Origine des apothicaires de Bruges

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— 34«
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--•—~

YALE MEDICAL LIBRARY

HISTORICAL LIBRARY

ORIGINE BEf

APOTHICAIRES DE BRUGES.

ORIGINE

APOTHICAIRES DE BRUGES. PAR LE DOCTEUR DE MEYER, CHEVALIER DE L ORDRE DE LEOPOLD , MEMBRE DE L ACADEMIE ROTA"B SI MÉDECINE DE BELGIQUE, PRESIDENT DE LA COMMISSION MEDICALE DE LA PROVINCE, CHIRURGIEN DE L'HOPITAL SA1NTJEAH, PROCESSEUR A LA MATERNITÉ, ETC.

BKUCES, IMPRIMERIE DE FELIX DE PACHTERE. - M DCCC XLII.

ORIGINE

APOTHICAIRES DE BRUGES.

INTRODUCTION.

Avant de

parler des Pharmaciens

mots des Corporations en

ge'ne'ral.

,

disons d'abord quelques

Nous rapporterons

ce qui

a trait aux Apothicaires après avoir passé en revue la corporation celle

à laquelle

ceux-ci

doivent leur origine, c'est-à-dire

des Épiciers-Droguistes.

,

—6— La

ville

de Bruges

autrefois divisée

e'tait

en

six sections

(1), dont chacune avait son chef (hoofdman). Le chef de

première section seulement,

même temps

en

e'tait

la

doyen en

chef (zwaerdeken) de plusieurs corporations (2).

A

l'époque de sa prospérité,

à la tête de ses nombreuses

la

ville

de Bruges comptait

corporations

doyens, parmi lesquels huit portaient

le

soixante-quatorze litre

de doyen en

chef (zwaerdeken) , de sorte que ces derniers, joints à celui

de

première section, représentaient à eux neuf, toutes

la

les

corporations de

Le chef de

la

la ville (3).

première section, en sa qualité de doyen en

chef, avait sous ses ordres

des quatre corps

entre autres corporations

,

de métiers

Ces sections étaient 1" celle de S Jean 1

(1)

celles les

:

merciers, les marchands de draps et ceux de

épiciers, les

3° de Notre

,

marchands, savoir

des

Dame,

-4°

de

S'

Donas

2° de S'

1

Carmes. Elles tenaient leur nom de la plus importante qui se

,

Jacques, 5° de S Nicolas l'Eglise

ou de

,

,

6° des

Chapelle

la

trouvait dans leur enceinte.



La

chapelle de S' Jean, démolie en 1786, était située sur la place

même nom.

qui porte encore le

Donas, sur

S'

Dimanche 28

le

L'église (cathédrale) ,

fut

vendue

de le

Avril 1799 (9 Floréal an Vil) et démolie ensuite.

— La chapelle de



bourg, en face de l'hôtel-de-ville

de S Nicolas 1

S' Augustin, qui la

fut

cédée, en 1275, aux Ermites

transformèrent en église conventuelle.

Par suite delà révolution française, tout ce qui appartenait aux couvents des Augusiins et des Carmes a été démoli.

Au nombre de

(2)

wegers

,

neuf, savoir

:

3° koornmerkt, 4° vogeliuerkt

6° lynwaethalle

de plus,

,

7° (aekenhalle

les négociants,

,

1° ,

deelmannen, 2° brood-

5° boter- en melkmerkt

8° kruydhalle

,

9° mercenieren;

rentiers, avocats, médecins etc. et

tous ceux qui exercèrent les arts libéraux. ,(3)

De

Auth. J.

magnificentia politice amplissimœ cicitatis

De Damhouder.

Antv. 1564. in-4».

Brugarum.

,

—7— toilerie

(4); dans ces quatre corporations devait être élu le

sixième e'chevin

du Magistrat de

la ville (5).

Les épiciers avaient sous leur dépendance les confiseurs

,

marchands de

les

les fabricants

filé,

apothicaires

les

fruits secs

,

ceux de coton

de chandelles de cire, et ceux de pains

d'épice (lyfkoek-bakkers [6]).

Quoique

premiers vestiges des anciens corps de métiers

les

qui existaient autrefois dans la

perdre dans

la

quelque fondement,

mémorable où sa

charle de

d'institutions

et

XIII m6

époque

Or, comme

liberté.

plus

le

siècles (7),

qui ont joué

qu'on éprouve à fixer

la

la

fut

réduite

en

un

en 1182, cendres

d'un nouvel incendie fut

telle,

lement purent être sauvées

la

(8).

la ville

de Bruges

cité eut à

essuyer

En 1215,

la

violence

que quarante maisons seuEnfin, en 1280, ce fléau

(9).

corporation des épiciers. (S) Ibid. (6) Ibid.

(7)

Raepsaet, OEuvres compl. 1838, 6 vol. in-8°.

Bast, Institution des communes dans

stede

re-

plus grande partie de

Archives de

(8)

si

tradition.

(4)

la

rôle

date d'une institution

en particulier, n'a rien d'étonnant. Notre :

même

grands événements politiques dont

les

de notre patrie nous a conservé

difficulté

la

s'organiser ces puissantes corpo-

et

intéressante pour l'histoire du pays, et de

ville

grand nombre

permis de croire que

est

il

de terribles désastres la

et reçut

communales en Belgique appartient au XII m*

marquable dans tous

La

commune

érigée en

fut

rations de la milice citoyenne,

si

semblent se

,

remonter leur origine à l'époque

faire

cette ville

vit naître aussi

l'histoire

de Bruges

ville

nuit des temps, on pourrait peut-être, avec

Binuen dezen niiddelen van Bnigglie by

tvier

lyt,

van

t.

V.

— Db

Belgique. G and 1819.in-4°.

la

verbarnde bycans gheel die niesehieve.



Despars,

Cronycke van Flaenderen, door De Jonghe. Ideel, bladl. 360. (9)

Meyeri, Annales Flandriœ ,

fol.

69.

se renouvela

un

brasier;

vaste

les

consumés

perdus à jamais (10).

Parmi

fut pas le

tion du beffroi la

chartes et les privile'ges de la ville, qui furent

incendies que nous venons de signaler, celui de

les

1280, ne

impossible de sauver

fut

il

de l'incendie et

commune,

,

moins

lequel

fatal

e'tait le

à

En

la ville.

effet, la destruc-

symbole de l'affranchissement de

perte de tous ses privile'ges que nos ancêtres

la

avaient scellés de leur sang, et dont

sement

en bois, fut

beffroi, entièrement construit

le

:

converti en

gardaient religieu-

ils

chartes dans ce beffroi, furent des événements

les

trop graves pour ne pas donner lieu plus tard à de grandes difficultés.

Des dissensions

du caractère

civiles,

rieux, ne tardèrent pas à avoir lieu à

de ce désastre (11).

(IO)Meyeres, Fbid. (

dit

Despars

)

,

die

aile die previlegien

zy noeh zyn

,

fol.

doen

81.



«

Le

Overmids tbarnen van der halle

ter tyt niet

dan van houte en was

,

daer

van der stede inné besloten waren ghelyck

ende quant

et

Cronycke van Vlaenderen.

quant met den viere verginghen. II

deel

,

»

bladz. 2.

Le comte Guy ne voulut point renouveler

(11)

propos

cependant apaisées.

furent

Elles

plus sé-

le

suite et à

la

des Brugeois, et exigea que le conseil

les privilèges

communal

lui

rendit

compte de son administration (1281). Cette demande fut le signal de la révolte; le peuple s'arma, et les commissaires

du prince furent à Bruges et pités.

florins

A

La

fit

ville

tués

ou blessés. Aussitôt

arrêter les séditieux

en

fut quitte

,

peine

le

comte

coururent aux

avait-il

armes

et

signalèrent

massacres. Le prince revint sur ses pas cette florins

dommages que

quitté la ville, se

,

par

crime de meurtre.

et intérêts

,

et intérêts.

les habitants

de

nouveaux

et la ville

paya pour

nouvelle émeute vingt mille florins

pour dommages

se rendit

pour une amende de cent mille

outre deux mille florins pour

,

comte

le

dont cinq furent déca-

,

plus deux mille

et cent livres parisis

pour

—9— également rebâti; mais

beffroi fut

irréparable. ses

Elle exposait

privilèges

documents

les

toire de cette

Dès

l'année

perte des archives fut

la

commune

prérogatives,

ses

et

la

et

à se voir contester privait

époque

temps qui

et des

1282,

précèdent.

la

d'ouvriers exerçant respectivement différents métiers

moins comme corps de métier, peut-être

sous

le

le titre

mégissiers cette et

premier qui

mous

connu.

On

:

néan-

mégissiers

est

trouve désigné

le

pas

de métier à

corps

préparaient les cuirs

mégissiers

les

:

que

délicats,

comme

seule

des fabricants de gants était déjà établie,

celle

devait être

et

des

celui

de Ghilda alutariorum (12). La corporation des

n'existait

époque,

cela

soit

l'his-

mention d'un grand nombre

est fait

il

des

l'avenir

plus précieux pour l'éclaircissement de

les gantiers

transformaient en gants.

Ces derniers étaient très-nombreux; déjà en 1506, paient dans la Halle

échoppes pour

le

un

vaste magasin,

ils

occu-

composé de plusieurs

débit de leurs marchandises (13).

La cor-

poration doit s'être maintenue , dans un état de prospérité,

(12)

«

1282. Reccptu cme. Item in die be Barbare virg a pet

Clare de Slten p ghilda alut. iiij s. » (Receptum commune. Item in die beatœ Barbares virginis à Pelro filio Clarœ de fil

Straeten, pro ghilda alutariorum.)

Voyez (13)

les «

Comptes de

Ghemene

la ville

sloten te raakene

niewe ande an-

sooemaks kamen onder dalle en van xv houde

vmaec waren vanden (

zelven

careen ix lb.

iiij

Gemeene uytgegeeven. Item Jan van Maldeghem

telmaeker,

van 31

schoenmaekers

kameren

sloten die vermaekt

Comptes de

nieuwe

sloten

onder

te

de

waeren tan de

la ville.

»

Item Janne van Maldeghem

ute igheven.

den slotelmake van xxxj

1285. Ghilda alutariorum.

«

de ces années.

viaeken

halle;

selve

en

slote

s. ,

vj.

die d.

»

den sleu-

aen de hand-

van

15

onde

kameren.) Extrait des

,,

— pendant plus de deux

du puissant

et



10

magtig en groot ambagt van de

époque

Dat

est à

remarquer cependant qu'à beaucoup décliné, par suite

des troubles et des

commerce

:

meulenmersschers , gezeyd

cette industrie avait

handschoenmaekers (14). cette

en 1577, on parle encore

siècles; car,

grand métier des fabricants de gants

qu'il

Il

entraves que

guerre

la

ruina complètement,

civile

au point

au

suscita

qu'il

ne

s'est

plus relevé depuis.

A

de

l'époque

Bruges a joui

,

prospérité étonnante dont

la

de

la ville

ganterie était une industrie qui avait pris

la

une grande extension. Nos fabricants employaient principalement

les

peaux de cerf que leur fournissait

commerce,

le

peaux de chiens provenant des battues qu'on

et les

faisait

de ces animaux pendant une certaine saison de l'année (15).

Voyez Lammentatie van Zeger van Maie, page 222 de

(1-4)

l'ouvrage intitulé

:

Beschryving van den Brugschen koophandel in-8°.

Le nom de

les gantiers

habitaient

door Beaucourl de Noortvelde. Brugge 1775, meulenmersschers provient de ce que

principalement après

la

avoir indiqué

la

décadence de cette corporation en

1577, en parle dans ces termes noemt meulemersschers reyst

zyn eens

,

:

's

De

handschoemakers , ge-

jaers

tôt

Aerdenburg gè-

en onder het dekzel van O. L. f^ronwe eenen mantel

,

dragen

,

(15) Item betaelt Cornelis ter

te

zommige van hun hebben aldaer brooddronke en mal

geweest van dronkenschap en zeer verbrast.

selle

Zeger van Maie

rue dite Meulenmeersch.

causen

van

hemlieden ghesleghen

iiij

,

m

.

Ibid.

page 3G9.

Hurtecam ende zinen medeghexvj

c. iiija*.

binnen

xvij

(4196)

wekcn

honden

by

tydt achler dese

stede alst blyct byden kerven vanden deken vanden handscoe-

werkers die de veilen vanden voors.

honden ghehad hebben , eenen ingelsche van elken sticke eomt v lb. xvj s. vij d. Item betaelt Gillis Hurtecamp ende zinen medeghesellen hond-



slagers, ter causen van

ij

m

iiij

c

iiijx*

xvj (2496)

honden by

,

— Nous remarquons que



11

cette branche de

vorablement connue chez nos voisins

de voir

hommage,

en

offrir

commerce

était fa-

et qu'il n'était pas rare

,

des personnes éminentes,

à

des gants et des chapeaux de Bruges (16). L'habitude qu'avait le

corps municipal de donner une paire de gants à tous les

fonctionnaires

de

de

lors

la ville,

un moyen d'encourager

weken ende

te

haelne ende

laghen

xx

,

s.

Ceux qui taient

te

voerene buuten

comt

g.

al

lb.

iiij

étaient chargés

marque

schildere van

distinctive.

die

bi

hem

waren

ys.

te

castorhoeden en vier paer

gezonden waeren (17}

«

cleerken

Piet.

scotts boef. xiiij

lb.

"

(

ten behoeve

dienaeren

,

s. vj

ij

,

avaient sur leur

ils

d. g. val

,

Parys

wapene Comptes

s. »

vier paer htinen

iiij

lb.

hertevellen

wclieden

xxx

etc.

den sceppere van

iiij

xl

»

handscoen (

f^an vier

handschoen die by hem la ville

1333.

dousinen handscoen

garsoenen

,

s.

,

ministruel

,

,

d wet,

en ten

van elk dousine zeven sceeligh. daer comt op Pieter den

van de

schepper van 40 dozynen handschoen

wet,

ministruelen

Wout. Porine van der wet

;

Parys.) Les Comptes de

te

siauten

,

ghevleghen

zy d.

iiij.

Item betaelt Janne vanderLeye

«

Van vier beverine hoede en

«

daer

ix s.

schildekins te niakene vand stede

viij

1465-1466, 1470

la ville

tyts

— Item

d.g.

iiij

de ces sortes d'opérations, por-

die de hondslaghers droughen

(16)

daghen

den voors. honden daghelicx

aile

des massues garnies de plomb

habit une

de

Ib. ix s.

iij

ij

gaderne acht de stede daer zy ghesleghen

te

ende die

,

worden

comt

stick

carreman van

belaelt den

était

cette fabrication (17); d'autant plus,

liemlieden ghesleghen binnen x

eenen ingelsche vanden

communale,

fête

la

schotts

iiij** ,

de klerken,

en

ende

serjanten, werkluyden

schutlers.) viij

pensionar.



«

Item

,

ghegh

douzeine handschoen ghegh

tropmrs en andere upte dach

vade omeghanghe coste de douseine

xiiij

gro. »

(Item ge-

geeven aen fVouter Porine van 88 dozynen handschoen

,

ge-

,





12

que cette habitude traditionnelle

e'tait

imitée

dans diverses

circonstances par les corporations, les grands seigneurs, les

même les simples bourgeois même époque, seulement deux

vassaux, et

A

la

en 1284,

c'est-à-dire

(18).

plus tard,

anne'es

nous rencontrons une mention de

la

corporation des Barbiers-Chirurgiens. Le droit d'accise que ce corps paya à faire

croire

(19).

A

la

qu'il

ville,

pour

l'année suivante (1285),

d'un autre corps de métier,

des fabricants de bas

;

il

la

susdite année, suffit

déjà un grand

existait

nombre

nous rencontrons

la

mention

non moins remarquable,

est désigné sous le

nom

pour

d'associés

celui

de Ghilda

coussceppers (20).

L'année 1297 nous nombre de corps de

que

s'étaient

ils

révèle enfin l'existence d'un plus grand

métiers. Probablement qu'à cette épo-

distingués,

comme

ils

en avaient souvent

geeven aen de wet , de schutters pensionarissen , tropmeesters , en andere op dendag van den omgang (processie van het H. Bloed) koste de dozyne 14 grooten. Les Comptes de la ville, 1345-1346 ) ;

1379-1380

etc.

(18) En reconnaissance de la dîme que Philippe, châtelain de Maldeghem, accorda, en 1220, à son écuyer Reynoude Van Coeyghein celui-ci fut obligé d'offrir tous les ans

une

,

paire de gants au dit châtelain. (Archives de l'hôpital S' Jean, et consigné dans les Études hist. sur Jeanne de Constantinople par mon collègue M» le D r De Mersseman. Bruges 1841.

in-8°,

page 166,) (19)

rum.)

De

ass.

(20)

..

..

1284. 1288.

De De

barbitonsor «

128S.

couscepps.

,.

(

ass. barb. xlj Iib. ass.

xliij lb.

It in

Item in

..

{De

barbator. hxxij Ib.

vigil

»

nativit dni

)



Les Comptes de a

vigilia Nativitatis

Rose pro ghilda coussceppers.

assisia barbitonso-

Ibidem.

.,

1291. Item

la ville.

Johe Rose p ghilda Domini à Johann»



- iZ l'occasion, dans quelque

événement politique, puisque

de France

à

e'tant arrivé,

à Ingelmunster

magistrat et

le

,

Le

allèrent à sa rencontre.

roi

somme

d'une certaine

la ville

tête d'une

la

de Bruges

habitants

les

occasion don à

à cette

fit

le roi

nombreuse armée,

dont

d'argent (21),

les diffé-

rentes corporations reçurent leur quote-part respective. C'est à ce propos qu'on

dénomination et

mention de ces métiers;

fait

Item Bald Bussce dec drapie

m

de

Rege p man

lb

et suis jurât

coit

Item Balduino Busschere decano

S

Pauli

:

p textob

ville

dat

.

ccv lb.

draperiae et suis juratis pro

textoribus de mille libris à Rege per

manus Comitis

S. Pauli

datil.

villa;

Item

somme

de cette

la répartition

voici leur

Loys de

te

Dud

dec Sagor et suis jurât p

fullonib et tons de eisd

Item tune Ludovico de Dudzeele decano sagorum juratis, pro fullonibus et tonsoribus de eisdem.

Item

Constabul

vj

ballist

p

et

ipsis

et

suis

ballist

de

cvj

lb.

1

lb.

eisdem Item

vj

constabulis ballistariorum pro

ipsis

et ballistariis

de eisdem.

Item Lams Bohin Item Lamsin Bonin

fil

Gherew p

piscat

fîlio

Gherew pro

piscatoribus de eis-

de eisdem

xvj lb.

dem.

Item eid p carnif de eisdem

xyj

lb.

Item eidem pro carnificibus de eisdem.

(21)

«

Item a dno nro rege francor ex dono ab ipo

p man coin it S Pauli m lb. Francorum ex dono ab ipso villœ feo

Pauli,

m

lb.)

Les Comptes de

»

(

ville

Item à domino nostro Regt

facto

per manus comitii Sanch

la ville.

—u—

....

xvj lb.

....

v lb.

Item eidetn p tinctorib de eisdem Item eidetn pro tinctoribus de eisdem.

Item eidem p wyntapps de eisdem Item eidem pro wyntappers de eisdem.

....

Item eidem p cultstickers de eisdem

viij

lb.

xxxiiij

lb.

Item eidem pro cultstickers de eisdem.

Item Willo Pottre p carpentar de eisdem

.

.

Item Willelrao Pottre pro carpentariis de eisdem.

Item Hen c0 de Velthem p tegheldeckers de eis-

dem

xj lb.

Item Henrico de Velthem pro tegeldekkers de eisdem.

Item Walto Blankard p Item Waltero Blankard pro

fabris

de eisdem

.

.

xxj lb.

fabris de eisdem.

...

vj

Item Basil ex Palude p lisecleedwevs de eisdem

xlvj

Item decano hudevetts p

ipis

Item decano huydevetters pro

Item

Basilio ex

de eisdem

ipsis

lb.

de eisdem.

s.

Palude pro lisekleedwevers de eisdem.

Item Willo de Gothem p formatorib de eisdem x Item Willelmo de Gothem pro formatoribus de eisdem.

Item Th'° Lauward p oudtcleedcops

de eisdem

lb.

iiij

s.

viij

lb.

vj

lb.

Item Th. Lauward pro oudekleerkoopers de eisdem.

Item

Jobi

de Hertsberghe p handscoewkers de

eisdem Item Johanni de Hertsberghe pro handschoenwerkers

de

eisdem.

Item Ysaac p machenar de eisdem

.

y

.

.

\\j~ lb.

Item Ysaac pro machcnariis de eisdem.

Item dec kersghiets pro

ipis

Item decano keirsgieters pro

ipsis

de eisdem de eisdem.

.

.

iiijlb. vj. s.



ih



Item Willo de Inghelmonstre p corrigiar de

eis-

dem Item Willelmo de Inghelmonstre pro

Item Lambto

iij

1b.

iij

lb.

xx

s.

xl

s.

corrigariis de eisdem.

Tolnare p cortscroders de eisdem

Item Lamberto Tolnare pro cortscrooders de eisdem.

Item Vledermuis p lancscroeders de eisdem

.

.

Item Vledermuis pro lancscrooders de eisdem.

Item potts Item

....

linemaks de eisdem

et

pottiers et linnenmaekers de eisdem.

Item Willo Rynvisch p makelar de eisdem

.

xl lb.

...

v lb.

.

Item Willelmo Rynvisch pro maekelaeriis de eisdem.

Item Johi Boid p barbitons de eisdem

Item Johanni Boidins pro barbitonsoribus de eisdem.

Item Nich de Oudenburch p caligar de eisdem Item Nicolao de Oudenburch pro

caligariis

Item Bald. de Riddervoorde p alutar de eisdem Item Balduino de Riddervoorde pro

Item

eidem

p

coinzutts

et

v lb.

.

de eisdem.

xxviij lb.

alutariis de eisdem.

oudescoemakers

de

eisdem

xvj lb.

Item eidem pro coinzutters

et

oudeschoenmackers de

eis-

dem.

Item Jac

fil

Pet et Weit Visse

p

pellipar

de

eisdem Item Jacobo

filio

Pétri et

xlb.

iiijs'

wevs de eisdem xlb.

iiij s.

Weit Visse pro

pellipariis

de

eisdem.

Item Walto de Handoye p

linin

Item Waltero de Handoye pro linaen wevers de eisdem.

Item Paulo de Mota p naut de eisdem Item Paulo de Mota pro nautis de eisdem.

...

iij

lb.

— Item Cotti Ribaldor et

16



p man Joh Aur de

suis

eisdem Item comiti Ribaldorum

et suis per

manus

xïj

lb

xxv

lb.

Aur.

Joliannis

de eisdem.

Item Weit Tolnare

no

et

Paulo de Mota p

ballistar

solut de eisdem

Item Weit Tolnare et Paulo de Mota pro solutis de eisdem.

Après avoir jeté un coup me'tiers

qui

d'e'tablir, à

existaient la

au

d'œil

ballistariis

sur

quelques

XIII"" siècle,

même époque,

l'existence

non

nous de

la

corps de

tâcherons corporation

des Épiciers-Droguistes , de laquelle celle des Apothicaires tire

son origine,

comme nous

l'avons dit plus haut.

CHAPITRE

I.

DE lA

CORPORATION DES ÉPICIERS-DROGUISTES.

Les Comptes de la

de l'année

ville

l'hôpital Saint-Jean

1288

et

années

de 1279, et ceux de

suivantes,

contiennent

plusieurs articles traitant d'objets qui e'taient,

à la vérité,

du domaine de l'Epicier-Droguiste, mais qui n'indiquent l'existence

de

en exerçaient

(22)

les fonctions (22).

Item

h

ad nupt suas.

corporation elle-même, ni

la

tune p cera psentata ux dni »

P expen

et

consiliarior

comitis

expensis eximiis speciebus aromaticis

Episcopi sumptis.

)

Sancti

individus qui

Hug

sco Paulo

[Item tune pro cera prœsentata uxori domini

xeraïis specieb aromaticis et

Epi Sci Qntini

ni

Les premiers indices qu'on

Hugonis à Sancto Paulo ad nuptias suas. «

les

Quintini

et

et

)

fructib

in

consumptis. fructibus

consiliariorum

,

adventu »

(Pro

in adventu

Comitis

con-





18

A

en rencontre se rapportent à 1297,

de Crudenare, c'est-à-dire d'une

somme de douze

livres et

sous et

le titre

propos

à

demie

parisis

qu'il avait

payée

taille

ou imposition au

profit

,

la ville (23).

Nonobstant quoique

un la

Dam,

épicier-droguiste,

pour sa quote-part dans une de

époque figure,

cette

dans ces comptes, un certain Nicolas de

celui

manque de tout document antérieur,

le

dont nous venons de parler,

seul individu,

il

n'ait

trait

et

qu'à

n'en est pas moins permis de croire que

corporation des épiciers-droguistes existait longtemps avant

époque.

cette

de

faire

Pour preuve

remarquer que

de

peu d'années

commencement du quatorzième possession d'une halle

usage particulier ,

ou

sa keure,

partenait en

et

,

assertion,

cette

siècle

,

après,

tout au

,

destiné à son

également son sceau , ses statuts

que bien probablement une chapelle

toute

propriété.

démontrent évidemment,

suffira

ce corps était déjà en

espèce de vaste local

qu'il avait

et

il

ce

Or, toutes

me

lui

ap-

ces attributions

semble, une corporation

parfaitement organisée, jouissant de privilèges qu'elle n'avait

pu obtenir qu'après de longues années

d'existence et de pros-

périté.

Pour confirmer

ce qui précède, disons

un mot de chacun

de ces objets en particulier.

(23)

u

Solutum psonis infrascpt p média pte mutuj p talliam Bapt anni rîni m. ce. xcvn. » (Solutum

ville fci in nat bi Johis

personis infrascriptis pro média parte mutui per talliam vi/lœ fac-

tam in ..

nativitate beati

N»ch. de

Joannis Baptistœ anni Domini 1297.)

Dam, Crudenare

xij 1/2 lb.

»

DE LA HALLE DES ÉPICIERS-DROGUISTES, DITE firugbl)allf.

Nous avons vu

plus haut que les fabricants de

tenaient dans la Halle de

y avaient également halle,

ou

leur local

terme de

nuelle à la

connu sous

de

qu'ils

obtenaient par

six

(24) Archiv. de la Corporation.

de

la ville

alderhande kruyden,

door zy ook

speceryen

«

winkeh

te

veele

Deze

hebben in welke

genaemt wiert.

J.

wierden, P.

Van

»

à croire que cette corporation

même

était

halleplagt

en droguen verkogt

de kruydhalle

de ces chambres longtemps

de ce

confirment (28);

le

côté est....

Mâle, Beschryving van Brugge. Mss. Il est

sort,

— La halle des épiciers

du

aen de oostzyde van oude tyden

(25)

le

avait la jouissance

provenant de ce corps

située dans la Halle

ivaer

de kruyd-

en trente-deux

pour moyennant une redevance angros pour chacune d'elles (24).

Déjà en 1504 cette corporation local; les archives

nom

le

local consistait

anne'es,

trois

ville

,

gants se

Les Épiciers-Droguistes

ville.

Ce

halle des épiciers.

chambres ou e'choppes, le

la

était

en possession

avant l'incendie de

la

Halle

en 1280; les extraits suivants semblent prouver cette assertion «

1282. Item p arr caraer sub belafroid xxj

1b.

:

— 1284. Tue a — Tue de

Johe Marael p arr camere sue sub belafroid 1 s. arr camerar sub belafroid xl 1/8 lb. Item de caïueris sub



belafroid

xxxij

belafroid, xxj

lib.



lb.

camerœ suœ sub

.

lb.

(

Item pro arreragio camerarum sub

Tune

belafroid

sub belafroid xl 112

Les Archives de

»

l.

s.

à Johanne



Tune

Marael pro arreragio de arreragio

camerarum

— Item de cameris sub belafroid xxxij

la ville.

lb.

)

,



20

Ces documents rapportent que fait

la

articles, et

points de

de

la

les faire

même

de l'ancienne heure de

1504,

en

le

doyen

observer ponctuellement

:

les autres

heure ne restant pas moins en vigueur

jusqu'à ce que le collège en aurait statué autrement.

en quels termes ce passage est rapporté orttculen

cnbc

po'tnctcn

ôtkcre

wantn

m

Ijtmtacr »olgh,m

:

gt)cnomm cnbc gctrockm bv or-

CrugMjalle btnncn btr ©clocr etrbc

uujttcn aubcn kcurcn oanbe bie gljcmacrkt

Voici

Collcgic van ecljcpeiuii tmn 6ruggl]c,

tmnbm gcmrcnm

bonnanttc

la

serment

et le

de surveiller l'exécution de ces

furent chargés

halle

communal ayant

conseil

le

rassembler quelques articles

halle des épiciers, faite

de



jaer

1304 mot bu btn Btken

cnbc ghc-

erooornu ranbcr stlrcr €rui>bh,allc gljdast egn ooorbcm echcrptltrkt te

bcsouckfiu tnbe onbcrliaubme aile bonber po'tnctcn tianbtr sehur

Cturc in figeurc

(sic)

bere b. op gluorb*

Si, à l'appui

documents de ceux de

la

la ville,

tence de

bUjocnbc tôt bgben Dooreegbm Collcgie an-

£j».

de ce que nous trouvons dans corporation

et

,

commencement du XI V"" l'année

1307

citent,

(26)

«

It

s.

»

anciens

les

des

halle

En

effet, la

la ville, les

l'exis-

épiciers

les

,

au

comptes de

rubrique qui traite qui payèrent,

uns pour avoir vécu

autres pour avoir

encombré

la

voie

va Willeme Faver int Ghenthof va dat hie bove

sine ghetuvvede x

la

nombre de personnes

une amende à

en concubinage (26),

de

siècle.

au chapitre ou à

des amendes, un grand cette année,

les

nous jetons un coup d'œil sur

nous serons pleinement convaincus de

corporation

la

,

wive ander wyf zitlende

hilt

up

sine cost

{Item van Willem Faver, in het Genthof, van dat hy

boven zyn getrouwd voyf, een ander wijf hield zitten op zynen kost.

)

,

-

-

2i

publique (27); parmi ces amendes on rencontre

doyen

en sucre et en coton, jusqu'à

somme

de

six livres

sans qu'il soit

deux

,

escalins et

oanbm

3t.

:

corporation

de

et

des

halle

la

commencement du quatorzième matière par

d'un

récit

le

de graves

suite

la

,

et partit ensuite

souverain,

comme

de leur arrivée, les

le

la

épiciers-droguistes

dès

le

les

avoir reçu

obtenu,

de

rapporte,

le

comte de

entre

décapiter quelques mal-

fit

dans

l'espoir

de

parti.

les

Brugcois

fléchir

leur

pour entraîner

d'autres le veulent,

Quoiqu'il en soit, instruit

prince ordonna de s'assurer de leur per-

mettre en prison.

infligés à leurs représentants,

hommes

s'y

habitants de Bruges, le

Les Brugeois furieux d'apprendre

mille

nous finirons cette

pour Courtrai. Aussitôt

ceux de Courtrai dans leur

sonne et de

de

dissentiments

députés,

six

ou,

l'existence

historique qui

fait

comte, se trouvant à Ypres, y

y envoyèrent

s. r b.

ij

siècle,

Flandre, Louis de Nevers, et

veillants

amende

sanber Cruut-

1325.

et qui a eu lieu en

A

parisis,

cette

délit

démontré

suffisamment

la

dix deniers

3Dch.cn en cinbers

hallc onber gl)cLt, cljukcr tn cottoen v\ Ib.

avoir

concurrence de

la

mention pour quel

fait

inflige'e

Après

le

experts de la halle des épiciers payèrent en es-

et les

pèces,

leur fut

que

celle

partirent

l'ordre

mauvais traitements

coururent

aux armes

:

cinq

sur-le-champ pour Courtrai, après

formel de

gré ou

les

ne pas

de force,

la

sans

revenir,

liberté

de

leurs

avoir

conci-

toyens.

(27)

tieghe

« It.

van Willeinine den Bonté den cupre va dat hie

de kuere vate

{Item van

hilt

lieghende but grippe

ïVillem den Bonté,

tegen de keure

,

den

kuyper ,

viij

s.

van dat hy

vaten hield liggen buyten de grippe (rioole.)

»

5-)

A que

l'approche de cette petite arme'e, les

Brugeois ne tentassent un coup de main sur

comte

le

pour empêcher

et

fit

mettre

le feu

la ville,

au faubourg de Courtrai, du côté

de Bruges. Malheureusement,

les

flammes, chassées par un

vent contraire, se communiquèrent aux maisons de

la cité, et

plusieurs d'entre elles furent réduites en cendres.

La proximité de l'ennemi

prisonniers

mécontentement des ha-

comte à partir pour

bitants forcèrent le ses

et le

Lille

et à

,

emmener

mais ceux de Courtrai y mirent obstacle.

;

Bientôt on en vint aux mains, une mêlée sanglante eut lieu;

deux cents hommes de

du comte furent tués sur place,

la suite

ou mis en

les autres dispersés

Le

fuite.

prince

,

avec six des

siens, fut saisi et mis en prison.

Le lendemain, 21 Juin 1525, Courtrai

:

habitants de cette

les

et les six prisonniers.

massacrés sous

monté sur un

ville

emmenant

avec eux

de

la

six

mois

France,

et

huit

jours.

ni les foudres

de

qui

Ni

lui

les

Rome

de leur courage,

ils

:

ne cédèrent qu'à

l'illustre captif

servit

de prison

menaces réitérées

ne purent décider

Brugeois à remettre leur prince en liberté. avec un acharnement sans exemple

Brugeois

les

comte de Flandre

le

Arrivé à Bruges,

petit cheval.

fut mis dans la Italie des épiciers,

pendant

leur livrèrent le prince

Ces derniers furent impitoyablement

yeux de leur maître, puis

les

s'en retournèrent,

Brugeois entrèrent à

les

Ils firent la

alliés.

guerre

ne prenant conseil que la

dernière extrémité,

et après s'être vus abandonnés par le plus grand

de leurs

les

nombre

su.

DU SCEAU ET DU CACHET DE LA CORPORATION DES ÉPICIERS-DROGUISTES.

Je possède

le

sceau et

le

cachet provenant de

tion des Épiciers-Droguistes.

20

millimètres de diamètre.

Le premier

En

la

corpora-

a 4S, et le second

voici le dessin

:

Le premier porte d'argent une balance, un mortier arec spatule et pilon, et

un vase avec des herbes

L'exte'rieur de l'e'cu est 'orne', les, des fleurs et d'une

de tous

les côte's,

branche de palmier;

et des fleurs.

par des

le

de deux guirlandes, entre lesquelles se trouve zegel.

van de cruyd-halle. in Brtigge. Sceau de

épiciers à Bruges.

feuil-

tout entouré la la

légende halle

.

des



voici la figure, représente

également une

plateaux de laquelle se voit

un pot ou un

Le second, dont balance, entre

les

vase; à l'entour on à-dire signet

54

mots

les

lit

ou cachet de

parait appartenir à

:

Bc mut

l)alk etngctn,

des épiciers.

la halle

c'est-

me

Celui-ci

première époque de l'existence de

la

la

corporation (28).

A propos du mot

(28)

singetn qui

partie de la légende

fait

ployée à cette époque.

Les magistrats,

les particuliers avaient leur singet.

munal culier

fit

En 1340

corporations et

com-

le conseil

confectionner trois singetten pour son usage parti-

au prix de

,

les

escalins parisis chaque.

trois

meeus van Steene van

ij

vand stede

singetten

Btel-

Bi

k

vj

»

s.

Bartholomœus van de Steene van twee singetten van de



«

Janne den zeghelsnide van

graver un singet pour sceller

d'une expédition armée singette daer (

Van

me

lren

een singet daer

;

il

j



zegelsnyder van een singette.) fit

fut

singette

En

Dans

on

S.

lit

:

,

pendant

payé douze escalins

men

letteren

l'acte

,

(

brieven

)

(

que

la

)

Jan den durée

la :

«

Va

j

xij s. »

— Faisons ob-

employé à

la fin

dresser l'évèque de Bruges

fit

By

mede zegelde in de

la ville.

signet était encore

1584, au sujet du rétablissement de

deN.

»

mede zeghelde inde voors hevaerd

server enfin que le mot singet siècle.

s.

iij

(

stad.

13-46-1847. le magistrat

les lettres

voorzeyde heyrvaerd ( krygstogt). Compt. de

du XVI e

,

em-

je ferai observer que cette expression était généralement

,

en

précieuse Relique du S 1 Sang

que Perez de Malvenda avait soustrait aux iconoclastes, Toegesigneerl in vier plaetsen met het signet van dheer

Jan Perez voornoemt ,

soo

hy de

selte signetten gekent hcêft.

IN.

S

DE« STATUTS OU

DE LA CORPORATION

fklUXt

DES

ÉPICIERS-DROGUISTES.

Toute corporation organisée

un mot

sa A'eure, ses statuts organiques, en

d'après

laquelle

le

corps

Cette Keure, approuve'e par et

au Serment de

juges les

,

et d'infliger

la

dirigeait

se

le

reconnue avait

et légalement

sa constitution,

dans ses opérations.

Magistrat, déférait au

corporation

aux contrevenants

Doyen

de s'ériger en

droit

le

les peines

prévues par

statuts.

me

N'ayant pu

procurer en entier

en possession

poration était

la

en 1304,

Keure dont

cor-

qui

celle

voici

la

fut

dressée en 1516.

3Utum 3lnno

ÎJnt JMillcetmo triccnteerao n>|°

ijct& gljcrucrt

(29) en tjheor&inecrt

ecepcn va Jîrucgl) (31) ome nutscepe aile bc çjhueiu bic port'e

btîie h/e

mot

m btc bcattfiastlii.

(50) vanbt

tpfgt (52)

£jm p'coepen mogljc binne

h,an

\o( binne h,an i&elnare (34) en breken alreljanbc balcn

(30)

Bide h'e

(31)

Va Erucgh

(32)

Tpfyt

-

b\j

-

besloten.

van Brugge.

- het profyt.

moghe binne han huas - die poor-

zyn, verhoopen moogen binnen haeren huyze.

(34) Jof binne (35)

,

den heere.

(33) Die port's zyn v'coepe ters, burgers

h,uus (33).

(55) oa crubc

het is gekeurd, vastgesleld

(29) Hets ghecuert

lanîrt en bt

canïi'stcbe. ï>at

of binnen haere kelder. alderhande alhrîey baclen pa\hen.

ban kelnare

Alrehande balen

-

-

,

,

— mn

en tote

alrcl)anbc goebc va

en po hall'

gt)CB>ich,te

Ir.

mu ou

en 20

benebe ucocljtc (37) tof roocgh,c

h,icr

binne sine Ijuus. \o{ binne sincn kclnarc goeb'

munte

h,utc

(39) aise

crube.

gtjestckcn

xocgrjcei

h/te

nbuerbe (45)

k.

Ijct

balcn non

enegljeranbe

^olle toe bcljort

te

en

ucoepen

tnogh,c

o'cocpcne

te

gljccncn menscljc

ooerne

«d. pon-

tote

ît'tjalU

of

bot

goebe

(44)

boen

te

no crenxben no flnbren ber

up enc

ooerne

boete

druub-

uoerscib'

poort (46)

buter

brekenc en rocb'ber (47) binnen

(48)

lb'

munten.

cnigljcn

eplitcne jof te

s.

subtile

h,cct

(40) notemussrh,aten (41) en

nogljcle

goeb'

lb.

Ooort ne grjeorlooft

gh,ene

soubc obucren

en b'booe (43) en bière benebe ococljtc bute

ben

te

Ijic

(58) elene crube bot men

gl)croffcls

bière tocbeh,orc batse bic

anbe (42)

omne

bcljort.

toe

h,allc

ponbc rocghce. (36) en baer booe en bit te boen rocgh,cne

nicgh,cl)U2C.

te



26

»an

*.

lb.

te

brin-

en tgoeb

n'buerb also bicken (49) als ment soi mnben.

Doort ne gl)corlo»ct bie bringtjen

garseme crube bats

(36) Tote lx

(87) Hier (38)

gh,ccnen

h,ct

ponde weghes

benede vcochte

Hute ghesteken

(39) Subtile crude

-

menacée no rremben no onbren

te o'stone.

(50) |lepcr.

tôt

60 ponden wegens

- hier

beneden verkochte.

-

kleyne

,

Aise gheroffels naghele

(-41)

Notemusschaten

(42)

en andere. En ande Weghes en d'bove - wegens en daer boven. En diere benede vcochte bute d'halle- en die

(-44)

gewigt.

fyne kruyden.

(-40)

(-43)

,

uytgezonderd.

- subtile,

-

gh,ingh,c-

als

kruydnagelen.

muskaetnoten.

er beneden

verkochte buyten de halle. (45)

Hie vbuerde

(46)

buter poort

(47)

En wedder

(48)

V'coepene

(49)

En

-

hy zou verbeuren. buyten de stad.

-

en wederom. verkoopen.

(goed v'buerd also dicken

zoo diktvyls.

(SO) Dats te vstane

-

en het goed aengeslaeyen

dat is

te

verstaen.

— but (51)

fanele. aukcr.



'27

(32) amanïirtn. (33) rgs. comgn

lacorisetc

ange, roicroec. (54) bagcn (55) en surmontaine (56) nicroerinï te

ponben

p'cocpcne. (57) \o( te uenten te jettene beneben Ir.

banne in bic x.

Ib.

(58) up

o'cocpt

van

en terub u'bucrb. (59)

Doort ne gh,corlooct bie bringh,en Ijallen

men tcruub

baer

JÈjalle

rocgh,cn&

ent bocte

menacée no uremben no anllrcn

anb'e (60) pccnœacrbe bie

enegh,cranbc

beljoren bats

toe

gh,ecnen

h,et

o'stane (61)

te

Cruub-

ter

cottocnnmllc.

roas.

(62)

eottoengaren. (63) grcinnebrcsil. aluun. (64) quiaelocr. tafelîepr. gljclocpen

orpiment.

eulfcr.

ten.

waerbe bie ter uoeraeib' pene iof

te

oenten

h,alle

Ib.

en tgoet

(66) en anbre peen-

lake.

icœcrinir (67) te n'eoe-

beljocren

k.

settene beneben

te

ooerscibe CruubljaLU baer tnen îf.

(65)

toe

roegljes

Ib.

banne in bie

tcruub o'cocpt. up ene bocte van

o'bt.

Doort ne gtycorlooct gh,eenen mcneclje no oremben no anbren. enegh,cranbe subtile crubc. bâte te o'Manc (68) ôutftacn. (69) gljeroffele

(51)

Ghinghebere

-

gengber , gingembre.

(52) Lacorissie - zoethout , liquiritia.

(55)

Amandren - amandelen. (5-4) Wieroec Bayeu - beziën , lamoerbeziën , bakelaer.

(56)

Surmontaine

(53)

-

arnica montana

(?).

(57) Niewerinx te v'coepene - nergens (58)

Daer men tcruud v'coept

(59)

En

(60)

And'e

terud v'buerd -

-

daer

wierook.

verkoopen.

te

men

het

kruyd verkoopt.

en het kruyd verbeurd, aengeslaegen.

-

andere. (61) Dats te v'stane

-

dat

is te

verstaen.

(62) Cottoenwulle - katoenwolle. (63) Cottoengaren - katoengaren. (64)

Aluun

(65)

Orpiment

(66)

Lake

-

aluijn,

alumen.

operment , auripigmentum

-

- lak,

gomme

(67) Iewerinx - ergens (68)

Dats

(69)

Suffraen

te v'stane -

,

arsenicum.

lacque, t'eeniger plaetse.

dat

saffraen.

,

is te

verstaen, dat

is te

zeggen.



28



(70) cubeben. (71) fuelgen. (72) noten musseaten. (75)

nagljele.

(75) grern bc pabgs. (76) rarbamoeme

îibcojare.

gahjgacn. (74)

te îettene

beneben xxv. ponben

tcruub p'cocpt.

Uoort

l]et

up ene

druubljalle bat

ponben

tote ïrr.

ï.

te

tocl

h,i

leperen

moct

sinen h,uus

te

ponb

oij.

(80) in

roegh,ens

0rurgh,c en bat sal toesen up bie tiben bat bie poerscibe

pan

bre-

babc sottbe p'buercn

Dort

Ijet

cnbe tgoeb.

Ib.

roaert

en

bien

iegljen

naghele

(70) Gheroffels

p'cocpenc

tgt

(73)

Noten musseaten

(7-4)

Galygaen

-

galanga

(75)

Zideware

-

zedoar, zedoaire

(76)

Greyn de padys

cardamom. (78)

(79) (80)

(77)

steertpeper.

-

-

Iewerinx

te

,

Port's

kuc-

cnbe 'tgoeb.

x. Ib.

- foely

,

macis.

galgaen. ,

gingembre sauvage.

grana paradisi, paradys greyn, kleyne

cardamomum.

piper longnm, bengael peper.

v'coepene

die een gelot stal heeft.

(83)

trube te sinen bcsicljt ter

muskaetnoten.

-

Elken portre die ghelot

(82) Bresils -

in

fjallc bcsloten tal

bie

Fuelgen

(72)

Cardamoeine

Poverlonc

h,ecft

kruydnagelen.

-

Cubeben

-

bat

men

idbc perbuerbe

(71)

-

l)anbe

aire

niet ber bopen bie

bat sal toesen u»

zjm sonb' malcngien. bière

mcnsclje bie gljclot étal

elken

tocl

<£ruubh,allc te

h,uus tote ï. s.

en

r.

gh,eorlopct

bie pocreeibe

kencn

JÉjallc

sal zjm en anb's nict sonb' malcngien. (84) bierc icgtjcn

bcslolcn

,

men

en tgoeb p'buert.

Ib.

aluuns (81) en

t»rgl]cns

penten

bie JÈjalle bacr

(82) port'e ben gl)uencn biet besegljen (83) binnen ber etebe

etls.

ger

ban in

elkcn portre bie gh,elot stal l)ceft

gl)corlouet

bie poerscibe

iocgl)cns.

pan

boetc

(79) tof

te o'coepcne

(77) en popcrlonr (78) ietocrinr

bresiliehout

erqens

te

verkoopen.

stal heeft - elken

(81) Aluuns

poorter

,

bur-

aluyn.

(?).

den ghuenen diet beseghen

-

poorters die het

bezigen, gebruyken. (8-4)

En

and's niet sond'

malengien

van

't

walcngin, bedrog ; en anders niet, sonder bedrog.

ond fransch

— m

Uoort zgn rechu

gh,eorloo(t



29

niemene anb'en

l)ct

gl)eoene

te

min ban

biet babc bat marc up cne boetc uan

gh,croicl)tc.

Ib.

ï.

en tgoeb o'bucrb.

Ooorb

aile

manière oan goebe bat ter ooerscib' Cruubljallcn toe en bat bcuonbe worb

bcljort, bat ualsch, ce,

oanb'
Dort noer

tote

ljcbbene

te

Ijabbc

bie

in

ijalle,

n'bucrbe v.

h,i

up

boetc

cne

anb's

van

d.

no cruut

niemene biub' ooerseib' (!Iruubh,aUe anb's

h,et

sonb'

gljone

bic

bie es in sinen broebe.

Doort

tjccft

Vind's

bjet

niemene

seine

bierc

uanb'

es, \o( bie

gh,eloot

noerscib'

also

iij.

te

g!)onc

Ib.

Cruubh,alle

utarh,t

te

- vinders.

(86) Dats v'buert en x lb der toe lb

s.

anb's gluloottc cam'e

in in

(91) up cne boetc oan

beken

bic

cne boetc oan ».

up

bcoonben morbe biber goeber œaerljeben.

Injs

Doort ne gh,eorlopct

nog

te rjcbbent.

6.

\o( te boen boenc.

étal.

bieken (90) aie

10

bic maerct

eruub n'eoept

of cocpmgf ontamelikc tontroepenc \o( tontracoenc (89) »an

coepman

(85)

niemene cicr (87)

Ijet

Doort ne gljeorlooft

etanc

up

en

teccUckgn (88) bat bie beken sal boen luben in bie

te o'rocpcnc ac\)t'

t>ocr

ïit

tcruub.

en

s.

Dort ne gl)corlooft

Cruubljalle

bie

men merse

m't cruubs te gabre en nemmecr. bics mecr

s.

o.

mcnscljc

bacr

reke

beken en oinb's (85)

b't

ber toe (86).

Ib.

*.

elkcn

rocl

gl)corloot"t

h,et

bie

en

daer

-

dat zal verbeurd zyn en

toe.

(87)

Viér

(88)

No cruut

- vuer.

te

v'coepene acht tscellekyn

noch kruyd

te

rerkoopen achter het schelleken, kloksken, campanula. (89)

Outwevene

koopvrouio

af

te

- onttrekken, aftrekken;

van eenen anderen

stul

den koopman of de

onbetaemelyk

te

roepen

,

trekken.

(90)

Also dicken

(91)

Broede

-

-

zoo dikwyh.

brodde en brodder , fwdus

et

interpolcetor.

of

— «ne

baghent

(92) als

o'tnb's

ne quam' bit btktn sclot

Boort l]"ft bit beken macl)t

oan

up tnc

o'bucrbc

I]t

boett oan

(93)

als

h/t

gl)t lot

b'te

up ene

nulle

botte

b'.

ïij.

bit btktn

besen ooerstibtn pointen. mael)

Dort oan allen

eint oinb's oanb' ootrseib' (Iruubl)alle kutrcn soeken (94) als h,em nuttelic sal binken. baert h,cm zitten tntsth,c

(93) eebt

ntmen. o(

sonb' maltngien

l)eeft

Doort toatrb bat

niet ai «liste,

up

h,i

tcg'.jen

zal en oorg!)tn.

tn h,ct

tn ris

bcec ooerscibe kueren gljebatn

(96).

burste

eo toart

quite

l)i

l)tm kenbtn bat

babt tcgtjen

tnensc!)e

rnicl)

beser ooerseib' kuerc en

oinb's

tn

».

ij.

s.

ittj.

clkcn tttcnecljc

te bagl]cne

ootrstibt (ttruubl)allt

in bit

étal tjceft

roillt.

h,t

nitt.



30

mtnt

h,ouben

met sintn

eebc.

oan

point

enich,

bt sinen

kjerc

ecbe bat

nt marc bat

rjet

h,tm tt tgt \\aoot gh,tbaen te roettnt.

Doort Dan alltn besen ooerstibtn

bocten mlltn

rjcbben

bit

l)'e

oanbtn lanbe terbenbeel. bie ooerseibe stebt ttrbenbttl. tn btktn en oinb's terbenbeel.

Doort eo

toit

gh,en

als

ben beken iegljen

l)em

beken tn oinb's oonntsst

icgh_en

bit

ootrstib' Cruubljallt,

\)i

en iegt)cn ben

s.

ri.

o'butrbt itgh,tn elken h/e

rr. s.

3e-

oanben lanbt also

oele

oinb'c

allen.

Doort so raat mensrhe bit mille tomen loten h,alle

sttbt oanb

tn

bic

metten crubenaers bie moct etaen I tacr tenben

ts te toctent alstr

(92)

(93)

Daghene

sine vind's - zyne vinders dagen

die

deken zelve niet

aldien den deken zelve niet (9-4)

Kueren zoeken

-

kwam

,

,

Mesche

(96)

Malengien

-

by

hy zou verbeuren.

deken en vinders moogen het keurbe-

ittensche. -

dagvaerden.

hi v'buerde - en

zoek doen, de toinkels en koopwaef'en onderzoeken. (95)

(Ênbe

camerc tbtl ts.

cne

En ne quam'

Cruub-

lote,

van malengin; bedrog.

IV.

S

DE

CHAPELLE DE LA CORPORATION

LA

DES

ÉPICIERS-DROGUISTES.

connu que

Il est généralement

plus

sociétés les

des

triers,

puissantes,

archers

dans une église d'entre elles,

etc.

corporations et

que

avaient chacune

paroissiale

comme

telles

les

celle

leur

ou conventuelle

celle des

des

les

arbalé-

autel

privé

(97). Plusieurs

maréchaux (98), des boulan-

gers (99), des bateliers (100), des peintres (101) etc. avaient leur oratoire, dans des chapelles isolées, bâties à l'usage seul

de

la

cette

corporation. chapelle,

qui était

Le corps de métier

dont

membre de

le

service

se

était propriétaire

faisait

de

par un chapelain

cette corporation, et rétribué par elle.

(97) Les Arbalétriers avaient un autel dans l'église deS'Pierre,

rue Philipstok;

les

Archers dans

l'église

des Frères Mineurs

ou Recollets.

La chapelle de S Éloi, près de 1

(98)

(99)

la porte

Maréchale;

changée en écurie.

elle est

La chapelle de

straet.

S'

Aubert, dans la rue dite Kruytenburg-

Cette chapelle est démolie et des maisons sont bâties

sur son emplacement.

La chapelle de S Clément, près du pont 1

(100)

brugge

;

elle sert

dit

Suaggards-

maintenant de magasin.

(101) La chapelle de S' Luc, dans la rue dite Noordzandstraet; cette chapelle est aujourd'hui l'oratoire d'une congré-

gation religieuse y attenante.

— De

ce

furent les Épiciers (402). Depuis l'époque pro-

nombre

bable de leur institution,

de

chapelle

S'

Amand,

porte aujourd'hui

par suite



32

des

e'taient

ils

qui

e'tait

troubles

sur

situe'e

même nom. La

le

de

en possession la

chapelle

du

révolutionnaires

qui

place

fut

la

détruite

dix-huitième

siècle.

L'origine de la chapelle de S' siècle.

où le

Amand remonte

Ce monument paraît avoir

été bâti sur l'emplacement

habitait le saint personnage de ce

Hainaut en 661

,

au septième

nom

,

qui

mourut dans

après avoir prêché pendant longtemps

l'Évangile dans ce pays (105). serait difficile,

Il

sinon impossible,

de préciser l'époque

à laquelle la corporation s'est approprié cette chapelle

documents que

ISIS; année,

le conseil

le

en

j'ai

voici

ma

à

au mois d'Août de

:

communal conféra au doyen

pouvoir de contraindre

poration,

possession n'en font mention qu'en

propos

à quel

payer

leur

les

:

les

et

annuelle

dite

au serment

confrères et sœurs de

rétribution

la

la

cor-

(gildcgeld),

que leur quote-part, d'après une juste répartition, dans

ainsi

les réparations pelle.

Cet

jugées nécessaires pour l'entretien de

article

est

de

la

Heken enbc €cbt maght hcbbcn

teneur suivante eullcn naer

Gîilbtbroeïrcrs cnbc (Êtlbesuetere te

(102)

k

Betaelt aen

:

3tcm

la

cha-

bot î>m

roetugme bcn ooore.

bcbœjmgcne

ter

bctalgngc ron

den heer Jaques Mulier, proost van dese

neiringhe, acht ponden grooten over een jaer dienst ordinaire in S.

Amants capelle, den lastenMeyel724 versohenen. L. 8-0

0.

«

(Rekeninghen van de neeringhe Critythalle beginnende Januarius 1724.

)

(103) Vredids, Flandria christ. Brugis 1650, in-fol. p. 174.

— Chotin, Histoire de Tournai du Tournesis. 1840, in-8°. — Vaerhewyck rapporte au contraire que Eloi aurait habité et



à l'endroit

même où

se trouvait cette chapelle.

— heurlieber gïlbe gelt bic

gljebacn

,

33



enbt oock van allcn beljouoeltcken reparce (1 04)

sullen

roorben

aen

Ijtmltcàcr

enbc actoorbe oanbcn getneencn g'jeecbcljepc

consente

(îapelle

bg

elck

egnen rcbe-

tôt

lickcn transporte (105).

Par tous

soins de la corporation le Service divin avait lieu

les

les

jours dans cette chapelle

et la fête

,

de leur patron

1

S Arnaud y était céle'bre'e avec beaucoup de solennité' (106). Après le de'cès d'un épicier ou d'un apothicaire on y célébrait un service ; tous

les

confrères étaient tenus de se présenter à

sous peine d'une

l'offertoire,

amende d'un gros

:

®ot

ollen

offcrgnghc van Ujckcn ooer <6»ilî>cbroebcre enbe (Êilbeeuetcrs enbe be gecne

bit nict

tn

quame op hcmltcbcn

mogljen tnncn

te

cenc

groote (107).

est

Il

connu qu'à l'époque qui nous occupe

,

la

réception des

nouveaux membres d'une société ou d'un corps de métier se dans

faisait

la

chapelle de la corporation

ce saint lieu que l'adepte prêtait serment les formalités prescrites

laquelle

par

il

par

désirait appartenir.

les épiciers-droguistes.

les statuts

Cet usage

Admis

et

,

que

c'était

dans

après avoir rempli

,

de

était

la

confraternité à

également observé

à la maîtrise,

ils

donnaient

préalablement des preuves de savoir et d'aptitude, et prêtaient le

serment prescrit par

le

règlement , dans

la chapelle

de

la

corporation. Voici

dans loove

les

la

formule de ce serment

telle

archives de la Corporation

:

ghildebroeder (ofte gliildesuster)

(10-4)

que nous

la

trouvons

Ick N. sweere ende bete

syne van de gilde

Reparutie.

(105) archives de la Corporation, année 1515.

(106) Betaelt aen Aloysius Duthieu sangraeesterovereen jaer dienst ghedaen in de capelleop

dagh L.

-4-0-0.

dckerkwydinghe en

(archives de la corporation.

S. Aiuands

)

(107) Ibidem.

*

M—

van Orne Frauwe Crvythalle in S.

en synen te

ect

Amants

den deken

in Brugghe,

rappelle

getrauwich ende onderdaenigh

te

syne noch jet

composer en ieghen tprnffydt ende welvaren vande voorseyde

neeringhe, te

houdende syn de nceringhe tan de

die

de cueren, staluyten ende ordonnantien van diere

onderhouden

myn maght

ende

doene dat een goet ghildebroer

(ofte.

doen onderhoudene naer

oft

mneghentheydt ende al

te

ghildesuster) ghehouden

is te

ende

aile

doene. Alsoo moet

syn heylighen, en op

myn manne

Le poète Brugeois Edouard de Dene

XVI mc

du

termes

siècle,

,

parle de la chapelle

my

Godt helpen

ivaerhedè.

qui a fleuri au milieu

de S'

Amand en

ces

:

Si*t Amakds Capellï.

Ghehouden by den Crudeniers sterke

Wel

spetie

ghefondeert en comodieus esse

Orne de marctwyfs, elck tzynder diseretie Tsnuchtens tyelick comen hooren daer deerste messe

Hemlieden by expresse,, zo langhe marctwyfs zyn

wyn

thuen coste bezoorghen brood en

.Ion icker

Cette chapelle avait plusieurs beaux tableaux représentait S estime'.

Je

1

Amand

le

(108) crit

la

chapelle de S

la

corporation des orfèvres

celui qui

:

peint par Louis de Deyster

pas trouve' que

n'ai

encore appartenu à

derus

,

(108).

était très-

,

Amand ait comme San-

1

rapporte (i09)

Myn

testament in rhetorycketi

d'Edounrd de Dene

,

de

d'une table alphabet, de 12

-451

etc.

fol.

feuilles

feuilles.

La

fin

41 V°. Manus,

précédé

la

date du

in-folio

porte

24 Décembre 1561. (109) Flandr.

illustr.

Col. Agr.

1641-1644, tome I, p. 267.

,

— sont les documents

Tels



35

prouvent l'existence de

qui

corporation

des Epiciers-Droguistes au

quatorzième

siècle.

Le commerce qui, dans à

Bruges

ces

denrées de toutes

les

la

commencement du

temps reculés,

faisait affluer

du monde connu

les parties

entrepôt général. Les épiciers

avait établi dans cette ville son

étaient, parmi les débitants, ceux qui vendaient le plus grand

nombre

Non seulement

d'objets.

ils

commerce de

faisaient le

tout ce que vendent les épiciers-droguistes de nos jours étaient de plus

ils

marchands de

de fruits secs, de sucreries, de pains d'épice

médicaments leur

permis; car, avant

était

;

mais

cire, de coton, de couleurs, etc.

Le débit des

leXVI me

siècle, la

profession d'apothicaire ne se distinguait pas de celle d'épicier.

Dans cette période de de cette

prospérité un grand

nombre d'habitants

remarquables par leur naissance, leur rang et

ville

leur fortune, ne rougissaient pas de s'adonner au et d'exercer

noms des

Fan Der

Metteneye, des Craenenburg, des

une foule d'autres,

et

guées;

mais

ce qui

les

Beurse,

appartenaient à des familles distin-

est

membres de

plusieurs

commerce

une profession (110). Personne n'ignore que

moins connu peut-être,

c'est

que

ces familles étaient épiciers-droguistes

et en exerçaient réellement les fonctions.

(110)

Vêle verstandige Edellieden, en ook vremde Edel-

«

uiamien

,

gronde

te

welkers

nieuws op

valleu, te

wierden,

,

.

voorvaders

bemerkende

door hun

voorspoediglyk lieten

der

de middelen niet liebbende

bouwen

geringe Lieden

dryven

kasteelen

den

,

dat

en

vernuft

,

er

om

,

te

die van

menigvuldige

neirstigheyd

Roophandel

vaeren de Patenten

'

dreygende

inagtig

in

en

opene Brieven en

het

ryk

tytels

van Edeldom, en nederdaelende van hunne Slacht-registers stelden boven op deze cie.

»

,

,

den vrugtbaeren boom der Commer-

Beaccodrt. Deschrijv. van de Brugschen Koophand.j>. 78.

— En 1505 on

A

rencontre



.36

mention de Gautier Metteneye.

la

cette e'poque le magistrat avait l'habitude d'offrir tous les

ans soit du vin, s'exerçaient à

flambeaux de

des

soit

joute

la

probable qu'en l'année susdite

dans

soire'e,

la

puisque

une somme de 44 cire,

qu'on

la

chez Gautier

uasttnaBonbc Danbrn Sostrce ports

up

bit marct

van œaslkljtc

itg'.en UJout.

iEtttcn

vasten-avond

,

te

parisis

tn

9.

in

grote

josterbm

bic

naunibe gcocht

bout"

x.

3t

:

orsttrlingtjc

Ib.

ïliiij

est

de chandelles de

Metteneye

Ijacrre fccstcn

(111)

tr>t

IL

don aux jouteurs pour

fit

10 escalins

livres

acheta

ceux qui

à

carnaval.

se prolongea fort tard

la fête

ville

cire

du

temps

vers le

(Item in grooten

van de josteerders, poorters en oosterlingen die

josteerden op de markt, van waslicht ten behoeve van haere

avonds, cjekocht jegens IVouler Metten eye.)

'$

feesten

Pendant une longue Metteneye

famille

cupèrent

Dans

la

de

firent partie

postes

les

série d'années, divers

famille

les

magistrature

la

de Craenenburgh de

On

— Receptum

objectera peut-être est écrit

les

ait

donné

Comptes de

latin,

on trouve

la

il

lieu à

,

n'est pas

le

dom

Tune à Sophia

Van

Jacques

cette citation le J ;

nom

mais d'après

nom de

étonnant que le

une espère de jeu de mots. Dans siècle,

qui sont écrits en

Ce jeu de mots, du reste, désinom de Metteneye, se trouve lit-

téralement traduit en latin dans restit

citerons

que dans

du XIlI me

ovo.

gnant bien positivement

cuidaiti

en oc-

Sophta

tue a

l)anea.

Metten eye (avec l'œuf

ville

Cum

bc

de hansa.

nous

eorfcm),

Vesprit de cette époque,

Metteneye

et

Van Craenenburg, dont nous trouvons

be Cncbgt) be tob rrr g.

(111)

,

la

plus élevés.

mention dès l'année 1282 (Wcccptu

de Metteneye

membres de

sue

la

citation suivante

sup tram Johis

:

«

Cum

Item

ovo p p scab aniote. » Item cuidam mulieri pro restilutione domûs *uœ ntœ suprà lerram Johannis Cum odo per scabinos amolœ. ) inlieri

(

site

— Craenenburg dans

,

qui en 1305$ demeurait sur

son ancien propriétaire (an

y exerçait

la

la S'

S 3ane

va

Ce

ville

la

lui

bourgmestre de

m

(ttrancburch

tott

doute

1316, au

tion en

tnorct.

12 deniers

livres

mcsae

fut sans

que

grande place,

la

le

nom de

3ac Dan ©rancnburrh), ville,

la

en 1306,

Jean jusqu'au mardi après l'Epiphanie, pour une

3t 3acob van

:

bte

profession d'épicier et livra à

somme de 126 cire



maison connue encore aujourd'hui sous

la

depuis

37

le

Sbimcmbagh na

même

de chandelles de

parisis

œa<chte bcr etebr ghelnurt

m\

bagh cx*o\

personnage dont

somme

sujet d'une

il

Ib ïij

est fait

de dix livres parisis

comme

paya pour une année de ses gages la

commune

3t. bcn zclom (Jacoppe

:

Cranenburgh) non stnm bucrghtimetcrscept

La maison de Craenenburg,

&.

men-

van

x Ib.

habitée pendant des siècles

par des épiciers-droguistes, fut occupée, en 1488, par Henri Nieulant

,

mêmes

exerçant les

corporation.

A

la

même

fonctions

année

les

et

membre de

la

Brugeois révoltés contre

leur souverain, la convertirent en prison et y firent garder

à vue

le

comte de Flandre

Maximilien d'Autriche

,

(112). Cette armée, composée

(112) Les députés de le 10 février chez Jean

dans

la

berg ,

C

de

N° 98). A

qui de ses rebelles

d'homme de métiers,

s'accrut

Gand, de Bruges et d'Ypres s'assemblèrent Canneel

maison dite O. L. V, 1,

,

armée de

fenêtres pouvait voir déployer devant lui une

l'issue

se transporter sur la

demeurant sur

,

ter

la

grande place,

Sneeuw (aujourd'hui Sneeuw-

de leur conseil on invita

grande place.

prince

le

Maximilien se rendit

aussitôt

au milieu des corps de métiers, armés et rangés en

bataille.

A

l'instigation des charpentiers, le prince fut invité

prendre son habitation dans

y

resta jusqu'au

la

28 de Février,

maison de Jean de Gros près ,

tuellement habitée par

M

r

le

le

à

maison Craenenburg. Maximilien lorsqu'il fut transféré

pont des baudets (E 3,

baron

De

N8

dans la 1

)

,

Peellacrt Steenmaere.

3*

ac-

,





38

16 ou 17,000 combattants;

bientôt jusqu'à

place qu'au bout de six semaines, après avoir

de sang,

flots

En

loi 5

maison dont

s'agit était

il

maison, qui

cette

couler des

encore un magasin

Jan in Cranenburg (113).

d'épicerie tenu par

En 1822

fait

la

à d épouvantables représailles.

et s'être livrée

la

ne quitta

elle

était construite

en bois, fut

démolie et entièrement rebâtie par son propriétaire Monsieur

Craenenburg

Gilliodts-Custis. C'est aujourd'hui l'estaminet situé

au coin de

Plusieurs

rue S'

la

membres de

En 1298

épiciers.

figure

19,

famille

cire et vin

magistrat avait offert au Connétable (de France)

p bg

lïïj

Ib.

x\i\

:

s.

per burgimagistros.

b.

tttj

(Item hebdomade antè Nicolai,

sion d épicier-droguiste.

herbe).

de

A

la

de

l'église

Il

en baben

:

te

la

la

profes-

grande place et

ôursee -

bt

S

$ict&

G. Van Der Beurse fournit aux éche-

sins, figues, dattes, etc. dont

cegh,en

Hjeinr nan bcr

(

une provision de

voyage de Paris

exerça également

demeurait près de

S' Pierre

même époque

vins de la ville

et vittoi

)

En 130b Henry Van Der Beurse loin

le

3tcm ebbom

Roberto de Bursa pro cera Constabulario prœsentata

non

que

be lUirsa p ccra (Constabul pecntata et otno

ïlicholag ftobto

antf

JN° 1.

Van Der Beurse étaient en dépense une somme de 17 liv. la

Robert Van Der Beurse, pour

payée à

D

Amand, marqué

fruits secs

ils

,

consistant en rai-

avaient besoin pour faire le

3t. gelen non ber 0urec pan frute roa'tncn «cep

bouf

t

oorectbcr rocrt

Untj s.

(Item

Gislenus van der Beurse van fruyt, rozynen, vygen en dadelen ten behoeve serait facile,

citations

les

s.)

de ce genre. Faisons observer qu'à cette époque

se vendait à

Tous

van schepenen voor de zelve reyze, S 8

Il

mais trop fastidieux, de rapporter une foule de

Bruges une quantité extraordinaire de

ans, pendant

le

Carême,

(118) Archives d* la Corporation.

il

il

fruits secs.

se trouvait de

80

à

ISO

— échoppes, pourvues de

pour

rain

d'un denier

pied

le

:

î

b.

pan btn pottt

pan

ter-

payait à raison

bm

in bit postent pan

btPêtn peontn aie pan

tnbt babtn pan

hartn cramtn ub

nom de 102

le

grande place. Le

de' ces e'choppes se

1303. ©ntfanghen

frutt can rosintn otgljtn

marct (suit



fruits, sur la

placement

le

39

pan btr

plattst

bit

personnes).... 1307. Dan

t

r«o

en

psont mtt fruitt statnbt uptt maerct etc.

Le

de'bit

épiciers

;

de ces marchandises rentrait dans

en vertu de

et les experts

la

le

domaine des

keure de cette corporation

composant

le

,

le

doyen

serment, exerçaient à ce sujet

une grande surveillance (114).

La maison de

la

famille

Van DerBeurse

est situe'e place

de

Bourse (E 3, N° 60), au coin nord-est delà rue des grisons (H dans laquelle

elle a

harmonie

struction gothique

5),

une issue par une porte cochère. Quoiqu'en

grande partie rebâtie en pierre de cette gracieuse

la

taille

bleue

ni tous ces détails

,

et n'offrant plus

d'une belle con-

dont Sanderus nous a conservé

,

le

dessin

(116), ce bâtiment conserve cependant encore des traces de son ancienne splendeur.

maison, dont armoiries de

la

(114)

«

Il

porte

la famille

est

généralement connu que cette autrefois

était

surmontée par

Van Der Beurse,

les

représentant trois

1304. Voort soo ne geoorlooft niemandt eenigh fruut

commende van over verpackene

in

zee te inengelen met andere fruuten ofte

andere cabasen dan alsoot van buyten lande

corat opte boete van

iij

lb par.

van elcke

sticke.



Voort

soo ne geoorlooft niemandt eenigh aud fruut te vercoopene

met nieuwen fruute opte boete van drye ponden paresys van elcken

sticke.

100

Art.

(115) Zakwyn-straet

,

et 101. »

Grauwerker-straet.

(116) Fol. 275, planche 1" où cette maison est représentée

avec une cheminée surmontée d'un nid de cigogne , indice de prospérité.





40

bourses sculptées en pierre de sur laquelle

place

elle

— taille,

trouve,

se

et

donné son nom

a



à la

négociants

les

toutes les grandes villes de l'Europe venaient s'assembler

une heure

de

fixe

la

journée, pour traiter

les affaires

de à

,

com-

merciales. Bruges peut donc revendiquer à juste titre l'hon-

neur d'avoir été

nom

première

la

ville

connue qui

de bourse à l'endroit où se réunissent

donné

ait

les

le

négociants.

Elle fut imitée en cela par toutes les autres villes, et la ca-

de l'Angleterre ne dédaigna point de confier à un ar-

pitale

chitecte de notre pays la construction de

ou MExchange que naguère Il

est facile

les

la

première bourse

flammes ont dévoré (117).

de se convaincre que Beaucourt

en établissant que

la

sur l'emplacement où

s'est

trompé

maison de Van Der Beurse se trouvait l'on voit

actuellement

la Salle

tacle (118). La maison dont je viens de parler

de Spec-

offrait

encore

en 1838 des preuves matérielles de ce que j'avance. Dans

thiques, et dont

de

le

on voyait quatre poutres ornées de sculptures go-

vestibule

la

première, en entrant avait, sur

les armoiries

la clef,

de

la famille

Van Der Beurse

le

bois

(119).

(117) GincBARDin, Belgii descript. Amst. 1613, fol, p. 65.

Ce bâtiment qu'avait fait construire à ses frais le chevalier Thomas Gresham, un des principaux négociants de Londres, en 1566, fut détruit par les flammes et rebâti sous le règne de Charles II, qui

en posa

la

première pierre

le

se renouvela le 10 Janvier

23 Octobre 1 667. Le

1838,

et réduisit

même désastre

en cendres un des

plus beaux édifices que l'Europe possède en ce genre Le prince

Albert, époux de la reine Victoire, posa

la

sa reconstruction, le 17 Janvier 18-42.

— La

fut bâtie

première pierre pour

Bourse à Anvers

en 1531; celle d'Amsterdam en 1608.

(118) Beschryving van den Brugschen koophandel



La

salle

(119)

gée de

Van Der Beurse porte trois

,

page 52.

de spectacle a été bâtie en 1756.

bourses d'argent.

d'or à la bande de gueule char-





41

bande chargée de

trois

Au deuxième

fasce

L'écusson parti,

au

bourses, qui est

Van Der

chargée de

besans, accompagnée de trois merlettes en

trois

premier à

On

chef, qui est

sait

monnaie qu'on fabriquait les

armes, que

la

vaste se

Les

clefs

et qu'ils signifient,

il

:

dans

but de

le

des poutres et

en 1858, et

le

les

il

a

n'en

été

maison

la

bonheur de sauver ces

le

mon

ils

étaient destinés.

plan de retracer

corporation des Epiciers, et que

la

question que pour arriver à l'origine

profession de pharmacien, je qu'à toute

se trouve

réparations à

des flammes auxquelles

n'entre point dans

toire générale de il

porte,

la

manteau droit

armoiries dont je viens de par-

hasard m'a fourni

monuments

Comme

le

qu'une

cheminée moderne qu'on y a substitué depuis.

ler, ont disparu lorsqu'on a fait des

anciens

de

vis-à-vis

et

preuve

la

n'offrir

masqué par une porte qui

est

dans

membre de

rez-de-chaussée fournit

une grande cheminée, dont

existe encore la

Bysance,

bâtie

fut

la

besans sont des pièces de

au fond de laquelle,

salle,

trouvait

à côté de

les

à

des croisades.

structure du

que cette maison

que

qui les porte, ou quelque

celui

la famille, a fait partie

Enfin

à

la

Beurse.

me

savait

de

la

bornerai à faire observer

époque cette corporation

grande considération et

l'his-

même

de

jouissait

la

plus

en toute circonstance maintenir

sa dignité et ses droits. Plus d'une fois

de graves

difficultés

ont surgi à cause des confiseurs, fabricants de chandelles et autres corporations subalternes qui cherchaient à se soustraire à sa surveillance,

mais toutes les tentatives de ce genre

n'aboutirent qu'à mettre en relief tion des épiciers et

à

individu obtint de S.

dans

la

le

le

pouvoir de

raffermir davantage.

la

M. une ordonnance pour

corporation, sans frais et sans examen.

refusa en faisant valoir sa kewre

:

de



corpora

En 1771 un être admis

Le corps

un procès qui, au

bout d'une année, se termina au désavantage du candidat.



aux conditions de

fut tenu de se soumettre

Il

En 1789 nouveau

encore en vigueur.

était



42

la

keure qui

refus de la cor-

poration qui rejeta à l'unanimité un candidat qui professait

par

Magistrat de

le

Néanmoins

protestante.

la religion

la

ville,

cependant d'ajouter à

me

soit

par

la

Il

en aide

tenu

Ainsi Dieu

:

Ce serment

fut

fut enregistré

corporation.

était d'usage

restituât à

avait

formule de serment

la

tous ses Saints.

et

cette difficulté fut aplanie

nouveau membre

le

secrétaire-trésorier nouvellement élu

le

son prédécesseur

pour

faits

que

déboursés que ce dernier

les

corporation pendant

la

temps de son

le

En 1654 Antoine Van Meuninxhove

administration.

de se conformer à cet usage. Sommation

lui

refusa

fut faite

de

fermer sa boutique et de cesser son commerce. Cette sentence fut confirmée par

mars de

la

même

En 1679

la

corporation

livres

de gros pour

1749

elle

avait la

la

don à

fit

la

ville

de vingt-cinq

1740.

commune un don même beffroi, qu'un

la

reconstruction du

en

détruit

communal en date du 13

refonte des cloches du beffroi, et en

la

paya au trésorier de

pour

llorins

le conseil

année.

de mille incendie

Nonobstant ce dernier payement,

corporation contribua encore,

pour une somme de 636

durant

la

même

année,

aux embellissements de

florins,

la

procession du Saint-Sang.

En 1782 argent

,

la

corporation

fit

marqués de ses armes

,

confectionner six couverts en qu'elle offrit à

Beyts (120), de Bruges, qui avait remporté versité

(120) et

de Louvain

Fils

,

le

20 Août de

1763, et mourut à Bruxelles la

même

palme à l'Uni-

année.

de feu notre estimable collègue François Beyts,

de Jeanne-Thérèse Lapôint,

décora de

la

François-Joseph la

croix de

la

le

il

naquit à Bruges le 17 Mai

lo Février 1832. Napoléon

Légion d'honneur,

et le

nomma

le

baron

— Pendant

43

circonstances

les

anne'es suivantes

En

te'moigna des remercîtnents.

métiers se cotisèrent pour

quatre pièces de canon pour

la

les plus

grands ser-

du magistrat, qui

satisfaction

vices à la ville, à la

de

de l'année 17 (J0 et des

difficiles

corporation rendit

la

,



année

susdite

la

une

faire

lui

les

de

offre

en

corps vingt-

défense de la patrie; deux

de ces pièces furent données par

corporation des épiciers.

la

Les corps de métiers présentèrent à cette occasion une adresse

aux États-Généraux, lequel

Le 4 sur

1790

Juillet

grande place

la

témoigne

qui

venaient au secours de

ils

,

fut dressé



vinrent prêter serment.

minée que

de l'enthousiasme avec patrie.

la

un théâtre devant

A

peine cette cérémonie fut

corporation des épiciers

la

sur ce théâtre

et vint

Halle,

la

de l'arbalète et de lare

les sociétés

,

perçant

la foule

elle ter-

monta

,

première imiter cet exemple. Cet

la

acte de patriotisme fut couvert d'applaudissements.

Pendant

révolution française

la

commissaires de

de

la

:

le registre

21 Février 1793, deux

les scellés

sur l'argenterie

de recettes et dépenses fut clos

27 Vendémiaire an

V

(18 Octobre 1796), par

commissaires municipaux Coppée et Herdeboudt.

A

cette

époque

la

corporation avait déjà fourni aux hô-

pitaux militaires pour une

dicaments,

nonobstant

et

Février 1795

,

à

la

somme de 3733 cela,

la

République

d'Empire

etc.

elle

municipalité une

de change, pour subvenir à

que

le

République mirent

corporation

et arrêté le les

la

,

avait

— Beyts

la

remit

somme

de 2G0

ville.

de méle

de gros

4

millions

La municipa-

cinquième lauréat de

la célèbre

Université de Louvain qui était né à Bruges. Ses devanciers sont 1° Pierre

6

liv.

contribution des

imposée à cette

était le

livres

encore,

:

Valcke, en 1550; 2° Victor Van Munnekereden, en

1605; 3° Jean-François De Witte, en 1649; 4° Jean-Baptiste

Wauckier, en 1672.

—M— iité

porta à l'ordre

du jour,

spontané de libéralité de

l'acte

cette corporation.

Nous

finirons ce court exposé,

doyen de parmi

la

en faisant observer que

les épiciers et les apothicaires.

apothicaire, fut

le

Charles Ryelandt (121),

dernier doyen de

nonça à ces fonctions

le

sur

28 Janvier

venait d'être investi.

il

la

place de

la

L'arbre

corporation.

la -1

79b

charge de premier magistrat ou maire de

dont

le

corporation des épiciers était choisi alternativement

de

la

,

à

ville

Il

cause de

la

Rruges,

de

la liberté

re-

fut planté

bourse devant sa maison (E 3, N" 61),

attenante à celle de l'ancienne et illustre famille

Van Der

Beurse, dont nous avons parlé plus haut.

(121) La famille Ryelandt était établie à Bruges dès le 13-» siècle.

Parmi un grand nombre d'individus qui, en 1298, ache-

tèrent

à

deniers

— (

,

Item

la

leur droit

ville

se trouve fr.

iij

pt

omi Scor

Receptum pro Burgagiis



de Bourgeoisie, au prix de 40

Guillaume Ridant.

— Item



te a

«

Receptu p burgagiis

Willo Rielant

xl. d. »

— Item feriâ 3 post omnium Sanctorum.

Item tune à TVillelmo Rielant 40 d.) Les Comptes de

vilh de 1298, fol. 8.

la

CHAPITRE

II.

APOTHICAIRES DE LA TILLE DE BRUGES.

L'origine de elle

se

la

confond avec

une des branches tort

Pharmacie remonte à une haute antiquité

d'en conclure que

toujours été

de

suite

de

celle

Me'decine dont

la

les plus intéressantes.

l'objet

la

préparation des médicaments ait

le

Médecin-Praticien embrassait préparait, souvent

toutes les branches de l'art de guérir;

il

même

usage

administrait les remèdes le

quatorzième

médecins, que pour parer

les

constitue

Néanmoins on aurait

d'une profession spéciale. Pendant une

plusieurs siècles,

jusque dans

elle

:

laisser

ordonnances et

,

et cet

siècle

,

,

qui a prévalu

ne fut abandonné par

à leurs disciples

celui d'administrer

le

les

soin de pré-

aux malades

les

remèdes qui leur étaient destinés. Les chartes de l'empereur Frédéric tant

II

,

qui ont

fait rejaillir

de gloire et de célébrité sur l'École de Salerne, ont

introduit des changements fort remarquables dans l'exercice

4

de

l'art

de guérir. Toutes

sont passées en revue. il

fut défendu aux



4t>

branches de

les

En

médecins

de

tenir

la

et

pharmaciens.

Une

de s'engager

tenus

préparation des remèdes,

ils

la

que dans certaines

localités

:

dans

ou jurés, dont

la

confiscation

etc.

Toute contravention à

des biens,

et

jurés avaient trempé dans la

lorsqu'il la

fraude,

,

grandes

villes

deux hommes no-

électuaires, sirops, la

était ils

loi

entraînait la

constaté que les

étaient passibles

de

dont nous venons de donner une courte

analyse, se rapportent à l'année qu'elles

ont exercé

1238 (123), probablement

dans toute l'Europe une heureuse in-

fluence sur l'exercice de la médecine. n'est

que dans

le

siècle suivant

d'apothicaires tenant officine

J.

les

Les

l'état.

ne pouvaient

peine capitale (122).

Ces ordonnances

la

,

présence était indispensable lorsqu'ils

voulaient procéder à la préparation des

antidotes,

d'après l'An-

par

pour mieux assurer leur existence

étaient sous la stricte surveillance de

tables

les

sous serment à se

de Salerne, approuvé

de l'École ,

avec

taxe de médicaments fut publiée, et les

conformer dans

s'établir

de vendre

officine,

apothicaires furent

tidotaire

pharmacie,

de contracter des engagements

des remèdes

apothicaires

profession y

la

ce qui concerne

Quoiqu'il en soit, ce

que nous trouvons mention

destinée à

la

préparation et à

vente des médicaments.

Freind , d'après Reyner , nous rapporte qu'en 1 357

le

Falcandde Luca,

vendu des

fut le

premier apothicaire qui

remèdes en Angleterre (124); néanmoins fixe à 1

345 l'époque où

(122)

la

le

ait

savant

M

r

nommé

Isensée,

première pharmacie connue fut établie

Kurt Sprengel.

(123) Ibidem, d'après Lii^denbdbg, Cod. kg. untiq. n. 108. (12-4)

History of physick. London 1751. 2 vol. in-8°.

— à Londres (125). les



47

En

France, Charles VIII donna, en 1484, premiers statuts sur l'exercice de la pharmacie. L'Al-

lemagne eut une pharmacie (126); et

le se'nat

établie à

Nuremberg, en 1404

de Berlin se plut à récompenser un apo-

thicaire qui habitait dans cette ville, en

époque plus récente,

la

Prusse

vit

1488 (127).

paraître, sous

de Frédéric III, un dispensaire basé sur

mineux de

la

chymie

et de

les

fut

une

règne

principes lu-

pharmacie, et entre autres

la

améliorations introduites dans l'exercice de il

A

le

l'art

de guérir,

sévèrement défendu anx pharmaciens, de

faire des

présents aux médecins (128\

Quoique

le

premier règlement qui organisa

le

Apothicaires en France, ne remonte qu'à l'année

ne doit pas en conclure cependant d'apothicaires

qu'il

corps des

1484

on

ne se trouvât point

dans ce pays longtemps avant cette époque.

Déjà en 1536, une ordonnance de Philippe de Valois fait mention des jurés apothicaires. Peu de temps après , c'està-dire

en 1333, une ordonnance de Jean

I

prouve, non

seulement l'existence des apothicaires en France, mais aussi qu'ils étaient en même temps confiseurs, et n'ignoraient pas substitution

la

ou

la

falsification

des médicaments.

est

Il

expressément dit dans cette ordonnance, qu'aucun ne pourra faire le métier d'apothicaire s'il ne sait lire les receptes

penser

et

confire,

savent faire

donnance Ils

si

ou

s'il

les

maîtres

du métier

utile, les apothicaires feront

ne confiront que de bon sucre

firont

dis-

n'a avec lui des personnes qui

pas à sucre ce qui doit

et

le

font quelque or-

serment de l'observer.

de bon miel, et ne con-

être confit

à miel, ni à miel

ce qui devra être confit à sucre.

(12S) Geschichte der Medec. Berlin 18-40. in-3°. T. I,.p. 28».-

(126) Ibidem. (127) Ibidem. (128)

Kurt Sprengel.

— Ce ne

fjt pas

48 -

exclusivement en France que de pareilles

ordonnances furent publiées. Le magistrat de Bruges trouva matière à en faire de semblables pour fiseurs de cette ville, qui trouvaient

apothicaires-con-

les

probablement leur compte

à confectionner leurs dragées et leurs confitures avec

du sucre non

et

clarifié.

pourquoi

C'est

le

d'encourir une

ployer dans

que

du

amende de cinquante

eal

ghtclartftccrbc

roorban

moghm

ban

L'année 1356 est soit

1

la

lb.

tregge

cm

et

oft

de n'em-

clarifié

anbcr confjt

gljeauDerbc

brljoorelirke

toit

oan nalel)cgb, eaubt

scljjmscl

par.

première où, de notre connaissance,

mention des apothicaires en France.

fait

tnbe

anbcr epeetc, enbe eoo

cnbe gheen

suuckcvcn

Dcrbcurcn bc botte van

rjfyeen

met

ot contrarie bebt, aie roesenbe

il

sous peine

livres parisis,

convenablement épuré

Ion sucre,

en

et

composition des sucreries et des confitures

la

Hat ntemanbe van nu markrn

communal,

conseil

par ordonnance de 1546, défendit sévèrement,

du miel

nous pourrions anticiper sur cette époque passages extraits des documents de

la

Pourtant

en rapportant des

,

ville

de Bruges qui

sont antérieurs à ce temps. Ainsi on trouve qu'en 1551

le

bourgmestre Guillaume Van Der Stove partit en mission

pour Paris

,

emportant avec

une ample provision de dro-

lui

gues et de sucreries (129). Michel Petit, qui accompagna

(129) 1/2

«

Vandrie pond zuk rosaetsen van

ponde ghinghebers ene onse

rozesuyker (sucre rosat

,

pond tragien van en van

soffraens

poeders dat Willem vand Stove met

den xxj" e dach va pietmaend

iij

xliiij

hem voerde »

s.

rhodosaccharum

)

(

le

Fan

te

ij

pond

Parys up

dry ponden

en van dry ponden

suykergebak (dragées); van een half pond gember (gingember) tene once saffraen en van Iwee

Fan Der

Stoce met

Septcmber, 44

t. )

hem voerde

ponden poeyers te

't

welk

;

Willem

Parys op den 21" en dag van

— bourgmestre dans



il

de

celui-ci



49

voyage, tomba malade à Compiègne

ce

reçut les bons soins d'un chirurgien. joints au

,

Or,

montant des drogues

chez l'apothicaire, s'élevèrent à huit escalins parisis.

ittiel)

somme de

la

aie

flettte

les

bleef

h,t

honoraires

et des sirops pris

cinq livres, z'uc

Ucghenbt '

te

Coptingcn boe

met

baer nias

Iji

Danber Stooe

tOtll

sinen

6irt8tcn en ben apotecania van erubc van ttrope. o Ib. v'ù\ 9.

Bruges

avait

quatorzième

de France

Néanmoins je

siècle.

époque

cette

ils

dès

apothicaires

ses

commencement du

le

n'oserais

comme

tinssent officine

d'Allemagne, dont nous venons

et

supposer que

est plutôt à

des épiciers-droguistes

,

affirmer

qu'à

ceux d'Angleterre, de parler.

Il

apothicaires Brugeois étaient

les

même temps

qui se mêlaient en

de

la

préparation et du débit des remèdes simples et composés.

Or, comme

leur boutique existait

pour

particulier

époque

un

sous

nom

le

un endroit spécial, un emplacement

établissement

d'apotheke,

Î302.

Uetaclb

tête d'une boutique

était à la le

van mcbicgncn

genre

que de cette déno-

sous laquelle on trouve

celle d'apotliecariis ,

d'un établissement dans

généralement connu

était

est à croire

il

personne qui

la

ces remèdes, et qu'à cette

l'exposition de

pareil

mination dérive désignée

supposer que dans

ces dernières fonctions font

ceux

de

gljeljaclt

dont

3ol)onnt»

bt

il

ou

s'agît.

ben

aso~

tljecarite.

Le premier règlement concernant ville

les

apothicaires

de

la

de Bruges, se rapporte à l'année 1497; encore ce rè-

glement

même

est-il

fort restreint. Le 6 du mois de Mars de

année, l'autorité communale

la cloche

que

,

voulant prévenir

la

fit

fraude que

ou autres pourraient commettre, tant dans que dans et au

le

débit de médicaments

serment de

inspection

la

,

il

la

publier, au son de

était

les

apothicaires

la

préparation

ordonné au doyen

corporation des épiciers de faire une

très-scrupuleuse,

et,

au besoin, d'appliquer

la

,



oO

pénalité d'après les cireonstances les

qui

seuls cas

commune

du

e'taient

me

couvrir sur cette matière,

nu

Bat Dan

tioorban

enbe mcer

cgst

noot,

UJjmckclcn stallcn

anberc

ofte

la

ommc

te

enbe

gaenc enbe

nanbc

gl)cst»oornc

enbe

caken,

tljcurlicbcr

msttccrnc

te

baer

ficlnarcn

luijjstn

te

bvtngcne ter hennisse

ne, op setoc gecorngiert

ommc

Doort

dé-

kcnntssc

te

lie

aile

men Spccericn, staenbe

ucrcopt,

fauten enbe fraulben

corrigierne naer bc gc-

te

sonber bacrof

te

composcer-

sgn.

onber be

bc frauben bic gebeuren sauben mogljcn

Slppotcquartsscn of anbere Ijcmlicbcn genecrenbe met mcbicincn

maeckene

ccntgljc

of.

noornoombe

gljcstooorcn

gljcljaubcn

sullcn sjm bie tt

sonber biesimulatie enbe sonber van tgonc baer bc

enbe stebe tnne

gl]crcgl)t

Depuis l'époque de il

la

Il

la

te

corporation

même

des épiciers

des peines

le

doyen

n'eussent

plus

et

racines

,

En 1S49,

la

d'une grande

qu'elle prétendit être

de

signaler, infliger.

ou de mauvaise

publiquement, et

chez un apothicaire,

dhermodactes

serment

ou moins sévères à

venants mis à une forte amende.

s'empara,

ordonnance,

le

des abus à

arriva souvent que des substances falsifiées

qualité furent saisies, brûlées

van

Ijccrc

composcerne als».

publication de cette

peu d'années que

se passa

voire

svm

te

Dcreoopcnc bat be

brogeric of materialeit te

Bekcn enbe

oisiterene enbe bacroff torreetic te boenc naer be gtjclcgcntljebc sticke

it

uanben sticke enbe tgemne baer be hecre enbe stebe in

ejm

gl)cregl)t

pu

j'aie

tcn m'tnstcn brgc toacrocn tstaers,

bcoinbcn eullen te roceme enbe

8j;

la

paraît assez intéressante pour

tsg in grots, o( in pencroaerben, enbe aile

legcntljcgb

ou de

prince

première que

Beken

îicn

glicljaubcn roorbcn

bie

du

en entier. Voici sa teneur.

la transcrive

(!Iruj;bh,allc

frugt,

sans aucune dissimulation

,

ressort

étaient exceptés.

Cette ordonnance, qui est

que je



les

contre-

corporation quantité

de

d'une mauvaise

,



Le délinquant en appela devant l'autorité commu-

qualité (130).

nale, mais celle-ci le la



dl

condamna

En 1653,

corporation.

et

approuva

doyen

le

et

la saisie faite

serment

le

préhender au corps une femme de Bruxelles, qui à différentes personnes de

femme

reconnue coupable

,

la ,

ville

du safran

par

firent ap-

avait

vendu

falsifié.

Cette

bannie pour un terme de

fut

six

années (1 3 1 ), et le safran brûlé publiquement sur le pont S' Jean en présence de l'autorité communale,

pour toute denrée 3ans

op be 5.

Parmi rions

aie natr

qualité... $ubltcckcl

etgU.

nous en rapporterons encore un exemple.

corporation

la

ou de mauvaise

gcbrunt...

cela se pratiquait

grand nombre de condamnations que nous pour-

le

citer,

1707,

falsifiée

brugnjjc

comme

quantité de safran

fit

falsifié,

En

une nouvelle saisie d'une grande sur des juifs qui étaient logés à

l'auberge les trois moines (132). Les coupables trouvèrent le

(130) Hermodactylus , iris tuberosa dactes nous viennent

en Provence, la

etc.

du Levant; on

trouve aussi en Italie,

dose d'un demi gros à un gros. Cette racine entrait dans les

thami , dans la

diaphœnix

les pilules fétides , et

dans

la

caryocostin , diacar-

,

décoction anti-goutteuse

Pharmacopée de Vienne. Aujourd'hui

inusitée et ne se trouve et

L. Les racines d'hermo-

les

Les anciens l'administraient en substance à

électuaires bénédict laxatif,

de

,

même

plus dans le

cette plante est

commerce. Mérat

De Lehs. (131)

halle

«

130-4.

Dat van aile manieren van goede dat ter Cruyt-

toebehoort dat valsch es ofte valsch bevonden wort

byden maenre ende gheswoorne vander voorseyde Cruydthalle, dat

men

dat bernen sal up S. Jans brugghe, en vvien

tgoet toebehooren sal die sal verbeuren

de

la

lb. par. »

1

Archives

Corporation.

(132) L'auberge les trois moines est la maison (C

habitée par

M

r

1 ,

Jonnaert-Maes, marchand de fer, dans

des Pierres, au coin nord-est de la rue S

1

Nicolas.

N" 14) la

rue

—n— moyen de fut

se soustraire à la justice

aux flammes sur

livré

magistrat, du serment de

cours de curieux

3o

staen van

r

©p

:

mot

tnttegabcre bheer

mais

,

S'

r

corporation et d'un grand con-

ns

ougst xv\\

enbe

c

ecuen «m» ten optr-

heerc van iHculcoclt,

Jrans iTcapolbus

3an

enbe tneester

bl)

meceter

prétendu safran

le

Jean, en présence du

îlugualgn be firq,

iftrï».

Schoutcet btscr etebe; 3o Croontioorbc

la

ben

pont

le

iîrans

ïltculant, heeve

j3ap

,c

van

fcJlcg©

Schcpcnen,

îloct

penêtonarà

jCjutogn

Comteariesen ranben Collegie, liggcnbc boor bc oenster van ot groott logte

(455), ben hecre

3mman

tnbt ben

Stebehoubcr

Scrjoutcrt sgnbe gcaêeistcert met «gntn

met be Hoebe »on 3uetttic,

Doorecljrcpcn gcconbcmnecrt tocrtmlet

S 3ans 1

brant op

het

publtcquclick vtr~

eofferacn

mot

brugghc ten acnsien van bh,rs (134)

aile

Ijunne supoosten baer toc gcbaghuacrt aie ooek van groot conreours

uananberc borgers enbe bâte abboDen.

trocc

3. 0. bc

Le corps municipal,

fin

voulant restreindre

du seizième

siècle,

nance, portant qu'à

fit

publier en

l'avenir nul

nombre

le

beaucoup augmenté dans

thicaires qui avait la

gcerooorcn Colfbragers (133). 3lctum

tJillcgaa.

cette

1582

d'apo-

ville

vers

une ordon-

ne pourrait ouvrir

officine

ou boutique d'apothicaire, sans avoir préalablement étudié l'art

de

la

pharmacie pendant

trois

années,

donné des

et

preuves théoriques et pratiques de ses connaissances et de

son aptitude devant

le

doyen

et le

serment de

tion des épiciers-droguistes. Voici cette

©p

ben

taghtigh,

neghenth/tensten

eoo

onber anber

(133)

bg ooorgoenbe

eaecken

Utnjtgheropcn

pan

ordonnance

Scptembcr

ghebobe ter enbe

corpora-

ïd

halle

c

:

trocc

beser

ghepubltc'tert

enbe etebe

tnacrool-

Groote logie, poorters logte, actuellement l'Académie

de peinture (13-4)

n>as

bagh

la

De

et

de dessin.

heersscliers, eyssehers in regten.

(135) Kolfdraegers, dienaeren

van

't

geregt.

— ghcnbe.

=-

53

— bcponben mort

tJoorts aleoo baghelicr

te

gheschicbeiu

biperschc inconpenicntcn boor bien be gonne hcmlieben onberœin-

benbe met

appotekeric

enbe houbene œinckele

percoopenc

te

van

brooghen enbe spcccricn, niet en sgn soo gljccrpcrimcntcert inbe ronstc als roel

bie

in

remebie,

S©©

sen,

bat

groote

boore

souben

mogljen

enbe baer

jegh,enwoorbig!)

jemant poortan

te

hem baer mebe binnen beser

naer tegnben, enbe nacr behoorlick eramen,

flhebaen preupe pan

sine

erperientie;

stgl moeten

iitn

een jaer enbe theurlieber

incammen

©Up.

tlieulant.

panbe neergnglje.

tsorben

genecren, hg en hebbe ben stgl brge jaercn

te

niere, bie sullen

ghjCsonthcgt

arbonnercn mite be-

enbe

sullcn permogh,en,

appoterarie roinelc, of

eenighsints

oanbe

bloemtc

Itebcn

Bekcn enbe €ebt oanbe Crugbthalle,

laeten stellen

gheleert,

ter

hceren panber roct, bg abpgsc Dan

gheorbonneert,

enbe toerommenbe, niet en

stebe

soube,

bangiere panbe

baer

mgn

hebben

oan ber tresorie,

bie

sgn

stebe enbe

oan

stebe

pciïjinbert;

pan noobe

beser

floebe policie

Ce règlement,

enbe aengaenbe be

ghebaen

hebben ten

Crubeminsten

bctaelen tx s. gr. ten profgttc

qui fut généralement approuvé, améliora

non seulement

la

au public une

garantie morale des connaissances qu'appor-

profession d'apothicaire

teraient les pharmaciens

Par

la

tions

à le

la

suite

,

,

mais aussi donna

dans l'exercice de leurs fonctions.

ce règlement subit encore plusieurs modifica-

dont lexpéiience avait démontré

l'utilité.

Ainsi, en 1632,

requête de quinze praticiens-apothicaires de

magistrat exigea

d'études avant

(136)

«

(136),

apprentis apothicaires cinq années

des

qu'ils,

la ville

ne pussent exercer

Pieter Janssens.

W.

la

En

profession.

de Bannières. Hendryk van der

Plancke. Gaspart Claesman. Hendrik Puylinx. Anthone Landtschoot. llogier deGheldere. Jan Andries. Philips van de Velde.

Joos de Ruddere. Jan

van der Banck. Frans. van Thienen.

Jaecqucs Lambreght. Alexnnder Baervoet, Jan Cobrisse.

»

,

.

—M— du premier Mai au

l'époque des examens fut fixée

11)81,

premier Octobre de chaque année

aux candidats de

sujet

herbes et

les

examen;

leur

les

,

pour

et,

afin

de pouvoir exhiber devaient faire

fleurs qui

justifier

de

de

ils

devaient

années de stage chez un apothicaire-praticien

trois

(1G89).

ville

la

même

à

fussent

qu'ils

de mieux prouver leurs connaissances pratiques,

le

La corporation procéda avec beaucoup grande sévérité dans rejeta

un candidat qui

qu'on

lui avait

manqué

avait

données à

et quoique celui-ci

d'ordre et une

réception des élèves.

la

faire

les

En 1633

elle

trois préparations

pour son chef-d'œuvre (137);

en appelât devant

le

conseil

communal,

sous prétexte qu'il avait déjà monté toute une boutique, la décision de la corporation fut maintenue; force lui

refermer son

une année

officine et

de pouvoir se présenter plus tard

afin

,

fut

de

de se remettre à l'étude pendant toute et avec

plus de succès.

La réception des apothicaires d'un repas qui se donnait aux

frais

était

ordinairement suivie

du récipiendaire. Le repas

ne se passait pas toujours sans inconvénients et souvent frais

excédaient

ces motifs, et

somme

la

d'après les

le

magistrat statua que

et

que

dont

le

le

les

de trente-six livres de gros. Pour observations de

les

la

corporation

repas du corps seraient abolis,

nouvel apothicaire payerait seulement cent florins

montant

serait versé

dans

la caisse

de

la

corpora-

tion (1682).

(137) Le candidat avait trois préparations à faire pour son examen pratique ou chef-d'œuvre. En voiri un échantillon

de l'époque apostolorum.

:

«



Tabellœ letitiœ Galeni ; Elect de succo ros; Ung.

Tab

diarhodonis abbatis; elect diacathol

de pelle aretina Arnoldi de Pailla Nova.

..

;

Empl

,

L'expérience ayant malheureusement démontré, qu'à férentes époques, et

dif-

notamment en 1SC0, des personnes mal

intentionnées s'étaient procuré, avec trop de facilité, des substances vénéneuses et surtout de l'arsenic dont elles avaient

un coupable emploi (1 38) on surveilla scrupuleusement ,

de cette matière, surtout quand

elle se faisait

la

fait

vente

par des individus

qui ne possédaient aucun titre légal. Pour plus de sécurité,

communale un règlement sur la l'autorité

fit

publier, en

1

58î>

,

au son de

la

désirer et qu'il serait

de faire mieux de nos jours.

difficile

Sous peine d'une amende de cent

florins les apothicaires et

vendant en gros, étaient seuls auto-

les épiciers-droguistes,

(138) Les médecins et chirurgiens pensionnaires de

du cadavre de Jean Daneels,

firent l'autopsie

mort violente

;

la

en

date du 21

de ces praticiens

,

que

lieu en séance

Juillet 1560.

la

mort

était

D'après la conclusion

femme du défunt, convaincue du crime, supplice du feu. « Actum tzondachs 21 july a prandio. «

VenepZca.

ville

du collège mu-

due à l'usage de

la

dat eene

l.n

succombé de

démonstration de l'estomac et des substances

que cet organe contenait eut nicipal

cloche

vente de l'arsenic, qui ne laissait rien à

fut

Alzo ter kennesse van Collgie

l'arsenic,

condamnée au

ghecomen was

vrauwe psoone ghenaempt Marguete Jacobs zoude

vgheven

ende gheimpoisonneert hebbe Jan Daneels hueren

man den

Olieslagbere, ende dat

Medicinœ

,

rnetgads

M. Fran Eapaert Docteur

Chirurgiene openghesneden hebben den zelven Jan

hadden dat zy inde maghe van brochîcn en den Collège gael in

,

in

Gevaert Mauritius ende Oste van Heyle

zelve Jan

toochden

,

(die zy ter

vclaerst

Camere

ghevouden hadden

)

re-

twelk zy uute zelve maghe ghenome en vgaert hadden

een glas ooe by heml. ter camere ovghebrocht.

dat dese gherecht was mette viere.

»

(



No'.

Registre van Secreten van

Scepene Camer der stede van Brugghe beghinnende anno 15S7.)

— Le

à vendre l'arsenic.

risés



3G

de cette

de'bit

pouvait d'ailleurs se faire que par

substance



maître apothicaire ou

un subalterne. Dans aucun

épicier en personne, et jamais par

cas

le

ne pouvaient délivrer cette matière à des jeunes cens ou

ils

à des domestiques, mais seulement à des chefs

de famille,

qui étaient tenus de déclarer par écrit, en présence de deux

témoins, à quel usage l'arsenic

glement

Voici

était destiné.

ce rè-

:

©pben sesbcn

van Hjogmaent tv c ngftntaghtmttgli soo rcas

bagrj

bg t)oorgh,cbobc ter

ber stebe van 0ruggl)c opcnbacrlick mette

Ijallc

floche, onber onber saccken,

uugtgljcropcn en gepubltciert tnaer-

nolgljcnbc.

omme

tioorts

tecljuwcn

aile

griefoen

onlannr gljccommcn sgn beur bien

men

kcls enbe ooek in ccnigrjc pcnctoacrbcn

enbe

inconocnicntcn bir

in aile

crugbenicrs œinr-

enbe keersgictcrs roinckels

nercopt regael enbe anbere biergcliekc substantiel! acn een tcgh,click

sonber onbcrscl)cct van pcrsooucn ofte kennisse van saccken, enbe noel)

sien,

meer sauben mogljcn commen ten maerc bacrrinne 6oo

men

uerbtct

substantten

oercoopen tôt mal oirboirc ofte sake battet zg ugt-

te

gljcstekcn b'appotecarissen bie ooor sulcke

ÎOeken enbe €cbt panbe Crugbth,alle bie tsebc jarigl}c,

en

ntet

sullcn

lieben,

morben gl]ehauben bgbc

enbe grossiers tnt grosse,

,

mogljen nercoopen

acn kncgl)tcn

noel)te

h,ugs!)aubcnbc

roor-

rotert

cenen tegh,eltcken regael ofte btcrgrjclgckt

mits

notl)

aen

jonckrogfs,

kennisec

Ijemlteber

eentghe m'tnber-

anbers boenbe

bon

met

atn ttoee

poorters, roacr toc zg tsebc regael julien toillen gebrugeken, enbe besigh,cn,

enbe bat sebc pcrcoopcnbc sonber tsebc

bg Ijeurliebcr

oan Ijonbcrt

knegh,ten

gulbcnen

œorben inbienbcr roaer

jongl)ers

enbe

est à

3. Oan

opbe

booenbien

boete

te laeten

pan

corporcelick

grief af comt ter biserctte

af tbesouck sal gh,cbacn

Crugbtljatlc. Il

eentgrj

oft

elq

boenc potntt

gepuntert

te

pan schepene

œorben bg Beken enbe tëebt panbe

Mie.

supposer que l'exécution

de ce sage règlement

,

— relâchée avec

s'était

sacristain l'arsenic

de

la

le



57

temps, puisqu'en 1750

commune

un apothicaire de

chez

la

ce poison. Cet accident donna lieu à

empoisonna

ville,

la

personnes et succomba elle-même à

sur

(139) Secr. res. bouck

du

la révision



1725 à '1730.

six

suite de l'emploi

«

de

du règlement

vente de cette substance (139); et de plus

la

servante

la

de Beernem, s'étant procuré de

le

magistrat

Actuin 27 maerte

1730, près. Dno Stappens. Eud. gheconsidereert datter volgens het vertoogh aen de collegie gedaen by dheeren

ghe-

deputeerde slanls van de Vryen op den 24 ende 26 deser syn omgebrocht van het leven

tôt

de doot ses distincte per-

soonen door het ingeven van vergyft

ofte regael alhier

ghe-

cocht binnen dese stadt ten huysse van eenen ineester apotecaris,

by eene dochter gheweseu dienstmaerte ten huysse

van Frans Bariseele ontfanger ende coster der prochie van

Beernem de ghone naer haer bedreven boosheyt, oock haer selven heeft onighebrocht van het leven tôt de doot met het

innemen van het

selve vergyft

,

ende geinerckt dat diergelyke

boosheyt wel somvvylen noch soude connen bedregen worden

door quaetaerdighe menschen

ofte

oock somtyts door de negli-

gentie van de meesters apotecarissen

geneircnde met

te

vercoopen

,

drogisten ofte

vergift ofte regael

anderehun

ende oock het

selve wel soude connen gebeuren door de faulle ofte lichtveer-

digheyt van hunne knecht, brootaeten ofte domestiquen verlies

ende van het

lant.

Wiert geresolveert de copye deser onse resolutie

ghen

in

handen vau de gecomraitteerde

ter tresorie

van examinalie ende gehoort die het behoort een

tôt

ende desolatie van de goede ingesetene van dese stadt

nader point van

keure op het

fait

,

van

te

,

te

ten

leg-

eynde

concipieren

ende

tvergyft

regael met het verkoopen van diere, op dat daer door

in het

toecommende soude moghen voorsien worden aen dusdanige abominable ongevallen voor desen ongehoort, met rapport ten eersten doenelyck.

»

last

van

— ordonna qu'à

l'avenir

ostensiblement



58

toujours

tiendraient

apothicaires

les

dans leurs

affiche'

officines

un exemplaire du

nouveau règlement.

La corporation

Un

particulier

avec plus de réserve en 1768.

proce'da

ayant demandé huit livres d'arsenic pour

,

confection de paquets connus sous

nom

le

de zaey poeclers,

que nos cultivateurs emploient pour chauler préserver ainsi de

de brandhouw, l'avis

de

la

maladie

la

blé

le

et

le

nom

désignent sous le

substance ne fut livrée qu'après avoir pris

communauté

la

qu'ils

la

de l'avocat

et

qu'elle s'était adjoint

à cet effet (140).

Nous avons rapporté les

médecins et

les

ailleurs la

convention conclue entre

chirurgiens de cette ville, ainsi que

siècle les

(141). Les apothicaires de leur côté s'apercevant que

médecins

avaient

des

officines

chex eux et

vraient des médicaments à leurs malades

1683, à

S.

M. Charles

cette pratique les

II,

le

pour

illégale

(140) Voici

comment le blé

;

les

les cultivateurs

de

1/2 litre

3 qu'ils ont

litres

y jetent

ils

soin de bien remuer.

le tourne très-souvent

mence à sécher

,

,

représentèrent en

pharmaciens de

et

En consé-

procèdent actuellement ajoutent

ils

:

sel et

de chaux.

un

de grain

hectolitre

Le grain ayant

pris l'eau,

au bout de deux jours

et c'est alors le

ville,

la

suite.

la

sur 12 litres d'eau

Après parfaite fusion,

,

déli-

qu'ils

désavantage qui résultait de

graves abus qui pouvaient en être

pour chauler

on

l'ar-

XVII""

rêté royal sur l'exercice de l'art de guérir dans le

moment de

le

,

il

com-

semer.

(1-41) Notice historique sur la Société Médico-Chirurgicale de Bruges. 18-40. in-8°. pages 16, 45 et 77. Et dans les Annales

de la Société

Pachtere,

M'édico- Chirurgicale

imprimeur de

la

de Bruges, chez Félix

Société,

tome

I,

année 1840.

De

— qucnce,

plut

il

Si)



M. de défendre à

à S.

vendre des médicaments

,

tout médecin de

dune amende de

sous peine

Par

de cet arrêté royal,

suite

voyant

les apothicaires se

médicaments,

seuls autorisés à vendre des

vingt-

Novembre 1685.)

cinq florins pour chaque contravention. (18

le

corps ût con-

damner, en 1700, plusieurs droguistes pour avoir préparé et

vendu des remèdes composés (142).

La corporation ne ceux qui

l'égard de

,

avec moins

pas

sévit

dépourvus de

de vendre des médicaments. C'est

titres

,

de sévérité à se permettaient

ainsi qu'elle avait agi

de

tout temps et qu'elle procéda encore en 1724 chez des particuliers

nal,

le

où,

doyen

assisté fit

qu'on cherchait

de

d'un conseiller

la police et

commu-

forcer les serrures et s'empara des substances à dérober

à

son

Plusieurs

investigation.

charlatans furent, à différentes époques, arrêtés, poursuivis

en justice et emprisonnés;

En 1740,

il

de ces lèpres de

la

société;

montèrent au delà de

Pendant

de

,

ville.

Le

florins.

succomba dans

premiers jours de

tolérait les charlatans,

autres faiseurs de dupes sur la

ville.

charlatan dé

la lutte

,

et s'évada

ville.

les trois

lement, on et

la

la

de cette poursuite

frais

les

trois cents

bouté de ses prétentions furtivement de

éconduits de

d'autres

une poursuite judiciaire contre une

fut intenté

Néanmoins

les

les

la

foire annuelle seu-

arracheurs de dents

une des places publiques

drogues

offraient

qu'ils

public -, devaient être préalablement soumises à l'examen

doyen et du serment de

la

corporation des épiciers.

faut de remplir cette formalité

ou de quitter

la

que deux heures après en avoir reçu l'ordre par la

corporation,

ils

étaient

passibles d'une

,

dé-

place publi-

le

délégué de

amende de

trois

hoek vanhet choor straetje van en Philippe Bourret. (Archives de la Corpor.)

(142) Pieter Duvivier op den S" Salvator

A

au

du

— livres parisis, et

de voir confisquer toutes leurs drogues

Dat oan nu poorban neghttn

tr jet tij

6ruggl)tmarttn

inbc

etelun



60

storitre

pcrmogt)tn toogh,

eulltn

borne b'tnncn firuggljt pan ccntgrjc eptccrtcn nttrgngh,e

btr

par, bit

Ib

panbe

Crugbth,allc

Deken oht

nanben

etaen

naer

panbe

roornoombe nttrgnglie tnbe bat op

tptrbobt

met jtgiunstatnbt be etbt

tœtt hturen

noghtt

€cbe enbe

tïteutit

rjcercltcke

enbe

toceven

te

blgPtn

sgntn

pan

bie

tsebe

boete

,

aengaenbe opbt botte pan

Ptrbturnt eoo toannttr 9g

te

Ptnte

nogh,

brogeritn

,

:

uugtgt-

lantlooptrs

oftc

grjeen

ptntt bacraf te mogl)tn boent (143).

Quant aux

dentistes,

leur

il

de cette ,

ou bien de prouver, par des pièces authenti-

ville,

que

les dentistes

veurs dans

les villes

que décida

l'autorité

communale ,

pan 2tpril

bacl)

int

sch,cn, eo toae renlacret, bat

tanben

watrt

bat hg

firuggh,t

tt

htt

tn zg bat

brieoe

brorhte

firuteôclt

buuttn tnatrcttn,

ta

od

bach,

(1-43) «

,

ittf

:

ïtoiij.

naer flaes-

met

ed]ulbtch, ta

in ht brie tooch,bagh,en panbtr

prg

rcorbt

amboth,t, tnatr

int

bat

pan Urueesele,

zoubtn

JtSarbitrs

tnoglun

zoubtn batr op ot Carbure pan tlcktn

m

c

titj

pan

zonber ôruggl)c

tn

œtt botn.

rlotij.

pnt. <£gt,

ghttjoort rerrjt

pan 2lprtl int jatr

iijettt, ittibljagh.e, !To8ech,art,

firabtrtc,

qui fut tenu

l'arrêté suivant

iRarolog

bc

tanbtn trttktn

moghtn peranttooorbtn tnbt 3lctum btn ïï

h,g

m

jatr

3an

treckene te 6ruggh,c ban

tt

6mggl]e marrt

fa-

1448, à

de Bruges en

dentiste de Bruxelles

de se conformer en tout au contenu de £E

mêmes

de Bruges jouissaient des

d'où ces charlatans arrivaient. C'est ainsi

l'égard de Jean Karoloy

lïp ten

de

des barbiers-chirurgiens

se faire agréger dans la corporation

ques

à moins

trois jours,

d'exercer leur industrie au delà de

défendu

également

était

iïtoor (144).

Ter halle der stede van Brugghe openbaerlick ghe-

publiceert op den vj dagh van Sporcle int jaer xv c xxxxvj. » (144)

«

Dat de Barbiers van Bruussele ne moghen tanden

— Pendant



61

seconde moitié du dix-septième siècle,

la

commettait de nombreux abus dans

le

des médicaments. Les apothicaires et

les

se

il

débit des drogues et

droguistes vendaient

certaines substances d'une manière fort arbitraire; le caprice

de chaque débitant magistrat mit

le

faisait varier le

prix de cette substance;

ces abus en publiant, en

fin à

taxe des médicaments. Cette pièce

qui

1697, une

connaître

le

prix

des drogues à cette époque, ainsi que l'ordonnance qui

l'ac-

compagne me semblent ,

,

assez curieuses

fait

pour être mises sous

yeux du lecteur.

les

Ben

enbe

iljeere

tttet

ber etabt van Srugghe, ghcnocgsaem ghetn-

fonneert sgnbe van be abugsen, ongercgelt!)eben enbe erceasen bte

eommighc tsg

bagljelgcke gl]tbcurcn in be pharmacie boor

3lpotl]fker&,

®rogl)istcn enbe aubère l]un gljenctrenbc met iHebicamenten

guen

enbe iirugben

te

oerkoopen,

't»g

Bro-

,

op hun seloen, 'teg

m

be

compoeitien enbe tncngcltngen bte oacr gheorbonneert roorben boor be

Doctorcn in be ittebicine 's

tôt

eïtorsie tôt groot oorrlast

het platte

lanbt, rjebben

ooorsten,

ts, te

aie ooek

»an

enbe pergekel

groot ach,tcrbccl

menechen ghceonthegt enbe lenen,

boor be bterte enbe

san be ghemeente enbe tngesetencn uan

omme

baer in, soo ceci als

ghcoonben

gheracbich.

te

statueren

't

moghclgck naerool-

het

gljenbe.

Cer&t bat in

't

aile 2lpotl)ckcre

,

Broghtsten enbe anbere

rote het

regarb pan leoeren enbe oerkoopen oan ittebiramenten

,

îg,

Dro-

guen, iârugben enbe anbereeinte, gheeomposeert enbe ghemenghelt, ofte op l]un eeloen, eullcn precteelgek

reguleren naer ben

%aus enbe

moeten aehteroolghen enbe hun

tngheoolgljc

oan bicre Ijunnc reke-

ntnghe formeren.

Dit

allée op

pegne »an

eullcn hebben boen

te

betacleit

nerbeuren nan ieber aie

tngljepolglje

epec'te bte

eg meer

ben $au*, be boete

trecken te Brugghe dan in de drie toochdaghen. de la ville, Nieutcen Groenen Boek, ongecoteert ,

»

fol.

(Archiv. xxx.)

5

,

—m— uoor b'ttrett

matl ran ete gulbtn»;

matl bobbtl, tnbt

ttottbt

î>e

bt berbe macl Blugtingrjt can roincktl tnbt eueptneie can ntcrtngljt

coor bcn tgbt oan brp maenben, oftt

Bt

bcIcc

boctm

tnbt b'anbtr

tt

l]tlft

bcbtclm bt

liclft

anbcrt arbitrairt corrtclit.

tcn profgttc van

bcn i^ecrt,

ttn profgttt van btn atnbrcnger.

ttoorts icorbt gh,cetatuccrt bat gljccn 3tpotl)ekcr9, ©rogh/isten

anbcrt tn sullcn ocrmogh,cn

,

oftt

oerkoopcn iSrugbrn, Broguen tnbt

tt

Saur bcgrcpcn,

itltbtramtnttn tn btn ooorecgben

com-

'tsg in bc

poeitie tnbt mtnglitltngljt, oftt op tjun scloen, ttn eg bat bit bc-

tnbt gceneins kract)-

h,oorlgck, bcughbclgck tnbt eubetanticue Hgn,

teloos,

onbcugh,bclgck

tnbt

pcgne nan

op

beborocn,

spccic, 'teg in bc compoettie oftt mengclingh,c

ooor

itbtr

8g op sgn etlctn

't

incurrtrtn bt boctt tn be correctif aie oooren.

tt

(Ênbc op bat bit ponctuclgck eoubc 800 Biilltn ittgn ijecren oan bt

Boctoren tnbt anbcrt bacr gh,cbtputctrbt

tôt

konnen

acl)tcroolgh,t

tœce matl

ttlet

'e

rtrkitetn,

tt

h,et

oan

interoentie

ttr

oan bcn Collcgic, boen ttnt générale oisitatie in bt tnbt anbtrt

h,ugscn tnbt BJinckcls oan b'3lpotl)ckere, Brogliisten Ijun

raorben

jacrs boor stable

met Brogucn

gl)cncircnbc

oerkoopcn

tt

om

,

eien of jcgljeno

te

noorenetaenbe artgckel nict gl)CBonbigl)t en roorbt, enbe ttgt)tn proceberen tôt beerctement

bt opertrebers te torrectien bacr bg

ocrmelbt, booen

't

oan be boeten

afljaelen

can

be

tnbt

Iftrugben,

jHebiramcntcn enbe Brogucn bic kracljtcloos, onbeugh,bclgcb enbe beborocn eullcn btoonbtn raorbtn, batr tôt bt Btlot (Êtjtbtputttrbt

mibtê besen gljcautijoriecert rcorben. Bcrbicbcnbc aen ieber tt

roic rjet

boen, ofte bisrespect

arbitrairelgk

g'.jcstraft

toontn, op ptnt oan ecljcrpclgfk tnbt

tt

te

eg in be selcc oisitatte ttnigh, obetabtl

roorben

naer

b'engentie van

l)tt

<&a& y

tnbt conbitic oan bc pereoonen.

Hit tt

alita

proibit tnbt met rtetrot oan bttt ©rbonnantit

ttr

ccrmcerbercn

,

cerminberen

,

ocranberen ofte

natr gh,clcgentt)cgbt bes tgbt8 tube

SUtum

in Marner bcn

22

2lpril

Ijececl)

1697.

tt

met

tt

botn

can eaektn. 3. 0.

It

tJUltga».

;

63

TAUX

waer naer de Apothekers der

het leveren

van Brugghe van

stede

van Medicamenten hunlieden sullen hebben

guler en ende dienvolghende haere Rekeninghen

pinte

gemeene wateren

«

aqua betonica

«

.

.

.

)

.

Een once gemeene syropen syrupus de absynlhio

« «

«

de portulaca

«

«

de mentha

«

«

granatorum acidorum

.

.

rob de berberibus

«

Een once gemeene conserven myrobolani conditi

«

nuces moscatze conditae

«

passulœ purgantes

«

conserva? florum roris marini

«

«

salviœ

«

violarum

.

.

saccharum perlatum

«

«

u

Een once

altheae

electuaria soluliva hierse diacolochintidos

«

Een drachma «

diascordium

pbilonium

Een once requies

.

>

.

.

.

theriaca diatesseron

«

confectio alkermes

)

pulveres

0-10-0 .

.

.

«

diamargaritarum frigidaruin

I

«

diambrae

I

pulvis diasennae

«

cremor

tartari

u

crystalli

ejusdem

.0-0-4 0-0-6

)

«

Een once

0- 0-10

\

)

nicolai

Een drachma van gemeene

.

0-1-0 0-0-6 .0-0-8 0-0-6 0-0-8 0-1-4 0-0-6 0-0-8

...

pigrae

theriaces mithridatici

u

0-0-3 0-0-6 0-0-4 0-0-6 .0-0-6 0-0-6 0-0-3 0- 0-10

«

«

.0-0-8

\

pulegu

«

former en.

L. 0- 0- 2

Eerst een handtvol kruyden

Een

le

te ré-

.0-0-4 q_ q ,q

0-2-0 0-1-8 0-2-0

— Ken once

vitiiolati

crystalli

«

flores snlphiiris lapis

mercurii

«

salis

«

cardui

«

fabarum

absynthii

.

piilen

10

)

j

.

>

.

)

0- S- 4

ende trochisci

.

.

.0-0-5

.

trochisci alhandal

pilulœ aloëphanginœ

«

Een greyn Laudani opiati Een once gemeene olien « olenm ovorum

.

.

«

scorpionum

«

«

de castoreo

«

«

nardinum

u

•;

vulpinum

«

.

.

pestilentiales

«

«

;

Een once gemeene salven ùnguentum altheœ

.

.

.

.

.

.

•t

y

«

adstringens fernelii

.

.

u

«

basiliconis

.

.

«

«

de arthanita

.

de giatia dei cum

.

.

.

.

.

l

«

de minio

>(

de meliloto

«

de betonica et ad rupturam

«

>.

fernelii

«

«

de lapide calaminari

«

«

oxyeroceum

«

«

cerati santalini stomachalis

de

vérifier

.

.

0-0-4 .0-0-4 1-0

D'après un acte émané du droit

j

0-0-4

••

le

.0-0-2 0-0-2 .0-0-6 .0-0-2 .0-1-0

0-0-2

i J

«

n'avait

0- U- o

et sine teruginei

iapaIma

(

" «

.

.

Een once Empl. diachylon simplex «

0-0-6 .0-0-6 0-0-6 0-0-2 0-0-5 0-2-0

....

,

..

«

0-10-

.

)

.

praecipitati

.

L.

.

0-0-8

prunellae

><

«

Een drachma



64

conseil

les

.

.0-0-4

communal, personne

balances

ou

de mettre

le

— poinçon sur

Néanmoins

poids des apothicaires de cette

les

doyen

le



6S

et

le

serment de

vogelmarkt, s'arrogèrent ce droit en 1772. la visite

Ils

procédèrent à

des balances et des poids chez les apothicaires; on

opéra des

chez plusieurs d'entre-eux. Bientôt

saisies

poration des épiciers-droguistes la

(145).

ville

corporation dite

la

jugée

saisie fut

valoir

fit

des

illégale et la restitution

cor-

la

prérogatives;

ses

balances ne

tarda pas à avoir lieu.

La corporation

dite

koommarkt

cette visite., y procéda en

succès que

se croyant autorisée à faire

1789, mais

elle n'eut

pas plus de

première et fut également déboutée de ses

la

prétentions.

En 1707, 1

corps des épiciers-droguistes représenta à

le

communale

autorité

,

que dans

autres

les

villes

du pays

il

était

permis aux veuves des apothicaires et des épiciers de continuer

respectivement

de

l'exercice

cier

:

en conséquence

faveur à celles qui

dans

le

même

,

sous

la ville

la

ou d'un garçon épi-

même

pria le magistrat d'accorder la

dans

Le

cas.

il

fonctions

ces

responsabilité d'un maître apothicaire

de Bruges

se trouveraient

,

conseil acquiesça à cette

demande,

et

l'usage en est resté jusqu'à nos jours.

Jusqu'en 1760

le

doyen

et le

serment de

des épiciers-droguistes procédèrent à thicaires;

cesser et

mais pendant

la

même

l'institution

ou Collège de Médecine , dont

le

la

corporation

réception des apo-

année cet usage vint à

un nouvel ordre de choses eut

Marie-Thérèse, décréta

le

la

lieu. S.

d'un

M.

I.

règlement fut publié à Bruges

18 Août 1760. Présidé par un échevin communal, ce

était

composé de deux médecins, deux chirurgiens

apothicaires

(145)

;

il

la

collège

et

deux

s'occupait de tout ce qui avait rapport à la

Cet acte

(Archives de

etR.

Corpus medicum

est

du 10

Corporation.)

fllars

169o,

signé

Stochove.

,

— police médicale

,

66

— du

ses opérations jusqu'à la fin

et continua

dix-huitième siècle, époque à laquelle toutes nos institutions furent dissoutes. L'institution

mode

du Collège de Médecine ne changea rien au

d'instruction en pharmacie. Les candidats étaient tenus

de produire,

comme

par

passé, des certificats d'inscription

le

et d'étude qui leurs étaient délivrés

ment de

la

par

le

doyen

corporation des épiciers-droguistes

,

ser-

et le

à laquelle les

apothicaires n'avaient pas cessé d'appartenir (146).

La à

la

fin

du dix-huitième

et nos anciennes

vu incorporer notre pays

siècle a

France et abolir d'un seul institutions.

trait toutes

De

ce

nos prérogatives

nombre

Corpus

fut le

medicum ou Collège de Médecine. Remplacé par

le

Jury

médical, que vint présider tous les ans un délégué du gou-

vernement français, ce nouveau corps s'occupa de l'admisdes

sion

pire,

la

candidats

pharmacie.

en

Belgique et

la

royaume des Pays-Bas, les

Hollande et

au

A

la

réunies

lieu

chute

de

l'Em-

constituèrent le

du Jury furent créées

Commissions Médicales Provinciales. Ces dernières exer-

cent

la

surveillance

sur toutes

guérir, conformément à

la loi

les

branches

de

l'art

du 12 Mars 1818. Cette

de loi

resta en vigueur, lorsque la Belgique fut déclarée indépen-

dante et érigée en royaume sous

de S. M. Léopold.

le

gouvernement paternel

,

modèle d'un certificat délivré par la corporaNos Decanus et Juraii Aromatopolarum in civitate lîrugensi, à paucis hebdomadibus tyrocinii reliquis et obitu Magistri Dni Caroli Rocheran non persolutis, solvimus Dorainicum De Vos; et peritiam Artis Pharmaciae animadvertentes ad quos divertere si voluerit permisimus. In cujus fidem has subsignavimus et sigillo nostro munivimus. Dabamus Brugis Flandrorum hac 11 Septembris 1770. (146) Voici le

tion

:

«

,

Locus

Sigilli

magni.

«

Joahs Dïthieu, Decanus.

»

,

— L'institution

changé

du

67



collège de Me'decine en

1760,

d'après ce que nous venons de dire

,

,

au

n'avait rien

mode

d'instruc-

tion en pharmacie; néanmoins, l'enseignement pharmaceutique

de l'époque

se bornant à des connaissances pratiques

,

beaucoup à désirer.

Un

décret impérial du 6 Janvier

,

laissait

1807

vint

combler cette lacune. Des cours de médecine, de chirurgie et de pharmacie furent institués à l'Hôpital civil de cette ville et le dernier de ces cours

mie

,

de

pharmacie

la

,

,

de

ayant pour objet l'étude de l'histoire

donné avec tout

usuelles, fut

le

son professeur.

reconnaissait à

(1

47)

la chi-

naturelle et des plantes

talent et tout le zèle qu'on

Plusieurs élèves distingués,

actuellement maîtres en pharmacie,

se

sont formés à cette

école.

Cette institution vint à cesser par suite des changements politiques qui

(147)

Vu

le

eurent lieu en 1814;

elle

remplacée par

fut

Le Ministre de l'intérieur, décret du 6 Janvier 1807, qui ordonne

l'établisse-

ment de cours pratiques de Médecine, de Chirurgie et de Pharmacie dans l'Hôpital civil de Bruges; sur la proposition du Préfet de la Lys en date du 2 du courant Arrête ce que suit ,

;

:

Art.

1

Médicale

er

Sont

.

,

nommés

Professeurs des cours d'Instruction

établie dans l'Hospice civil de Bruges

,

savoir

:

MM. Jamin, pathologie interne, matière médicale.

Van BiESBBoict, anatoniie, physiologie, pathologie externe. Vah Hendb, clinique interne. Vaw Steeukiste, clinique externe, opérations art des accou,

chements. De Vos,

chimie,

pharmacie,

histoire

naturelle, plantes

usuelles.

CRÉTET.

Paris, le 19 Septembre 1807.

Pour copie conforme Le Secrétaire-Général de

la

:

Préfecture

,

Henissart.



08



une École de Chirurgie, d'Accouchements institue'e

L'histoire

je

me

de cette

e'cole

appartenant à l'e'poque actuelle,

dispenserai d'en parler.

que pendant

les

Je ferai ne'anmoins observer

neuf années de son existence, cette école

fut fréquentée par

un grand nombre

exercent maintenant avec distinction

de

l'art

En

d'élèves

,

dont plusieurs branches

les différentes

de guérir.

terminant cette Notice sur l'Origine des Apothicaires

de Bruges, nous ferons observer que a fait

Pharmacie,

et de

par arrêté de S. M. Guillaume Roi des Pays-Bas.

disparaître

la

révolution Française

entièrement l'ancien usage de

fonctions d'apothicaire avec celle d'épicier.

De Vos

réunir les et

ran, deux pharmaciens également recommandables les

derniers apothicaires-épiciers de cette

ville.

,

Rochefurent

Aujourd'hui

nos pharmaciens s'adonnent exclusivement à l'exercice de leur art, et la plupart des officines de

avec celles des autres

villes

Bruges peuvent

de ce pays.

rivaliser

LISTE DM

ÉPICIERS-DROGUISTES ET

APOTHICAIRES, MEMBRES

LA

DE

CORPORATION

Veuve Van Der Cruycen.

U88. Henri Nieulant, aîné.

De Roode.

Henri Nieulant,

le jeune.

Edouard Van Ghyseghem.

De Man.

Pierre Van Assenede. Jean De Le Cuvelerye. Laurent De Knudt.

Jean Bimt.

Laurent Ketele. Jean

Gilles Eggebregt.

Arnoul

1515. Josse

KRUYDHALLE.

DITE

De Beaufremen. De Pitte.

Jean Van

Jean Bilkin.

Simon

Colet.

Pierre Gillis.

André De Wallois.

Jacques Dubuus.

Arnoul Herichaert.

Jacques

Van Der

Robert

M aériens.

Plancke.

Van Den Busscbe. Van De Capelle. De Hont,

Jean

(demeurant)

1547.

Nicolas

Corneille Félix

Jean

Gillis

,

Doyen. 15-49.

Guillaume ïeerlinck.

Jean Byl.

Jean Dake.

Corneille

Jacques Torrier.

Pierre Masoen.

Louis

De

Craes.

à Cranen-

bourg.

Moerman.

Jean Franchonne.

Jean Poullain.

Guillaume Dulieu.

Ferdinand D'Arrigau.

Veuve Jacques Reniers.

Gilles Massuvve.

Jean De Beaufremen.

— Louis Van

70

1645.

Wee.

Arnoul De Craes.

Josse

1570.

Clément Verveene. 1646.

apothicaire.

,

Apothi-

Doyen.

Guillaume Van Muenekereede.

1581.

De Roo

Hamme,

Van

caire,

Jacques Torrier.

Jean



Huughe Doyen. Herman Van Ockerhout. 1583. Louis Van Hertsberghe, Doyen. Pierre Van Exaerde. Lems, idem.

Gilles

Corneille

1647.

1589.

Lannoy

Pierre .

.

Christophe Baudens

Doyen.

,

Reylof, Apothicaire.

.

Henri Van Der Plancke

,

1649.

Apothicaire.

Guillaume De Bannières

Henri Pulinx

Iloutte.

François Brûlé.

1632.

Gaspar Claesman

Doyen.

Antoine Van Muenixhove.

Jean Hollier, Doyen.

,

,

Antoine Stalpaert.

Zegher Van

1597.

Pierre Janssens

,

,

,

,

id. id.

idem.

Othon Claesman

Doyen.

,

Abraham De Nys Jean De Vriendt. Antoine Nerbonne.

idem.

Antoine Landschoot, idem.

1650.

Roger De Ghelderc, idem.

Ferdinand DeGuerra, Doyen.

Jean Andries, idem.

Joachim De Vooght.

Philippe Josse

Van De Velde

,

idem.

De Rudder, idem.

Jean Van Der Banck

,

François Van Thienen

,

1651.

Léonard Ceyson, Doyen.

idem.

Pierre Hanno.

idem.

Pierre

Van Den

Abeele.

Jacques Lambrecht, idem.

Adolphe Van Den Abeele.

Alexandre Baervoet, idem.

Jean Van Den Abeele.

Jean Cobrisse, idem.

1652.

1644. Charles Kelderman

Hennan

Adrien Staelpaert ,

Doyen.

Bailleur.

,

Doyen.

Gérard De Back. Gilles Arents.

Arnoul Overdyle.

Jean Van Ballenberghe.

De Bavière. Antoine Van Der Meersch.

François Van Ballenberghe.

Pierre

Jean-Louis Van Ballenberghe.



71

— 1660.

1

Vincent Mahieu

Doyen.

,

Robert Bauwens.

Jacques Inbona

,

Doyen.

Jacques Gailliaerdl.

G il lis.

Conrard Beyer.

Pierre

Antoine Everbout.

Laurent Goetghebuer.

Paul Baudens.

Jean

Martin

De Grave.

De Craecke.

1662.

François Van De Walle, Doyen.

1656.

Léonard Arents, Apathie. Doyen

Charles Goethals.

Jacques De Craecke.

Victor

Ferdinand Van Blootacker.

Jean De Grieck.

Juste Bloin.

François de Groote.

Antoine Bogaert.

Jean De Grave.

Van Heede.

1664.

Adrien Bouchoudt.

Josse Landschoot

Charles Buys.

François

De Brouckere.

Ferdinand Van Muenixhove.

Jean Brûlé.

Corneille Heyns.

Jacques Brûlé.

Marie Van Houtte.

16S7.

Henri Pulinx, Doyen. François

Doyen.

,

François Hallewyn.

Jean Van Leerberghe.

De Bruyne.

1665.

Van Bloinmeghem, doyen

Alexandre Callebout.

Jacq.

Antoine Cloribus.

Ferdinand Hendricx.

Jacques Cloribus.

Jacques van Huile.

Josse Van Cauwenberghe. Donas Coolman.

Antoine Van Torre Corneille

Raphaël Cools.

Josse

1650.

Jean

De

Vriendt

1666.

,

Doyen.

Doyen.

Huughe.

Van De Kerchove.

Jacques Van De Kerchove. 1667.

François Fraeys.

De Deckere, Doyen.

Antoine Dhulstere.

Charles

Antoine Faeys.

Pierre Joos.

François Lefebure.

,

1669.

Léonard Lefebure.

Jean Van Thienen

Jacques Fervacque.

Jacques Luycx.

Laurent Finaert.

Anne De Meyere.

,

Doyen.

72 1680.

1670.

Adolphe Van Den Abeele

,

Doyen.

De Vynck

Pierre

Doyen.

,

François Verdeel, prêtre , cha-

César Van Muenekereede.

pelain.

Charles Maertens.

Christophe De Vonck.

Charles Menyn.

De Wulf. Pierre Waernoudt Paul

Jean Michiels.

Henri Prussenaere

Doyen.

,

René Muerinan.

1682.

Josse

De

Jean Joye

Perre.

,

1675.

épicier.

,

idem.

,

,

Doyen.

Marie De Wulf,

épicière.

J. Schapelyrick.

Chrétien Semeyn.

Jean Salmyoen.

Pierre Leemeynt

Jacques Redaer.

,

Livin

Doyen.

Gilles Schoekaert.

Antoine

,

épicier.

1683.

1676.

Arnoul Willaeys

et épie.

idem.

Corneille Gheliaert, idem. fils

,

apoth,

,

Pierre Clarysse

Prez.

Léonard Arents

Jean De Smidt Philippe Aerts

Corneille Pype.

René Van Der

Doyen,

apothicaire.

Doyen.

,

apothicaire.

Waernout,

Pierre

1673.

Jean Moustier

,

Jacques Willaeys.

1671.

Van Slatnbrouck

Alexandre De Roose

,

épie.

idem.

Isabelle Coots.

Van Torre.

Jacques Lorfever, épicier.

Jean Letins

1677.

Baudouin Scheirlinck

,

Doyen.

,

apathie, et épie.

Antoine De Grave, épicier.

Gilles Schoekaert.

1684.

Josse Verhannue.

Jean De Wulf, idem.

Michel Thomas.

François

Eugène Sproncholf.

Pierre

Corneille Stuyls.

Pierre

1679.

Léonard Ryelandt

,

,

Nicolas ,

Doyen.

De Wulf,

idem.

Van H yer apoth. et Van Mueninxhove,

ép. ép.

Van Den Zande, apo-

thicaire et épicier.

François Stalpaert.

Michel Scheirlinck, épicier.

Mathieu De Velaere.

J.

Ferdinand Vcrbaere.

M.

Treffert

lain.

,

prêtre, chape-

/.)

Roger Van Staen

168a. Corneille Cloribus

Doyen.

,

De Thieu épicier. Thomas Halewyn, idem.

François

Baudouin Willaeys

,

Léonard De Witte

1686.

et ép.

François Hooghstoel

Léonard Arents

Doyen.

,

apoth. et épie.

Jean Haghebaert

François De Brouckere

,

Doyen. Laurent Finaert

épicier.

,

,

Jean Bekaert

,

idem.

Jean Bybau, apothic.

idem.

,

Doyen.

,

Charles Van Griraberghe épie.

épicier.

,

1689.

Ignace Moustier

Pierre

Jean Ysenbaert

Jacques Lombaert

Jean Monyn, Isabelle

Anno

apothicaire.

Corneille Heyns

épicière.

1690.

Doyen.

,

François Van Huile, épicier.

Jacques Wouckier, idem,

Masyn

Van

llyer

;

,

Doyen, apo-

,

,

idem.

,

Douas Van Heestere

,

idem.

idem.

1697.

Baud. Van Ballenberghe,

idem.

Pierre Ardenois

Jean Letin3 , Doyen apoth. ,

De Meester

,

et

id.

Etienne De Meester, idem.

id.

1692.

Balthazar

idem.

,

Jacques Van Slambrouck,

épicier.

Van Walleghem François Van De Pitte ,

épie.

Jacques Francke, idem.

Pierre

Nicolas Verstraete

,

idem.

,

Augustin Logiers

thicaire et épicier.

Jean Joos

Jean Smodders

Benjamin Deckers

1691. Pierre

François Van Caysseele

Jacques De Wispelaere, idem.

idem.

,

Doyen.

,

1697.

Ferdinand Hendricx

Michel

ép.

épicier.

,

1695.

épicier. ,

et épie.

Van Mueninxhove,

Jacques Gheliaert, idem. ,

ép.

1694.

1688.

François Thiery

et

Anloiue Mahieu, idem. Pierre Boury, idem.

épicier.

,

,

épicier.

idem.

,

François Bergue, apoth.

1687.

Michel Salenion

,

Guillaume Arenls, Pierre Blocteur

épicier.

,

idem.

Jean De Grieck, Doyen.

idem.

,

Stalpaert, apoth.

François Brûlé

ap. et ép.

,

1693.

Guillaume Aïeuls

Thomas

épicier.

,

Pierre Radée, idem.

ép

épicier.

,

idem.

François Boutens

,

François Byson

idem.

,

idem.

id.

,

,



~

74

Jean Van Cotengys

1690.

De Wittevronghel

Jacques Verhelle

Joseph Joos

idem.

De Sulter idem. Van Den Berghe idem.

François Josse

,

épicière.

,

Jean Salemoen Jacques Baes

,

idem.

,

idem. idem.

,

Guillaume Schockaert, Doyen, Jean Donckerklocke Pierre

apothicaire.

Pierre

Van Landsclioot

François Salenion

Jean Mulier,

,

,

épicier.

,

,

Guillaume Van Landschoodt,

id.

Joseph De Latuur Séveriti

1705.

Jacques Bakelandt

idem.

,

Pierre Baesens, idem. Pierre

Maes

,

apothicaire et épie.

1701.

idem.

Alexandre Tamingher.

Van Trappen,apoth.etép. François

Clarisse.

1702.

1706.

Charles Haeghebaert

,

épicier.

M aximilien Donckerklocke,

id.

Jean Isenbaert

Doyen, Monique Gheliaert. ,

Arnoul Dumortier, idem.

Pierre

Martin Barbry

Pierre Galiaert.

idem.

1703.

Jacques

Pierre Blockteur,

Doyen,

Marie Willaeys

épicière.

,

,

Balthazar Hendrickx, idem.

Bernard De Smidt.

idem.

,

épicier.

,

Barthélemi Van Cuyl

Josse Tant, idem. Gilles

Ideshalde Brieleman

idem.

Van Labeke, idem. ,

idem.

Jacques Van Den Rerchove

Guillaume Mulier, idem.

Jean Perneel

,

Jean Diericxen.

Olivier La Conte, épicier.

Corneille

idem.

,

Van Hille, idem.

1700.

Adrien Delplace

idem.

,

Pierre Ledoux

idem.

id.

idem.

,

Jean De Vriendt, idem.

Jacques Byelandt, idem. ,

idem.

,

idem.

Michel Lauwade

idem.

idem.

,

Van Griuiberghe,

Jean Simoens

idem.

Pierre Bloiuleel

De Cunts

Nicolas

Adrien De Vriendt

idem.

id.

idem.

,

Aune De Boose

1699.

,

idem.

,

170-4.

,

Marie Van lloutte

épicier.

,

Théodore De Brouckere

Jean Mast, épicier. Corneille



épie.

Van Cabeke.

De

Wilte.

Jean Van Herenthals.

apoth.

,

/;>

Jean Journc.

1707. Nicolas

Verstraete,

Doyen,

Louis ïytgat.

Bernard Vleys.

épicier.

Anne

Slaessens.

Josse

De Wyndt.

1714.

Jean De Rycke.

Charles Haeghebaert

,

Doyen,

épicier.

Michel Verstraete.

Pierre Pauvvels, apolhic.

Charles Arents.

Albert Goddyn.

Brunu lnghels.

Jacques Mulier.

1708.

René Van Der

Perre.

Pierre Tytgal.

Pierre Everaert.

Louis De Beert, apoth.

Jean Roose.

Pierre Pollaert.

Charles Heindryckx.

Germain

Jacques Van

Corneille

Van Den Broucke.

Corneille

Van Ballenberghe.

Jean De Brouckere. Josse

De Walle. Van Der Strate. Jacques Van Den Heede

Augustin

apothicaire et épicier.

Balthazar

Van Houtte. 1710.

Guillaume Heyns. Jean Van

Pitle.

De

Schilder.

1716.

Antoine Mahieu Doyen, apoth. ,

Arnoul Lybart. Louis

Van Oekerhoul.

Joachim Kelderman.

Pierre Foke

1711.

Corneille Pauwaert.

1717.

André Stickelman. Jacques Van Trappen.

Pierre Crachlfint.

1718.

1712.

Donas Van Heestere, Doyen, apothicaire.

Nicolas

et épie.

1715.

Charles Van Ballenberghe.

Jolain.

ép.

François Block.

1709.

Jean Mulier.

et

De Ihieu.

Henri Van Ryn. 1713.

Charles Haeghebaert

,

Doyen

,

épicier.

Aloïse

De Thieu.

Charles Maertens.

Léonard De Wifte, op.

Ferdinand De Meester.

Pierre Blocteur.

Arnoul De Meester.

Matthieu Goossens.

et ép.

76 Toussain Pollet.

1719.

Léonard De

Witte, Doyen,

apoth. Conseiller

Louis Breydel.

communal.

Anne Haeghebaert.

1725.

Jean Mulet.

Marie Lombaert.

Jean Parridaen.

Michel Malfait.

Jean Aernoudts. Cyprien Ppppe.

1720.

Jean Pauwels.

Jean

De Rycke. Van Hille.

François Josse

1726.

Alphonse Diericxens.

Nicolas Verstrate.

Van De Rerckhove.

Isabelle

De Ronde.

Melchior Arents.

Charles Blocteur.

Arnoul Westerveld.

Pierre Vyt.

Jean Badts.

Jean Weinaer. 1721.

Pierre

François Boutens, Doyen,

Winne. 1727.

épie.

De

Philippe Diericxens.

Balthazar

Livin Calis.

Vincent Mahieu.

Gérard Spillebeen.

De Bergue,

Philippe

François apothic.

Mulier, prêtre, cha-

Jacques Driest.

pelain.

1728. 1722.

Olivier

De

Peper. 1723.

Josse

De Bruwyer.

Philippe Dhytte.

Jacques Roose.

et épicier.

Jacques

Witte.

Van Houtte.

Jean Haeghebaert

Maximilien Donkerklokke.

Bruno Seineyn.

Jean Deckers.

Bruno Blondeel.

Joseph Roels.

Marie De Thieu.

Jean Bybau, Doyen, apoth.

Jean De Wyndt.

Doyen

Laurent Van Rie.

Martin Beert.

1724.

,

épicier.

Jacques Joos. 1729.

Bruno Kindts.

Jean Areuts.

Jean Ameye.

Anne Van Cabekc.

Simon Dats.

Jean Van Der Haghen.

Pierre Vergaert.

,

,

77 Guillaume

Jean Beyts.

.Corte.

Josse Seghers.

Jacques Ryelandt.

De

François Parains.

Jean

Cuyper. 1730.

1735.

Léonard De Witte,

fil 3

,

Doyen

.

Van

François

Huile.

Guillaume Pesé.

Jean Dalewin.

Catherine Donkerklocke.

Louis Van Walleghem. 1736.

François Joos. François Trentesaulx, apathie.

Joseph Tytgat.

Baudouin Roels, apoth.

et épicier.

Jean De Later

Pierre Geschier.

Ballenberghe.

Charles Blocteur , Doyen épie. ,

Jean Wielraaeker.

1732. Pierre Blocteur,

et épie.

idem.

1737.

1781.

Jean Van

,

fils,

Doyen;

Roland Van Eechoutte.

Van Den Zande.

Antoine Roose.

Nicolas

Jean Poppe.

Jean De Gundts, apothicaire

François Boutte.

1738.

Christophe Delvael. Pierre Semein.

Jacques Moentack.

Marie Van Huile.

Pierre Pauwels, apoth.

Jean Vleys

Charles Lameire.

,

apothicaire et épie.

Isabelle Byson.

1783. François

Corneille Joye. Claire

De Brouckere.

et épie.

François Delvael. Nicolas Haeghebaert,

De Bergue Doyen ,

apothicaire.

1739. Philippo

De Bergue, Doyen,

apothicaire.

Adrien De Preez.

François Bercmans.

Jean De Schoolmeester.

Jean Van Loo.

Bernard Haghebaert.

Laurent Vitse.

Michel Willems. 1740.

François Sola. 1784.

François Jooris.

Charles Seghers.

Charles Delvael.

Albert Goddyn.

Jacques Verhelle.

Jacqueline

Van De Kerchove.

et

épicier.

Jean

De

Thieu.

,

78

— 1745.

17*1,

Van Der

Augustin

Doyen

,

Albert

Straete

Goddyn, Doyen,

Jean Van Loo.

Charles Allaert.

Ferdinand De Meester.

Donas De Pape.

Marie Relderraan.

Marc Ryelandt.

Nicolas ^Rousseau.

1748.

Michel De Vos.

1742.

Jean Van Den Poêle.

Jeanne Hanssens.

Isabelle Macs.

Augustin Cornelis.

Jean Warnier.

Albert Baudens.

François Van Daele. Anne Lanbiot fille de Jacques.

Hélène Goddyn.

Josse Bauwens.

François De Crock.

Judoce Byson.

Guillaume Bogaert.

,

Jean Van

Magherman.

1749.

Alexandre Emmery.

1743. ,

Doyen, apo-

M. Aybert De

Charles Ryelandt.

Marguerite

thicaire et épicier.

Witte.

Van Cabeke.

apothicaire.

Jean Mulet, Charles De Breuck. 1750.

et épicier.

Beekmans

,

idem.

Louis Breydel, Doyen.

De Vos,

Jacques

1744.

Jean Verslraete. Antoinette

,

Corte.

Pierre Rousseau.

François Van Loo, apothicaire

Albert

De

Ignace Roels

Jacques Van Loo. Cornélie

Pierre

De Rerchove.

Pierre Pauwels

Pierre

Van Ballenberghe.

Van Der

apothicaire.

Straete.

Joseph Roels.

De

Matthieu Pollet.

Philippe

François RoUe.

Joseph Van Walleghem.

Gérard Salemon. Pierre

De

Corte, apothicaire

Louis Pollet. et

Louis Van Ockerhout. Charles

épicier.

Peper.

Van Deventer.

Charles Lauwers.

Joseph Maegherninn.

Jean Masyn.

Jean Van

Balthaxar

épie.

Pierre De Cock.

épicier.

De

Meester.

Den Rerchove.

Joseph De Ruvsscbere.

79 1751.

1758.

Pierre Vercruysse.

Jean Verstraete

Van Ryn. Jacques Van Ockerhout.

Barthelémi Daninck.

François

1752. Pierre Cracbtfint

Doyen,

,

Jean Kindts.

Doyen.

1759.

De

Pierre

De Rudder.

Corte,

Doyen,

apothicaire.

Marie Van Hove.

François Heinckiens.

François Baert.

Jacques Van Ockerhout.

Adrien Breydel.

1760.

Charles Rocheran.

Jean Reuckelinok.

Dominique Ryelandt.

Thérèse Parrain.

Louis Verhulst.

Jean Daninck.

1753.

1761.

Joseph Seghers Doyen , apoth. ,

Emmanuel

Jean Dhuytte.

Boete.

1762.

175*.

Jacques

De

Jacques Moentack

Visschere.

1755.

Jean Ameye, Doyen,

Jeanne Roels.

Jean Pype, prêtre, chapelain.

De Thieu.

Van Houtte.

Anne Roels. Jean Donny.

1756.

1763.

Corte. ,

Marie Catau.

apoth. et épie. Pierre

1757.

De Brabandere.

Jacques Geschier.

Jean De Later , Doyen, apoth.

Melchior Arents.

Jean Baes.

Ferdinand Van Ryn.

Pierre Deckers.

1764.

Léonard De Goe.

François

Guillaume Van Tuyckom.

Augustin Le Rou.

Marie Pauwels. Adrien

De

,

Livin Noë.

Jacques

Jacques Sarazin

Doyen

Louis Breydel. épicier.

Marie Coppée.

Thomas De

,

épicier.

Jean Fierens.

Pierre

épie.

Joseph Magherman.

Luc Stroobant. Charles

,

Boysere.

Van Loo, Doyen,

Léonard De Clercq. Barbe Haghebaert.

ap.

,

80



Jeanne Salemon.

De

Angustin

1770.

Jean De Thieu, Doyen,

Schoolmeester.

Ferdinand Goddyn.

Jacques Clinckaert, apothic.

1765.

Van Der Steene.

Corneille

Charles

De La

épie.

Josse Seghers.

1771.

Jacques Verburgh.

Rivière.

Dominique Van Deventer.

Veuve Joseph Van Ockerhout.

François Bercmans.

Laurent Simoens.

Pierre Cordier.

Pierre Ferraaut.

Jean Seghers.

Thomas Louwagie.

Melchior Kindts.

Jean Wielmaecker.

1766.

Jean

1772.

De Scboolineester Doyen, Ignace ,

Jacques Van De Puttc.

épicier.

Jean Van Bruwaene.

De

Pierre

Jean Van Huile.

Marie De Witte.

Sutter.

Jean Lameire, apothic.

et épie.

1767.

Guillaume Van Caester

Philippe Brandt

Goddyn.

Doyen

apothicaire.

De Thieu.

,

Paul Feys. Pierre

Van Der Beke.

Sebastien Nobus

Pierre Willeput.

Alexandre Emmery.

François Hanssens. Livin

Van Hecke.

apothicaire.

1774. Pierre

De Brabander Doyen ,

épicier.

Charles Parrain.

Toussain Boutte. 1769.

,

Arnoul Mestdagh.

Jean Govaert.

Jean Goddyn.

idem.

1773. ,

Barbe Van Der Straete. Jean

,

Jean Maertens.

1768.

Rocheran

apo-

Jean De Later, idem.

Marie Van Lerberghe. Charles

,

thicaire et épicier.

Jean Feys. Pierre

Roels, Doyen, apothic.

1775.

Jean

De

Vos.

Cécile Janssens.

1776.

Géri Rausen.

Léonard De Goe.

Jacques Joos.

Jean Van Aerde.

,



81



Biaise Neels.

François Danynck.

Guillaume Rotsaet.

Pierre Hubené.

Corneille Maertens.

Charles

M

r

De

1780.

Poorter.

Anselme-Henri

po

,

fils

De Delcani-

de Pierre

Bourgmestre de

la

ancien

,

ville

de

Bruges.

Later, prêtre,

Pierre Macqué.

Jean Dumoulin.

De Bruyne.

Pierre

Van Herswynkel. Jean Van Heede. Pierre

1777. Louis Cordier,

chapelain.

Gaspar Stevens.

1781. Pierre Pauwels

Doyen , apo-

,

thicaire.

Doyen, apo-

thicaire.

Louis Wtterwulghe.

Martin Beyaert.

Dominique De Mey. Hubert De Witte.

Jean Danynck.

Pierre Goossens.

Jacques Inghels.

1782.

François Leersnyder.

Ignace Roels

Baudouin Roels.

Joseph De Breemaecker.

Henri Jonnaert.

apothicaire.

1783.

Jean Beyaert.

Joseph Boeykens.

De Crock. De Net.

Catherine

1778.

Jeanne Van Houtrive.

Emmanuel

,

Charles

Schotte.

1784.

J. Dezé.

Joseph Boussery.

Jean Reynders.

Marie De Wyndt.

Jean De Baeker.

Michel Rabaut.

De Waele apothicaire. Dominique De Vos idem. Charles

,

,

,

Pierre

,

épicier.

apothicaire. ,

apoth.

1785.

De

Anne Salemon.

Pierre

Bernard Ryelandt.

Jacques Rabaut

Louis Lintelo.

Jean Verhelle.

,

De Breuck

Valère

Ferdinand Delbaere.

François Michot, apothicaire.

apothicaire.

,

De Graeve.

Bernard Forret

1779.

Louis Breydel Doyen

Joseph De Later

Stoop. ,

apothicaire.

1786.

Augustin

De Schoolmeester

Doyen, Epicier. 6*

82

— 1790.

Van

François

Loo,

apothi-

Jean Van

caire.

Jean Pruuost. Benoît

Anne Goddyn. Anue De Crock.

De Jonghe.

1791.

Jeanne Kindts.

Charles Dorez.

Van Severen.

Louis Rocheran Pierre

Later.

Henri Kindts.

1787.

Isabelle

ep.

Damme.

De

Louis

De Brauwere.

Charles Dallée. Pierre

Melchior Kindts, Doyen,

1792.

apothicaire.

,

Van Neste.

Charles Byelaudt, apothicaire.

Jean Renault.

Charles Coucke.

Robert Chantrell-Speakman.

Joseph Schramme.

Alexandre Danynck.

Charles Lauvvereyns. Philippe Van

De

Joseph Baes.

Casteele.

Ambroise Augusteyns.

Joseph Michot.

1788.

Jean

De

Later

,

Doyen ,

Jean Allaert.

Jacques Joos. apo-

Jacques

thicaire.

Cloet.

1793.

Pierre Laforce. Pierre

De

De Wyndt.

Jean

De La Neve.

Guillaume Legier.

Jean Gailliard.

Charles Messelier.

Bernard Carron.

François Rotsaert.

J. Selliers.

Maxilien Joos

1789.

lain.

,

prêtre, chape-

,

Marie Van Loo.

Jacques Berlant.

Jeanne Pollet.

Constantin Bourguinion.

Augustin Bellaert.

Laveria Boone.

Pierre Baes.

François Van Hecke

Pierre Thielen.

Pierre

Jean Alexis.

Pasquier Robbe.

Jean

De

Baes.

Jean Van Loo. Adrien

De

Clercq.

De Ryckere. 1794.

Jeanne Bauwens. Jean Pennelle.

Rose Bruynooghe.



8"

Pierre Bogaert.

Laurent Verbrugghe.

Guillaume Geschier.

Benoit Lamaire.

Eustacbe Hamelinck.

Michel Moulaert.

Louis Van De Poêle.

Jean

Emmanuel Vermeulen. Marie Van Houtte.

Jean Maertens.

Pierre Stock.

Dominique Bonn.

Jean

De Langhe.

De

Coster.

Dominique Nuttens. Joseph De Vooght.

François Erumery.

Jean Vermeirsch.

Jean Busmans.

Henri Van De Steene.

François Clarysse.

Philippe Stock.

De

Marie Donny.

Pierre

Louis Leersnyder.

Jacques Maes.

Laurent Van Mullem.

Louis Wallaeys.

Van Steenkiste. Marie Van De Pitte. Bernard Van Bruwaene.

Pierre Fivé.

Jean Goethals.

Jacques Goethals.

Jean Kindts.

Josse

Charles

De Meyer.

Jean Dullaert.

Englebert

Augustin

Stoop.

De Jonghe.

De Schoolmeester.

Jacques Louwage.

Jacques Van Hardenberg.

Jacques Gombert.

Jean Dhondt.

Jean De Cock.

Alexandre Van Hecke.

Hilaire

Joseph Rau.

Livin

Chrétien Goossens.

François Cales.

Van Iseghem. Ven Hecke.

Jacques Blanckaert.

Ignace Mans.

Livin Pieters

Pierre

1795.

De Groote.

Pierre Stalens.

Barthelémi Dhont.

François Nieuwerburgh.

Jean Goffin.

Jean Bonn.

François

De

Zitter.

Jacques Bolle.

Jean De Trée.

Joseph Fromont.

Adrien Makaine.

François Versluys.

Louis

De

Lattre.

Joseph Lauwers.

Pierre Mestdagh.

Bernard Kiinpe.

Charles Van Deveutcr.

Jacques Verburgh.

Van Do Wiele.

Basile

Jean Van Ryn.

De Net. De Rouf.

Hippolyte Consalus.

Jacques

Jean Marchand.

Pierre

Knudde.

Pierre

Guillaume Fonteyne.

Joseph Van Neste.

Maximilien Sterreyn.

André Basyn.

Louis

Jean Bogaert.

Jean

Philippe Mestdagh.

Van De Fackere. Joseph De Pachtere. Constantin De Koniuck.

Philippe Salens. Josse Herreboudt.

De Meulemeester. Kockenpoo.

Jean

François Delconr.

François Fockaert.

Van Meenen. Dominique De Mey.

Pierre

Jean Janssens.

Bavon De Jonghe.

Pierre

De

Nys.

François Musin.

Pierre Segaert.

Pierre Quaesaet.

François Tulpinck.

Etienne Fredericks.

Amand

Charles

Blondeel.

Van Der Heyde.

Anne Cnockaert.

Jean De Rouck.

Pierre Danens.

Josse La Porte.

Françoise Roels.

François

François Tylgat.

Pierre Goddefroy.

Antoine Feys.

Anne Geschier.

De

Pachtere.

Martin Tinimerman.

Jean Maertens.

Albert Lameire.

Marie Van Der Poorte.

Pierre Tytgat.

Charles Pierre

De Muytlere. Van Der Cruysen.

Pierre Storie

Van Torre.

Louis

Brunone Laveyt. Joseph

De

Brauvvere.

François Cools. Charles Pierre Félix

M aériens.

Van Heerswynghels. De Brauvvere.

Thérèse De Baelle.

Pierre

Van

Anne Van

Troost. llove.

Jean Wardenier. Pierre

De

Clercq.

Joseph Fraeys. Jean ïurgy. Jacques

De Buck.

Marie Schrey. Marie Weghsteen. Philippe Heinckiens.

Joseph Heinckiens. Guillaume Van Den Bussche.

8S Charles

Van

Poelvoorde.

Englebert Vlamynck.

Jeanne Verschrieck.

Jean De Meurisse.

Cécile Verschrieck.

Jean Stroobant.

Anne Verschrieck.

Jacques Hatse.

Pierre

Antoine Lescrauwaet.

Dupont.

François Charlier.

Joseph Le Houck.

Emmanuel Dienberghe. Jean Van Heerswynghels.

Jean

Marie Valcke.

Jacques Ryelandt.

Jacques De Wyndt.

Charles

Michel

De Deyne.

De Queecker.

Jean Grosse.

De Bruyne.

Jean Isselé.

Brunone De Myttenaer.

Thérèse Moorman.

Jean Michot.

Jean

Jean Hernauwt.

Laurent Fonteyne.

Pierre Boone.

Jacques Laforce.

De Vos.

Van

Pierre Ely.

Louis

Englebert Coene.

Jacques Timmery.

Augustin Coopnian.

Michel Mayr.

François Trentesaulx.

Maele.

TABLE.

Introduction Chapitre

page

— De la Corporation

I.

des Épiciers-Dro-

guistes §

i7

De

I.

la

Halle

des

Épiciers-Droguistes,

dite

Kruyd-Halle. §

II.

Du

Sceau

19 et

du Cachet de

la

Corporation

des Épiciers-Droguistes § III.

23

Des Statuts ou Kciire de

la

Corporation des

Épiciers-Droguistes § IV.

De

la Chapelle de la

25 Corporation des Épi-

ciers-Droguistes

Chapitre

5

II.



31

Des Apothicaires de la ville de

Bruges Liste des Épiciers-Droguistes et Apothicaires ,

bres de la Corporation dite Kruyd-Halle.

45

mem.

.

69

>

Date Due

wm mm cm iph,

tlt

IDemco

293-5

Sh&W

\

Accession no.

Autho?

C

Meyer, J.J Origine Call no.

History



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nh9

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