire

et les

rendit en Ecosse, y fit faire

apporta aux Trois-Rivières.

les

Les ouvriers des Forges fabri-

quèrent certaines pièces de leur métier et tout fut mis en place pour

l'été

-comme on

disait,

de

1809 où ce "prodigieiux pyrosca)phe",

commença

ses

allées

et

venues

sur

le

fleuve contre vents et marées (7).

Dans de

la

les

somme

documents de

la session

de 1809 on

de soixant-e louis payée par

Munro

une année de loyer des forges Saint-Maurice expirée 7.

associé

reçu

lit le

et Bell

pour

le

1er

Taché a dit que son père. Charles, fut cxsTQinis ou aux forges Saint-Maurice et de Batiscan vers cette épo-

J.-C.

et que son nom fipfure sur les plaques de certaims poêles, ce qui noii.s surprend énormément. Un associé, encore moins nn employé, ne pouvait pas faire graver son nom sur les fers; une marque de coniimerce représente la compagnie et non les particuliers. Quand il allait à Batiscan, ajoute .T.-C. Taché, il logeait chez Marchildon, père de cehii qui fut député. Charles Taché a quitté les Forges à la guerre de 1812. prit du service
que

1812-15.

LES FORGES SAINT-MAURICE

182

octobre.

Le Canadien

dit,

en novem'bre 1809, que Bell a

voté avec le gouvernement sur la question des juges et sur celle de la liste civile

"pour

les

soixante louis des Forges". (8),

8. Ce chapitre s'arrête à la guerre américaine de 1812-14, mais mous n'avons pu rien découvrir sur les opérations des Forges dxirant cette époque mouvementée. Cependant, il est aisé de croire que les Forge* durent fonctionner avec entrain pour

fabriquer

le

matériel de guerre nécessaire: canons, mortiers,

pioches, etc.

Plusieurs ouvriers des Forges s'enrôlèrent dans la compagnie du capitaine Zacharie Macaulay; Louis Voligny fut enseigne dans le second bataillon des Trois-Rivières en 1813. En 1875, lorsque le parlement fédéral vota des gratifications aux volontaires qui avaienit servi en 1812-14, deux survivants obtinrent chacun $20.00 J.-B. Boisvert, 80 ans, et J.-B. Landry, 81 ans, soldats dans la division du colonel Duchesnay. Boisvert était aux Forges en 1842 et il y demeura jusqu'à sa mort. Landry j était dès 1810, s'en alla en 1812, et y retourna vers :

1860.

LES FORGIS SAINT-MAURICE

1S3

XIX DESCRIPTIONS,

1817,

1818.—

RECENSEMENT DE

— LES {CHIENS DE CHASSE. — BAIL DE 1831. — TERRAINS DES FORGES. — INVENTAIRE, 1833. — TETES-DE-BQULE. — RECENSEMENT DE 1842. — ARPENTAGE. — FIN DE BELL. — RADNOR ET L'ISLET. — DECADENCE DES VIEILLES FORGES. — 1810-1920. 18i20.

Jacques Sansom, des Etats-Unis, qui le

Canada en 1817,

Maurice

se

borne à dire que

peu

est pliant, tenace et

Joseph Bouohette, à

la

même

^passait à

fer

le

Saint-

de se rouiller.

sus
date, dit

du

travers

que ces forges vont

mieux en mieux étant conduites presque aussi Le sable propre bien que celles d'Angleterre et d'Ecosse. à la fonte du minerai vient des Trois-Eoyaumes. 'Ceci existait encore en 1870 à ma conuiaissance. Je me demande oomnient on agissait à cet égard "du temps des Français". 'Le sable était-il importé de France ou se bornait-on à une toTijoairs 'de

qualité

inférieure qui pouvait se rencontrer à peu de dis-

tance du iSaint-Maurice le

On met

?

dans une boîte ou cassot

minerai mêlé avec du charbon de bois et largement sau-

poudré de

sable.

C"'est

haut-fourneau par cheminée.

On

la

une "charge'' qui

tête.

est vidée

Ce fourneau a

y monte par un escalier

d''à

dans

le

forme d'une

la

peu près dix

pour y verser la charge, et à chaque fois on en met quatre ou cinq en frappant aussitôt quatre ou cinq piedfi d'élévation

coups d'une tige de fer sur une feuille de tôle susipendue

un son sauvage, vibrant et prolongé. Dans son livre Cinq Ans au Canada, Adrien Talbot

qui rend

que

le fer

du iSaint-Maurice

est meilleur

que

le

dit

produit an-

LES F
1S4

mais inférieur à celui de

glais

Ceci est de 1818.

Suède.

la

L'année suivante, John Duncan, dans TraveJs in Canada, rapporte qu'on lui a dit que les

endurent mieux

p<5êles

de Saint-Maurice

chaleur que ceux de Carron, qui étaient

la

probablement de fabrique anglaise. Je ne

sais rien de Garron,

Québec du 18 janvier 1830 note que

ÎLa Gazette de

les

Forges comptent 55 maisons, 285 catholiques et seulement 5 protestants.

âmes

tifs

La

ville

des Trois-Eivières

renfermait 1,916

355 maisons.

et

C^est

en 1829 que Mathew Bell conmiença

pour

se

retirer

des affaires des

la

ses préparaIl

vendit sa

un club de Montréal qui ipossède descendance de ces animaux. J'ai connu l'esclave

meute de chiens de chasse encore

Forges.

nègre qui en avait

un restaurant

le

à

soin et, en 1865, je

à Sainte-Catharine,

Il parlait français

comme nous

et

l'ai

retrouvé tenant

au pied du canal "Welland.

m'a conté des

histoires des

Forges,

moitié

fêtes et

amusements des gens de haute classe visitant l'encomme l'été, grûc-e aux largesses de M. Bell (1).

légendes et moitié vraies,

surtout sur les

droit, l'hiver

La paroisse

dite Saint-Maurice, en arrière

Le

la-Madeleine, fut c-ommencée en 1830.

expirant en 1831,

les terres

du Cap-de-

bail des

Forges

devinrent accessibles aux colon^

qui voulaient ouvrir des cultures dans le Saint-Maurice.

Le

7

juillet 1830, Bell

demande que son

bail soit pro-

Le erouvermeur lui-même Tenait souvent résider chez M. il avait sa chambre dans la "grande maison" connue sous le nom de "chambre du gouverneur" elle ét-ait la mieux meublée. Lorsqu'il arrivait aux Forges, les ouvriers le portaient en triomphe jusqu'au perron et la fête commençait. Le chib de chasse de M. Bell était connu de partout. Il y gardait dans ses écuries des renards, des chiens et des chevaux, et chaque automne, ses amis se réunissaient pour poursuivre le gibier dans les bois et ils faisaient ensuite bonne chair. C'était le régime légendaire des anciens lords anglais. 1.

Rell

et

;

LES F0RGÏ3S SAINT-MAURICE

185

longé d'une année, ce qui est consenti de suite.

membre du

Conseil législatif,

La

Il

était

question des Forges est

soumise au ministre des colonies avec pro»position d'un bail

de cinq années. Contre

le privilège

des Forges, qui faisait obstacle à la

y eut aux Trois-Rivières, le 24 février 1831, une assemblée popuilaire présidée par Pierre Vézina qui, en colonisation,

outre,

il

demanda au gouvernement

plusieurs réformes dans les

affaires de la ville.

Un état de 183'2 montre qu'il y avait aux Forges plus de quatre cents âmes, à part cent à deux cents personnes qui y faisaient diverses affaires. On y manufacturait du fer ipour trente mille louis environ par année. Un chemin s'ouvrait

pour pénétrer dans de

le territoire

grande chute, Bell

la

écrit

Parlant

au-delà des Forges. ce

nom

Oha-our-nigam,

et

Oha-oui-nigan en 1843 et 1845.

En décembre

1832,

Eené Kimber, député

des

Trois-

Rivières, disait, d'ans l'Assemblée législative, que suj les terres

des Forges on ne rencontrait plue ni essences de bois ni

minerai utiles à ces usines m;onopoile,

et

que

la ville était serrée

ne (pouvant étendre sa colonisation vers

Maurice. Bell répondit qu'on exagérait puisque Afarguerite, adjoignant

n'a pas

un

pillé le bois

en faire autant sur

me

:

les terres

une bien plus

ceux qui ont

Un

le fief

inventaire

ne valent rien pour

forte exagération.

Il

par ce Saint-

Sainte-

des Forges

les terraiiis

seul colon, tout voisin qu'il est de la ville.

plus loin et dit que ce qui est

au nord-ouest

le

Il

va

la culture,

ajoute q
de Sa-inte-Marguerite voudraient

le domaine des Forges (2). du 1er janvier 1833 dressé par

charbon, minerai, modèles et outils,

fer

Bell esti-

en gueuses

Le prédêc/esseur de Kimber avait commencé une cam2. pagne contre les Forge».

186

FORGES SAINT-MAUEICE

liBS

(lingots, saumons), marchandises variées, liqueurs, provisions de bouche, chevaux, voitures, puis ustensiles de toutes deS'

£7,85^-1^-2

criptions

Les mlêmes genres

au poste des Trois-

d'articles

4,667- 3-5

Rivières

Les "

" "

«

"

Trois-Eivières

8,278- 4-7

à

Québec Montréal Kingston

6,567- 1-3

" "

On

6,310-14-10

Forges

ipoêles «aux

"

"

4,%0- 5-10 et

ajoute à cette liste

janvier-avril 1833

York (Toronto) un état des poêles

1,274- 8-6

fabriqués en

:

£2,095- 5-10

Janvier Février

1,907-10-00

Mars

2,169- 4-01 2,000- 0-00

Avril (estimation)

donnant un grand

En latdve

1833

au

il

£48,072-10-6

total de

y eut un grand débat dans l'Assemiblée

sujet des Forges.

taient d'année en année.

De

fait, les

L'agitation contre les Forges paraît

n'avoir eu d'autre base que la passion politique.

"hureaucrate", c'e&t-à^dire miés par la

du

Bell était

parti des fonctionnaires

nom-

couronne et qui jouissaient de privilèges contre

lesquels les députés canadiens à la

taient

légis-

attaques se répé-

avec .persistance.

Chambre d'assemblée

lut-

Ce groupe oligarchique était

le

imême qui tenait dans l'administration du Royaume-Uni une plaice

considérable et que le parti whig ou réfornmteur ou

libéral combattait sans cesse.

whig, mais patriote. la

guerre contre

ou. libéraux,

Le

Au Canada on

ne disait

Vallières, Polette, Yézina, qui

BeU

ou whigs

étaient des



c'est la

patriotes,

même

'pas

menaient

ou réfonnateuie,

chose.

5 janvier 1834, Bell accepte l'offre

que

lui fait \q

LES FORGES SAINT-MAURICE

187

gouvernement de continuer Fexploitation des Forges jusqu'au 31 décembre 1843 mais, je crois, sujet à Taipprobation du ministre des colonies. certain

morceau de

Madeleine.

De

terre

plus,

dans

Ceci est en date

on

lui

permet

seigneurie

la

du 24

avril.

d'utiliser

un

du Cap-de-la-

Bell promet de

payer soixante^uinze louis par année durant dix ans à com-

mencer du 1er janvier 1833 pour ce teiTain qui mesure 25,940 arpents, mais, dans les lettres patentes du 23 novembre 1834 qui accordent les Forges à Bell pour dix ans, il est déclaré que les £75 sont compris dans le prix du bail lequel est de £500. La Chambre d'assemblée se montre très mécontente de cet arrangement.

En pour

1837, les missionnaires remontent le Saint-Maurice

visiter les Têtes-de-Boule.

Jusque-là ces Sauvages n'é-

taient connus que par leurs descentes, en été, lorsqu'ils allaient

aux Forges

et

aux Trois-Eivières vendre des

pelleterie».

Ils

étaient restés sans connaissances religieuses (3).

Des plaintes

s'élevant

toujours contre les

Forges,

on

pétitionnait et des discooirs avaient lieu dans la législature.

Kimber ei le bail

et Vailières

paraissent avoir créé l'impression que

des Forges était modifié, les terres seraient données

gratuitement aux colons.

Kemspt une dans

les

liste

Ils

avaient envoyé au gouverneur

de ces personnes se disant prêtes à s'établir

endroits en question.

se déclara favorable

Kjempt en parla à Bell qui

au projet et

céda cinq mille arpents

il

oontigus à l'arrière de la Pointe-du-Lac et Yamiachiche qui

furent arpentés sur ordre du gouverneur, puis divisés en lots de cinquante à soixante-dix acres,

comme augmentation du

3. On appelait ces Sauvages "Têtes-de-Boule", parce qu'ils ont la tête grosse et le visage rond ils étaient grands, bien camibrés, bons et hospitaliers, mais d'une intelligence étroite et ;

naïve.

LES FORGES SAINT-MAURICE

188

Ceci se passait de février à

township de Caxton.

Durant plusieurs mois on annonça d'habitants, puis, à l'église

Pas un

la

mai 1843.

vente de ces terres

de Yamadiiehe, l'encan

s'ouvrit.

seul pétitionnaire ne se présenta; Bell y était.

Il

acheta presque tout au prix de la mise aux enichères.

Dans

ces occasions, Bell dit à qui voulait l'entendre que

les terres des

Forges n'étaient pas fameuses pour

la culture

tandis qu'il y en avait d'exceillentes dans les seigneuries voisines et inoccupées.

Encore aoigourd'hui

les terres des

Forges

eont presque sans habitants.

Xe

27 décembre 1842, Bell dit qu'il y avait quatre cent

vingt-cinq âmes aux Forges et de plus que trois cents person-

Les

mes y étaient nourries à certaines saisons de l'année. habitants

du

Voici

la

voisinage y vendaient leur grain. distribution des familles établies:

'Sexe masculin, plus de 14 ans

"

126

moins"

"

"

97

" féminin, plus" " moins"

"

"

114

"

"

88

435 Il

donne une

masculin qui (plus

me

liste

de quatre-vingt-dix-sept noms du sexe

semblent être de la catégorie de ceux âgés de

de quatorze ans et appartenir uniquement aux travail-

Quant aux vingt-neui noms qui

leurs de tous les métiers.

manquent pour compléter

le chiffre

de cent vingt-cinq porté

ci-dessus, je suppose que ce sont des surintendants, surveillants,

commis, fournisseurs, marchands regardés

part de la main d'oeuvre.

femmes,

parmi

S'il

ne donne que

petits garçons et filles c'est qu'il

les travailleurs des

ne

comme

le chiffre

les

à

des

compte pas

usines ou de l'exploitation en gêné-

LES FORGES SAINT-MAUIIICE raie



du

sont les meni^bres des familles

ce

189

(lieu

et qui

y

vivent.

Aubry, Jacques,

"

Louis,

Antoine,

ÎBeaiilac,

ÎBoisvert, Joseph,

P.-P.,

Jean-B.,

"

Saint-lLuic,

Thomas,

"

veuve,

Bouchard,

Huot, Edouard,

F,,

H.

IsabeMe, Laurent,

Bonrgainville, P.

Laliberté, Joseph,

'Chaurette, B.

"

-

O.,

Lamb, L

D.

Lanouette, Joseph, ''

"



Joseph,

Laroche, F.,

Louis,

Leclerc, Antoine,

P.

Lesieur, Antoine,

Claude, F.-J.

Lessard, D.,

Collins, Jacob,

Lewis, Antoine,

Cunningliam, James,

Lord, Pierre,

Denonccmr, P.

McCauley, H.

Dugré, C,

Mailloux, André,

Gauthier, père, L. fils,

L.,

''

"

Antoine,

Jean,

"

Joseph,

"

père, Louis,

Jean-Baptiste,

"

fils,

"

Joseph,

"

P.,

"

P.,

Gilbert, Antoine,

"

Auignstin,

"

Gordon, James,

Michelin, Antoine,

Harris, Catherine,

Himbleau, C, L.-C,

Louis,

A.-J., '^

Benjamin, Jean,

LES FORGES SAINT^IAURICE

190

P.,

J.-B.,

"

père, Joseph,

"

fils,

"

Eobichon, Joseph, N.,

Joseph,

Eiouet, Etienne,

Louis,

Noël, D., Pellerin,

"

"

Sarrazin,

François, J.-P.,

Tassé,

Louis,

Terrault, Eki,

Edouard (4),

Pléau, Antoine,

-

E.,

"

J.,

Jean,

''

Poulin, Augustin,

Jean-Baptiste,

"

PréeouTt, Alex.,

"

C,

Sawyer, père, B., " fils, B.,

Antoine,

Joseph,

père. G.,

père,

fiUs,

fils,

G.,

IN".,

N.,

N.-V.,

Baymond, H.,

Tomlimson,

Eivard, Jules,

WinnibuTgh, H.,

J.,

Le 21 octobre 1843, Dominique Daly, vincial, écrit à Bell

an que

s'il

qu'on

lui offre

accepte l'arpentage et

ile

reste des terres des

184-i,

la

pro-

dans

Forgea

l'intervalle

de

Bell consent et ajoute que vers l'été

de

l'on jugerait à propos de concéder

ces douze mois.

secrétaire

de prolonger son bail d'un

fournaise sera usée, hors de service et qu'il ne la

Tassé était un bon garçon, mais

gens des Forges Il n'y a pas nn coin dii pays où les r.uperstitions durèrent aussi longtemps qu'aux Forges les femmes et les filles étaient surtout très naïves sur ces histoires de "grand'mère". Toutefois, Tassé était un lutteur redouté; il fut la t«rrear du poste des Forgea et l'on a mis sur son compte des fables exagérées, mais ses camarades y croyaiemt Il efct mort en bon chrétien à Saint4.

disaient qu'il avait des entrevues avec ;

Boniface.

le

les

diable.

LES F0IW3ES SAINT-MAURICE rebâtira point mais tiendra cependant

191

mettre les

à faire

choses en état d^gir afin que son suc-cesseur puisse faire

une fournaise sans

Daly

retard.

fixe le prix

du terme en

question à cinq cents louis englobant les soixante-et-quinze louis à payer les

aux commissaires des biens des Jésuites pour la seigneurie du Cap. Un

25,940 arpents qui sont dans

ordre en conseil

du 16 septembre 1844 prolonge

le

de

bail

Bell jusqu'au 1er juin 1845.

Edward

Grieves, gendre de Belll

tait les Trois-Eivières à

riode de 1844-47. cette

Il

(son agent), représen-

l'Assemblée législative pour la pé-

mourut en 1845

année Denis-Benjamin Viger

et le

14

remplaça

le

de

juillet

comme

dé-

Son n'était plus membre du Conseil législatif. Québec était Alexandre-Davidson Bell, marchand. Mentionnons ici un curieujx procès intenté en 1844 par Antoine Turcotte et sa femme Rosalie Rivard, commerçants

puté.

Belil

ageait à

des Trois-Riyières, pour revendiquer

pour

le fief

Saint-Etienne et

au gouTemement

faire défense à Bell de payer

partie doi loyer des Forges couvrant

dit fief.

le

naissons ces sortes d'héritages que l'imagination fait surgir de

temps à autre.

cette

Xous condu peuple

pas difficile de troa-

Il n'était

ver des avocats pour plaider la cause de Turcotte, car ]a politique en fournissait.

Tout de même

le

crois

que dès

le 1er janvier

&vec l'expiration du contrat, anier janvier

1845

Pierre Bureau ser

le

tirait à sa fin.

La

portes et les fenêtres.

Je

"règne" de Bell

fortune s'était envolée par

les

1845 le

il

était décidé à se retirer

1er juin suivant, car ce pre-

gouvernement

donne

instruction

à

d'arpenter les terres des Forges, de les divi-

en fermes et de faire

n'aboutit qu'à peu

la

de chose.

depuis quelques années.

réserve

Madame

Mathew

Bell

d'un village.

Cela

Bell était décédée

mourut aux Trois-

LES FOKGES SAINT-MAURICE

192

Eivières en 1849 âgé de quatre-vingts ans, dit

Sa famille m'a

de sépulture. avec

les

dit qu'il avait été

Forges durant soixante ans, ce qui peut

jusqu'à 1784 puisqu'il sem^ble avoir cessé à janvier 1845, mais alors c'était

du

1er

et Bell

ipas "vingt

ans;

il

vivait à Québec.

participation

officiel

affaires

quante-quatre ans et

En

1846,

me

paraît plus juste.

Henry Stuart achète

et Saint-Maurice, sur quoi

Cependant,

demande du Conseil

novemhre pour

la

Forges au prix de

M. Papineau demanda de

céder moyeDuant 4,500 louis. l'enchère à la

les

acheter les fiefs Saint-Etienne

Il désirait aussi

5,575 louis.

La

Gugy

temips de

reculer

le

date

Le document aux de 1845(5) fait croire que sa des Forges va de 1798 à 1843, ce qui donne cin-

ne dépassait

3

du

'la

registre

le

en rapport

somme de

et

les lui

furent mis à

ils

M. Stuart

les

acheta

le

5,900 louis(6).

fin de notre travail sera brève.

En

1851,

il

y eut

k

compagnie Andrevr Stuart et John Porter, pui^ vint la compagnie Ferrier, deux pauvres affaires. Les Forges déclinaient. En 1854, Hall, Larue et Turcotte commencent les

forges

venait

Eadrior près

de

la

paroisse

Saint-Maurice qui

(1852) d'être organisée canomquement(7).

5. Bâté du 20 novem'bre. Publié en 1846 (p. 26) par D.-B. Pa/pineau, conunissadre des terres de la couromie. Le 19 décembre 1845. lord ^let-calfe annonce que les Forges seront vendues à l'enchèrp le 4 août 1846, à 11 heures a.m. dans le Palais de justice des Trois-Rivières. 6. Il commiemça imimédiatenient des travaux mal dirigés et dut bientôt les abandonner, faute de fonds. Il ne lui restait plus que de louer les Forges, ce qu'il fit deux ans après. Ils y construisirent un haut-fourneau, des forges, des 7. laminoirs, une fonderie spéciale pour roues de chars (avec succursale aux Trois-Rivières). Leurs terrains couvraient 40.000 acres. Ils employaient environ 200 hommes la production était de trois tonnes de fer pvar jour. L^n grand inconvénient existait dans cet établissement le chemin de fer ne se rendait pas jusque là et le charroie était long, coûteux et difficile à s'accomplir. ;

:

LES FORGES SAINT-MAUKLOE

En

1«3

1856, Dupuifi et Robichon établissent les forges de

ilslet, riye

gauche du Saint-Maurice, comme Kadnor.

Le

minerai de cette région, très abondant, n'avait pas encore été touché (8).

Les messieurs McDougall, des Trois-Ririères, prirent des mains de Ferrier en 1863 et au3si

les "yiedJlles forges^'

les forges de rislet(9).

donnait 40

%

Ils

y rainenèrent la vie. Le minerai Vers 1869 on parlait

de bonne substance.

beaucoup du "fer de montagne" que disaient avoir

m

arrière, vers le

nord

les

gens des Forges

en abondance à quinze ou et

on ajoutait

seize lieues

qu'il devait

quantités énormes plus loin, à vingt lieues.

en

y en avoir des Les mineurs

les échantillons de cette trouvaille au fer du Kentucky qui donne 60 %, Ce fer de montagne est moins Il est plus sec, plus flexible que l'autre du Saint-Maurice. La mine de cassant, mais plus propre à faire de l'acier.

comparaient

Hull, vis-à-vis Ottawa, est de fer de montagne.

En

1862, à l'Exposition internationale, les Forges Rad-

nor exhibèrent des roues de chars avec un essieu nouveau

Dans le voisinage des forges de ITslet, M. Bell s'était 8. autrefois fait bâtir nne maison sur une ferme qui lui appartenait et que l'on regardait comme la plus belle du Saint-Mauïice. Le«g fourneaux furent éteints en 1876. 9. tout travail cessa aux forges de l'Islet.

Deux ama après

régime de Stuart et Porter Ja chapelle fut resun M. Doucet et servit en même tempe d'école deux DUes Dugal y enseignaient la classe à une trentaine des Forges et des alentours. Ce sanctuaire qui d'einfants était appelé 'elle de la Eéparation" fut solennellement consacré le 15 juillet 18&3 à la Sainte-Face par l'abbé J.-R.

Sous

taurée

t>ùsse.

;

le elle

;

LES FORGES SAINT-MAURICE

194

genre qui attirèrent l'attention.

ru 150,000 milles

Le

comme

Les roues avaient iparcou-

épreuve.

8 janvier 1874, les forges

Eadnor furent ravagées

Voici lies noms des prêtres qui ont desservi ce lieu de 1860 Joseph-Elie Panneton, IwouisHSéveriTi Rhéault, jours J.-B. Comeau, Napoléon Caron, 18&0-76 ; J.-R. Caisse, 1876-93; Louis Richard, 1893-95; M.-N.-Louis Denoncovirt, 1895-99; LouisArthur-Hévêque Druisablon, 1899-1909; Auguste Lelaidier, 19-0912; Télesphore Giroux, 1912-15; Eugène Denoncourt, 1915-16; G.-R.-I. Trudel em 1916, tandis qu'il était curé de Saint^Etienaedes-Grés; Charles Boutet, 1917.

à

nos

:

En face de la chapelle était la demeure du Dr Louis-JeanBaptiste Beauchemin qui épousa la veuvci de Oniésime Héroux. Le Dr Beauchemin se remaria à Azilie Meunier qui lui donna une nombreuse

fa,mille.

Le Dr Beauchemin était (propriétaire d'un moulin à farine en brique, de deux étages, qui avait d'abord été ume boutique de menuflsiers, construite par Henry Stuart pour l'utilité des Forg«s. Il y avait aussi non loin de là un autre petit moulin érigé par Onésime Héroux et qui disparut vers l&7i5. Lorsque les MM, McDoiigall prirent les Forges en 1862, la "grande maison'' venait d'être partiellememt endommagée par un incendie elle fut réparée prfr Robert McDougall "avec un goût que toufi nos industriels n'ont pas" disait Faucher de Saint-Maurice à Joseph Marmette. "Il lui a scrupuleusement conservé ses anciennes divisions, son toit normand, ainsi qu'une grande partie des vieilles boiseries françaises. Rien de plus pittoresque, et de plus antiquaire que ces salles immenses, aux ;

larges âtrea flanqués de plaques de fer fleurdelysées et porle millésiime de "1732", que ces corridors où toute une compagnie de reîtres et Ue lansquenots serait à l'aise. C'est à se croire dans la salle d'armes du dernier des Burckhards, si l'hospitalité toute écossaise des AEM. McDougall n'était là pour nous faire songer avec complaisance aux douceurs du temps présent."

tant

MM. Suite, Faucher de Saint-Maurice, Marmette et Alfred Garneau sont d'accord à dire que le millésime en question porte "1733" et non "1752" comme le pnéteind l'abbé N. Caron dans ses Deux Voyages sur le Saint-Maurice. Nous croyons que ce millésime "1732" est là pour signifier que les Forges furent fondées en 1732, mais rien ne dit que ces plaques furent cou-

LES FORGES SAINT-MAURIOB

19S

par un incendie, néanmoins on y travailla jusqu'à sur une

En

1908

.petite échelle (10).

1889, la "Canadia-n Iron Furnace €o.. Ltd." fit l'ac-

un

quisition de ces forges à

prix dérisoire, mais

il

n'y avait

plus de minerai.

îbrges ont tenu ferme jusqu'à 1883, puis Tenue la décadence; et maintenant on n'y comjpte pluj Ijes Vieilles

est

que quelques familles, miais pas d'exiploitation de

fer.

• « «

Adieu mes

vieilles

votre splendeur et je

me

place dans notre histoire. face

Je vous

Forges.

ai

connues dans

promettais, dès lors, de vous donner J'écris ces

dernières lignes en

de vos ruines qui bientôt disparaîtront.

D^'à, votre

souvenir n'est plus qu'une légende vague dont la prochaine

génération ne saura rien.

Je veux vous sauver de

l'oubli,

vous faire revivre dans l'âme des Canadiens qui s'attachent à l'étude des temps passés.

même année elles ont dû être fabriquées plus tard, peut-être en 1738, date où La "grande maison" a été construite. lées oette

:

John et Robert McDougall établirent leur bureau et magasin dans la "grande maison" qu'on a appelée à tort "manoir". Ils se construisirent une résidence au nord-ouest de celle-ci à côté du terrain où avaàt été bâti la première chapelle de bois (ITS'S). Cette maison fut démolie en 1900. 18

Les Forgea furent transférées à George McDougalI, décembre 1876 tout travail dût arrêter eta 1883.

fils,

le

;

Comme aux

Vieilles Forges, aujourd'hui, les fourneaux bâtiments sont rasés. L'épuisement du minerai a amené la fermeture de ces usines il en est de même de tous ces grands ateliers qui ne vivent que temiporairemeait. 10.

et

autres

;

TABLE DES SOMMAIRES Pagefr.

Préface de Gérard îtlaichelosse

I.—La

.Chapitre

Chapitre II.—^Les mines de Chapitre III.



lia famille

fer,

1668-1675

Poulin.

16 Saint-

'La rivière

—^LEglise des

Les

Récoilets.

Marguerite et Saint-Maurice.

La

Arpentage

des

de

9

Mines de fer du Cap, 1676-1689

Maurice. Chapitre IV.

5^

famille Poulin, 1644-1675

hraconnage.

Euocommodante.

Mines

.

.

.

fiefs Sainte-

banlieue. Procès

Justice

fiefs.

Projet de fonderie,

ide fer.

1693-1710

Chapitre VI. la

28

V.^La

Chapitre

famiUe Poulin,

—François Poulin

permission d'exploiter

....

1710-1725

mines de

fer,

172639-

VIL

Eaux

—Ouvriers

minérales.

et

inspecteurs

France.

La

C
Incendie de Montréal. Ouvriers

experts envoyés de France. Forges.

de

Décès de Francheville.

ipagnie des Forges.

les

|33

de Francheville obtient

les

1730 Chapitre

22-

Nouveille

Le

roi subventionne

compagnie formée, 1731-

1736

45^

Chapitre VIII.

—'On envoie des ouvriers de France. La

nouvelle compagnie est reconnue.

Etienne.

fourneaux.

allume

Construction du château et des hauts-

Les subventions ou prêts du

le fourneau.

Simonnet

'Le fief Saint-

et son

fils.

roi.

On

Pas encore de gros marteau. Le fonctionnement laisse à

LES FOEGBS aU3^-MA.UTaGE

198

désirer.

Projet de forges à Terrebonne.

édifices,

1737-1739

Chapitre X.

maine

—Le

la

....

des Forges, 1737-1740

Forges.

Difficultés

de

financières

Les Forges sont mal administrées.

Fin

Compagnie Cugnet, 1740-1742

Chapitre XI.

—Le

81

prend possession des Forges. La

roi

Chapelle des Forges.

famille Pouiin.

diverses personnes.

On

Mention de

coule des bombes (bouil-

on

loires), des canons, des mortiers;

fait

du

fer en

barres, aussi de l'acier, 1743-1748

Chapitre XII.

—L'industrie du

Visite de Belleville.

Xoms

Chapitre

XIII.—Visite

Chapitre

XIV.

— Xoms

Les Perrault. de

Forges.

Martel de

au registre des

des habitants

98 de Franquet, 1752 de familles.

Charbon de

112

Fêtes des Forges.

terre mentionné.

Fin

domination française, 1753-1760

la

Chapitre

Olivier de Vezain.

fer.

Kalm aux

Peter

89

1749-1751

Forges,

XV.

122

—Xouveau régime. Inventaire des Forges.

Incendies aux Trois-Rivières.

Traité de Paris.

Les Têtes-de-Boule.

Jean-Xicolas Eohichon,

1760-

1763 Chapitre

129

XVI.—Règlement

de 1765.

Compagnie

puis inspecteur.

Forges, fuite.

63

Saint-Etienne est ajouté au do-

fief

des

Cugnet. de

54

IX.—Familles

Chapitre

Noaiveaux

des comptes. Recensement

Pélissier.

Laterrière agent,

Invasion américaine, 1775.

Pélissier,

Combat des

Laterrière.

Pélissier

Trois-Rivières.

charge des Forges, 1764-1776

Les

prend

la

Laterrière en

142

LES FOKGBS SAI>rr-MAUEI€E Chapitre XVII.

—Les troupes

des Forges.

Dumas prend

directeur.

rière

Description

allenLandes.

Fêtes aux Forges et en

199

Later-

ville.

l'administration,

1777-1778 Chapitre

157

XVIII.—Bail

continuateurs. des Forges,

BelL

1796,

Conrad Gugy.

et Bell, 1793.

1797.

Bail de 1800.

1806.

Piapitre

de 1783.

Munro

Travaux de Mumro

Prix des

Description des Forges,

XIX.—Description

Recensement de 1820. de 1831.

Ses

Description

des

articles.

1808,

Forges,

1779-1809

169

1817, 1818.

Les chiens de chasse.

Terrains des Forges.

et

Bail de

Bail

Inventaire, 1833.

Eecensement de 1843. Arpentage. Fin de Les Forges Raduor et de l'Islet. Décadence des Vieilles Forges, 1810-1920 Têtes-de-Boule. Bell.

183

GRAVURES, CARTES ET PLANS hes Forges Saint-Maurice vers 1850. Plan des Forges Saint-Maurice

et des Trois-Rivières

en 1738.

(La chapelle des Forges.

Ruines de

la

"grande maison".

Ruines d'un haut-foumeau. iCheminée d'un haut-foumeau ou d'une fonderie. •Plan de l'établissement des Forges et des mines des alentours

en 1738.

...

3nô^x (Hmkul Accommodation, bateau â vapeur

Adam, Ignace Adam, Jean . Adam, J.-B

181 78 78

i

.

Aigremont, M. d' Aillebou&t, Charles

d'

10,

Alary, Pierre Alary, Ursule AJavoine, Charles Allcock, juge en chef Allen, famille

75, 92, 64, 74, 53, 88

Allsop, Georg'e

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.•

.

.

.

144,

,

Ameau, Séverin

.

Amherst, sir Jeffrey Amiot, M Amiot, frère Hyacinthe.

.

.

.

.

.

.

.•

10, 12, 13,

.

.•

.

..

.

..

..

109,110,112,1»2,123,

André de Leigue, Louise-Catherine Arnold, général Arnould, Aubry, Angélique

M

Aubry, Aubry, Aubry, Aubry, Aubry,

.

.

.

.

.

.

.

.



.

Anne-Françoise Jacques Jean Joseph Simon' .

.

.

.

.

Baby, Josephte Baby, Véronique Badeaux, Fabien Badeaux, Jean Badeaux, J.-B Baie Saant-Paul Baraillon, Claude Baribaiilt, Françoise Baron, Denis, frère .

.

Batisean, forges Batiscan, paroisse

Bayard, Madeleine Bayard, Marguerite Bazire, Charles

.

.

59,

.

72, 77,

68,

171 24 130 146

.

.

78 143 37 110 95 124 177 173

.

87,

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

59,

.•

68, 108 88, 93, 95, 108,

65, 68, 69, 88, 93, 95, 68, 95,

138 110 149 25 87 139 189 129 109 139

126 113 123 17 151 149, .... 16, 18 113,

,

.

.•



86 •

.

-

.

.

.

.

.

. . 91, 172, 173, 175,

,

16, 20, •

78 109 178 49 95 74 27

. .. .. .

IXDEX GENERAI;

202

Beauchemin, Dr L.-J.-B Beaudet, Antoinette Eeaudet, Marie Beaudet, Michel Beaudoin, François Beaudoin, Gervais Beaudoin, Madeledne Beaudoin, Marthe Beaudry, Josephte Beaudry, Marguerite Beaudry, Urbain Beauharnois, gouverneur Beaulac, Antoine Beaupré, François-Pierre Bécancour, île de Bécancour, paroisse Béchaj-d, Madeleine-Françoise Bocquet, Pierre Bélisle, Louis

68, 68,

110, 111,



.

-

.



.

,

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

,

,

.

,

13

Catherine Elisabeth

59,

..

69,

J.-B

13

94,

75, 92,

Joseph-Marie Mauirice

Barthélemi

Bertault, Marg-uerite Bibaud, Isabelle Bigot, François, intendant .

.

.

113, ,

.

119,

.

64, 109,

et

Claude

,

.

.

.

.

.

.

Boisclerc, Lanouiller de

,

Amable

.

Boismenu. Catherine

.

.

.

132, .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

,

,

,

,

_

,

.

.

.

.

.

.

.

.

Bouchard. F Bouchard. H Boucher, Dominique Boucher, Geneviève

,

,

Boisvert de Neverg, J.-B Boisvext, Joseph Boisvert, Thomas Boivin, Joseph

74 95 94 75 69 17 11

.

Biais, forgeron Biais, Marie

Boisjoli,

13

.

Amable

139 139 112 143 75

.

Massé

Berta.ult,

Blondin,

.<

.

.

.

.

Belleau Bénard, Maurice Benier, Bériau, Bériau, Bériau, Bériau, Bériau,

.

95

^

17 96 39, 41, 42, 45, 83, 189 94 68, 75, 76, 166 164, 161 124 77, 110, 124 129 48, 92, 95, 92 191 171-193 129 •



Bélisle, Marie Bell, Alexander-Davidson Bell, ilathew .,

.

1*4 108

,

.

.

.

.

.

.

_

.

.

.

.

110 120 92 124 129 83 109 69 189 189 189 112 189 189 10 59

INDEX GENERAL Boucher, Pierre Boucher, Salvien, prêtre Boucher de Boucherville, Charîlotte Boucher de Grosbois, Charlotte-Françoise Boucher de Grandpré, Louis Boucher de Niverville, Joseph Bouchette, Joseph Bouin, Simon Boulamger (Le), Charlotte et Marguerite, Boulanger (Le), Françoia Boulanger (Le), Louise .

203

10, 11, 13, 16,

.

95,

125, 151,

175

38

110 126 122 170 153 183

75 180 94 51 Boulanger (Le), Pétronille 78 Boulanger (Le), Pierre 34 BouTgainville, P . 1€9 BoTirgoin, Françoise- Véronique 72 Boiisquet, Jean 17 Boutet, abbé Charles 194 Bouton, Claire 122 Bouvet, Pierre 139 74, 75, 93, 94, 95, 96, Brassard, curé 1Z2 112, Brassard, J.-B 95 92, 93, Brassard, Pierre-Louis 126 Braun, Frédéric. 168 Brassard, Jean 76 ^ BTouiUaTt, gouverneur, Acadie 31 Bruyère, Joseph 129, 130, 131, 137, 141, 170 BuUet, frère Bernard 65 88 Bureau, Pierre 191 Burgoyne, général John 1&8 Bums et Woolsey, encanteurs de Québec 177 Burton, Francis-Nathaniel, gouverneur, 129, 134, 136 141 .

.,

.

..

..

34, 35, 36,

.

.

.

.

.

Cadelé, Isaac Caisse, François Caisse, abbé J.-R-,

67 193,

Cantenet, Etiemne Cap-de-la-Madeleine,

16,

18,

20,

. .

Cardin, Maurice Cardinal CarletoUi, Guy, gouvemeuir, 139, Caron, Josepîi Carom, Michel Caron, abbé Nap Carpentier, frère François Carufel (Sicard de) Amable Ca?ta3ogne, Gédéon de Cbabanac, Sylvain .

.

. ,

.

.

.

23,

24 75 194 94

32,

40, 43, 46, 47, 54, 84, 89, 92, 143, 144, 145, 157

92, 144, 14«, 152, 153, 154, 155,

.

..

14 109 172 94 176 194 125 188 31 76

,

IXDEX GEXEEAL

;204

-Chabot, Geneviève

92,

Catherine Chaillé, François Chaillé, Jean-François

95 66

..12,

110

Chaillé, Joseph Chaillé, Michel Chaillot, Pierre

64, 65

.

-Chaillé,

.

.

.

Champagne, Nicolas Champigny, Jean Bochart de Champlain-Galimard

64, 69, 75, 88, 92, 94, 26,

Champlain, seig-neurie Chapelle Chaput, Denise Chaput, Jean Chaput, Josephte Chaput, Nicolas Chaput, Suzanne Xharette, B Charette, D Charette, F Charette, Joseph Charette, Louis Charette, Pierre

19, 20, 23,

30,

75, 87, 91, 92, 117, 123, 69, 79,

193 108

.

69, 72, 95,

.

,

.

.

.

,

.

.

.

110,

.

Charlebois, Maria Chartier de Lotbinière, Michel Chasseur (Le), Jean Chatelin, famille .

.

.

,

.

.

.

ChaussegTos de Léry Chéné, Marie-Anne Chevalier, François Chevalier, Marie Chèvrefils, Josephte Chèvref ils, Louis

,

,

.

.

.

29,30,

.

,

.

60, 82, .

.



.



.

93,

88,

68,

M

ChicojTieau, ChoiseuJ, duc de

.

Chouart, Médard Chrétien, Jacques Chrétien, Jean-François Cimetière des Forges

.

.

.

,

.

112, 113

.

Claude, F.-J

Coff in,

Thomas

176,

Colbert, ministre Collet, frère Hippolyte

17, 18,

.

Collims, Jacob Com^au, abbé

J.-B.,

Contant, Ang-élique Contant, Geneviève •Xk>ntant, Josephte

, .

.

.

.

_

_

25

.

65 65 92 65 95 37 35 32 194 140 72 129 94 125 189

189 189 189 189 189

168 127 33 125 191 33 92 34 109 88 47 137 12 113 124 93 189 178 79 123 Igg 194

110 109 11g

. ..

INDEX GENERAL (Constantineau, Catherine Constantineau, JeiaoïrlArançois .

.

.

205

74,

.

Cook, Esther Corbin, André Couagnes, Thérèse de Courcelle, M. de, gouverjieur Couturier, Agathe Cressé, Louise Oevier, Claude

70 113 51

112, 37,

47,

49,

18 24, 36,

Crevier, Jeanne Crevier, Marguerite

.

.

Croteau, Barthélemi et Christophe Crisasy, marquis de Cugnet, famille, .. 47, 48, 50, 51,

.

52,

.

.

54, 62,

81-85, 89, 111, 11»,

.

..

..

171, •



58,

60,

67, 94,

110,

Délorme, Josephte Delouche, Pierre, prêtre récollet .

Delzenne. famille Demaizière. Emile

147, .

Dénéchaud, Eulalie Nevers, François Nevers, Madeleine

73,

87,

92,

Nevers,, Marguerite Nevers, voir Boisvert.

Denoncourt, P Denoncourt, abbé Eugène Denoncourt, abbé M.-N.-L., Denonville, gouverneur Denys de la Ronde, Pierre Déry. Maurice Deschenaux, Jean Deschenaux, J.-B.. Deschenaux, Marie Deschenaux, Pierre Deserre, Charles .

175 76 66

Délorme,^ J.-B

.

143 189

122 96 95 74, 94, 69 64, 88 64, 171

Dehornav, Isabelle

De De De De

64 91 35 10 47 17 31

.

Cunninghaan, James Dalphins, Jacques-Philippe Dandonneau, Catherine Dasyh-a, Pierre Dautel, Jean Dautel, Nicolas Davidson, Alexandre Davidson, George Dehornay, Geneviève

95 '*''*

.

.

.







.-

<

169 92 149 63 168 110 73 74

189 194 194 25 24, 12 84 83, 112 115 112, 127 65 122, 123 .





129

.

.. .. .

INDEX GENER.\L

206

Desfoesés, Pierre Desmaisons, Gabriel Desrosiers, Joseph Doucet, M., instituteur Driumnond, Colin





.



92, 109, 110,

>

39, 78,



Ducbesne, Ducbesneau, inrt/endaJtit Dufresne, François Dufrost, Marie-Louise .......... Dugal, demoiselles DugT(é, Charles .

66 11 1^3 1^4

.

.

,

Dubé, Marie Dubeau, Marie Dubois, Angélique Dubois, Jacques Dubois, J.-B., Dubois, Marie

.



. ,

.

.

.

.

.•

19*3

122,

.

.

144, 145, 165, 166,

95,

108 169 94 93 IS'S 1)84

.•

.

,

.

.

.

.

Dupré, Madeleine Dupuis et Robichon, compagnie Du/puis, Antoine Dupuis, Brigitte-Exuipère Dupuis, Françoia Dupuis, J.-B. Dupuis, Ursule Ihipuy, Claude-Thomas, intendant Duruau, Marguerite Dusablon, abbé L.-A.-H

.

. .

.

144,

.

. •

.

-74, 95, 74, 77, •

.

74, 75, 93, 74,



.

Fafard, Alexis Fafard, Louis-J.-B Falaise de Gannes, Bernardin Falaise de Ganmes, Charles Faucher, Jeanne et Loudse Faucher de Saint-Maurice

189

34 37

Duplessis, J.-B DupJessis, Marie-Josephte Duplessds, Marie-Madeleine

Duval, Julien Duverger, Marguerite

110 111 30 111 124 70 22 6.5

DiigTiay, Claire

.

HO



.>

Dugnay, Jacques Dv^iroe, François Leanaître Dumas, Alexandre Dumas, Jean Dumas, Jean-André Dûment, famille Duncan, John Dunn, Tliomae

H^



.

.

.



<

«



83, 95,

58,

.

177 108 108 108 137 193 110

12f 74 95 95 53 70 194 &3 96

76 76 91 124 24

19^

.

l.VDEX

GENERAL

Ferrier (Fenwick), compag'nie Ferron, J.-B Filet, Claire Finlay, Hiig-h .. Fleury de la Gorgendière, Claire

207

.

192, 109, 63, &4, .

..



53

Foissy, Marie Forestier, Madeleine Foot, Dr

53,

34,

Foucault, François Foucher, L.-C, juge Foulon, Françoise FrancheWlle, Jaeque.s de Francheville, Pierre de Franquet, Fr4gon, Gertrud'e Frigon, Marie-Louise Frontenac, gouverneur Fulton, Robert Ga^belle,

Galifet,

..

9 14,

.

.

,

.

.

.

.

.

.

.

113,

.

.

18-21,

14,

58, 81, ,

.

. .

.. .. 34, 47, 49, 52, 47, 85, 86,

10,

84,

.

92. 95,



.

Girardot, Laur,ent Giroux. abbé T Godard. Charles

.

.

.

.

.



.



.

.

176 33 35 54 89 194 11 95 108 111 109 153 189 10

.

.

.

.

.

.

,

Godard, Claude Godard, François Godard, Marie-Anne Godefroy de Lintot, Jean Godefroy de Lintot, Renée Godefroy de Normauville, Josephte .

3?

27 189 189 189 189 189 88 70, 71, 72, 194 95 64, 64 64, 92, 109. 124 64, 65. 70 10, 34 34 34 .

.

23 121 110 110 181

Galimard-'Cliamplain Gamelin, Ignace Gamelin, Michel Gurneau, Alfred Garreau. Père Léonard Gatin, Elisabeth Gatineau, J.-B Gauchereau, 1850 Gaufin, frère Valérien Gauthier..., Gauthier, L., père et fils Gautier, Charles Gauvreau, Nicolas ..

59 96 155 91 178 112

.........

saut de la gouverneur

Gilbert, Ain/toine Gilbert, Augustin Gilbert, .T.-B Gilbert, Joseph Gilbert. P

193 110 92 172

.

.

.

,

....

INDEX GENERAI.

208

Godefroy Godefroy Godefroy Godefroy Godefroy Godefroy Godefroy

de NormaaiTilile, Louis de Saint-Paul, Jean-tAmador de Tonnancour, Charlotte de Tonnancour, Ix>ui&-Joseph, de Tonnancour, Eiené de Vieuux-Pont, Joseph de Vieux-Pont, Margnierite ,

.

.

.

.

.•

.

14,

.

76, 91, 114, 118, 135,, 33, 34, 12, 24, 29, 33, .



34,

.

34 34 144 36 34 92 13

Godin, Jeainne

Gordon, James Gorg« de Saint-Mar^tin, Jean-Jacques Goubault, Araie Gouin, Louise Gouverjiet, Joseph Gran'cey, eomteisse de Grenier, François Greinier, Franxjois-Bonaventure Grenier, Marie .

.

18ft



.

122, 123, .

.

.

.

.

.

.

.

113,

.

94,

95,

.

.

Grieves,

33.

.

.

.•

87, •

.

.

.

.

.

66,

.

.

.

.

.

Edward

180,

Griveau, Amable Grondin, Jean

.

.

.

.

.

.

.

165 122 122 97 54 110 74 113 191 109 9^

Groseilliers, des, voir Chouart.

Guénond

.

Guéry, Antoinette Guéry, Nicole Gugy, Barthélemi

.

.

Gugy, Conrad Gniyon ou Goujoit, Pierre

72

130, 161, 163, 169, 170

171 192 94



Haldimand, Frédéric, gouverneur Hall, Larue & Turcotte, compagmie Hambleton, Edouard

.

.

,

146 93

69, -

.

.

.

68, 77, 87,



135, 136, 141 152, 167, ,

.

.

.

.

170 192

70

.

Hameau, fondeur

26

189

Harris, Catherine Hart, Ezéchiel Hastain, Louis Hastain, Pierre Hayet, Marg^uerjte Hendrix, frère Luc Hérard, Antoine Hérard, Elie Hérartl, Pierre

178 95 66, 66 12 108 92, 95, 69 95 72 Héroux, Onésime 194 Hertel, Charles 59 Hertel de Cournoyer, Jacques 34 Hert«l de Eouville, André, 109, 110, 114, 118, 120, 124, 131, 133, 167 Hocquart, Gilles, intendant 41, 42, 51, 83, 85, 86, 87, 96 Hoire. 122 .

.

.

,

.

.

.

.

.

.

.

. ,

Holard, Jean

17

.

INDEX GENERAL

20»

1*8

Holland, maisoii d' Hostain, Toir Hastain. Houde, Angélique Houde, Charlotte Houde, Louis-Michel

73,

Houde, Marguerite Huot, Edouard Imbleau, Imbleau, Imbleau, Imbleau, Imbleau, Imbleau, Imbleau,

,

C

Luc

.

109, 112,

.

Louis P.-P R. Saint-Luc





.







75 111 111 75 189

189 129 189 189 189-

=

veuve

Isabelle, Laurent Islet (1') forges



189 189 189 19»

Jahan, voir Laviolette. Jallaut, Jeanine

..

..

..

..

..

..

9-15, 22, 23, 24, 28, 31,

Janson de Lapalme, Catherine Jeof froy Joannès, baron Johnston, James Joviel, Jacques Juchereau-Duchesnay, Corinne Jutras, Claude Jutras, Jean-Baptiste





38 147 88 59^

144 17

1€8





13

34

Jutras, Marie

24, 29, 33, 34, 35, 36,



102, 103, 185,

105 187 187

Labonne, Pierre, Lacharité (Lasproni?),

73,

91,

94

Lacorabe, J.-B.-Gabriel L'adouceur, Geneviève Lafond, Antoine, Lafontaine, Thérèse, Lafrance, Thérèse, Lagny des Brigandières, J.-B., I^aJiberté, Joseph,

66,

92,

Kalm, Peter Kempt, gouverneur Kimber, René



.

.

.





.



.

.

.

109, 111,

xjaliberté, O.,

Lamb,

L,

Lambert, John, Lamothe, Marie-Anne, Landry, J.-B Langlois, Jérôme,

105, 174,



59 112 95 129 65 112 23 189 189 189 178 93 182 17

,.

INDEX GENERAL

210

18S

Lanouette, Joseph Lanouette, Pierre, Lanouette, Pierre-Henri

88 63 124 32 9 95 112 189 173 172, 152 12 145-168 108

Lapjérouse, Nicolas, Lapierre, fief, Lapointe, Marie, Larainée, Anne, Laroche, Charles-Etienne,

Laroche, F., La Eochefouoault, duc de, Larose, Larue, Pierre, Laterrière, Pierre de Sales Latuiliêre, Jean, Laviolette, Jacques .

.

.

. ,

83,

Law, capitaine,

95, 149,

Leclerc, Antoine, Leclerc, Jean Leoompte, Oaîherine-Gtertrude, ,

M

Lécuyer, Benjamin, Lee, John Lef ebvre, Anne, Lefeibvre, frère Glément Lefebvre, Simonniet,

171, 91, 92,

Le Gardeur, Margnerite, Le Gardeur de Croisille, Louise-Gabrielle, Lelaidier, abbé Auguste Lelièvre, Marc, Lemaître,' Charlotte, Louise et Madeleine

Lemaître, Marie, Lemaître, François, Lemaître, Louis, Lemaître, Pierre Lemay, Geneviève, Lemay, Michel Lemoine, Marguerite, Leneuf de la Poterie, Jacques Leneuf de la Poterie, Marie,

122, ,

.

34, 125, 10, 12, 24,

10,

Leneuf du Hérisson, Michel, Lepage, abbé, Leprouste, Antoine-Claude, Lesieur, Antoine, Lessard, D., Levasseur, Lévesque, F., Lewis, Antoine, Lewis, John-Stamuiol,

11,

10,

..

96'

155 189 37

..

,

,

176 178 91 95 76 11 123 194 76

35 126 33 34 33 73 83 47 12 10 11 60 122 189 189 60 146 189 169

. .

.

INDEX GENERAL

211

Lewis, Thomas, L'Hermitte, Jacques, Lieutenant de roi, ce terme, Lisieux, Jean, Lloyd, Philippe et Nathaniel Loiseau, Jacques, Longueuil, Charles Lemoine de,

34, 35,

35 ''^

î.

«^ v »

Ijotà, Pierre,

.

,

Lottinville, fief,

Louis XV,

45,

Loyalistes aanérdoains,

.

.

.

.

.

MacauJay, H., Macaulay, Zacharie, Maclean, général, Madry, docteur Jean,

-,

174, If 8,

Maillet, Charles,

MaiHoux, André, Mailloux, Mailloux, MailHoux, Mailloux,

Antoine, Jean, Joseph,

MaiUoux,

père, Louis, fils, Louis,

Maàlloux,

P.,

Marchflldon,

i

,

Manseau, Charlotte Mamseau, Elie, Manseau, J.-B., Mantenet, Jean, Marchand, Antoinette, Marchand, Pieme, Marchand (Le), Jacques .

.

^^® 36

74,

77, 110, 88, 95, 110,

64, 67, 68,

129,

, ,

Marie-Josette-Angélique, négr^esse

Marineau, Pierre, Marmette, Joseph Marotte, Geneviève, Marquet, Alexis, Marquet, Catherine, Marquet, François, Marquet, Pierre, Marsolet, fief, Martel de BelleviUe, Jean-Utrbain, Martin, Geneviève, Martin, Louis, Martin, Pierre, Masère, François Mat, Louise, Maudoux, Aubin, Maudoux, MadeJeine-CatherJne,

6,

>

88, 88, 92,

94, 95,

24, 39, 43,

169 12 â? 189 83 56 171

189 182 150 10 126 190 190 190 190 190 190 190 108 76 122 124 138 138 23 181 48 87 194 83 65 65 65 94 32 108 66 17 66 146 74 77 77

.

INDEX GENERAL

212

193-195 193-195 193-195 174 17 12 93

McDougall, George, McDougall, John, McDougall, Robert, McKenzie, James et Anne Ménard, Jacques, Ménard, père René, Mercier, Pierre, Mercier, Thérèse, Mergé, Nicolas, Messier, Anne, Metcalfe, lord

,

75,

9-t

78 95 192 194 190 190 190 190 190 190 190 190 129 177 110 124 181 148 162 10

92,

Meunier, Azilie, Michelin, Antoine, Michelin, A.-J., Michelin, Benjamin, Michelin, Jeian, iuichelin, J.-B., Michelin, père, Joseph,

Michelin, fils, Joseph Michelin, Louis, Michelin, Pierre-François, Id^ilnes,

.

.

. .

63, 64, 92,

Robert Shores

175, 108, 109,

Milot, Antoine, Afilot, Pierre,

Molson, John,

Montgomery, général, Montour, veuve, Montréal en 1649, Moreau, Michel Morier,

17

J.-B.,

95 122 67 37

93,

Mouet de Moras, Mouet de Moras, Mouet de Moras, Mouet de Moras, Munro, David

Catherine, Françoise, Michel, René,

.

35,

14 .

.

177 138

171, 174, 175, 176,

Murnay, général James, Nicolet, Niel, Pierne Noël, D..

Noyon, Anne Noyon, Jean

,

de, de,

113,

Ouellet, Geneviève,

Page, Suzanne, Paillé, Geneviève,

174 27 190 124 17 92

77,

^95 88

INDEX GENERAL abbé J.-E., Panneton, Théodore Papineau, D.-B.,

213

Paiitiefx>n,

112, 113,

Christophe, .. .. 143-152, Pellefresne, père Hyacinthe,

Pélissier, Pellierin,

155-156,

162-167,

169,

Antoine,

Pellerin, François, Pellerin, J.-B., Pellerin, Louis, Pelletier, sir C.-A.-P

Pépin, Charlotte, .. Pépin, Guillaujme, Petpiin; Jeanne, Peras..., 163, Périchon, CharLes, Périg-ord, voir Marqiiet. Perreault, famille, 77, 83, 86, 93, 94, 95, 108, 113, 118, 125, 126, 135,

Perrier, Claude, Petit, Antoine, Petit, Jos.eitte, Petit, Louise, Philippe, Pierre,

63

Phlem, Dr, Picard, Catherine, Picard, contrennaître, Pichê, Madeleine Pigeon, Jean, Pineau, Catherine, Pineau, Pierre, Piitt, William, ministre, Pléau, Antodne, Pléau, J., Ploumelle, Anne, .

.

.

10,

Pointe-du-Lac Poisson, Jean, PoJette,

11,

83, 103, 136, 143, 157,

31,

,

Pormnereau,

Gilles,

89,

Pontbria-nd. Mgr de, Porter. ,Tohn, Potardière (La), Potevin, Pierre, Poitevin,

.

.

.

.

,

.

192,

.

.. ,

..

,

Suzanne,

Pothier, Tx)uis Poulin (famille) voàr tout le livre. Pratte, J.-B., . Précourt, Alex., .

.

.

.

.

.

.

.

.

,

.

65,

194 122 193 171 34 190 190 190 190 168 112 37 11 164 70

143 35 111 70 113 125 67 75 149 73 94 75 68 128 190 190 12 187 17 186 143 123 193 18 17 122 73

122 190

....

INDEX GENERAL

214

Préoourt, G., père et fils, Ppécourt, N.-V,, Pressé, greffier et notaire, Prévost, Pierre, Prétorius, lieut.-colonel, Prêtres desserviants les Forges, 1860-1920

..

Price, Benjamin, Proulx, Thlérèse,

..

..

..

.

.

.

Provencher, Madeleine,

Pulman, John, Québec

190 190 58 70 157 194 144 95 77 169 10

ein 1649,

Quintal, frère Augiistiin, 64, 65, 73, 74, 76, 77, 87, 88, 91,

Eadnor, forges, Eaffay, Anne, Ragiieneau, Père Paul, Raudot, intendant,

Raymond,

112,

124

192, 194,

195 72 12 31 190 185 141 143 184 188 39 194 194 161 118 10 190 190 191 9 96 180 88 139 190 190 193 123 10 122 17 190 94

..71,

H

Reeensemeint de 1732,

Recensement Recensement Recensement Beoensement

de 1760,

129, 131,

de 1765,

de 1820, de 1842 Ressous, M. de Rhéault, aJbbé L.-S., Richard, abbé Louis, Riedesel, général, et sa femme, Rigaud, gouverneur dee Trois-Rivières,

157, 158, 114,

Rigault, Judith, Rivard, Jules, Rivard, P., Riviard, Rosalie, . Rnvière-Ouelle, combat, 1690,

.

.

.

,

Robert, Marguerite, Robichon, André, Robichon, Jean-François, Robichon, Jean-Nioolas, 69, Ro'bichon, Joseph, Robichon, N., Robichon et Dupuis, compagmie, Robdneau de Bécanoour, Marie-Anne, Robineau de Bécanoour, René, Rocheleau, Josephte, Rochereau, Michel, Rouet, Etienne, Rouillard, iSaint-Cyr,

RouviUe, Toir Hertel.

73,

78,

108, 124, 129, .

.

...

INDEX GENERAL EyJand,

Herman

215

W.,

177

Sagon, M., Saint-Aulaire, comte de, Saint-Elov, île, Saint-Etienne, fief, Saànt-Félix, localité

56, 57, .

.

144, 145,

. .

Saint-Jean (Terreneuve) Saint -Martin, voir Gorg«. Saint -Maurice, paroisse, Saint-Onge, grand-vicaire

137, 184, 151,

Sainte-Margruerite, fief, Sangxiinet (témoin oculaire) Sansom, Jacques, Sarrazin, C, Sarrazin, docteur Michel, Sarrazin, Marie,

28, 29,

du

48,

.

.

.

Saut-oy, Louise-Madeleine Sauvag'e, Charlotte,

Sauvage, Sauvage, Sauvage, banvage,

..

..

.

,

.

.

,

46, .

,

.

.

.

,

François, Louise-Françoise, Marie-Charlotte,

.

67,

Monique

Sauvag-et. Jean.

Sawyer, B.. père et fils, Shawinigan, épellation, Silly. M. de Simcoe, gouverneur, Simon, Michel, Simonnet. Jacques, Simonnet, J.-B., Smith, général,

,

.

50,

52,

53,

54,

57,

59,

.

.

85,

59, 77,

Sorel Stoddart. Stuart, Andrevr, Stuart. Henry, Suite, Thérèse,

M

192, 192,

Taché, J.-C. et Charles Talbot, Adrien, Talon. Jean, intendant

Taschereau, Thomas-Jacques, Tassée Edouard Tassin, M.,

Ternay, Terreau, Terreau, Terreau, Terreau, Terreau,

Antoine,

.

14,

16,

17,

18.

20,

21, 22,

52 53, 54, 85, 86, 49,

137. 112,

Eloi, Jeaoi

J.-B

Joseph,

112,

50 61 23 192 99 138 192 154 185 154 183 190 47 112 111'

67 67 68 87 67 11 190 185 142 173 14 89 83 153 174 104 193 194 169

181 183 25 89 190 50 138 129 190 190 190 190

..

INDEX GENERAIi

216

Terreau, Terreau,

IST.,

père et

fils

E.,

Terrier, Marin, de Francheville,

9,

28,

Terroux, Jacques, Tesserie, M. de la, Têtes-de-Boule, Sauvages, Tliara, Antoine, Tliara, Hyacinthe, Thibault, Claude, Thomas, François,

38,

136, 73,

66,

Thomas, généraJ, Thomlinson,

J.,

Trois-Rivières Trois-Rivières Trois-Rivières, Trois-Rivières, Trois-Rivières, Trois-Rivières, Trois-Rivières,

.

en en

1649, 1721,

incendie, 1752, bataille, 1775, 1778, fêtes,

152,

recensement, 1765, recensement, 1820, Trotocheau, Anne, Trotocheau, Louis, Trotocheau, Suzanne, Trudel, Louise

Trudel, abbé G.-R.-L, Turcot, Etienne, Turcotte, Antoine,

VaUières, ..., Véron, Etienne, Véron, Françoise, Véron, Jeanne, Vésina, Pierre Vézain, Olivier de,

71,

..

....

186, .

178, 185, 49, 50, 51, 52, 53, 57, 58, 60, 78, 82, 85, 89,

,

.

.

Marguerite-Angélique de,

Voligny, Louis,

112, 129, 136, 148, 149, 150, 167,

Watson, Brook, .

Yamachiche

103, 143,

108 64 140 191 124

182

144, 145, 170, 171, 174,

18?

.

.

89,

187 27 34 34 186

148,

.

89, 90,

Winniburgh, H., Wooster, général,

194 23 191

144 173 147 190 150

.

Weld, Isaac, Wilkes, John,

18 187 125 125 48 77 149 190 10 39 134 153 161 143 184 73 71 65 72

Viard, Gabrielle, Viart, Louis, Viger, Denis-Benjamin, Yillier,

190 190 44 146

.

.

.

.

.

.

.

.

.

ERRATA A CORRIGER Page 67, 5e ligne: "OBurgogne".

Page

lisez

"Bourgogne"

et

non pas

133, enlevez la dernière ligne en bas de la note

2.

Page

158,

"Burgogne".

3e ligne:

lisez

"Burgojme"

et

non pas

En vente à

G.

la librairie c;

DUCHA 36a Notre-Dame ouest) Mont^

Jean-Daniel Dumas, le héros de la Monongahéla. Esquisst biographique par F.-J. Audet, 1920. 135 pages, 5 horsfranco texte

.8».

Dollard des Ormeaux et ses campagnons. Notes et documents, par E,-Z. Massicotte, avec introduction par A. Fauteux, 1920, 95 p. avec 10 gravures (tirage de 400 exemplaiTee) $1.25

Montréal sous le régime français. Répertoire des arrêts, édits, mandements, ordonnances et règlements conservés dans les archives du Pa.lais de Justice de Montréal, 1640-1760, par E.-Z. Massicotte, avec préface par Victor Morin, 1919, VIII, 140

p

.

.

.

$1.50

,

Veillées d,u bon vieux temps à la bibliothèque Saint-Sulpice à Montréal, les 18 mars et 24 avril 1919. 1920, 102 p., 8 hors-texte $1.25

Histoire de la paroisse de Champlain. Vol. I, 1915, 521 p., Vol. II, 1917 (paru en 1920) 672 p. avec de nombreux portraits et gravures. Chaque voluone, franco, $1.50 .

Le sieur de Vincennes, fondateur de l'Indiana, par P.-G. Eoy, 1919, 365 p

.

.

.

et sa famille, franco $1.50

Cours d'Histoire du Canada, par Thomas Chapais, tome 1919. 350 p

Les petites choses de notre

histoire,, série, 1919, 300 p. riche toile, 2e série 1919, 295 p. riche toile,

par

P.-G.

I,

$1.50

Roy, 1ère $1.50 $1.50

Journal de l'expédition du Chevalier de Troyes à la Baie d'Hudson en 1686, édité par l'abbé I. Caron, 1918, franco $0.80

Towr

paraître en novembre prochain'.

Mélanges Historiques

Yolame

7

contenant dix chapitres de l'histoire dn Canada

soiis la

domination française.

Un

volume

in-8,

160 pages avec portraits,

$1.00'

Sign up to our newsletter for the latest news

© Copyright 2013 - 2019 ALLDOKUMENT.COM All rights reserved.